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2 Au contraire, si l’on ne veut rien affirmer sur la réalité de la conséquence exprimée, on emploie ὥστε (plus rarement ὡς ᾿) avec l'infinitif dans la proposition consécutive“.
La négation est régulièrement ph.
On peut distinguer plusieurs cas.
a) L'infinitif avec ὥστε (ou ὡς) sert à marquer que du contenu de la proposition principale ressort la possibilité que la conséquence 86 réalise.
Ex. : Xën., An., II, 2, 11: χραυγὴν πολλὴν ἐποίουν χαλοῦντες ἀλλήλους, ὥστε χαὶ τοὺς πολεμίους ἀκούειν (de sorte que les ennemis même pouvaient les entendre). IV, 2, 21 : πολλὰ πράγματα παρεῖχον οἱ βάρδαροι᾽ ἐλαφροὶ γὰρ ἦσαν, ὥστε χαὶ ἐγγύθεν φεύγοντες Ÿ ἀποφεύγειν (si agiles qu'ils pouvaient s'échapper tout en ne s'enfuyant qu'à quelques pas des Grecs). Cyr. 1,2, 8: φέρονται οἴχοθεν σῖτον μὲν ἄρτον, π'εῖν δὲ, ἤν τις διψῇ, κώθωνα, ὡς" ἀπὸ τοῦ ποταμοῦ ἀρύσασθαε (de manière à pouvoir puiser de l'eau à la rivière). Etc.
1. Celte particule ὡς qui, comme conjonction marquant la conséquence, est assez rare dans la prose attique, devient fréquente dans la grécité postérieure ; l'emploi de ce mot est uue des particularités de la langue de Lucien,
2. On ne trouve dans Homère que deux exemples de ὥστε suivi de l'infinitif.
Ex. : Hou., ZE, 1Χ. 42 : εἰ δέ σοι αὐτῷ θυμὸς ἐπέσσυται ὥς τε νέεσθαι, | ἔρχεο. Od., XVII, 20 sq. : οὐ γὰρ ἐπὶ σταθμοῖσι μένειν ἔτι τηλίχος εἰμί, | ὥς τ᾽ ἐπιτειλα μένῳ σημάντορι πάντα πιθέσθαι.
Mais dans le second de ces exemples il semble évident que ὥς τε signifie «et ainsi, et dans ces conditions ». Dans le premier seul, ὥστε peut être interprété comme une véritable conjonction consécutive.
Quoi qu'il en soit, l'origine de la construction de ὥστε avec l'infinitif doit être cherchée vraisemblablement dans les constructions bien connues où le grec, pour exprimer l'idée du français « tellement. que. », met après le démanstratif οὗτος, τοσοῦτος, τοιοῦτος, etc., le relatif correspondant οἷος, ὅσος, cte., au même cas, puis l'infinitif.
Ex. : Xén., Cyr., 1. 2, 3 : οἱ Περσικοὶ νόμοι ἐπιμέλονται ὅπως τὴν ἀρχὴν μὴ τοιοῦτοι ἔσονται οἱ πολῖται οἷος πονηροῦ τινος ἢ αἰσχροῦ ἔργου ἐφέεσθας (m. ἃ πι. « tels quels [suppléez : ils doivent être] pour... »).
L'infinitif est donc un infinitif de but ct il ne dépend pas du tout de οἷος, à proprement parler. On comprend dès lors qu'après un démonstratif adverbial οὕτως, on ait employé ὡς où ὥστε avec l'infinitif, ct que peu à peu on ait cru que c'était ὥστε tout seul, et non l'idée impliquée dans le rapprochement ἀ᾽ οὕτως et de ὥστε, qui déterminait l'emploi de l'infinitif.
Le méunc phénomène s'est produit d'ailleurs pour les eclatifs ὅσος et οἷος : il arrive souvent, en effet, que les démonstratifs correspondants τοσοῦτος et τοιοῦτος n'étant pas exprimés, on les construit néanmoins avec l'infinitif : ὅσος signifie alors « suffisant pour... » et οἷος « capable de, propre à... »
3. Le participe φεύγοντες est au nominatif confurmément à la règle générale : on sait en effet que si l'infinitif a le même sujet que la proposition principale, on ne répète pas le sujet devant l'infinitif et que l'attribut ou l'apposition sc met au cas du sujet principal, c'est-à-dire au nomioatif.
