Ut dans une proposition comparative. — Dans les
propositions comparatives, ut signifiant comme, de même que, au premier membre a pour corrélatifs, sic ou ita, ainsi, de même dans le second. Maisil arrive souvent aussi que ut. ita (sic) ainsi employé marque une opposition qu'on peut traduire par s'ilest vraique..., iln'en est pas moins vrai que... Ex. : Cic., de Fin. 1,1, 3: ut Terentianus Chremes non inhumanus (681)... sic isti curiosi (sunt).. — Quixr., X,1,72: ut pravis sui temporis judiciis Menandro sæpe prælatus est, 1.8 consensu tamen omnium meruit credi secundus.
509. — Ut dans une proposition temporelle. — Enfin la particule ut s'emploie comme conjonction de temps et signifie tantôt lorsque, tantôt depuis que * (synonyme : EX quo).
4. Quand on trouve ne dicam..., c'est dans un tout autre sens que celui de ut non... dicam. En pareil cas, l’auteur a voulu marquer qu'il n'ose pas se servir de telle ou telle expression, de crainte qu'elle ne paraisse exagéréc (cf. Sevrrenr. Schol. lat., 1, p. 90).
Ex.: Cic., Phil., 13,5, 12: 88118 inconsiderati fuit, ne dicam (« je n'ose pas dire ») audacis, rem ullam ex illis attingere.
9, Ces formules de prétérition sont, snus ὑπὸ forme négative, la même chose que ut omittam..., Joculion dans laquelle ut doit étre considéré aussi comme ayant Ja valeur d'une particule concessive : « mettons que je laisse (ou que je puisse laisser) de côté... »
ἃ. γον. O. Rizxwaur, Synt. lat..$ 211, ἃ. Rex.
4. L'emploi de ut comme conjonction de temps signifiant « lorsque » s'explique de la même façon que l'emploi de ὡς (cf. ci-dessus, p. 487-8, n. 1). De plus, voici une phrase d'Aulu-Gelle qui permet de voir comment, d'adverbe relatif, ut a pu devenir conjonction de temps.
A.-Gazur, II. 29, 4 : nidulatur in segetibus id ferme temporis (cf. ci-dessus, ὃ 75, p. 75) ut appetit messis. |
Quant à l'emploi de ut siguifiant « depuis que », il a ses origines dans des phrases comme celle-ci : nam viri nostri domo ut abierunt, hic tertius est annus (Praurs); cf. Tac., Ann., XIV, 53 :
iartus decimus annus est, Cæsar, ex quo spei tuæ admotus sum; octavus, uf imperium obtines.
C'est seulement à l’époque classique qu'il est devenu synonyme de postquam ou de 6x quo.
"Ex. : Cic., Tusc., 1, 38, 92 : Endymion vero, si fabulas audire volumus, ut nescio quando in Latmo obdormivit, nondum, opinor, est experrectus. Brut., 5, 49 : ut illos de re publica libros edidisti, nihil a te sane postea accepimus. 89, 305 : quanquam is quidem silebat, ut erat semel a contione universa relictus. Εἰς.
5. Au latin 6X QUO, « depuis que », correspond le grec ἐξ ou ἀφ᾽ οὗ, qui suit, comme 8x quo, Îa constructiun des propositions relatives (cf. ci-dessus, $ 610).
Jointe à primum, elle signifie aussitôt que, dès que. La syntaxe de la conjonction temporelle ut est la même que celle de ubi (cf. ci-après, 8 511).
REMARQUE. — On trouve dans Horace utcumque employé dans le sens de toutes les fois que.
D. — COoNJONCTIONS ISSUES DU LOCATIF OU DE L'INSTRUMENTAL DU PRONOM RELATIF.
Grec : ἡνίκα, ὁπηνίκα. — Latin : ubi.
510. — Les conjonctions ἡνίκα et ὁπηνίκα. — Les conjonctions ἡνέκα et dnnvixa' s'emploient dans les propositions temporelles et signifient au moment où, dans le temps que, au temps où, quand, lorsque.
La syntaxe de ces conjonctions est, en somme, la même que celle ἀ᾽ ὅτε et ἀ᾽ ὁπότε, d’'ôtav et ἀ᾽ ὁπόταν, c'est-à-dire qu'on emploie hvéxæ (δπηνέκα) avec les mêmes modes, temps et négations que ὅτε (ὁπότε) et ἡνέκ᾽ ἅν dans les mêmes conditions qu’ ὅταν et ὁπόταν.
REMARQUES. — 1. On rencontre l'optatif avec ἡνίχ᾽ &v dans des propositions comme celles-ci.
