CF. Dauces, our, cit, ἴ9 1, p. 357 ct suiv, (2° édit
SYNTAXE DES CAS. ol
impériale !Q.-Crres, Scéroxe, Jusnix) et devient une des particularités du style d'Arcuée!.
REMARQUE. — On parlera plus loin (à propos des formes nominales du rerbe) du gérondif et du supin en -um qui peuvent recevoir un complément direct, s'ils appar-
tiennent à un verbe transitif. De même voy. plus loin pour l'adjectif verbal en -urus et pour l'adjectif verbal en -ndus employé au neutre impersonnel.
55. — Certains verbes transitifs, qui sont composés d’une préposition, peuvent avoir deux compléments à l'accusatif : l'un complément direct, et l'autre dépendant de l'idée de la préposition contenue dans le verbe.
En grec, cet usage est assez rare, mais il existe.
Ex. : Héa., VII, 24: τὸν ἰσθμὸν τὰς νέας διερύσας, avant tralné les vaisseaux à travers l'isthme. 1, 163 : τεῖχος περιθάλλεσθαι τὴν πόλιν. -- Tuuc., ΠΙ, 81: ὑπερενεγχόντες τὸν Λευχαδίων ἰσθμὸν τὰς ναῦς, avant transporté les vaisseaux par-dessus l'isthme. --- ARRIENX, Anab., V, 5, 11 : τοὺς ἐλέφαντας διαδιδάσας τὸν Ὑδάσπην΄. — Eun., Hel., 1566 : ἐξανήρπασαν ταῦρον φέροντες δ᾽ εἰσέθεντο sc. ταῦρον) σέλματα, ils l'embarquèrent ‘lite. : le placérent dans le vaisseau.
En latin, le double complément se rencontre surtout avec les verbes traduco, traicio et transporto”. On dit traducere, traicere ou transportare legiones Rhenum, mais l'usage n'est pas borné à l'emploi de ces verbes, car on lit, dans Cicéron ‘de Divin., Π, 28, 62, anguis.. vectem circumjectus, et, chez les poètes, des constructions comme celles-ci :
un n° (cer. 1,81: infula virgineos... circumdata comptus.— Virc., Én.. XI, 508 : transadigit.. Costas... ensem. — Hon, Odes, 1, 14, 19 sqq. : interfusa nitentes | Vites æquora Cycladaäs. A. Poet.. 19% : neu quid medios intercinat actus. -
REMARQUE. — Certaines constructions passées de la langue technique dans la langue urdinaire ne s'expliquent pas autrement. Telles sont adigere aliquem arbitrum (Cic., de Off., WI, 66; p. Rosc. com., 25; lop., #3), mener quelqu'un devant un arbitre*, adigere aliquem jusjurandum (Cic., CÉS.), contraindre quelqu'un à un serment. De même avant de dire animadvertere, on ἃ dit en latin animum advertere, et cette locution, qui signifiait tourner son allention vers quelque chose, était régulièrement accompagnée de l'accusatif de la chose. Enfin animum inducere, se mettre dans l'esprit, est suivi d'une proposition infinitive qui est le complément direct de cette expression {COMIQUES, CIc.).