Cf. Dasosn, ouv, cif.,t. 1, p. 357 (2° édit
2. Par analogie, la construction de ces verbes a été étendue à πορεύω, « faire passer, transporter, » ΟἹ. Sops., Trach., 5359 sq. ὃς τὸν βαθύρρουν ποταμὸν Εὔηνον βροτοὺς μισθοῦ ᾿πόῤρευέ χερσίν... — Ἐκα., Alc., 143, yuvaïx" ἀρίσταν λίμναν ᾿Αχεροντίαν πορεύσας.
3. Au passif, le complément construit avec l'idée de la préposition reste naturellement ἃ l'accusatif : εἴ, Césus, de B. G., U, 4, 1. plerosque Belgas… Rhenum.…. antiquitus traductos. — Je B. cie., ΠῚ. 76, 1, traductoque exercitu flumen.
$&. Toutefois on disait ad arbitrum à l'époque archaïque. Voy. le dictionnaire de Gronoss.
56. — Les verbes signifiant « attribuer, par la pensée, la parole ou l'action, telle qualité à tel objet » se construisent avec deux accusatifs : l'un complément direct, l’autre attribut.
4° Verbes signifiant faire de quelqu'un.…, rendre quelqu'un, choisur, élire. :
Xéx., Anab., 1,1, 2: Δαρεῖος Κῦρον σατράπην ἐποίησε xai στρατηγὸν ἀπέδειξε πάντων... Mém., III, 5, 5 : ὁ φόθος εὑτακτοτέρους ποιεῖ (5.--. τοὺς ἀνθρώπους). — Lis, ΧΧΥ͂ΤΙ, ὁ : Θρασύθδουλος τοὺς κόλαχας τοὺς αὑτοῦ πλουσιωτάτους τῶν πολιτῶν ἐποίησεν. -- Tuuc., VIII, 82 : οἱ στρατιῶται ᾿Αλκιδιάδην στρατηγὸν εἵλοντο. -- Χέν., Anab., III, 2, 5 : ᾿Αριαῖον ἠθέλομεν βασιλέα χαθιστάναι. Ποὶ!., VI, 2, 11 : χειροτονεῖν τινα στρατηγόν, εἰς.
Ριλυτ., Ραη., V, 4, 66 : is me heredem fecit. — Cés., de B. εἷο., Ill, 19, 4 : (fama) itinera infesta reddiderat!. — Cic., ad Atk., X, 16,6: te vegetum nobis in Græcia siste. — Cés., de B. G. V, 54,1: quem Cæsar apud eos regem constituerat.
REMARQUE. — Au passif, le complément direct devient le sujet et naturellement le substantif ou l'adjectif attribut se met au nominatif. XÉN., Anab., 1, 9, 1 : (Κῦρος) στρατηγὸς... πάντων ἀπεδείχθη. — ΕΒ5.Η.. INT, 28 : (Δημοσθένης) οὔτ᾽ ἔλαχε τειχοποιὸς οὔτ᾽ ἐχειροτονήθη ὑπὸ τοῦ δήμου.
Cic., Tusc., V, 35, 100 : in qua (vita) sapiens nemo efficietur unquam (cf. n. 1). P. Bulb., 41, 114 : Bellienus, homo per se magnus, simili ratione prope summus evaserat‘.
2° Verbes signifiant nommer, appeler :
Ex. : How., Od.. IX, 366 : Οὗτιν δέ με χιχλήσχουσιν | μήτηρ ηδὲ πατήρ. — Οἱ Ἕλληνες τοὺς ἄλλους πάντας βαρδάρους ὠνομα-
ζον ἢ. — Escnvue, Eum., 48 : οὔτοι γυναῖκας ἀλλὰ Γοργόνας λέγω (s.-e. αὑτάς).
4. Si l’attribut est, comme ici, un adjectif, facere peut étre remplacé par reddere; mais quand on emploie le tour par le passif, on se sert de fi0 ou de efficior, jamais de reddor, qui se trouve sculement à la basse époque, par exemple chez Cezse, FLonus ct Justin.
2. Λαγχάνω, « obtenir par le sort, » a pris le sens de « être désigné par le sort » οἱ cst devenu le passif de χληρῶ. Cf. Deu., 57, 47.
3. Evado marque un résultat atteint après un long temps, après bien des cfforts Evagit signifie donc « il réussit à devenir », « il finit par devenir » (ex. nunquam evasit orator), et ne peut jamais étre employé comme simple synonyme de fuit ou de factus est.
4. L'expression τίθεσθαί τινι ὄνομα suit l’analogie de ὀνομάζειν τινά, dont elle est synonyme, c'està-dire qu'on met à l'accusatif le nom qu'on donne à quelqu'un. Ex. : Prat., Rep., 369 c : ταύτῃ τῇ συνοιχίᾳ ἐθέμεθα πόλιν ὄνομα. Les expressions ὄνομα μοι ἐστί εἰ ὄνομα (ou ἐπωνυμίαν) ἔχω étant considérées l'une ct l'autre comme le passif de ὀνομάζω, le nom dont quelqu'un est appelé se met au nominatif. Ex. How., Οὐ... VII, 54, "AphTtn δ᾽ ὄνομ᾽ ἐστὶν ἐπώνυμον. — Εὐκιριρε, Tr'oy.. 1233, τλήμων ἑατρὸς dvou' ἔχουσα. --- Xén, Anab., 1, 5, 4, ἐνταῦθα ἦν πόλις μεγάλη, ὄνομα δ᾽ αὖ Κορσω τή. --- Par analagie, Ἠξπονοτκ ἃ même osé dire, 1, 199, M£Actea χαλέουσι τὴν ᾿Αφροδίτην.