Ex.: XÉN., Écon., 11, 14: ἐγὼ ἀνίστασθαι ἐξ εὐνῆς εἴθισμαι, ἡνίκ᾽ ἂν ἔτι ἔνδον καταλαμδάνοιμι, εἴ τινα δεόμενος ἰδεῖν τυγχάνοιμι, j'ai l'habitude de me lever à [πουρο où si je désirais rendre visite à quelqu'un, je pourrais encore le trouver chez lui. — DÉM., IV, 31 : φυλάξας (Φίλιππος) τοὺς ἐτησίας ἢ τὸν χειμῶν᾽ ἐπιχειρεῖ (οἷς διαπράττεται), ἡνίκ᾽ ἂν ἡμεῖς μὴ δυναίμεθ᾽ ἐχεῖσε (c.-à-d. εἰς τὴν χώραν αὐτοῦ) ἀφιχέσθαι, épiant le moment où souffleut les vents étésieus et les tempêtes, Philippe s'attaque ἃ ses ennemis dans des circonstances felles qu'il nous soit impossible d'aller là-bas (dans son pays).
Dans la première phrase, la proposition temporelle est traitée comme le serait une proposition principale en relation avec la proposition conditionnelle qui suit. Dans la seconde phrase, la proposition ἡνίκ᾽ ἄν... un δυναίμεθα a la valeur d'une proposition relative consécutive : la conséquence y est éventuelle (d’où l'optatif avec ἄν) et intentionnelle (d'où la négation μή).
II. On emploie aussi (mais erceplionnellement encore) l'indicatif d'un temps historique après ἡνίχ᾽ ἄν quand on veut indiquer, outre un rapport de temps, une supposition qui ne se rencontre pas dans la réalité.
Ex.: DÉM., XXIX, 16: εἴπερ ὡς ἀληθῶς ταῦτα μὴ ἐμαρτύρησεν, οὐχ ἄν νῦν ἔξαρνος ἦν, ἀλλὰ τότ᾽ εὐθὺς ἐπὶ τοῦ διχαστηρίου τῆς μαρτυρίας ἀναγιγνωσχομένης, ἡνέκα μᾶλλον ἂν αὐτὸν ἢ νῦν ὠφέλει; si vraiment il n'avail pas attesté ces choses, ce n'est pas maintenant qu'il les nicrait, mais il l'aurait fait immédiatement après la lecture de son témoignage devant le tribunal, au moment où plus que maintenant ses dénégations lui auraient été utiles.
4. Ni l'uno ni l'autre ne sc rencontre chez Homère, et l'origine en est assez obscure : toutefois on croit pouvoir rattacher ἡνίκα au thème féminin du relatif ὅς ct supposer que ἧνι- cache une forme de locatif (cf. les corrélatifs πηνίχα et τηνίχα) suivie de la particule indéfinie χα analogue au -qué latin dans quandoque. Quant à ὁπηνίκα il est, au point de vue de la forme, dans le même rapport avec ἡνίκα que ὁπότε avec ὅτε ou que ὅπως avec ὡς.
Il. On trouve ὀπηνίχα employé au même sens que ὁπότε, puisque. Ex.: Déu., XXI, 42 : ἀλλὰ μὴν ὁπηνίκα χαὶ πεποιηχὼς ἃ χατηγορῶ χαὶ ὑθρει πεποιηχὼς φαίνεται, τοὺς νόμους ἤδη σχοπεῖν δεῖ. IV. Enfin, par analogie, les Tragiques emploient quelquefois ñv!xæ au lieu d'ôte après les verbes signifiant savoir, se souvenir. Ex. : Sopn., Aj., 1273 : οὐ μνημονεύεις οὐκέτ᾽ οὐδέν, ἡνίκα... ὑμᾶς οὖτος... ἐρρύσατο. --- EUR., Troy., 10 : οἱδ᾽ ἡνίκ᾽ Λἴας εἷἶλχε Κασσάνδραν βίχ. Etc.
δ11. — La conjonction ubi. — La conjonction ubi' s'emploie dans les propositions temporelles? et se construit comme postquam (voy. ci-dessus, 88. 457 sqq.).
Quand elle est accompagnée de primum, elle forme une locution composée, ubi primum, signifiant dès que (comme ut primum.….)".
4° La conjonction ubi, comme ut temporel (dont on ne peut guère la séparer), ne marque presque jamais autre chose qu'un simple rapport de temps entre deux faits. Par conséquent, dans les phrases où il n'est pas question d'un fait répété, ubi et ut se construisent régulièrement avec un temps de l'indicatif, surtout avec le parfait employé en tant qu'aoriste.
1. Ubi est la forme classique, mais ce n'est qu'un afaiblissement d'une forme plus ancienne ubei, conservée sur de nombrouses inscriptions (voir C, 1, L.,t. 1, p. 498). Cette forme ubei s'est réduite à ubi, qui dans le parler populairo se prononçait aussi ube (cf. Quixr., 1, 7, 24). Ubi sc compose de deux parties, unc désinence bi qu'on croit pouvuir rattacher à la mème origine que la désiuence sanscrite -bhyam (forme d'instrumental), et un radical u-, qui est un débris d'uuc forme plus complète -cu (pour quo-), cumme le prouvent les mots 8i-cubi, ali-cubi et aussi la forme pupulaire cube (cf. Appendiz Probi, 1. TY,p. 199, 16, Κεῖ : nescio ubi, non nescio cube). be plus, l’adverbe ombrien pufe suppose uu advorbe latin "(πιο δὲ, comme uter (ait. πότερος, ion. χότερος, osque potoro-) suppose une forme primitive quoter, cuter. Comment le C initial est-il tombé? On ne peut que constaler le fait sans l'expliquer. Quai qu'il eu sit, il est évident que, étymologiquement, ubi est une forme d'instrumental du thème relalif (Π10-. Mais, ainsi qu'on va le voir (ci-dessous, n. 2), cette forme d'instramental est employée avec la valeur d'un locatif.
