‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 167 sur 306 · Construction des verbes signifiant craindre. — La · texte numérisé non relu

Construction des verbes signifiant craindre. — La

construction des verbes signifiant craindre, o06eïchar, δεδιέναι, δεινόν ἐστι Un, etC. Ou soupconner, ὑποπτεύειν, etc., ne peut guère être séparée des tournures dont il vient d'être question.

En effet, il y a dans la langue classique quelques exemples où ces verbes sont suivis d'une proposition commençant par ὅπως un avec le futur de l'indicatif, le subjonctif ou l'optatif (suivant les cas).

EX. : Sopu., Œd. Roi, 1014 sq. : δέδοιχ᾽ ὅπως | μὴ "4 τῆς σιωπῆς τῆσδ᾽ ἀναρρήξει χαχα᾿. — Anisr., Cher., 112 : τοῦ δαίμονος δέδοιχ᾽ ὅπως μὴ τεύξομαι καχοδαίμονος.

Puar., Euthyphr., 4 c: οὐ pobst ὅπως μὴ ἀνόσιον πρᾶγμα τυγχάνῃς os — XÉN., Mém., Il, 9, 3: ἡδέως ἂν (θρέ- Ψψαιμι τὸν ἄνδρα), εἰ μὴ φοθοίμην ὅπως μὴ ἐπ᾿ αὐτόν με τράποιτο. --- Dém., IX, 15 : δέδοιχ᾽ ὅπως μὴ πανθ᾽ ἅμ᾽ ὅσ᾽ οὐ βουλόμεθα ποιεῖν ἡμῖν ἀνάγχη γένηται.

REMARQUE. — On emploie très correctement le subjonctif dans une proposition commençant par ὅπως 1 (avec un verbe principal sous-entendu) pour exprimer une crainte que l'on ἃ.

Ex. : PLAT., Crat., 430 d : ἀλλ᾽ ὅπως μὴ (je crains que.) ἐν... τοῖς ζωγραφήμᾶσιν ñ τοῦτο. Etc.

487. — Mais ὅπως μή est le plus souvent remplacé, suivant les cas, par μή, qui correspond au latin ne, ou par μὴ od*, qui correspond au latin ne non.

L'emploi des modes est soumis aux règles suivantes :

1° Quand la crainte se rapporte à l'avenir, τῇ (ou μὴ οὐ) est suivi

du subjonctif, si la proposition principale n'est pas au passé, et peut être suivi de l'optatif, si la proposition principale est à un temps historique.

EX. : How., Od., V, 413 : δείδω μὴ θήρεσσιν ἕλωρ καὶ χύρμα γένωμαι. 11, X, 39 : δείδω μὴ οὔ τίς τοι ὑπόσχηται τόδε ἔργον (seul exemple de μὴ οὐ dans Homère). — Ecn., Or., 110 : οὐ o06ï

{. C'est le plus ancien exemple qu'on ait de ὅπως μή après un verbe signifiaot « craindre ». On voit assez que ὅπως à gardé son sens propre : « comment, » On traduirait littéralement : « Je me demande avec craiate comment... des malheurs n'éclateront pas, » d'où : « je crains que... des malheurs n’éclatent, »

2. Il ΟὟ a pas do rapport à établir entre όπως μὴ ct un après lo verbe « craindre », ct, en tout cas, ur n'est point un raccourcissement de l'expression complèle ὅπως μή. puisque μὴ se rencontre déjà dans Homère, tandis φα ὅπως μή nc se trouve pas avant Sophocle. En employant la construction ordinaire, on y altachait celte idée : « je crains que (tu ne vicnnes), » c’.-d-d. « je désire (avec un sentiment d'inquiétude. de craint”) que lu πὸ vienues pas », de là l'emploi de μή avec le subjonctif ; ou bien : « je cherche (par mes craintes, mes désirs) à écarter ta venue, no pouvant faire autre chose pour l'empécher, » d'où par analogie μιὴ οὐ correspondaut au latin ne non.

