Satis ut... cst rare, mais non incorrect
Ex.: Cic., p. Sull., 16, 47 : nondum statuo te virium satis habere ut ego tecum luctari... debeam. — T.-Live, XXIX, 12, 7 : nec satis fidens viribus ut urbem oppugnaret.
2. Dans celte phrase, Cum 60 signifie proprement « avec celte clause ». Ailliurs CIN 80 peut significr « avec cetle circonstance » ct ut, cn ec cas, introduit non plus une proposition consérulive, mais bicu une proposition complétive du mème genre que celles dont il a été question ci-dessus, $ 497, 2°,c, p. 523.
Ex.:T.4ive, XXX, 10, 21 : cum eo ut appareret haud procul exitio fuisse Romanam classem.
3. Quelquefois le corrélalif est suus-cntendu et sc dégage du contexte, Ev.:Gic, de Am., 19, 68 : si spem afferunt, ut tanquam in herbis non ΤΆ. cites fructus appareat (c'est comme s'il y avait : spem ejusmodi ou em ut...
REMARQUES. — Î. Aux propositions consécutives se rattache l'emploi elliptique de tantum ut... dans des phrases comme celle-ci :
Cic., p. Flacc., 28, 66 : summissa voce agam, tantum ut judices audiant (en parlant jusie assez haut pour que.….).
Peut-être les locutions de ce genre ont-elles eu une influence particulière sur le développement de constructions dans lesquelles tantum ut... (ou modo αἱ...) équivaut au français pourvu que.
Ex. : Cic., ἐπ Verr., Il, 4, 5, 10 : concede ut impune emerit, modo αἱ... (mn. à m. à la condition seulement que...) bona ratione emerit. Etc.
Ceci appartient à la langue familière.
11. Ita... ut {ou ut sans corrélatif) peut signifier une restriction.
Ex. : Cic., Div. in Cæcil., 13, #4 : cujus ego ingenium ita laudo ut non pertimescam, ita probo ut me ab eo delectari facilius quam decipi putem p0856 (mon estime pour son lalent est de telle nuture que cependant.….). De Off., LI, 26, 99 : M. Atilius Regulus... juratus missus est ad senatum, ut (— ea condicione, ut), nisi redditi essent Pœnis captivi nobiles quidam, rediret ipse Carthaginem.
111. Au français assez pour. correspond ordinairement en latin tantum {tam, tot, etc.) ut...; trop. pour que... se rend par un comparatif suivi de quam ut... (pour quam qui, voy. ci-dessus, p. 438 6).
505. — Emploi des temps dans les propositions consétcutives. — L'emploi des temps dans les propositions consécutives donne lieu à une observation importante.
Dans un récit, ut marquant la conséquence se construit généralement avec l'imparfait du subjonctif, non seulement dans les cas où le français mettrait l'imparfail, mais même quand le français, au lieu d'employer l'imparfait, se servirait du passé défini!.
Ex. : Cic., de Fin., 11, 20, 63 : erat.. ita non superstitiosus ut illa plurima in sua patria sacrificia et fana contemneret... (il était si peu superstitieux qu'il méprisail.…). In Verr., 11, 2, 19, 47: tantus in curia clamor factus est ut populus concurreret (il s'éleva une telle clameur que le peuple accourut).
REMARQUES. — Τ. Chez Cicéron, les exceptions à cette règle ne sont qu'apparentes : en effet, dans les passages que l’on pourrait citer, la forme employée par lui doit étre considérée comme un subjonclif parfait et non comme un subjonctif aoriste. Or le subjonctif parfait est très correct dans les propositions consécutives quand la conséquence dont il s'agit doit être présentée comme un résultat présent et non comme un fait
passé ?.
1. Cette règlo s'explique d'abord par ce fait qu'après un verbe principal au passé la concordance des temps (voy. ci-après, liv. 11, ch. 111) demande unc des formes passées du subjonelif (cf. ci-dessus, $ 279, 2°), Mais il faut remarquer aussi que l'application de cette règle au cas particulier des propositions consécutives est tout à fait lugique, puisqu'il s'agit d'énoncer daus un récit quelle fût, à tel moment du passé, la conséquence de tel ou tel fait.