2. L'origine de cet emploi est très claire. Ubi a €té d'abord un adverbe relatif.
Ex.: Puacre, il, 118 : capiunt prædones navem illam, ubi vectus fui.
Dans ce vers do Plaute, ubi a encore le sens d'un instrumental, mais le plus souvent il s'emploie là où l'on atlendrait in quo, in qua, ctc., el prend par conséquent la valeur d’un locatif.
Ex. : Cés., de Bell. Gall, 11, 35, 3 : quæ civitates propinquæ his locis erant, ubi bellum gesserat. — Gic., p. Quinct., 9, 34 : neque nobis adhuc præter te quisquam fuit, ubi nostrum jus contra illos obtineremus.— Sas. Cat., 54, 5 : sibi magnum imperium exoptabat ubi virtus enitescere posset. Etc. (ef. E. Benoun, Siylistique latine, trad. Bonnet et Gache, καὶ 54, Paris, Klincksicck, 1890).
Dans ces propositions, ubi n'a que la valeur d'un relatif ct est soumis aux règles générales de la syntaxe des propositions relatives, cf. ci-dessus, pp. 430 et suiv.
Mais on concoit aisément qu'emplayé dans des constructions de ce genre, arcc la valcur d'un locatif, ubi ait fini par exprimer un rapport de Lomps : co qui ἃ dù favoriser le développement do co nouveau sens, ce sont des touraures comme celle-ci :
Tés., Andr., 631 : post πὶ tempust promissa jam perfici, | fum coacti necessario se aperiunt.
3. L'idée de « dès que », ἃ aussitôt que » cest encore rendue en latin par les lacutious suivantes : simul atque ou simul 80... (très usité), simul tout seul (assez rare), simul αἱ... (cf. Cic., in Vorr., 1, 1, 26, 67; de Fin., 11, ὁ, 33; Acad., 1, 16, 51: Tusc., IV, 2,6; Phil., 3, 1, 2). simul ot... (assez rare, mais cf. Cic., de Fin..11,41,33; V,9, 24; ad Att.. 11,20,2: X, 4. 19: XVI, 11,6; ad Q. fr, 11, 6, 3), simul primum .. (T.-Luw., VI, 1, δ)» simul ubi... (T.-Live, IV, 18, 7), simul ac primum (Cic., in Verr., IT, 1, 13, 34; Phil, 4, 4, 1), statim atque (Uupiex, Dig., XXE 1, 25,8; Pau, Dig., XVI, 1, 24), Statim ut (Gic.), continuo ut (Cic.).
Ex. : Puaure, Amph., 216 : hæc ubi legati pertulere, Amphitruo 6 castris ilico | producit omnem exercitum. — Tén., Eun., 635: ubi ad ipsum veni devorticulum, constiti. — Ceés.. de Bell. Gall., IV, 12, 1: hostes, ubi primum nostros equites conspexerunt, impetu facto celeriter nostros perturbaverunt. Etc.
T.-Live, I, 12, 3: ut Hostius cecidit, confestim Romana inclinatur (cf. ci-dessus, ὃ 2271) acies. — Q.-Curcr, IX, 3, 16: ut finem orationi Cœnus imposuit, clamor undique cum ploratu oritur. Etc.
REMARQUES. — I. Le présent historique (ἃ 227; avec ubi ou ut peut remplacer l'aoriste toutes les fois qu'on veut donner au récit plus de vivacité. Ex. : PLAUTE, Mil., 178 : ubi abit, conclamo. — SALL., Jug., 51, 3 : ubi videt Numidas minus instare, paulatim milites in unum conduciticf. 5b.,76, 2. 00:
11. L'imparfait 8) et le plus-que-parfait P de l'indicatif s'emploient avec ubi et ut de la même facon qu'il a été dit ci-dessus ($ 458, 2° ct 3°) à propos de postquam.
a) Ex.:T.-Live, XXII, 5, 6 : ubi in omnes partes nequiquam impetus capti (s.-e. sunt) et ab lateribus montes ac lacus, a fronte et ab tergo hostium acies claudebat... tum... nova de integro exorta pugna est !»». à m. quand on eut fait en vain dans tous les sens, des mouvements d'attaque pour se frayer un passage, οἱ comme on était emprisonné de tous côtés, etc. ). XXI, 6, 7 : quæ (fuga) ubi immensa ac sine spe erat, aut deficientibus animis bauriebantur gurgitibus, aut nequiquam fessi vada retro ægerrime repetebant.…
T.-Li1VE, XXII, 44, 1 : ut vero... exurebatur amœænissimus Italiæ ager.. tum prope de integro seditio accensa (est). 14, 3 : uf vero in extrema juga Massici montis ventum (s.-ent. est) et hostes sub oculis erant.… nec ulla erat mentio pugnæ : « Spectatum huc, inquit Minucius, etc. ». 44, 1 : ut ventum ad Cannas est et in conspectu Pœnum habebant, bina castra communiunt. Cf. XXIV, 1, 6; 26, 10; XXV, 96, 15, etc.