μή σ᾽ ἼΛργος ἀποχτεῖναι θέλῃ. — Puar., Rép., 368 b : δέδοικα μὴ οὐδ᾽ ὅσιον Ἢ ἀπαγορεύειν. Phédon, 10 ἃ : τὰ περὶ τῆς ψυχῆς πολλὴν ἀπιστίαν παρέχει τοῖς ἀνθρώποις, μὴ ἐπειδὰν ρηταί τε καὶ ἀπολλύηται. -- Χέν., Anab., VII, 7, 31 : οὐχοῦν νῦν χαὶ τοῦτο χίνδυνος, μὴ λάδωσι προστάτας αὑτῶν τινας τούτων. Cf. Isocr., XIV, 38. Etc.

Tauc., 1, 53, 2 : ὑποπτεύομεν χαὶ ὑμᾶς μὴ OÙ χοινοὶ ἀποδῆτε. Etc.

How., 11., V, 298 : δείσας un πώς οἱ ἐρυσαέατο vsxpèv ᾿Αχαιοί (cf. XIV, 261). — Βοριι., Trach., 24: ἐγὼ γὰρ Nunv ἐχπ πληγμένη 0669, | μή μοι τὸ χάλλος ἄλγος ἐξεύροι ποτέ. — χέν., An., 1,10, 9 : ἔδεισαν οἱ Ἕλληνες ph προσάγοιεν πρὸς τὸ χέρας καὶ αὐτοὺς κατακόψειαν (οἴ. III, 4, 29: V, 7, 26). IV, 1, 6 : οὐδεὶς γὰρ χίνδυνος ἐδόχει εἶνα! μή τις ἄνω πορευομένων ἐχ τοῦ ὄπισθεν ἐπίσποιτο. Etc.

ες Σέν,, Cyr, V, 2, 9 : ὑποπτεύσας MA τὴν θυγατέρα λέγοι, ἤρετο...᾽. Etc.

REMARQUES. — 1. L'indicatif futur se rencontre quelquefois dans ces propositions, ce qui indique bien encore la parenté des propositions de ce genre avec celles dont il a

été

question ci-dessus, $ 485.

Ex. : ESCHYLE, Perses, 115 : φρὴν ἀμύσσεται φόθῳ, μὴ πόλις πύθηται... χαὶ τὸ Κισσίων πόλισμ᾽ ἀντίδουπον ἄσεται, βυσσίνοις δ' ἐν πέπλοις πέσῃ λαχίς. — ΒΟΡΗ., Trach., 550 : ταῦτ᾽ οὖν φοθοῦμαι, μὴ πόσις μὲν Ἡραχλῆς | ἐμὸς καλεῖται, τῆς νεωτέρας δ᾽ ἀνήρ. — XÉN., Cyr, I, 8, 6 : δέδοικα μὴ ἄλλου τινὸς μεθέξω. — PLAT., Phil., 13 ἃ : φοθοῦ-

at δὲ μὴ τινὰς ἡδονὰς ἡδοναῖς εὑρήσομεν ἐναντίας. Πέρ., 451 a : ἀλλὰ (φοδερὸν χαὶ σφαλερὸν) μὴ σφαλεὶς κείσομαι.

II. Pour remplacer cet indicatif futur, on trouve quelquefois l'optatif avec ἂν : a) Quand il s'agit de rendre l'expression moins affirmative.

nn

Ex. : Sopu., Trach., 631 : δέδοιχα γὰρ μὴ πρᾧ λέγοις ἂν τὸν πόθον | τὸν ἐξ “Ὸ 5 LU s + , 9 Ὁ

ἐμοῦ. — THUC., 11, 98, 3 : οὔτε γὰο νχυτιχὸν ἣν προφύλασσον ἐν αὐτῷ

ἐπιπλεύσειαν. —Lys., XIII, 51 : δεδιότες μὴ καταλυθείη ἂν ὁ δῆμος. :

Β) Quand il y ἃ lieu d'exprimer l'idée du potentiel après une proposition conditionnelle.

Ex.: XÉN., Anab., VI, 1, 28 : εἰ οὖν δοκοίην ἄχυρον ποιεῖν τὸ ἐχείνων ἀξίωμα, ἐχεῖνο ἐννοῶ (je crains) μὴ λίαν ἂν ταγὺ σωφρονισθείην.