Remarquez aussi le sens général de la phrase : ἐλαφροὶ ἦσαν ὥστε ἀποφεύγειν signifie proprement « assez agiles pour s'échapper » ; s'il y avait ἐλαφροὶ ἧσαν ὥστε ἀπέφευγον, le sens serait tout différent : « ils étaient si agiles qu'ils réussissaient à s'échapper ».
Mais il y a des cas où il peut être indifférent d'employer après ὥστε un mode personnel ou l'infinitif : ainsi l'on pourrait dire πλοῖα ἡμῖν πάρεστιν, ὦστε ἀποπλεύσαιμεν ἄν, εἰ βουλοίμεθα aussi bien que πλοῖα ἡμῖν πάρεστιν, ὥστε ἀποπλεῦσαι ἂν ἡμᾶς, εἰ βονλοίμεθα.
4. Voy. dans Goopwix, our. cité, p. 232, d'autres exemples de ὡς avec l'infinitif. Comme particule consécutive, ὡς 86 rencontre surtout chez Eschyle, Sophocle, Hérodote ct Xénaphon, à la place de ὥστε.
Dre LUTTE SYNTAXE DE SUBORDINATION. 493 REMARQUE. — Pour exprimer avec plus de précision que la conséquence est ou
serait possible on ajoute ἄν à l'infinitif : c'est l’ensemble de la phrase qui permet de
voir si l'infinitif correspond au potentiel ou à l'irréel.
Ex. : Tauc., II, 49, 5 : τὰ δὲ ἐντὸς οὕτως ἐχάετο ὥστε μήτε τῶν πάνυ λεπτῶν ἱματίων χαὶ σινδόνων τὰς ἐπιδολὰς μηδ᾽ ἄλλο τι ἢ γυωνὸν ἀνέχεσθαι, ἡδιστὰ τε ἂν ἐς ὕδωρ ψυχρὸν σφᾶς αὐτοὺς ῥίπτειν". VII, 42, αὶ : ἀποτετειχισμένοι ἂν ἦσαν, ὥστε μηδ᾽ εἰ μετέπεμψαν, ἔτι ὁμοίως ἂν αὐτοὺς ὠφελεῖν, ils auraicnt été investis, de telle sorte que même s'ils avaient demandé du secours, il ne pouvait plus leur être utile. — PLATON, Gorg., 464 ἃ : ἢ ὀψοποιικὴ προσποιεῖται τὰ βέλτιστα σιτία τῷ σώματι εἰδέναι, ὥστ᾽ εἰ δέοι ἐν παισὶ διαγωνίζεσθαι ὀψοποιόν τε χαὶ ἰχτρόν, λιμῷ ἂν ἀποθανεῖν τὸν ἰατρόν (de sorte que ... le médecin mourrait de faim). — DÉM., VIII, 35 : δέχα μῆνας ἀπογενομένου τἀνθρώπου xal νόσῳ xat χειμῶνι χαὶ πολέμοις ἀποληφθέντος ὥστε μὴ ἂν δύνασθαι ἐπανελθεῖν οἴχαδε (que Philippe n’edt pu revenir, S.-ent. quand mème quelque tentative des Athénicens l'aurait provoqué). Etc.
b) L'infinitif avec ὥστε (ou ὡς ἢ s'emploie toupours après un comparatif ou après une proposition principale négative, parce que, dans les deux cas, la proposition consécutive n'aurait pas de raison d'être sans l’action de la proposition principale.
Ex. : Χέν., Hell. IV, 8, 23 : ἤσθοντο αὐτὸν ἐλάττω ἔχοντα δύναμιν À ὥστε τοὺς φίλους ὠφελεῖν. Cyr., VI, 4, 17: τὰς ἀσπίδας μείζους ἔχουσιν ἣ ὡς ποιεῖν τι χαὶ δρᾶν. Mém., ΠΙ, 5, 11: φοθδοῦμαι ἀεὶ, μὴ τι μεῖζον ἢ ὥστε φέρειν δύνασθαι χαχὸν τῇ πόλει cuubr.