b' Ex.:Cic., ad A!!., V, 10,1 : ut Athenas veneram, exspectabam ibi jam quartum diem Pomptinum (style épistolaire). — CÉS., de Bell. cir., Il, 9, 6 : ubi, quantum storiarum demissio patiebatur, tantum elevarant, intra hæc tegimenta abditi... parietes lateribus exstruebant. Ib., 11}. 63, 6 : ut ad mare nostræ cohortes excubuerant (nos cohortes éfnient cncore au bord de la mer où elles avaient campé pendant la nuit quand), accessere subito prima luce Pompejani. — T.-Live, I, 29, 4 : αὐ vero jam equitum clamor exire jubentium instabat, jam fragor tectorum, quæ diruebantur, audiebatur, pulvisque ex distantibus locis ortus velut nube inducta omnia impleverat'; raptim ... agmen migrantium impleverat vias. Etc.
élal, une situation (comme le ferait l'imparfait d'un verbe de sens approprié, par ex. : tegebat). 51
était question d'un fait séparé d'autres faits par un iutervalla de temps, il faudrait naturellement
postquam ct non ubi: enfin s'il élait question de deux faits consécutifs, ubi (comme postquam, cf. $ 458, 1°) devrait étre suivi du parfait de l'indicalif. (cite phrase de T.-Live,. ΧΧΠΙ, 27, 3 : quam δὲ neglegentiam ex re, ut fit, bene gesta oriri senserat
Hasdrubal, cohortatus milites.. pergitire, présente donc ἀπὸ irrégularité,
2 Quand la proposition temporelle signifie une action qui se répète, l'usage classique demande qu'on emploie l'indicatif.
Ex. : Sazu., Cat., 51,2: haud facile animus verum providet, ubi 1118 officiunt.
Cic., in Verr., I, 5, 55, 143: ut quisque istius animum aut
oculos offenderat, in lautumias statim conjiciebantur.
— Sais, Cat. 6, 5 : 181 pericula virtute propulerant,
sociis atque amicis auxilia portabant. — T.-Live, II, 48, 5 :
ubi abductas senserant legiones, agros incursabant.
REMARQUE. — Toutefois quand le verbe de la proposition temporelle exprimant une
action qui se répète doit être à l’iëmpar/fait ou au plus-que-parfait, on trouve le sub-
jonctif!, rarement chez Cicéron et chez César, assez souvent chez T.-Live et presque toujours chez les presateurs de l'époque impériale (cf. ci-dessus, 8 451, cf. p. 424, n. 3)".
512. — La conjonction quoad. — La conjonction quoad (composée de quo et de ad) signifie tantôt aussi longtemps que, tantôt jusqu'à ce que et se construit absolument comme donec* dont elle est synonyme (cf. ci-dessus, p. 474 sqq.).
E. — [LA CONJONCTION GRECQUE tva.
513. — Propositions finales commençant par ἵνα", — Les propositions qui expriment l'intention qu'on a, le but qu'on se pro-
4. I faut mettre à part les phrases dans lesquelles le subjonclif est très régulicr, parce que la particule ubi a la valeur de 8i conditionnel.
2. Tacite va plus loin encore ct emploie le subjonctif avec ὉΔῚ d'une façon tout incorrecte, là où il n’y a aucune idée de répétition,
Ex.: Tac., Aist., 11, 40 : Titianus et Proculus, ubi consiliis vincerentur, ad jus imperii transibant.
Autre chose est l'emploi extraordinaire du subjonctif qu’on trouve dans ce passage : Tén., Hec., 378 : jam ut limen exirem.
Si l'on πὸ corrige pas exirem cn exieram. il faut supposer qu'on a affaire à une locution clliptique comme il y en a tant en latin dans le style familier :
Mater consequitur ; jam (in eo res erat) ut limen exirem: ad genua accidit.
Voy. O. Rixwaxx, Synt. lat., 2° éd., p.361, n. 1.
4. Il est diflicile de dire ce qu'est au jusie le mat quoad : pour la furmc, QUO parait étre un ablalif (ef. Limmsar, the Latin language, p. 568), mais comment concilier l'emploi de l'ablatif avec celui de In préposition Ad qui furme le second élément du mat? On est d'autant plus embarrassé qu'à côté de quoad on trouve adquo à l'époque archaïque. En effet, Nonius (76, ὁ ΜΠ nous a conservé deux fragments d'Afranius où on lil :
Comic. fr. (278 Ribb.) : ut scire possis adquo te expediat loqui. 16. (249 Ribb.) : iratus essem adquo liceret.
Peut-être est-il légitime de croire que quo cst un datif employé pour marquer le terme d'un mouvement (ef. ci-dessus, $ 99).
4. La conjonction quoad cest d’un emplui assez rare (ef, A. Dreoen, Mist. Synt der lat. Spr., ὃ. HA. p. 615 sqq.). Mais il est intéressant de constater qu'Apuléc, amateur de curiosités et de raretés, en fait un usage très étendu (cf. À. Daxogn, ἰ. L.; Scnumaiz, δαί. Synt., S 293).
