AIR
Χέν., Hell., VII, 1, 23 : ἐνέπλησε φρονήματος τοὺς ᾿Αρχάδας, λέγων ὡς μόνοις μὲν αὐτοῖς πατρὶς Πελοπόννησος ein, πλεῖστον δὲ τῶν Ἑλληνιχῶν φῦλον τὸ ᾿Αρχαδιχὸν εἴη, χαὶ σώματα ἐγχρατέστατα ἔχοι (cf. ci-dessus, $ 428, p. 451)".
Isocn., V, 23 : ἔλεγον ὡς ἐλπέζουσιν σὲ χαὶ τὴν πόλιν ἕξειν μοι χάριν. — θέν., XVIII, 169 : ἧκε δ᾽ ἀγγέλλων τις ὡς τοὺς πρυτάνεις ὡς ᾿Ελάτεια κατείληπται. XXI, 404 : δεινοὺς λόγους ἐτόλμα περὶ ἐμοῦ λέγειν, ὡς ἐγὼ τὸ πρᾶγμ᾽ εἰμὲ τοῦτο δεδρακώς. XXII, 2: αἰτιασάμενος γάρ με ἃ καὶ λέγειν ἂν ὀχνήσειέ τις, τὸν πατέρα ὡς ἀπέκτονα ἐγὼ τὸν ἐμαυτοῦ (cf. ci-dessus, ὃ 428, 2°).
REMARQUES. — I. On emploie volontiers ὡς au lieu de ὅτι, lorsqu'on veut présenter l'affirmation comme mensongère ou douteuse?. C'est pour cela qu’on trouve cette conjonction surtout après διαδάλλειν, dire en calomniant quelqu'un, πείθειν, chercher à persuader que, ainsi qu'après les verbes signifiant dire employés «vec une négalion*.
Ex. : HÉROD., VIII, 90 : διέθδαλον τοὺς Ἴωνας ὡς δι᾽’ ἐχείνους ἀπολοίατο αἱ νῆες. — Tauc., V, 45, 3 : ἐν τῷ δήμῳ διαδαλὼν αὐτοὺς ὡς οὐδὲν ἀληθὲς ἐν νῷ ἔχουσιν οὐδὲ λέγουσιν οὐδέποτε ταὐτά...
PLAT., Rép., 391 ς : οὐχοῦν, nv δ᾽ ἐγώ, ἔτι ἐλλείπεται τὸ ἣν πείσωμεν ὑμᾶς, ὡς γοὴ ἡμᾶς ἀφεῖναι; — XÉN., Mém., 1, 1, 1 : πολλάχις ἐθαύμᾶσα, τίσι ποτὲ λόγοις ᾿Αθηναίους ἔπεισαν οἱ γραψάμενοι Σωχράτην, ὡς ἄξιος εἴη θανάτου τῇ πόλει.
XÉN., Cyr., V, 4, 20 : où τοῦτο λέγω, ὡς οὐ δεῖ ποτε ἰέναι ἐπὶ τοὺς πολειλίους. Εἰς.
11. Comme on l'a vu ci-dessus pour ὅτι (cf. p. 450, ἈΕΝ.), on trouve ὡς signifiant comme quoi, comme preuve à l'appui du fait que...
Ex.:XÉN., Hell., 11, 3, 34 : ὡς δ᾽ εἰχότα ποιοῦμεν, χαὶ τάδ᾽ ἐννοήσατε. — DÉX., LVII, 14: χαὶ ταῦθ᾽ ὡς ἀληθῇ λέγω, χαὶ ὅτι οὔτε ἐδόθη à ψῆφος ἐν ἅπασι πλείους τ᾽ ἐγένοντο τῶν ψηφισαμένων, ὑάρτυρας ὑμῖν παρέξομαι.
1. On trouve aussi (après une proposition complétive avec ὡς et l'optatif) la construction dont il a été question ci-dessus (p. 452, Rex. 1) à propos de ὅτι.
Ex. : Déx., 1, 22: ἤχουον δ᾽ ἔγωγέ τινων ὡς οὐδὲ τοὺς λιμένας χαὶ τὰς ἀγορὰς ἔτι δώσοιεν αὐτῷ καρποῦσθαι" τὰ γὰρ χοινὰ τὰ Θετταλῶν ἀπὸ τούτων δέοι διοιχεῖν, οὐ Φδιππον λαμθάνειν.