NEN., An., VII, 3, : οὐκ ἔχομεν ἀργυρίον ὥστε ἀγοράζειν τὰ ἐπιτήδεια. Reven. d'Ath., 4,1 : ἀργυρίον οὐδείς πω οὕτω πολὺ ἐχτύσατο ὥστε μὴ ἔτι προσδεῖσθαι. -- DEn., XXI, 62 : οὐδεὶς πώποτ᾽ εἰς τοσοῦτ᾽ ἀναιδείας ἀφίχετο ὥστε τοιοῦτόν τι τολμῆσαι ποιεῖν. Etc.
REMARQUE. — Par analogie avec la construction du comparatif dont il vient d'être
question, on trouve ὥστε et ὡς après un adjectif ou un adverbe au positif auquel on donne la valeur d'un comparatif.
Ex.: XÉN., Mém., III, 43, 3 : τὸ ὕδωρ ψυχρόν ἐστιν ὥστε λούσασθαι. Cyr,
1. Cette phrase cst intéressante en ce que, d'une part, elle montre réunis les deux emplois de l'infinitif, l'un sans ἄν, l'autre accompagné de ἄν, et que, d'autre part, ῥίπτειν ἄν équivaut à ἔρριπτον ἄν « se jetaient daus l'eau froide, le cas échéant (toutes les fois qu'on les abandonnait à eux-mêmes) », comme l'indique suffisamment la phrase suivante.
2. Après ua comparatif, ὡς est aussi fréquemment employé que ὥστε devant un infinitif, Remarquez qu'après un comparatif ἢ ὥστε (ἢ gs) construit régulièrement avec l'infnitif correspond au français « trop pour... ».
Ex. : Nex., An., IN, 3, 7 : οἱ ἀχοντισταὶ βραχύτερα nxévritov ἢ ὡς (« à une {rop faible distance pour... n) ἐξιχνεῖσθαι.
3. Voy. Kocn, Gramm. grecque, trad. Rouff (A. Colin et C'°, éditeurs), p. 4.33.
4. On peut se demander cependant si dans cet emploi particulier ὥστε (ou ὡς) no conserve pas tout simplement le sens qu'il avait à l'origine comme adverhe démonstratif, l'ivflaitif étant construit d'une manière indépendante,
En effet. ne peut-ou pas traduire littéralement le premier exemple par : « L'eau est froide pour ce qui est de se baigner dans ces conditions » et le sccond par : «x En ce moment nous sommes en petit nombre pour ce qui est de couserver ces richesses dans ces condilions, »
c) L'infinitif avec ὥστε s'emploie avec un certain nombre de verbes exprimant l'idée d'activité (c'est le cas notamment après διαπράττεσθαι ὥστε, obtenir que, ποιεῖν ὥστε, faire en sorte que), quand on veut indiquer expressément que la conséquence est un résultat voulu de l'activité du sujet principal.
Par lui-même, l'infinitif n'exprime que la conséquence ; mais Île sens
᾿ général de la phrase (et particulièrement le sens du verbe principal)
donne à l'infinitif une signification plus précise en indiquant que la conséquence est intentionnelle et non simplement fortuite!.
Ex. : Escuvue, Perses, 117 : ἀμοὶ δὲ χυχλοῦντο πᾶσαν νῆσον, ὥστ᾽ ἀμηχανεῖν ὅποι τράποιντο. Etc.
Ριλτ., Gorg., 418 e : ὃς ἂν διαπράξηται, ὥστε μήτε νουθετεῖσθαι μήτε χολάζεσθαι. — XEx., Anab., 1,6, 6: χαὶ ἐγὼ αὐτὸν προσπολεμῶν ἐποίησα ὥστε δόξαι τούτῳ τοῦ πρὸς ἐμὲ πολέμον παύσασθαι.
Ριλτ., Gorg., 419 c: πᾶν ποιοῦσιν, ὥστε δίκην μὴ διδόναι (lite. ils font tout ce qui es{ de nature à leur permettre d'éviter le châtiment). — XEN., An., 1,1, 5: πάντας οὕτω διατιθεὶς ἀπεπέυπετο ὥστε αὐτῷ μᾶλλον φίλους εἶναι ἢ βασιλεῖ. Etc.