La construction latine nomen mihi est Cæsari cst complètement inconnue au grec.
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Cés., de ὃ. civ., II, 31, 1 : Scipio imperatorem se appellaverat. — Liv. 1,3, 2: Tulum gens Julia auctorem nominis sui nuncupat.
REMARQUE. — Au passif, l’attribut se met naturellement au nominatif. | Ex.: PLAT., Lois, 681, ἃ : αὐτοὶ νομοθέται χληθήσονται, — Déu., XVIII, 46 : ἀντὶ γὰρ φίλων χαὶ ξένων, ἃ τότε ὠνομάζοντο (cf. ci-dessous,
Rey. 11), νῦν κόλακες καὶ θεοῖς ἐχθροὶ ἀχούουσιν᾽. Cic., Tusc., II, 18, 43 : omnes rectæ animi affectiones virtutes appellantur. De off., Il, 41, 40 : C. Cælius, is, qui sapiens usurpatur ὃ. — SALL., Cat., 24, 1 : consules declarantur M. Tullius et ὦ. Antonius,
3° Verbes signifiant tenir pour, regarder comme :
Ex. : Xëx., Hier, 11, 14 : νόμιζε τὴν μὲν πατρίδα οἶχον, τοὺς δὲ πολίτας ἑταίρους, τοὺς δὲ φίλους τέκνα σεαυτοῦ. Ριλτ., Rép., IX, p. 518 : ἀθλιωτάτην ταὐύτην τῶν πόλεων χρίνω. -- Déu., 18, 43 : οἱ Θέτταλο!: φέλον, εὑεργέτην, σωτῆρα τὸν Φίλιππον ἡγοῦντο.
PLaur., Aul., 11.2,38 : {e civem sine mala omni malitia | semper sum arbitratus et nunc arbitror. — Cuc., de ΟΠ". 11, 3, 10 : qui parum perspiciunt, hi sæpe, versutos homines et callidos admirantes, malitiam sapientiam judicant. -- Νερ., Tim., 2, 2 : (Timoleon) eam præclaram victoriam ducebat, in qua plus esset clementiæ quam crudelitatis.
REMARQUES. — I. Avec les verbes qui signifient penser et dire, le rapport entre le complément direct et l'attribut est marqué le plus souvent en grec par εἰναι, en latin par esse. Toutefois ces infinilifs peuvent être sous-entendus, comme dans les exemples ci-dessus. Par analogie avec cette construction, on trouve dans PLATON, Protag., 311: σοφιστὴν δή tot ὀνομαζουσί γε... τὸν ἄνδρα εἶναι. |
Avec ceux qui signifient sentir, montrer, trouver, saroir, le rapport est marqué en grec par le participe du verbe etut, qui toutefois peut aussi manquer.
Ex. : Isée, 1, 41 : διαθήχας ἤδη πολλοὶ ψευδεῖς (s.-e. οὔσας) ἀπέφηναν. De même au passif, XÉN., Anab., V, 6,13 : εἴ που ἥττους (5. 6. ὄντες) τῶν πολεμίων ληφθησόμεθα.
IT. Au lieu d'exprimer par un nom l'attribut du complément direct, on peut employer un pronom neutre et dire, par exemple, τέ σε χαλῶμεν. Toutefois, comme, au passif, le pronom neutre reste à l'accusatif,
Ex. : τοῦτο χαλοῦμαι. — DÉM., XVIII, 46 : ἃ τότε ὠνομάζοντο,
ἢ] est préférable de voir dans ce complément un cas particulier de l’accusatif de qualification. Voir ci-dessous, ὃ 63.
4. Le verbe ἀχούω « entendre parler sur son compte, d'où ètre appelé », peut servir de passif aux verbes signifiant « appeler, nommer ». En latin, la languc littéraire connait l'expression bene (vu male) audire « avoir bonne (ou mauvaise) réputation ». Mais c'est sculement dans la languc populaire qu'on troute audi0 employé commo synouyme de dicor ; Caruus οἱ Honace se servent de ce tour, De mémo ou trouve dans Piaure, Aud., 1, 5, 28, ego hujus fani sacerdos clueo.
2. Usurpo a cmployer (dans la conversation) », ἃ fini par significr « dénommer, nommer ».
En latin, on trouve des exemples comme :
Cic., de Fin., 11, 15, 50 : quid hoc loco intellegit honestum? qu'entend-il.… par l'honnète ?
Mais le cas n'est pas le même : c'est quid le complément direct et honestum l'attribut.
111. En latin, on évite, en général, d'employer des constructions comme celles-ci :
Liv., IX, 46 : filio suo magistro equitum creato. — SUET., Orf., 11: remisit.. Antonio hosti judicato amicos omnes. . | saute Ve it - τ, Toutefois, Cicéron ἃ dit dans un casi anadogue : ad Fam., Vil, 30 : quo mortuo nuntiato, et CÉsar, de B. civ., 111, 100, 3 : ante prœlium in Thessalia factum cognitum'. |