2. C'est la théorie de Μλονιο, Griech. Syntarz, ὃ 159, Anm. 3. Toutefois, si cette remarque se vérifie dans beaucoup de cas, il y a aussi un grand nombre de passages où l'on ne saurait trouver aucuoe différence de sens entre ὅτι ct ὡς. |
Ex.: Tauc., I, 32, 1 : ἀναδιδάξαι πρῶτον μάλιστα μὲν ὡς καὶ ξύμφορα δέονται, εἰ δὲ μή, ὅτι γε οὐχ ἐπιζήμια, ἔπειτα δὲ ὡς καὶ τὴν χάριν βέθδαιον ἕξουσιν. — PLar., ]όρ.,393 4 : πῶς; ὅτι οἶμαι ἡμᾶς ἐρεῖν, ὡς ἄρα καὶ ποιηταὶ καὶ λογοποιοὶ χαχῶς λέγονσι περὶ ἀνθρώπων τὰ μέγιστα, ὅτε εἰσὶν ἄδιχοι μέν, εὐδαίμονες δὲ πολλοί, δίχαιοι δὲ ἄθλιοι, χαὶ ὡς λυσιτελεῖ τὸ ἀδιχεῖν χτλ. Cf. Χεν,, Hell., VI, 4, 1. 3. Après les verbes « espérer, promettre », on πὸ cilc aucun exemple de ὡς (ni de ὅτι, d'ailleurs), si ce n'est que l'on trouve choz Euripide ἐλπίζειν ὡς... avec le futur. ΄ Ετ. : Εὐκ., ΚΙ, 918 544. : εἰς τοῦτο δ᾽ ἦλθες ἀμαθίας, ὡστ᾽ ἤλπισας | ὡς εἰς σὲ μὲν δὴ μητέρ᾽ οὐχ ἕξεις χαχὴν | γήμας, ἐμοῦ δὲ πατρὸς ἠδίχεις λέχη.
482. — La particule ὥσπερ. — À la particule ὡς se rattache la particule ὥσπερ qui est avec elle dans le même rapport que ὅς περ avec ὅς. Elle signifie proprement tout ᾿ fait comme, ainsi que et exprime presque toujours une comparaison” :
La syntaxe de cette particule qui est adverbe et non pas conjonction, n'offre rien d'intéressant au point de vue des modes; mais il y aura lieu d'étudier plus tard la locution ὥσπερ ἂν si et l'emploi d'écxep avec le participe.
483. — Sens divers de la conjonction ὅπως. — La conjonction ὅπως (qui est avec ὡς dans le même rapport que ὅστις avec ὃς interrogatif et avec ὅς relatif)? sert, en grec, à signifier le but, l'intention et aussi à introduire certaines propositions complétives.
484. — Ὅπως conjonction finale. — Comme particule signifiant le but ὅπως ne s'emploie guère, à la bonne époque attique, qu'avec un subjonctif accompagné de ἄνϑ,
Ex. : Escnvur, Choëph., 511 sq. (éd. Wecklein) :.. φύλασσε τὰν οἴχῳ καλῶς, | ὅπως ἂν ἀρτίχολλα συμθδαίνῃ τάδε (cf. Prom.
4. 11 y a des cas où ὥσπερ n'est guèro autre chose qu'un synonyme de ὡς, par exemple chez les poètes. Mais, chez les poètes aussi, on trouve certains emplois particuliers.
Er.: SoPn., Œd. à Col., 1300 sq. : οὐ χλαυστὰ δ᾽ ἐστίν, ἀλλ᾽ ἐμοὶ μὲν οἱστέα | τάδ᾽, ὥσπερ ἄν ζῶ, σοῦ φονέως μεμνημένον.
Bien qu'on ait voulu traduire ὥσπερ ἂν ζῶ par « de quelque façon que je vive », il semble plus naturel de corriger avec Reiske ὥσπερ on ξωσπερ et d'entendre « aussi longtemps que je vivrai » (ef. Aj., 1117 ; Phil., 1330, où ὡς doit être de mème, corrigé en ἕως). Dans ce cas, ἕως ne compte que pour une syllabe (par synirèse).