R&MARQUES. — I. Par analogie avec cette construction on trouve chez Thueydide συνέθη ὥστε... (cf. accidit, υἱ...}, les circonstances se combinèrent de telle facon que. et chez d'autres prosateurs, γίγνεται ὥστε... (cf. fit, uf...), il se produit un événement de telle nalure que).
Ex. : Tauc., V, 14 : Euveôn..., ὥστε πολέμου μηδὲν ἔτι ἅψασθαι μηδετέρους. — XÉN., Hell., V, 3, 10 : οὐδ᾽ ἂν γενέσθαι, ὥστε ἅμα ἀμφοτέρους τοὺς βασιλέας ἔξω Σπάρτης γενέσθαι. — Isocr., VI, 124 : πολλάχις γέγονεν, ὥστε χαὶ τοὺς μείζω δύναμιν ἔχοντας ὑπὸ τῶν ἀσθενεστέρων κρατηθῆναι.
ll. De même on trouve ὥστε avec l'infinitif après certains verbes signifiant volonté, désir, commandement, qui se construisent ordinairement avec l'infinitif seul. Ex. : Sopu., Œd. à Col., 1350 : δικαιῶν ὥστ᾽ ἐμοῦ κλύειν λόγους. — EUR. Hipp., 1327 : Κύπρις γὰρ ἦθελ᾽ ὥστε γίγνεσθαι τάδε. — Tauc., VIII, 45 : τοὺς στρατηγοὺς τῶν πόλεων ἐδίδασκεν ὥστε δόντα χρήματα αὐτὸν πεῖσαι. Etc.
1. Voilà pourquoi on trouve méme des exemples dans lesquels ὥστε avec l'iofinitif n'a pas besoin de dépendre réellement d'un verbe comme ποιεῖν, διαπράττεσθαι, cetc., pour énoncer le résultat de l'activité expriméc par le verbe principal.
Ex.: Xém., Cyr., 11, 2, 20 : ἦ οἴει Ψηφέσασθαι ἂν τὸ πλῆθος συνελθὸν ὥστε (aurait voté une loi « qui tendait ἀ... ») τοὺς χρατίστους καὶ τιμαῖς καὶ δώροις πλεονεχτεῖν.
2. On sait que γίγνεσθαι sert de passif au moyen ποιεῖσθαι non seulement quand il signifie « faire quelque chose avec ses propres ressources », mais encore quand il a le sens général de « faire, produire quelque chose pour soi ». |
3. Comparez encore συμπίπτειν, ὥστε avec l'inf..…. (Hen., V, 36 ; VIII, 441), συμδέθηχεν, ὥστ᾽ ἔχειν (Sorn., Trach., 1152).
De méme la tournure latine est, ut... « il arrive que... » a pour équivalent en grec ἔστιν ὥστε | avec l'infinitif, ἔχ. : PLarox, Phédon, 103 ἢ : ἔστιν ἄρ᾽, ὥστε... ἀξιοῦσθαι.
C'est pour la même raison qu'on trouve quelquefois ὥστε et l’infinitif après les
adjectifs exprimant capacilé, ardeur, etc., ou l’idée contraire. Ex. : PLAT., Polit., 295 ἃ : πῶς γὰρ ἄν τις ἑκανὸς γένοιτ᾽ ἄν ποτε, ὥστε ἀεὶ προστάττειν τὸ προσῆχον; Cf. Phèdre, 258 b,c; Lois, 8175 a; Prolag., 338 c : ἀδύνατον' ὑμῖν, ὥστε Πρωταγόρου τοῦδε σοφώτερόν τινὰ
d) L'infinitif avec ὥστε s'emploie quand la particule peut se traduire par à condition que.
Ex. : Χέν., Hell., V, 3,14: πολλαὶ πρεσδεῖαι ἀπήντων χαὶ χρήματα ἐδίδοσαν, ὥστε μὴ ἐμδάλλειν τὸν ᾿Αγησίλαον (à la condition qu'Agésilas n'envahit pas leur territoire). — Déu., XXI, 3 : πάρειμι, ὡς ὁρᾶτε, πολλὰ χρήματ᾽ ἐξόν po! λαθεῖν ὥστε μὴ χατὴγορεῖν (à la condition de ne point intenter de procès) οὐ λαθών.