. L'optatif n'est nullement obligatoire, comme le prouvent les exemples suivants :

Hén., 1, 165 : οἱ Φωχαιέες τὰς νήσους οὐχ ἐδούλοντο πωλέειν, δειμαίνοντες Δἢ ἐμπόριον γένωνται. — Tuuc., ΠΙ, 80, 1 : ὁ δὲ δῆμος τῶν Κερχυραίων ἐν τούτῳ περιδεὴς γενόμενος ἢ ἐπιπλεύσωσιν αἱ νῆες.... 111, 83, 3 : τῷ γάρ δεδιέναι τό τε αὑτῶν ἐνδεὲς καὶ τὸ τῶν ἐναντίων ξυνετόν, ja λόγοις τε ἥσσους wat χαὶ ἐκ τοῦ πολυτρόπον αὑτῶν τῆς γνώμης φθάσωσ: προεπιθονλενόμενοι, τολμηρῶς πρὸς τὰ ἔργα ἐχώρουν. Εἰς.

. Voy. σοουνιν, ouv. cilé., 8 367, p. 132.

. Le substantif προσδοχία implique une idéc de crainte.

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2° Quand la crainte se rapporte au présent ou au passé, on emploie ἢ avec un temps du présent ou avec un temps du passé de l'indicatif.

Ex. : Anisr., Nuées, 493 : δέδοιχα ἢ πληγῶν δέει, je crains que tu n'aies besoin de coups. PLAT., Phédon, 84 e : φοθεῖσθε μὴ δυσχολώτερόν τι νῦν διάκειμαι ἢ ἐν τῷ πρόσθεν βίῳ. Etc.

Tuuc., II, 53, 2 : νῦν δὲ φοδούμεθα μὴ ἀμφοτέρων ἅμα ἡμαρτήκαμεν, maintenant nous craignons d'avoir été déçus à la fois dans l'une et l’autre espérance. — D£u., XIX, 96 : ἣν (τὴν sipnvny) δέδοιχα μὲν, ὦ ἄνδρες ᾿Αθηναῖοι, δέδοικα μὴ λελήθαμεν ὥσπερ οἱ δανειζόμενοι ἐπὶ πολλῷ ἄγοντες, je crains que nous n’ayons pas senti que nous jouissons de cette paix à la maniére des gens qui prêtent à gros intérêts. Etc.

How, Od., V, 300 : δείδω μὴ δὴ πάντα θεὰ νημερτέα εἶπεν, je crains que la déesse n’ail élé trop véridique dans ses paroles. REMARQUES. — 1. Au lieu d'ônws 47 on trouve μή (ou u% où) avec le subjonctif

sans proposition principale exprimée, pour rendre l'idée du français peut-être (lift. il est à craindre que), quand on veut exprimer une assertion avec une réserve prudente. Ex. : PLAT., Gorg., 462 e : μὴ ἀγροιχότερον À τὸ ἀληθὲς εἰπεῖν, (je crains que ca ne soit une preuve de ruslicité...), peut-être y aura-t-il de la ruslicité à dire la vérité, Phèd., 61 Ὁ : μὴ οὐ θεμιτὸν À; peut-être ne scra-ce pas permis. Cr'if., 48 C : ἡμῖν μὴ οὐδὲν ἄλλο σχεπτέον À, c.-à-d. j'incline à croire que nous n'avons pas autre chose à considérer.

II. Enfin le verbe qui exprime l’idée de crainte pouvant être sous-entendu devant un indicatif on ἃ une phrase elliptique qui se prononce souvent sur un ton d'interrogation : un ἡμαρτήχαμεν; (je crains fort que nous n'ayons commis unc faulc), n'avons-nous pas commis

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C'est l’origine de l'emploi de un interrogatif. HT. A la construction des verbes signifiant craindre se rattachent les divers emplois de l’idiotisme où μή avec le subjonctif ou l'indicatif futur (voy. le chap. des négations).

488. — L'anticipation du sujet dont il a été parlé ci-dessus (& 406, 432) se rencontre aussi avec les verbes signifiant craindre. Ex. : Sopn., Phil, 493 sq. : ὃν δὴ παλαιὸν ἐξότου δέδοιχ᾽ ἐγὼ | μὴ μοι βεδήκῃ. — Tuuc., VI, 88, 1: δεδιότες δ᾽ οὐχ ἦσσον τοὺς

REMARQUE. — Pareille construction se rencontre aussi avec le verbe ἐπιμέλεσθαι. Ex.: XÉN., Cyr, VIII, 1, 44: ἐπεμέλετο αὐτῶν, ὅπως ἀεὶ ἀνδράποδα διατελοῖεν (cf. ci-dessus, p. 503, ΠΕν.).

