‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 181 sur 306 · Plus rarement donec ou quoad · texte numérisé non relu

Plus rarement donec ou quoad

Ex. : Cés., de Bell. civ., 1,58, 4: dum locus comminus pugnandi daretur, æquo animo singulas binis navibus objiciebant'. — T.-Live, XXII, 38, 1 : dilectu profecto, consules paucos morati dies, dum ab sociis ac nomine Latino venirent milites. Etc.

2 Silaproposition temporelle exprime une action répétée, on applique la règle qui a été donnée ci-dessus à propos de donec (8 454, 2°). Mais la construction est mal connue, parce que les exemples sont rares.

3° En dehors des deux cas précédents, on trouve dum assez rarement : on ἃ vu ci-dessus($ 454, cf. p. #75, n. 1) que donec remplace dum quand il s'agit de rendre l'idée de jusqu'au moment où. Cependant on trouve quelquefois dum employé en ce sens et suivi de l'igdicatif aoriste.

EX. : Cic., in Verr., 1, 6, 16: ea mansit in condicione.. usque ad eum finem dum judices rejecti sunt*.

519. — Dum conjonction conditionnelle. — Dans une proposition au subjonctif, dum peut prendre le sens conditionnel de pourvu que. En pareil cas, la négation est ne.

Ex. : Puaure, Cas., 11, 5, 23 : unus tibi hic dum propitius sit Juppiter, | tu istos minutos cave deos flocci feceris. — ας, de Fin., Υ͂, 29, 89: dum res maneant, verba fingant arbitratu 8110. — Svér., Cal., 30 : Caligula tragicum ïillud subinde jactabat : « oderint, dum metuant. » Etc.

Tér., Andr., 902 : quidvis cupio, dum ne ab hoc falli me comperiar. — Cuc., ad Att., VI, 11 B, 3 : 6060 si cui adhuc videor segnior fuisse, dum ne tibi videar, non laboro*. Etc.

1. Cet exemple pourrait étre cité aussi ci-dessous, 2°, puisqu'il s'agit ici d'une action qui sc répète. Toutcfois le subjonctif parait être amoné dans la phrase de César, autaul par le besoin d'exprimer cette idée que l’action est attendue par le sujet principal, que par application de la règle dont il ἃ été question ci-dessus, δὲ 411 οἱ 451,

2. Cet emploi de l'indicatif est tout naturel puisque dum sert Lout simplement à marquer un rapport de temps entre deux actions.

3. L'expression française : « que m'importe, tant que j'aurai...? » c.-à-d. « pourvu que j'aie...? » montre comment on peut passer du sens de « tant que » à celui de « pourvu que... » Quant à l'emploi de la négation n6 {au licu de nOn), qui, à première vuc, s'oppose à ce qu'on adopte cette traduction, il s'explique très bien par une fausse analogie avec l'expression MOdO ne, qui sert aussi quelquefois à rendre l'idée de « pourvu que ne... pas » ct dans laquelle ne est très régulier, puisque le subjoncuif est employé d'une manière indépendante conformément à la règle ξ 318, 2°. En cffet, une phrase comme celle-ci: « modo ne obsit tua pervicacia signifie littéralement : « seulement que ton entêtement ne soit pas un obstacle. » |

Cf. Cic. de Off., 1, 25, 89: quæ (mediocritas) placet Peripateticis, et recte pie modo ne laudarent (« si seulement ils nc faisaient pas l'éloge ») iracuniam et dicerent utiliter a natura datam.

4. La négation ne peut être séparée de dum par quelques mots, Ex. : Piaure, Capt., 838: quidvis, dum ab re ne quid ores, faciam ?

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