REMARQUE. — Toutefois, quand l'idée de à la condition est exprimée par ἐπὶ τούτῳ, l’idée de la conjonction que est rendue par ἐφ᾽ & avec l'infinitif (et non pas par ὥστε). D'ailleurs c'est ἐφ᾽ w? ou ἐφ᾽ ᾧτε que l'on emploie le plus souvent, même quand l'antécédent ἐπὶ τούτῳ n'est pas exprimé.
Ex. : PLAT., Apol., 29 c : ὦ Σώχρατες, νῦν μὲν ᾿Ανύτῳ où πεισόμεθα, ἀλλ᾽ ἀφίεμέν σε, ἐπὶ τούτῳ μέντοι, ἐφ᾽ ᾧτε μηχέτι φιλοσοφεῖν. XÉN., Anab., IV, 4, 6 : ὃ δὲ εἶπεν, ὅτι σπείσασθαι βούλοιτο, ἐφ᾽ ᾧ μήτε αὐτὸς τοὺς Ἕλληνας ἀδικεῖν μήτ᾽ ἐχείνους χαίειν τὰς οἰχίας.
477. — L'infinitif construit avec ὥστε se met le plus souvent au présent ou à l'aoriste qui conservent, en pareil cas, leur signification distinctive (voy. les exemples cités dans ce qui précède).
On rencontre parfois le parfait, pour exprimer une action entièrement achevée ou un résultat acquis.
Ex. : Tauc., VI, 12,1 : χαὶ μεμνῆσθαι χρὴ ἡμᾶς ὅτι νεωστὶ ἀπὸ νόσου , \ , 3 , ee 4
μεγάλης xai πολέμου βραχύ τι" λελωφήχαμεν, ὥστε χαὶ χρήμασι καὶ τοῖς σώμασιν ηὐξῆσθαι. -- Χέν., Cyr., VI, 1, 40 :
ἕν σε λεληθέναι ὧν βουλόμεθα εἰδέναι. Cf. Lrs., XXXII, 21;
Isocr., ΠῚ, 32: IV, 43: Isée, Χ, 1; Dés, XVIII, 951; XXIIL, 68, οἵα. ἢ.
1. Cf, Prat, Phèdre, 369 c : τὸ μὲν δύνασθαι, ὥστε (« posséder une telle capacité que... ») ἀγωνιστὴν τέλεον γενέσθαι.
3. Hérodote et Thucydide considérant la locution ἐφ᾽ ᾧ comme une expression purement relative, l'emploient avec l'indicatif futur par analogie avec les propositions relatives équivalant aux propositions consécutives. La négation est toujours μή. Cf. ci-dessus, 8 417, 1°, b.
Ex. : Han., IN, 83 : ἐπὶ τούτῳ δὲ ὑπεξίσταμαι τῆς ἀρχῆς, ἐφ᾽ ᾧτε ὑπ᾽ οὐδενὸς ὑμέων ἄρξομαι. VII, 153 ; τούτοισι δ᾽ ὧν πίσυνος ἐὼν κατήγαγε, ἐφ᾽ ᾧτε οἱ ἀπόγονοι αὐτοῦ ἱροφάνται τῶν θεῶν ἔσονται. — Tuuc., I, 103,1: οἱ δ᾽ ἐν ᾿Ιθώμη... ξυνέδησαν πρὸς τοὺς Λαχεδαιμονίους ἐφ᾽ ᾧτε ἐξέασιν ëx Πελοποννήσου ὑπόσπονδοι val μηδέποτε ἐπιδήύσονται αὐτῆς. 1, 118, 3 : καὶ τὴν Βοιωτίαν ἐξέλιπον ᾿Αθηναῖοι πᾶσαν, σπονδὰς ποιησάμενοι ἐφ’ ᾧ τοὺς ἄνδρας κομιοῦνται.
3. L'adverbe νεωστὶ et l'expression adverbiale βραχύ τι ne sont pas employés comme il a été dit ci-
dessus, ξ 476, 2°, D, Rex. (p. 493) : βραχύ τι siguifie « dans une certaine mesure » et ὥστε ne 50 rattache qu'à λελωφήχαμεν.