Sur l'emploi de ce futur, voy. ci-après, 2° (p
4. Dans la prose attique, ὅπως ainsi employé cest rarement remplacé par ὅπως ἄν, On n'en cite d'exemples que chez Aristophane, Xénophon οἱ Platon.
Ex. : Anisr., Cheraliers, 80 : σχόπει | ὅπως ἂν ἀποθάνωμεν ἀνδρικώτατα. Cf. ib., 917; Nuées, 139 ; Assembl., 623; Acharn., 1060.— Xéx., An., VI, 1, 17 : μᾶλλον À πρόσθεν εἰσήει (s.-ent. ἐπιμέλεια) αὐτοὺς ὅπως ἄν καὶ ἔχοντές τι οἴχαδε ἀφέκωνται. Cyr., 1,.3, 10: τῶν ἄλλων ἐπιμελεῖται ὅπως ἂν δηρῶσιν. Etv.— Prat., Gorg., 481 a : ἐὰν δ᾽ ἔλθη, μηχανητέον ὅπως ἄν δοχφύγῃ. CS. Jiép., 433 ©; 488 ς. Εἰς.
C'est là évidemment un reste de l'usage homérique (εἴ, Goovwix, ouv. cité, $ 342, p. 124). C'est aussi une survivaoce de l'usage homérique qu'il faut voir dans l'emploi de ὡς ou de ὡς ἄν, au licu de ὅπως avec le subjonctif, qui se rencontre seulement chez les paètes, chez Hérodote et chez Xénophon (cf. Ho. 11... H, 3, etc.; Eun., Méd., 461 ; Zphig. Taur., 467; Xex., Ec., 20, 8, pour ὡς avec le subjonctif : cf. Hon., ZI, IX, 112; Od., 1, 205, ele. ; Hin., JU, 85; Xéx., Hipp., 9, 2, pour ὡς ἄν avec le subjonclif). Voy. Goonwnx, ouv. cité, p. 124-127 ct Anpendice IV. L'exemple de ϑορη., Antig., 215,
REMARQUE. — Après un temps secondaire, le subjonctif peut!, en pareil cas, être remplacé par l'opl{atif.
Ex. : XÉN., Cyr, VIIL, 1, 44. : Émeuéheto αὐτῶν (cf. ci-dessus, $ 406), ὅπως ἀεὶ ἀνδράποδα διατελοῖεν. Anab., 1, 8, 13 : ἀπεχρίνατο, ὅτι αὐτῷ μέλοι ὅπως χαλῶς ἔχοι. Hell., III, 3, 9: ἐμεμελήχει δὲ αὐτοῖς ὅπως ὁ ἱππαγρέτης εἰδεέη οὗς δέοι πέμπειν.
b) Mais les propositions complétives de cette catégorie sont bien plus souvent à l'indicatif futur qu'au subjonctif chez les auteurs attiques qui font autorité ?.
La négation est μή.
Ex. : Escn., Agam., 831 sq. (éd. Wecklein) : χαὶ τὸ μὲν χαλῶς ἔχον | ὅπως χρονίζον εὖ μενεῖ βουλευτέον. — Sorn., Trach., 604 sq. : διδοὺς δὲ τόνδε φράζ᾽ ὅπως μηδεὶς βροτῶν | xeivou πάροιθεν ἀμφιδύσεται χροΐ. — Εσκ., Jph. Taur., 10514 : σοὶ δὴ μέλειν χρὴ τὰλλ ὅπως ἕξει καλῶς. — Απιδτ., Achamn., 26 : εἰρήνη δ᾽ ὅπως ἔσται προτιμῶσ᾽ οὐδέν. — Hén., I, 9 : σοὶ μελέτω ὅκως μή σε ὄψεται. III, 36 : ὅρα ὅκως μὴ ἀποστήσονται. — Tuuc., V, 27, 2: ὡς χρὴ .. «ὁρᾶν τοὺς ᾿Αργείους ὅπως σωθήσεται ἢ Πελοπόννησος. — XEN., Mém., III, 2, 1 : ὥσπερ τὸν ποιμένα δεῖ ἐπιμελεῖσθαι ὅπως σῷαί τε ἔσονται αἱ οἷες χαὶ τὰ ἐπιτήδεια ἕξουσιν, οὕτω χαὶ τὸν στρατηγὸν ἐπιμελεῖσθαι δεῖ ὅπως σῷοί τε οἱ στρατιῶται ἕσονται χαὶ τὰ ἐπιτήδεια ἕξουσι, χαὶ οὗ ἕνεχα στρατεύονται τοῦτο ἔσται. — Isocn., I, 16: χαλῶς δὲ δημα ωγήσεις, NY σχοπῇς ὅπως οἱ βέλτιστοι μὲν τὰς τιμὰς ἕξουσιν, οἱ δ᾽ ἄλλοι unôèv ἀδικήσονται. — D£m., XX, 151 : τί μάλιστ᾽ ἐν ἅπασι ὃδιεσ-πούδαστα! τοῖς νόμοις; ὅπως μὴ γενήσονται οἱ περὶ ἀλληλους φόνο!. CF. XXII, 62. Etc.