2. C'est proprement un adverbe composé servant de relatif iadéfini : il est formé du thème pronominal ὁ-, auquel est soudé l'ablatif singulier du thème pronominal xo-. La forme homérique ὅππως est pour
ὁ οδίπως; composé syntactique (cf. Υ κκχεΥ, Précis, $ 220, 7, A), mais de même sens que ὅπως. Tous les sens de la particule se déduisent sans effort du double sens qu'elle avait à l'origine ct qu'elle a conservé dans certains emplois. Ἐπ effet, comme adverbe interrogatif indirect ὅπως signifie « comment », comme adverbe relatif indéfini il signifie « comme ». On a vu plus haut, ἃ propos de l'interrogation indirecte (cf. p. 397) des exemples du sens interrogatif ; c'est celui-là qui est au fond de l'emploi αἰ ὅπως comme conjonction finale ou complétive. Quant au sens relatif, il n’a pas, à proprement parier, donné de conjonctivn, si l'on met à part l'emploi d'éxwg dont il a été question ci-dessus, p. 497. Ruu.ll.
3. D'après Maisranuans, ouv. cité, $ 50, 7, ὅπως avec lc subjonctif sans ἄν se rencontre pour la première fois sar les inscriptions attiques en 343 avant J.-C. Mais chex les poètes ct chez les prosateurs dont la langue est méléc d'éléments poétiques on trouve assez souvent cette construction :
Ex.: Hom., Od., XIV, 180 sq. : τὸν δὲ μνηστῆρες ayavol | οἴχαδ᾽ ἰόντα λοχῶσιν, ὅπως ἀπὸ φῦλον ὄληται | νώνυμον ἐξ ᾿Ιθάχης ᾿Αρκεισίον ἀντιθέοιο. --- Sorn., Bl., 1205 : μέθες τόδ' ἄγγος νῦν, ὅπως τὸ πᾶν μάθης. --- Χέκ., Cyr., III, 1, 8 : εἰς καιρὸν ἥχεις, ὅπως τῆς δίχης ἀκούσης (εἴ, Afém., II, 10, 2: IV, 4, 16).
Chez les poètes, chez Xénophon ct chez Andocide, on trouve mème le futur de l'indicatif. au licu da subjonctif.
E.: Hou., Od., 1, 56 sq. : αἰεὶ δὲ μαλαχοῖσι καὶ Her λότοισιν | θέλγει, ὅπως Ἰθάκης ἐπελήσεται. — Sora. .4 Phil., 1068 sq. .. μὴ πρόσλευσσε, yevvaiôs REP
ὧν, ἡμῶν ὅπως μὴ τὴν τύχην διαφθερεῖς (ef. Eun., Cycl., 561; Antsr., Lys., 384;
Gren., 1120). — Xéx., Cynég., 9, Δ : προιέναι (δεῖ) τῶν τόπων ἐνθυμούμενον, ὅπως
us
850; Eum., 516; 4031; Suppl., 239). — Sopn., EL., 40 sq. : ..«ἴσθι πᾶν τὸ δρώμενον, | ὅπως ἂν εἰδὼς ἦμιν ἀγγείλῃς σαφῆ. Œd. à Col. 515 : τοῦτ᾽ αὐτὸ νῦν δίδασγ᾽, ὅπως ἂν ἐκμάθω". — Ausr., Lysistr., 4223 : οὐχ ἄπιθ᾽, ὅπως ἂν οἱ Λάχωνες ἔνδοθεν καθ᾽ ἡσυχίαν ἀπίωσιν εὐωχημένοι; — Prar., Bang., 499 a : χαί φατε αὐτὸν τοιοῦτόν τε εἶναι χαὶ τοσούτων αἴτιον, ὅπως ἂν φαίνηται ὡς κάλλιστος χαὶ ἄριστος. Rép., 561 a : χαὶ ἄν γέτινας, οἶμαι, ὑποπτεύῃ ἐλεύθερα φρονήματα ἔχοντας μὴ ἐπιτρέψειν αὐτῷ ἄρχειν, (πολέμους χινεῦ) ὅπως ἂν τούτους μετὰ προφάσεως ἀπολλύῃ. -- Χέν., Cyr., V, 2, 21 : διὰ τῆς σὴς χώρας ἄξεις ἡμᾶς, ὅπως ἂν εἰδῶμεν, XTÀ. — Isocn., 1], 2 : εὐσεθοῦμεν χαὶ τὴν διχαιοσύνην ἀσχοῦμεν, οὐχ ἵνα τῶν ἄλλων ἔλαττον ἔχωμεν, ἀλλ᾽ ὅπως ἂν ὡς μετὰ πλείὅτων ἀγαθῶν τὸν βίον διάγωμεν᾽. — Dén., XIX, 298 : τὴν πόλιν συνέχειν, ὅπως ἂν μίαν γνώμην ἔχωσιν ἅπαντες χαὶ | μὴ τοῖς ἐχθροῖς ἡδονὴν ποιῶσιν.
