‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 164 sur 306 · Voy. Goopwim, ouv. cité. p. 226 (δ · texte numérisé non relu

Voy. Goopwim, ouv. cité. p. 226 (δ

478. — Nous avons dit ci-dessus qu'avec ὥστε et l'infinitif on employait régulièrement pa comme négation.

Toutefois on emploie souvent οὗ, quand la proposition consécutive dépend d'une proposition infinitive subordonnée elle-même à un verbe signifiant dire Ou croire.

Ex. : Tuuc., V, 40,1 : τοὺς γὰρ Βοιωτοὺς ᾧοντο πεπεῖσθαι ὑπὸ Λακεδαιμονίων τό τε Πάναχτον χαθελεῖν χαὶ ἐς τὰς ᾿Αθηναίων σπονδὰς ἐσιέναι, τούς τε ᾿Αθηναίους εἰδέναι ταῦτα, ὥστε οὐδὲ πρὸς ᾿Αθηναίους ἔτι σφίσιν εἶναι ξυμμαχίαν ποιήσασθαι. — PLar., Apol., 26 ἃ : οἴει αὐτοὺς ἀπείρους γραιμάτων εἶναι ὥστε οὐκ εἰδέναι...; — Χέν., Hell, VI, 2, 6: ἔφασαν τοὺς στρατιώτας εἰς τοῦτο τρυφῆς ἐλθεῖν ὥστ᾽ οὐχ ἐθέλειν πίνειν εἰ un ἀνθοσμίας εἴη. — Lys, Χ, 15 : ὑμᾶς εἰδέναι ἡγοῦμαι τοῦτον οὕτω σχαιὸν εἶναι ὥστε οὗ δύνασθαι μαθεῖν τὰ λεγόμενα. Etc.

REMARQUE. — La même construction se rencontre encore quand la proposition infinitive d'où dépend la proposition consécutive est remplacée par une proposition complétive avec ὅτι.

Ex.: XÉN., Mém.. IV, 8, 1 : ἐννοησάτω ὅτι οὕτως ἤδη τότε πόρρω τῆς ἡλικίας ἣν ὥστ᾽, εἰ καὶ un τότε, οὐκ ἂν πολλῷ ὕστερον τελευτῆσαι τὸν βίον. Etc.!.

479. — Ὡς conjonction temporelle. — Comme conjonction temporelle, ὡς signifie comme ou lorsque (lat. ut) et se construit avec l'indicatif.

La locution ὡς τάχιστα correspond au latin ut primum et signifie des que, aussilôt que.

Ex. : How, 11.,.1, 599 sq. : ἄσδεστος δ᾽ ἄρ᾽ évopro γέλως paxapecc: θεοῖσιν, | ὡς ἴδον Ἥφαιστον διὰ δώματα ποιπνύοντα. — vixnv χαὶ ἐπυνθάνοντο ὅτι, χτλ. -- χέν., Hell, ΝΠ, 5, 16 : ὡς εἶδον τάχιστα τοὺς πολεμίους, συνέρραξαν. Εἴο.

REMARQUES. — Î. La locution ὡς &v suivie du subjonctif ne sert jamais en prose à

former une expression temporelle?, mais signifie ou bien de quelque manière que (lat. utcunque) ou bien afin que (cf. ci-dessus, $ 415) °.

1. Voy. sur toute celte question Goopwix, our. cité, p. 227-229, qui a résumé ses propres recherches et celles de Gunensiezve, Am. Journal of Phil.,,t. VII, p. 161-173 et de Srcur, de Sententiis conseculivis Græcis, Gôttingen, 1883. | s

ἢ, Mais chez les poètes on trouve ὡς ἄν avec le subjonetif employé pour ἕως ἄν. Μ΄" ἜΣ

Es. : ϑόρη., 4j., 1117: ὡς ἂν ἧς οἷός περ El. Phil, 1330 : ὡς ἂν αὐτὸς ἥλιος | ταῦτ μὲν αξρὴ τῇδε δ᾽ αὖ δύνη πάλιν.

8. Chez Hérodote, oa trouve ὡς accompagné du subjonctif ou de l'optatif pour exprimer une idée de répélition dans le présent ou dans le passé.

Ex.: Hén., 1, 17: ὡς δὲ ἐς τὴν Μιλησίην ἀπέκοιτο (« οἱ toules les fois qu'il arrivait on Milésie »), οἰκήματα μὲν τὰ ἐπὶ τῶν ἀγρῶν οὔτε κατέδαλλε οὔτε ἐνεπίμπρη οὔτε θύρας ἀπέσπα, ἔα δὲ χατὰ χώρην ἑστάναι. IV, 172 : τῶν δὲ ὡς ἕχαστός οἱ μεχθῇ (« toutes les fais qu'il s unit à une femme »), διδοῖ Ê&z0v τὸ 4V ἔχη φερόμενος ἐξ οἴχον.