5. Il est difficile de donner l'étymologie evacte de la conjonction ἕνα : les savants sont loin d'être d'accord sur ce poiut, bien que la plupart voient dans ἔνα une forme d'instrumental d’une racine t-, ayant le sens relatif. Pour la filiation des sens, voyez ce qui a été dit de ὡς et de ὅπως (p. 487, n. 2).
pose, commencent ordinairement! en grec par ἵνα. Le mode employé est le subjonctif du présent ou de l'aoriste*,
La négation est ur”.
Ex. : low, 11, 11, 381 : νῦν ὃ᾽ ἔρχεσθ᾽ ἐπὶ δεῖπνον, ἵνα ξυνάγωμεν "Agna (cf. Od., 1], (11). — ὅορη,, Œd. R., 364 : εἴπω τι δῆτα
χἄλλ᾽, ἵν᾽ ὀργέζῃη πλέον ; — PLATON, Cril., 48: ἐπίτηδές δε οὐχ ἤγειρον, ἵνα ὡς ἥδιστα διάγης. --- Χέν., λέόνι., III, ?,
1. Les propositions finales en grec ont fait l'objet d'une excellente monographie de Pa. Weven, Enitwickelungsgeschichte der Absichtssætse (en deux parties), dans les Beitræge de Scnaxz. Voici les conclusions principales de cet important travail.
a) Chez Homère ct chez les poètes lyriques, la conjonction finale la plus fréquente est ὄφρα, qui disparait après eux (τον. ci-après, p. 544, Rex. 10}; — les tragiques emploient surtout ὡς, qui est au contraire très rarc dans la prose altique, si l'on excepte Xévophon (voy. ci-dessus, ὃ 475); chez Thucydide, c'est ὅπως qu'on rencontre le plus souvent, de mème dans les inscriptions de l’époque atlique (où ὅπως est presque constamment accompagné de ἄν, cf. ci-dessus, ὃ 484) ; — Hérodote et Aristopbane se servent principalement de ἵνα, qui finit par devenir presque la seule conjonctinn finale usilée en prose. sice u'est que chez Xénophon ὅπως redevient très fréquent ; — l'usage de Xénophon parait avoir varié selon les différentes époques de sa carrière littéraire ;: dans ses dernicrs ouvrages ἵνα est plus rare, ὅκως ct ὡς plus fréquents.
b) Quand le verbe principal est au passé, les poètes d’une part, Platon et Xénophon de l'autre, mettent la proposition finale plus volontiers à l'optatif qu'au subjonctif; — δὰ contraire, chez Hérodnte οἱ Thucydide, le subjonclif, en pareil cas, est plus fréquent que l'optatif; pour ce qui est des oratcurs, l'usage varie de l'un à l’autre; chez Démosthène, les deux modes sont également fréquents.
c) Quand le verbe principal est un optatif ou un potentiel, le subjonctif de la proposition Gnalc pext être remplacé par un optatif; mais cet emploi, dû à une attraction, n'est nullement obligatire.
d) Quand le verbe principal exprime une hypothèse contraire à la réalité, le verbe Jde la proposition finaic est ordinairement à un temps passé (toujours sans ἄν). mais il peut être aussi au subjonctif ou à l'optatif; en pareil cas, la conjonction finale employée est presque partout ἵνα, rarement ὅπως (ὡς seulement en poésie et chez Xénophon).
2. C'est soulement dans la grécité postérieure que le subjonctif est remplacé par le futur après ἵνα. Ce tour est particulièrement fréquent dans le grec des Septante et du Nouveau Testament (cf. Szer., Léo., 10, 16; Nouv. Tzsr., 1 Cor., 4, 6; 13, 3; Galat.. 4, 17; 1 Pierre, 3, 1, οἷα.
Quant à l'emploi de l'optalif, à la place du subjonctif, après un temps principal, c'est une irrégularité dout on ne cite que quelques exemples.
Ex.: Hon,. Od., XVII, 250 : (τόν ποτ᾽ ἐγὼν...) ἄξω τῆλ᾽ ᾿Ιθάχης, ἕνα μοι βίοτον πολὺν ἄλφοει (Kincanorr écrit ἄλφη; Fasi-Hinnicus comparent Z!., 1, 364 οἱ renvoicnt ἃ Kaîcen, Gr. Sprachlehre, W, $ 54, 8, Anm. 3). — Hèn., II, 93: xal ἀναπλώοντες ὁπίσω τῆς αὐτῆς ἀντέχονται, ἐγχριμπτόμενοι xal ψαύοντες ὡς μάλιστα, Eva δὴ μὴ ἄμάρτοιεν τῆς ὁδοῦ διὰ τὸν ῥόον.