REMARQUES. — I. Après un verbe principal à un temps secondaire, ὅπως ἄν, dans la proposition finale, est régulièrement remplacé par ὅπως avec l'optatif; le subjonctif est plus rare*. |
Ex. : Hom., Od., XIV, 312 : ἐν χείρεσσιν ἔθηχεν, ὅπως ἔτι πῆμα φύγοιμι. — 80ΡΗ., Œd. R., 1005 : ἀφικόμην, ὅπως | σοῦ πρὸς δόμους ἐλθόντος εὖ πράξαιμί τι. — THuc., [, 126, 4 : ἐν τούτῳ δὲ ἐπρεσθεύοντο τῷ χρόνῳ πρὸς τοὺς ᾿Αθηναίους ἐγχλήυατα ποιούμενοι, ὅπως σφίσιν ὅτι μεγίστη πρόφασις εἴη τοῦ πολεμεῖν, ἣν μή τι ἐσαχούωσι ©. Etc.
1. Eschyle est le premier qui se soit servi de ὅπως ἄν avec le subjonctif, construction qui était dans le génie de la langue atlique, puisque c'est la seule ou à peu près qu'on trouve sur les iuscriplions, En dehors du dialecte attique ou n'en cite qu'un exemple isolé chez Hérodote :
2. Cet exemple est intéressant on ce qu'il nous montre comment Sophocle modifie la formule homérique ὄφρ᾽ εὖ εἰδῶ (Od., 1, 114). Sur ὄφρα, voy. ci-après, 8 513, Reu. III, p. 544.
3. Cet exemple peut servir à montrer la différence que les Attiques établissaient entre la particule finale par excellence ἕνα et la locution ὅπως ἄν. Tandis que ἵνα signifiait purement ct simplement « afin que », il est probable que ὅπως ἄν gardait en quelque mauidre la valeur que lui dounait la particule ἄν, « le cas échéant, » combinéo avec ὅπως « de quelle manière, de quelle façon ». On peut supposer que l'origine de la locution employée au seus d'une particule finale so trouve dans des expressions comme celle-ci : ἐπιμελοῦνται, ὅπως ἂν où νέοι μηδὲν χαχουργῶσιν (PLar., Protag., 326 a), qu'on peut traduire lilléralement ainsi : « il s'inquiètent de quelle façon le cas échéant les jeunes gens pourront ne rien faire de mal. » Puis cet emploi de ὅπως ἄν ayant paru commode pour des raisons qui nous échappent, οὐ l'aura étendu peu à peu à des cas où lie sens final s’est de plus en plus dégagé de l'ensemble.
4. D'après les résullats de l'étude de Pu. Wusen, Æntwickelungsgeschichte der Absichtssætse, on peut donner la règle suivante: « Quand le verbe principal est au passé, les poètes d'une part, Plalon et Xénophon de l'autre, mettent la proposition finale plus volontiers à J'optatif qu'au subjonctif; — au contraire, chez Hérodote ct Thucydide, le subjonctif, en pareil cas, est plus fréquent que l'optatif ; — pour ce qui est des orateurs, l'usage varie de l'un à l'autre; chez Démosthèno les deux modes sout également fréquents. »
5. Aux yeux de Thucydide, l’optalif ct le subjonctif, en parcil cas, étaient également correcls, commo le prouvent certains passages où les deux modes sônt employés à côté l'un de l'autre.
Ex.: Tauc., VI, 96, 3 : xal ἑξαχοσίους λογάδας τῶν ὁπλιτῶν ἐξέχριναν πρότερον, ὧν ἦρχε Διόμιλος, φυγὰς ἐξ ἴλνδρον, ὅπως τῶν τε ᾿Ιὐπιπολῶν εἴησαν φύλαχες, rai, ἣν ἐς ἄλλο τι δέη, ταχὺ ξυνεστῶτες παραγέγνωνταιε. Οἵ. III, 22, 8 : παρανῖσχον δὲ καὶ οἱ ἐκ τῆς πόλεως Πλαταιῆς ἀπὸ τοῦ τείχους φρυχτοὺς πολλοὺς πρότερον παρεσχενασμένους ἐς αὐτὸ τοῦτο, ὅπως ἀσαφή τὰ σημεῖα τῆς φρυχτωρίας τοῖς πολεμίοις n χαὶ μὴ βοηθοῖεν.