Il. Chez les poètes et chez Hérodote on trouve ὅπως (0xws), au lieu de ὡς, dans une proposition temporelle! *

Ex. : Hox., 11., XII, 208 : Τρῶες δ᾽ ἐρρίγησαν, ὅπως ἴδον αἰόλον ὄφιν | κείuevov ἐν μέσσοισι. Od., III, 313 : θαύμαζεν δ᾽ ὁ γεραιός, ὅπως ἴδεν ὀφθαλμοῖσιν. XXII, 21 sq. : ... τοὶ δ᾽ ὁμάδησαν | uvnothges χατὰ δώμαθ᾽, ὅπως ἴδον ἄνδρα πεσόντα, — ESCHYLE, Pers., 201 sq. : τὸν δ᾽ ὅπως 025% | Ξέρξης, πέπλους ῥήγνυσιν ἀμφὶ σώματι. — Sorx., El., 749 : στοχτὸς δ᾽ ὅπως ὁρᾷ νιν ἐχπεπτωχότα | δίφρων, ἀνωλόλυξε τὸν νεανίαν. Etc.

Hérodote emploie ordinairement l'optatif avec 6xwç pour marquer une idée de répétition dans le passé.

Ex. : Hén., 1, 17 : ὅχως μὲν εἴη ἐν τῇ γῇ͵ xusnoc ἁδρός, τηνιχαῦτα ἐσέόαλλε

γ᾽ # 4 , ΓῚ Ὁ ὅχως διαφθείρειε, ἀπαλλάσσετο ὀπίσω. 1, 68 : χαὶ ἀπὸ τούτου τοῦ & , ? ᾽ , “ , “- 4 χρόνου, ὅκως πειρῴατο ἀλλήλων, πολλῷ χατυπέρτεροι τῷ πολέμῳ ἐγίνοντο οἱ Λαχεδαιμόνιοι. Etc.

480. -- Ὡς conjonction causalc. --- Comme conjonction causale, ὡς signifie comme, puisque et se construit de la même façon que ὅτι (cf. ci-dessus, $ 495).

Ex. : Sorn., fragm., 280 : πρὸς ταῦτα χρύπτε μηδέν, ὡς ὁ πάνθ᾽ ὁρῶν καὶ πάντ᾽ ἀχούων πάντ᾽ ἀναπτύσσει χρόνος. — Tuve., IV, 4, 1 : ὡς δὲ οὐχ ἔπειθεν... — PLATON, Euthyd., 280 : δεῖ μὴ μόνον χεχτῆσθα: τὰ ἀγαθά, ἀλλὰ χαὶ γρῆσθαι αὐτοῖς, ὡς οὐδὲν ὄφελος τῆς χτήσεως γίγνεται.

REMARQUES. — [. Après un temps secondaire à la proposition principale, on trouve quelquefois, comme après ὅτι, l'optalif du style indirect à la place de l'indicatif, quand le motif est présenté comme étant la pensée de la personne dont il s'agit?.

Ex. :Tauc., IV, 65, 3 : ἐλθόντας δὲ τοὺς στρατηγοὺς oi ἐν τῇ πόλει ᾿Λθηναῖοι τοὺς μὲν φυγῇ ἐζηυίωσαν Πυθόδωρον χαὶ Σοφοχλέα, τὸν δὲ τρίτον Εὐρυμέδοντα χρήματα ἐπράξαντο ὡς ἐξὸν αὐτοῖς τὰ ἐν Σιχελίᾳ χαταστρέψασθαι, δώροις πεισθέντες, ἀποχωρήσειαν. — XÉN., Bang., 4, 6 : οἶσθα ἐπαινέσαντα αὐτὸν (Ὅμηρον) τὸν Ayauéuvova, ὡς βασιλεὺς

Mais le plus souvent, c’est le participe avec ὡς qui sert à exprimer cette idée.

Ex. : XÉN., Anab., 1, 2, 19 extr. : ταύτην τὴν γώραν ἐπέτρεψε διαρπᾶσαι τοῖς Ἕλλησιν ὡς πολεμίαν οὖσαν.

1. Sur πως, τον. ci-après, ὃ 483, p. 500. Il cst aisé de voir comment l'adverbe relatif indéfini ὅπως signifiant proprement u de la façon que, comime » a pu prendre le sens temporel. Entre ὡς οἱ ὅπως il y ἃ lo même rapport qu'entre ὅτε οἱ ὁπότε. Mais tandis que la langue grecque a étcudu l'usago de ὁπότε aussi luin que celui d'ôe, elle n'a pas développé la construction de ὅπως comme conjonction de temps.

2. IE faut remarquer d'ailleurs que la conjonction causale ὡς sc distingue de ὅτι en ce qu'elle exprime souvent non pas la cause réclle, mais le motif que le sujet principal croit étre le véritable.

Es.: Xex., Hiir., 6,12: ὃ ἐζήλωσας ἡμᾶς (τοὺς τυράννους), ὡς (« parce que selon vous ») τοὺς μὲν φίλους μάλιστα εὖ ποιεῖν ξυνάμεθα, τοὺς δ᾽ ἔχθρους μάλιστα χειρουμεθα, οὐδὲ τοῦθ᾽ οὕτως ἔχει.