est un exemple douteux; car s'il y a ὡς ἄν, il n'y a pas de verbe priacipal exprimé : Dindorf corrige πῶς ἂν... εἶτε, Wecklein estime que la phrase ὡς ἄν... ἦτε cet brusquement interrompuc.
4. Ce n'est pas une obligation, comme on le voit par les exemples suivants :
Sorn., El., 1402 : φρουρήσουσ᾽ (ἦξα) ὅπως Αἴγισθος ἡμᾶς μὴ λάθη. — Hin., II, 121 : τούτοισι δὲ (τοῖς παισὶ) ἀπηγήσασθαι ὡς ἐχείνων προορέων, ὅκως βίον ἄφθονον ἔχωσι, τεχνάσαιτο οἰκοδομέων τὸν θησαυρὸν τοῦ βασιλέος. --- Tnuc., 1, 57, 4. : ἔπρασσεν... ὅπως πόλεμος γένηται αὐτοῖς πρὸς Πελοποννησίους. Cf. Π, 70, 1 extr. — θέν. XVIII, 33 : ὠνεῖται παρ᾽ αὐτῶν ὅπως μὴ ἀπίωμεν ἐχ Μακεδονίας.
2. Xévophon est presque le seul qui fasse exception : chez lui, en cfet, le subjonctif (ou l'optatif) est plus fréquent que l'indicatif futur ; mais c'est là une preuve de plus de cetlo vérité qu'il ne faut pas prendre pour règle l'usage de Xénophon.
3. Des exemples de ce genre montrent fort bien comment la construction s'est établie. Primitivement ὅπως n'avait d'autre valeur que celle d'une particule interrogative « comment », et la proposition qu'il introduisait était ane proposilion interrogative indirecte : (s'il était nécessaire de prouver une chose aussi claire, il suffrait de rappcler qu'au licu de ὅπως on trouve parfois, en pareil cas, ὅπη ou ὅτῳ τρόπῳ, ou ἐξ ὅτου τρόπου, cf. Tauc., I, 65, 2; IV, 428, 5; Dem., XVI, 19). Puis, apcrcevant certaines analogies entre les locutions ainsi formées et les propositions finales proprement dites, on les fit rentrer, pour la construction, dans cette catégorie. Remarquous d'ailleurs les ressemblances frappantes qu'il y a au point de vuc du sens entre le futur ct le subjonctif (seul ou accompagné de ἄν) et nous comprendrons comment ces diverses constructions ont pu, à certains égards, paraitre équivalentes aux yeux des Grecs. Mais il faut ajouter que l'usage qu'on peut appcler classique resta fidèle à la construction avec le futur, qui est élymologiquement la plus ancicnne.
Quand la proposition principale est à un temps secondaire, l'indicatif futur n'en demeure pas moins dans la proposition complétive après ὅπως. |
EX. : Tuuc., ΠῚ, 4, 6 extr. : ἔπρασσον ὅπως τις βοηθε!α ἥξει. ΙΥ, 31, 3 : προθυμηθέντος ἑνὸς ἑκάστου, ὅπως αὐτῷ τινι εὐπρεπείᾳ ἡ ναῦς προέξει χαὶ τῷ ταχυναυτεῖν. — Dé, XIX, 250 : οὐδ᾽ ὅπως ὀρθὴ πλεύσεται προείδετο, ἀλλὰ τὸ καθ᾽ αὑτὸν ὅπως ἐπὶ τοῖς ἐχθροῖς ἔσται παρεσχεύασεν'. Etc.
REMARQUE. — L'indicatif futur? précédé de ὅπως sert à former certaines constructions elliptiques qu'on emploie pour adresser à quelqu'un un avertissement énergique. C'est un cas particulier du tour dont il vient d’être question ; la seule différence, c'est que la proposition principale n'est pas exprimée : on sous-entend ὅρα, σχόπει, εἰς. Dans ces propositions elliptiques, la négation est p, quand il y a lieu de l'emplover. Ex. : ESCHYLE, Prom., 68 : ὅπως μὴ σαυτὸν οἰχτιεῖς note. — XÉN., Anab., 1,7, 3: ὅπως οὖν ἔσεσθε ἄνδρες ({âchez seulement de vous montrer des hornmes) ἀξιοι τῆς ἐλευθερίας, ἣν χεχτῆσθε. — DÉm., XIX, 92 : ὅπως τοίνυν περὶ τοῦ πολέμου μηδὲν ἐρεῖς ". Etc.