Il ne faut pas confondre celte construction fautive avce l'emploi de l'optatif qu'on trouve dans des phrases comme celles-ci où il est amené par l’idée implicitement signifiée par la proposition principale. Ex.: δέν., XXII, 11: διὰ ταῦτα γὰρ (ὁ νόμος...) τοῦτον ἔχει τὸν τρόπον Eva μηδὲ πεισθῆναι μηδ᾽ ἐξαπατηθῆναι γένοιτ᾽ ἐπὶ τῷ δήμῳ (en réalité ἔχει signifie que la loi existante a élé faile pour qu'il no fût même pas au pouvoir du peuple de se laisser persuader ni duper ; comparez dans Démosruène, XXIV, 145 : κεῖταε (ὁ νόμος οὗτος]... ἐπὶ τοῖς ἀχρίτοις, ἕνα μὴ... ἀναγκάξοειντ' ἀγωνίζεσθαι, et plus bas, S 147 : ἕν... τῷ ὅρχῳ τῷ βουλευτιχῷ γέγραπται, ἕνα μὴ λέγοιεν, où l'idée exprimée est la même). --- Anisr., Gren., 23 : τοῦτον δ᾽ ὀχῶ, | ἕνα μὴ ταλαιπωροῖτο μηδ᾽ ἄχθος
φέροε (« Landis que lui je l'ai fait monter à dne, pour qu'il ne se [διἱσυὰϊ pas »).
3. Au lieu de ἵνα μή (homér. ὄφρα ur), l'ancienne langue employait μή lout seul. Ex. : How., J1., 1, 522: ἀπόστιχε, «ἢ τι νοήσῃ Ἥρη. Etc.
Cet usage, dérivé bien évidemment des propositions prohibitives indépendantes avec pr, (ef. ci-dessus. 8 313), appartient d'une façon générale plutôt à la langue de la poésie qu'à celle de la prusce. 1} est rare chez les prosateurs attiques, à l'exception toutefois de Plalon et de Xénophon. Voy. Pu. Wamxa, our. cié, 2° partie, p. 48 ct suiv.: p. 70 et suiv., on ayant soin de mettre à part les propositions que Weber pes propositions finales incomplètes ct que nous nous appelons propositions complétires (του. ci-dessus, ἃ 485).
3: χαὶ γὰρ βασιλεὺς αἱρεῖται, οὐχ ἵνα ἑαυτοῦ χαλῶς ἐπιμελῆῇται, ἀλλ᾽ ἕνα ui οἱ ἑλόμενοι δι᾿ αὐτὸν εὖ πράττωσι. Anab., 111,2. 21: δοχεῖ μοι χαταχαχῦσαι:ι τὰς ἁμάξας, ἵνα μὴ τὰ ζεύγη ἡμῶν στρατηγῆῇ. --- Déu., XVIII, 318: πρὸς τοὺς ζῶντας, ὦ χρηστέ, ἵνα μηδὲν ἄλλ᾽ εἴπω, τὸν ζῶντ᾽ ἐξέταῖε χαὶ τοὺς χαθ᾽ αὑτὸν. Etc. ?
REMARQUES. — ἰ. Quand le verbe de la proposition principale est à un temps historique”, on se sert sourent de l'optatif au lieu du subjonctif (νου. p. 542, n. 4, ὁ).
Ex. : Hou., Od., V, 2 : ὥρνυθ᾽, ἵν᾿ ἀθανάτοισι φόως φέροι ἠδὲ βροτοῖσιν. — XÉN., Anab., 11, 6, 21 : Μένων ὁ Θετταλὸς δῆλος ἦν ἐπιθυμῶν... τιμᾶσθαι ἵνα πλείω κερδαίνοι * φίλος τε ἐδούλετο εἶναι τοῖς μέγιστον δυναμένοις, ἵνα ἀδιχῶν μὴ διδοίη δίχην. Etc.
11. Quand la proposition principale ἃ son verbe à l’op/alif ou au potentiel, la proposition finale se met à l'optatif (sans ἀν), en vertu de la règle de l'attraction modale*.
Ex. : Hom., Od., XV, 407: τάχιστά uot ἕνδον ἑταῖροι | εἶεν, ἵν᾽ ἐν χλισίῃ λαρὸν τετυκοίμεθα ne — SoPx., Phil., 325 : θυμὸν γένοιτο χειρὶ πληρῶσαί ποτε, | ἵν᾽ αἱ Μυχῆναι γνοῖεν à Σπάρτη θ᾽ ὅτι | yñ Σχῦρος ἀνδρῶν ἀλχίμων μήτηρ ἔφυ. Cf. Aj., 1918 544. (avec ὅπως). Etc.
XÉN., Anab., II, 4, 3 : οὐχ ἐπιστάμεθα, ὅτι pre ἡμᾶς ἀπολέσαι περὶ παντὸς ἂν ποιήσαιτο, ἵνα καὶ τοῖς ἄλλοις “ἕλλησι φόθος εἴη ἐπὶ βασιλέα μέγαν στρατεύειν; cf. Anab. Ill, 4, 18 (avec ὡς); Cyr., 1, 6, 22 (avec ὅπως). Etc.
Il. C'est par une semblable assimilation des modes que s'explique l'emploi d'un temps passé de l'indicatif (sans ἄν) dans une proposition finale dépendant d'une proposition principale dont le verbe est au mode irréel (cf. ci-dessus, δὲ 292, 20; 302, 3°)5.