GRAMM. COMP. DU GREC ET DU LATIN (ϑγηίαχο), 32

IT. Souvent la particule ὡς a la valeur d'une simple conjonction de coordination et équivaut à γάρ.

Ex. : Sopx., Phil., 914 : rt note λέγεις, ὦ ὦ τέχνον; ὡς οὐ μανθάνω. — PLAT., Protag. , 335 d : δέομαι οὖν δου παραμεῖναι ἡμῖν" ὡς ἐγὼ οὐδ᾽ ἂν ἑνὸς ἥδιον ἀχούσαιμι ἢ σοῦ, -- XÉN., Cyr, IV, 2, 95 : φυλάξασθαι δεῖ τὸ ἐφ᾽ ἁρπαγὴν τραπέσθαι, ὡς ὁ τοῦτο ποιῶν οὐχέτ᾽ ἀνήρ ἐστιν.

Il peut même arriver que ὡς ainsi employé puisse, dans le dialogue, signifier oui, car OU non, car.

Ex. : Sopn., 47.» 39 : ὡς ἔστιν ἀνδρὸς τοῦδε τἄργα ταῦτά σοι, oui, car ce massacre est, tu le sais, l'ouvrage de cet homme. Phil., 812 : ὡς οὐ θέμις Υ̓ ἐαοὔῦστι σοῦ μολεῖν ἃ ἄτερ, πον, car il ne m'est pas permis de m'en aller sans toi.

Cette locution s'explique par une ellipse : (Lu as raison, lu dis vrai, elc.), car Ou (tu n'as pas raison, ce n'est pas exact, οἱς.), car!

481. — ‘Qçs dans une proposition complétive. — La conjonction ὡς sert, en certains cas, à rendre l’idée du français que, à la place de ὅτι.

Comme ὅτι, la conjonction ὡς s'emploie en tête d'une proposition subordonnée complétive après un verbe signifiant αἰτοῦ et après les verbes signifiant savoir, reconnaitre, apprendre, faire savoir, montrer, etc.

Les règles déterminant l'emploi des modes, des temps et de la négation sont les mêmes que pour ὅτι (cf. ci-dessus, 8 426).

Ex. : Escuine, 1, 125 : λέγει γὰρ ὡς" οὐδέν ἐστιν ἀδικώτερον φήμης. 1, 151 : οὐ γὰρ ἂν τοῦτό γ᾽ εἴποις, ὡς ἔλαθεν. Etc.

4. L'usage dont il vient d'être question est en germe dans un emploi particulier que fait Homère de la conjonction ἐπεί.

Ex.: How., Od., 1, 31 : ξεῖν᾽, ἐπεὶ ἃ ἂρ δὴ ταῦτά μ᾽ ἀνείρεαι ἠδὲ μεταλλᾷς, | μέλλεν μέν ποτε οἶχος ὅδ᾽ ἀφνειὸς καὶ ἀμύμων | ἔμμεναι κτλ. On voit cn effet que dans cet οχοπιρίο la particule causale répond à une idée qui est impliquée

dans l'ensemble de la phrase, mais non expressément signifiée. Pour l'emploi analogue de ôte

Ex. : How, 21, XXIV, 239 sq. : .. οὔ vu χαὶ ὑμῖν | οἴχοι ἔνεστι γόος, ὅτε μ᾽ ἤλθετε χηδύήσοντες ; (comparez en français : « n'arcz-vous pas assez de votre deuil domestique, que vous venez ici m'importuner de vos inquiétudes? »). — Od.,V, 339 sq. : χάμμορε. τίπτε τοι ὧδε Ποσειδάων ἐνοσίχθων [ ὠδύσατ᾽ ἐχπάγλως, ὅτε τοι χαχὰ πολλὰ φυτεύει;

Voy. ci-dessus, $ 426, Ἀκκ. οἱ p. 450, η. 1.

2. P. Scauirr, âber den Ursprung des Subslantivcsatses mit Relalicpartikeln im Griechischen, p. 51 54.. a montré comment du sens fondamental de « comme » on était arrivé au sens de la conjonction « que ». La particule ὡς, qui se construisait d’abord dans des propositions exclamatives et interrogatives indirectes au sens de « comment », se rencontrait parliculièrement après les verbes « voir, savoir, connaitre, reconnaitre, οἷς, », et c'est de cet emploi que s'est dégagé peu à pou le sens abstrait de « que ». Qu'on imagine cette ‘phrase : « Quand Darius vit comme les siens mouraient, il voulut mourie aussi, » On verra qu'on ea tire aisément celle-ci : « Quand Darius vit que les siens mouraient, 1 voulut mourir aussi, »

8. A l'exclusion, bien entendu, du verbe φημί, qui ne se construit régulièrement qu'avec une proposition infinitive.

4, D'après Meisrenmaxs, Gr'amm, d. Alt. Inschrift.. $ 50, Δ, ὡς est rarement employé dans Îles inscriptions altiques, au lieu de τι.

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