2° L'analogie des propositions complétives introduites par ὅπως se reconnait encore dans la construction des verbes signifiant se garder, φυλάττεσθαι, εὐλαύδεῖσθαι, etc. En cffet, ces verbes, quand ils ne se construisent pas avec μή et l'infinitif, peuvent être suivis de ὅπως μή avec le futur de l'indicatif.
Ex. : Piar., Phédon, 916 : εὐλαύεῖσθε ὅπως μὴ ... οἰχήσομαι. — XEN., Mém., 1, 2, 31 : ουλάττου ὅπως μὴ χαὶ σὺ ἐλάττους τὰς βοῦς ποιήσεις.
REMARQUES. — 1. Toutefois cette construction est quelquefois remplacée par ur avec le subjonctif, qui, après un temps historique, peut être remplacé par l'optatif®.
4. L'optatif futur est rare et sc rencontre surtout chez Xénophon.
Ex. : Χέν., Écon., 7,5 : ἔζη ὑπὸ πολλῆς ἐπιμελείας ὅπως ὡς ἐλάχιστα μὲν ὄψοιτο, ἐλάχιστα δ' ἀκούσοετο, ἐλάχιστα δ᾽ ἔρουτο (ἐροίη, Cobet). Cyr., VII, 1, 43 : ἐπεμελεῖτο ὅπως μὴ ἄσιτοί ποτε ἔσοιντο. Cf. Agés., 2, 8. — Piar., Rép. 430 a : μηδὲν οἵου ἄλλο μηχανᾶσθαι, ἢ ὅπως ἡμῖν ὅτι κάλλιστα τοὺς νόμους δέξοιντο ὥσπερ βαφήν. — ses, II, 10 : ἐσχόπει ὁ Μενεχλῆς ὅπως μὴ ἔσοιτο ἄπαις, ἀλλ᾽ ἔσοιτο αὐτῷ ὅστις ζῶντά τε γηροτροφήσοι χαὶ τελευτήσαντα θάψοι αὐτόν,
. καὶ els τὸν ἔπειτα χρόνον τὰ νομιζόμενα αὐτῷ ποιήσοι (εἴ. ci-dessus, $ 420, 2°,p. 442).
2. Le subjonclif ne se trouve que dans des passages suspects.
ἃ. C'est le plus ancien exemple de cctic construction, qui, pour le ton, rappelle le tour homérique pr, ge κιχείω (1]., 1, 26).
4. L'emploi de la troisième personne cst rarc. On lit pourtant :
Lrs., 1, 21: ὅπως ταῦτα μηδεὶς ἀνθρώπων πεύσεταιςλ « que personne u'apprenne de toi ces choses ». ,
Une telle construction n'a pu 56 former qu'à une époque où l'on avait tout à fait perdu de vue la valeur propre de la locution οἱ où l'on prenait ὅπως avec lo futur pour un équivalent énergique de l'inmpérabf.
5. C'est pout être l'analogie de celte tournure qui fait qu'après ὁρᾶν ct σχοπεῖν, signifiant «a se donner garde » on trouve μὴ avec le subjonctif, au licu αἰ ὅπως un. Cf. Son, Œd. à Col., 1180: Phil., 519: Eun., Here. fur., 59%; Andr.,755; Aniar., Gudpes, 1386; Iuin., VII, 103 ; Pcar., Dang., 213 ἀν Xex., Cyr. AN, 1, 18; Dex., XXI, 151. Cette construction se rencontre déjà dans Homère ({έ., XV, 1641.
Ex. : ESCHYLE, Prom., 406 (éd. Wecklein) : τούτου φυλάσσου μὴ rot’ ἀχθεσθῇ χέαρ. — THuc., IV, 41,4: δρῶν... ἀποχνοῦντας χαὶ φυλασσομένους τῶν νεῶν μὴ ξυντρίψωσιν. Cf. XÉN., Cyr, Il, 3, 9; Hell., ΝΠ, 2, 10. Etc.
IT. Mais il faut ajouter que, quand ils signifient se garder de faire une chose les verbes εὐλαῤεῖσθαι et φυλάττεσθαι se construisent avec l'infinilif.