Ex. : Sopn., Œd. R., 1387 : οὐκ ἂν ἐσχόμην | τὸ μὴ ἀποχλῇσαι τοὐμὸν ἄθλιον δέμας, | ἵν᾽ À τυφλός τε xai χλύων μηδέν. — PLATON, Cri, 44 ἃ : εἰ γὰρ ὥφελον (souhait irréalisable) οἷοί τε εἶναι οἱ πολλοὶ τὰ μέγιστα χαχὰ ἐξεργάζεσθαι, ἵνα οἷοί τε ἦσαν αὖ χαὶ ἀγαθὰ τὰ μέγιστα" νῦν δὲ οὐδέτερα οἷοί τε. Euthyd., 304 e : ἄξιον ἦν ἀχοῦσαι, ἵνα ἤκουσας ἀνδρῶν διαλεγομένων οἵ νῦν σοφώτατοί εἰσιν. — DÉu.,
4. C'est comme s'il Υ avait : τοῦτο λέγω, ἵνα μηδὲν ἄλλ᾽ εἴπω. 2. Cf. Goom, ouv. cité, p. 113.
3. La même règle est appliquée quand le verbe principal est au présent historique.
Ex.: Dtn., XVIU, 27 : ἃ ᾽γὼ προορώμενος... χαὶ λογιζόμενος τὸ Ψήφισμα τοῦτο γράφω... ἵν᾽... οὕτω γίγνοενθ᾽ οἱ ὄρκοι, καὶ HA... χύριος τῆς Θράκης ratastain.
4. Toutelois il δαὶ prendre garde qu'une proposition foale n'a pas nécessairement son verbo à l'optatif quand elle dépend d'une proposition principale au potentiel (cf. ci-dessus, p. 542, n. 1,c). Il Υ a mème des cas où l'optatif ne se comprendrait pas.
Ex. : How., 1|., XXIV, 263 sq. : οὐχ ἂν δή μοι ἅμαξαν ἐφξφοπλίσαχιτε τάχιστα, | ταῦτά τε πάντ᾽ ἐπιθεῖτε, ἵνα πρήσσωμεν ὁδοῖο ; (ici, comme Od., VI, 57, sq., le potentiel équivant à un impératif adouci, cf. ci-dessus, ὃ 316, 2°, ἃ, p. 321). — Dim., XXV, 33 : τίς οὐχ ἂν εἰς ὅσον δυνατὸν φεύγοι... ἕνα μηδ᾽ ἄχων αὐτῇ ποτε περιπέσῃ ; (ici l'interrogation n'est qu'un mouvement oratoire; le sens est celui-ci: δεῖ ἔχαστόν τινα τοῦτο φεύγειν... ἵνα μηδ᾽ ἄχων αὐτῇ ποτε περιπέση.) Εἰς. Cf. R. KCmaœn, ausf. Gramm, der gr. Spr. (3° éd. revue par Β. Grara), p. 259.
3. La même règle s'applique ἃ (outes les propositions finales, qu'elles commencent par ἵνα, ὅπως; ὡς onu μή (cf. ci-dessus, ἐξ 475, 484 avec la Rex. 111),
XXII, 48: ταῦτά γε δήπου προσῆκε προσγράψαι, ... ἵν᾽ ὅτῳ ποτὲ τούργον ἐπράχθη, τούτῳ τὰ ἐχ τῶν νόμων ὑπῆρχε δίχαια. Εἰς.
IV. Au lieu de la particule ἵνα, les poètes épiques et lyriques emploient ordinairement ὄφρα dans une proposition finale*.
La construction est la mème qu'avec ἵνα.
Ex.: Hou., J1., 1, 524 : χεφαλῇ χατανεύσομαι, ὄφρα πεποίθῃς Od., VI, 255 : ὄρσεο δὴ νῦν, ξεῖνε, πόλινδ᾽ ἵμεν, Ὁ σε πέμψω. 1|...1,. 118 : αὐτὰρ ἐμοὶ γέρας αὐτίχ᾽ ἑτοιμάσατ᾽, ὄφρα μὴ οἷος ᾿Αργείων ἀγέραστος ἕω. — PINDARE, Οἱ., 14, 20 : δόμον Φερσεφύνας ἐλθέ, ὄφρ᾽ ἰδοῖσ᾽ υἱὸν εἴπης. Etc.
Hom., Od. III, 284 : ὡς ὃ μὲν ἔνθα χιτέσχετ᾽ ἐπειγόμενός περ ὁδοῖο, ὄφρ᾽ ἕταρον θάπτοι χαὶ ἐπὶ χτέρεα κτερίσειεν. Εἰς.
Toutefois on trouve quelquefois dans Homère le futur Ἰὰ où l'on attendrait le subjonctif.
Ex.: Ηον., 1. XVI, 242 : θάρσυνον δέ οἱ iron ἑνὶ φρεσίν, ὄφρα χαὶ Extes εἴσεται icf. Π|., ΝΠ, 110; Od., IV, 163; XVII, G'.