489. — La conjonction temporelle ἕως. — La conjonction ἕως se rattache, elle aussi, à une forme de l’ablatif du pronom relatif!.

1. Elle est pour 70: (*-Foc), quo les linguistes rapprochent d’une forme sauscrite yas-mdt, ablatif du thème ya. La prétendue forme homérique εἶος est unc variante orthographique pour 05.

LÉ

ἕως Comme conjonction, ἕως signifie ordinairement aussi longtemps que! ou bien jusqu'au moment où, jusqu'à ce que” et se construit comme les autres conjonctions de temps :

4° S'il s'agit d'exprimer un fait qui ne s’est produit qu'une fois dans le passé, on emploie l'indicatif et la négation est où.

Ex. : Hos., Od., VIL, 280 : νῇ 10Y TA, nos ἐπῆλθον εἰς ποταμόν (jusqu'au moment où j'entrai dans le fleuve). — Escayce, Pers., 499 sq. (éd. Wecklein) : οἰμωγὴ δ᾽ ὁμοῦ | κωχύμασιν κατεῖχε πελαγίαν ἅλα, | ἕως χελαινῆς νυχτὸς ὄμμ᾽ ἀφείλετο. -- Eun., Alec. 158 : πίνει ἕως ἐθέρμην᾽ αὐτὸν apotbäca € φλὸξ οἴνου. — Χέν., Hell., 1, 1, 29 : ἔμειναν ἕως ἀφέκοντο τοὶ στρατηγοί. Cyr, 1Π|, 3, 4 : χαὶ τοῦτ᾽ ἐποίουν ἕως ἐχ τῆς χώρας ἀπῆν. — Lys, XXV, 26 : οὐ πρότερον ἐπαύσαντο, ἕως τὴν πόλιν εἰς grages κατέστησαν. — Déu., XVIII, 48 : μέχοι τούτου οἷλος ὠνομάζετο, ἕως προὔδωκεν "Ὄλυνθον.

2 S'il s'agit d'exprimer une action future ou une action attendue par le sujet de la proposition principale, on emploie ἕως ἄν (hom. ἧός χε) avec le subjonctif dans la proposition temporelle.

Ex. : Hox., Il, I, 291 : μαχήσομαι αὖθι μένων, ἧός KE τέλος πολέpoto κιχείω. — Soru., Œd. R., 884: ἕως δ᾽ ἂν οὖν πρὸς τοῦ παρόντος ἐκμάθῃς, ἔχ᾽ ἐλπ πίδα. — Lrs., ΧΗ, 31: μέχρι γὰρ τούτου νομίζω χρῆναι xarnyopeiv, ἕως ἂν θανάτου δόξῃ τῷ φεύγοντι ἄξια εἰρ γάσθαι. — Χέν., Cyr. II, 3, 18 : οὐχ ἄναμένομεν ἕως ἂν ἡ ἡμετέρα γώρα κακῶται.

3° C'est encore le subjonctif que l'on emploie pour marquer la répétition où l'indétermination, quand la phrase ne se rapporte pas au passé.

Ex. : Χέν., Cyr, IV, 5, 31: ἃ δ᾽ ἄν ἀσύνταχτα ἢ, ἀνάγκη ταῦτα ἀεὶ πράγματα παρέχειν, ἕως ἂν χώραν λάθῃ. — Cf. Anisr., ᾿ Nuces, 1458 : ποιοῦμεν ταῦθ᾽ ἐχόττοθ᾽, ἕως ἂν αὐτὸν ἐμθάλωμεν ἐς καχόν

1. En ce sens, ἕως est très souvent remplacé par ἕωσπερ ou ἕως REP, qui se construit absolument comme ἕως. Il est d'ailleurs inutile de donner des exemples de ἕως ou ἕωσπερ employé au sens de « aussi longtemps que ». Voir ce qui a été dit des pr oposilions relatives temporelles ct de la conjonction ὅτε.