11. L'emploi de ὅπως ἄν avec l'optaiif est une construction rare que l'on trouve une fois chez Eschyle et chez Thucydide, quatre fois chez Xéncphon. L'optatif a, en pareil cas, la valeur d’un potentiel.
Ex. : ESCHYLE, Agam., 316 (éd. Wecklein) : ὅπως ἂν | μήτε πρὸ χαιροῦ μήθ᾽ ὑπὲρ ἄστρων | βέλος ἡλίθιον σκήψειεν. — Tauc., VII, 65, 2 : τὰς γὰρ πρῴρας χαὶ τῆς νεὼς ἄνω ἐπὶ πολὺ χατεθύρσωσαν, ὅπως ἂν ἀπολι-
ἄνοι χαὶ un ἔχοι ἀντιλαδὴν ἣ χεὶρ ἐπιδαλλομένη. — XÉN., IV, 8, 16 : ἔδωχε γρήματα ᾿Ανταλχίδᾳ, ὅπως ἅν, πληρωθέντος ναυτιχοῦ ὑπὸ Λαχεδαιμονίων, οἵ ᾿Αθηναῖοι μᾶλλον τῆς εἰρήνης προσδέοιντο. (αὖ. Jell., IV, 8, 30; Cyr., VIII, 3, 33; mais pas An., VII, #4, 2, où la leçon est douteuse).
IT. Chez les poètes attiques on trouve ὅπως employé avec un temps passé de l'indicatif après une proposition principale à l'irréel!. 11 y a là une attraction modale dont il sera traité ci-après (ὃ 513, REM. II) à propos de la construction de ἵνα.
485. — Ὅπως dans une proposition complétive. — Aux propositions finales on peut, malgré certaines différences, rattacher les propositions complétives introduites par ὅπως.
4° Après les verbes ἐπιμέλεσθαι (ou ἐπιμελεῖσθαι), σχοπεῖν, φροντίζειν,
prendre soin que, veiller à ce que, πράττειν, faire en sorte que (par des négociations), agir de manière à ce que, παρασχευάζεσθαι, se préparer à, etc., on trouve en effet les constructions suivantes :
a) On peut employer le subjonctif* avec ὅπως.
La négation est μή.
Ex. : Χέν., Cyr. 1, 5, 14: ([ταρασχευάζεσθαι) ὅπως σὺν θεῷ ἀγωνιζώμεθα. Bang., 8, 25 : οὐ γὰρ ὅπως πλείονος ἄξιος γένηται ἐπιμελεῖται, ἀλλ᾽ ὅπως αὐτὸς ὅτι πλεῖστα ὡραῖα χαρπώσεταιἧ. — Ρυλτ,, Gorg., 545 " : ἄλλου τοῦ ἐπιμελήσει ἢ ὅπως ὅτι βέλτιστοι οἱ πολῖται ὦμεν; Crit., 49 c : δρα ὅπως μὴ παρὰ δόξαν ὁμολογῇς". Etc.
1. Goonwix, ouv, cité, p. 121, cite Escu., Prom., 747; Choéph., 195; SoPrn., El., 1134: Anrer., Paix, 135. 1] ajoute quelques exemples de ὡς construits do la même façon (cf. Soru., Œd., ἢ... 1391: Escr,, Prom., 152; Xéx., An., VII, 6, 23 [seul cxemple chez Xénophon)).
2. On semble avoir évité le subjonctif de l'aorisle premier dans les propositions complétives commençant par ὅπως, et les exemples qu'on en trouve sont si peu nombreux qu'ils peuvent sembler suspects. C'est dans ces propositions seules que sc vérific la règlo dite de Dawces, en vertu de laquelle ὅπως ne pourrait se construire qu'avec le subjonctif de l'aoriste second, mais non avec le subjonctif de l’aoriste premier. Fausse en ce qui regarde les propositions finales proprement dites, elle est fondéc pour ce qui cst des propositions complélives avec ὅπως.