Enfin, de même que nous avons vu ci-dessus la particule ἂν (hom. xs} dans des propositions finales commençant par ὅπως ou par ὡς ἡ, de même chez Homère ὄφρα χε ou ὄφρ᾽ ἄν se rencontrent dans un petit nombre de cas avec le subjonctif et même aver l'optatif.
1. Cette règle est loin d'étre absolue : on trouve, même en pareil cas, ἵνα avec l'optabf (ct parfois aussi avec le subjonctif) toutes les fois que ἕνα correspond au latin 60 consilio ut...
Ex. : Dix, XXIV, 44: χαίτοι χρῆν σ΄, ὦ Τιμόχρατες, ἢ τοῦτον μὴ γράφειν ἢ Éxeïvoy Averv, οὐχ᾽, ἵν᾽ ὃ βούλει σὺ γένηται, πάντα τὰ πράγματα συνταράξαι.
KÜnxen-Grnrn (our. cité, p. 259) fait justement remarquer qu'on dira très bien ἐχρὴν σε ἐλθεῖν ἵνα αώσε:ας, οὐχ ἕνα διαφθεέρειας, parce que le sens est : « Lu aurais dà venir avec l'intention de sauver el non arec l'intention de détruire », tandis qu'on dira ἐχρῆν σε ἐλθεῖν ἕνα ἐσώθημεν « tu aurais dà venir pour que nous fussions sauvés (/itt. :tu aurais dd venir; alors nous étions sauvés) ».
2. Cette particule dont l'origine est obscure, se rattache peut-être à la même racine que le verbe φέρω. En lout cas, ce qui est sûr, c'est qu'elle n'est point, comme presque toutes les autres, d'origine pronaminalc. Homère ne l'emploie pas seulement daus les propositions tinales ; il s'en sert aussi comme d'une conjonction de temps signifiant « aussi longtemps que, pendant que, tandis que », ou « jusqu'à ce que ». Fnfia, les poèles postéricurs l’emploient au sens du français « que » : c'est ainsi qu'Apollanius de Rhodes s'eu sert au licu de ὅπως après les expressions signiliant une ἰός de crainte, ce qui, à la rigueur, peut paraitre unc extension logique de l'emploi final de ὄφρα (εἴ, ce qui a été dit de ὅπως après δεδιέναι. ἃ 486). Quant à Quintus de Smyrnce ct Nonnos, ils s'en serrent dans les propositions complétives après les verbes signifiant « commander ».
Dans la grévité postérieure on s'est servi avec plus de liberté encore de la conjonction ἵνα, puisque, même chez Plutarque, mais surtout dans la langue du Nouveau Testament, on trouve ἵνα scrvant à former des propositions complétires après la plupart des verbes οἱ des expressions que [6 latin construit avec ut.
Es. : Nouveau Tusrauwexr, 1 Jean, 3, 11 : αὕτη ἐστὶν ἢ ἐντολὴ αὐτοῦ, ἕνα πεστεύωμεν, « son commaudement esl que nous crovions ». 11 Jean, 6 : αὕτη ἐστὶν ἢ ἀγάπη, ἕνα #epeπατῶμεν χατὰ τὰς ἐντολὰς αὐτοῦ, « l'amour consiste en ceci, que naus marchions selon 508 commandements ». atth., 18, 6 : συμφέρει... ἵναι... “ilest utila que... x: 18, 14: οὐκ ἔστιν θέλημα... ἕναι... « ce n'est pas sa volonté que... »; 20, 31 : εἰπὶ ἕνα Ἀχθίσωσεν « dis-leur qu'ils s'asscyent »; Mare, 11, 16 : οὐχ ἤφιεν (= ἠφίει) ἶνας... « il ne permetllait pas que... », οἷς,
ον. O. Rirmaxx, Synt. lat., 2° éd., p. 293, n. 2; Fn. Bass, Gr, d. neultest. Gr., ὃ 69 (p. 217-225). 3. La particule finale ἕνα ne se reucuntre jamais avec ἄν. Partout où l'on trouve ἵνα ἄν, on ἃ
affaire à l'équivalent du latin ubicumque; de plus, cetle locution ἵνα ἄν se reucontre suriowf ehex les poètes.
Ex: Anisr., Put, 1151 : πατρὶς γὰρ ἔστι πᾶσ᾽ ἵν᾽ ἄν πράττῃ τις εὖ.
Ex.: Hom., 1... Il, 440 : ἴομεν, ὄφρα κε θᾶσσον ἐγείρομεν ὀξὺν "Λρηα. Od., XVII, 10 sq. : τὸν ξεῖνον... ày' ἐς πόλιν, ὄφρ᾽ ἂν ἐχεῖθι | δαῖτα πτωχεύη. Etc.
Ηον., Il, ΧΗ; 25 sq. : ὗε δ᾽ ἄρα Ζεὺς | συνεχές, ὄφρα κε θᾶσσον ἁλίπλοα τείχεα θείη. Od., XXIV, 333 sq. : αὖ δέ με προΐεις χαὶ πότνια μήτηρ | ἐς πατέρ Αὐτόλυχον μητρὸς φίλον, ὄφρ᾽ ἂν ἑλοίμην |
ὥρα xrÀ.i.