2. L'idée du français « aussi longtemps que » et de « jusqu'à ce que » était rendue chez Homère par ὄφρα qui se construisait comme ἕως (γος). Quant à la conjonction ἔστε (mème sens), c'est un mat d'originc dorienne, qui ne se rencontre pas sur les inscriptions atliques ni chez les prosatcurs attiques, à l'exception de Xénophon (un seul exemple daus Platon). mais qui est assez fréquemment cmployé par les poètes dramatiques. La construction est la même qu'avoc ἕως. Enfin la loculion μέχρι οὕ. « tout le temps que, » « jusqu'à co que » rentre dans le cas des propositions relatives étudiées ci-dessus, $ 410, et suit la constructiou des conjonctions de temps comme ὅτε et ἕως.

SYNTAXE DE SUBORDINATION. 509 ñ

REMARQUE. — Quand le verbe principal est au passé, l'idée de répétition est exprimée par l'oplatif (comme p. ὅτε, cf. ci-dessus, p. 447, 2°, b). Ex. : PLAT., Phédon, 59 ἃ : περιεμένομεν οὖν ἐχάστοτε, ἕως ἀνοιχθείη τὸ δεσμωτήριον.

4 Quand le verbe de la proposition principale est à un temps historique, on peut employer l'optatif avec ἕως pour marquer une idée d’intention!.

Ex. : Tnuc., ΠῚ, 402, 0 : ἡσύχαζε τῷ στράτῳ, ἕως (en attendant que) τοῖς ᾿Αμπραχιώταις δέοι βοηθεῖν. — Cf. Lys, XIII, 25. — XÉN., Hell., 1Π, 2, 20 : σπονδὰς ἐποιήσαντο, ἕως ἀπαγγελθείη τὰ λεχθέντα εἰς Λαχεδαίωονα. Etc.

REMARQUE. — Mais cette construction n'est pas obligatoire. Ex. : XEN., Hell., V, 3, 25 : ἕως ἅν (en attendant que) ταῦτα διαπράζωνται, φυλαχὴν... χατέλιπε.

490. — L'attraction modale dont on a déjà vu des exemples ci-dessus ($ 424) est aussi de règle avec ἕως. Ex. : Χέν., Cyr, 1, 3, 11 : εἰ δὲ πᾶνυ σπουδάζοι φαγεῖν, εἴποιμ᾽ ἄν ὅτι παρὰ ταῖς γυναιξίν ἐστιν, ἕως παρατείναιμι τοῦτον. -- PuaT., Rép., 501 b: χαὶ τὸ μὲν ἄν ἐξαλείφοιεν, τὸ δὲ πάλιν ἐγγράφοιεν, ἕως ὅτι μάλιστα ἀνθρώπεια ἤθη θεοφιλῆ ποιήσειαν. Etc.

PLaT., Gorg., 506 b : ἡδέως ἂν Καλλιχλεῖ τούτῳ Er! διελεγόμην, ἕως αὐτῷ τὴν τοῦ ᾿Αμφίονος ἀπέδωκα ῥῆσιν ἀντὶ τῆς τοῦ Ζήθου. Crat., 396 c : οὐχ ἂν ἐπαυόμην, ἕως ἀπεπειράθην τῆς σοφίας ταυτησί. -- Dé, IV, 1 : ἐπισχὼν ἂν, ἕως οἱ πλεῖστοι τῶν εἰωθότων Ὑνώμην ἀπεφήναντο..., ἡσυχίαν ἄν ἦγον. REMARQUE. — L'attraction modale a lieu aussi quand la proposition principale | contient une des formes verbales qui ont été citées ($ 292, 2°) ou un participe à l’accusatif absolu (ἐξόν, παρόν ---- δέον, προσῆκον) signifiant alors qu'il était permis, possible de. — alors qu'il fallait, qu'il convenait, etc.

Ex. : XÉN., Hell, 11, 3, 42 : ἐξὸν αὐτῶν τῶν πολιτῶν τοσούτους ποοσλαμύάνειν, ἕως ῥᾳδίως ἐμέλλομεν oi ἄργοντες τῶν ἀογομένων χρχτήσειν.

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