‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 183 sur 306 · Voy. Kocu, Gramm, grecque, trad. Rouff, p · texte numérisé non relu

Voy. Kocu, Gramm, grecque, trad. Rouff, p

2. Sous-entendez εὐδαίμονα et remarquez que le présent λέγω est employé ici avec la valeur d'un futur. Je rétablis ici ἄν supprimé par Stein, qui ne lient pas un compte suffisant d'unc leçon donnée à la fois par les mss A?AXbd:.

3. La phrase revient à ceci : « Je ne dois pas partir {ani que je n'aurai pas été puni. »

4. Le pléonasme (οὐ) πρότερον πρίν, (οὐ) πρόσθεν πρίν. que l'on rencontre chez les meilleurs écrivains (cf. Tauc., VII, 45; Anisr., Ois., 700 ; Xex., Cyr., V, 2,9: πρότερον πρίν... : Prar., Euthyd., 295 c; Xex., An. , WI, 1, 16: οὐ πρότερον πρίν... ; Xe, An., 1, 4.10: Cyr. 5, 4, 23 : οὐ πρόσθεν, un πρόσθεν πρίν... : cf. enfin la locution οὐ πρότερον παύσασθαι πρίν... si fréquente chez les orateurs, se rattacho à l'emploi de πρίν répété dont nous avons cité ci-dessus (p. 552, n. 3) un exemple chez Homère (Z{., VIII, 45% sq.). En cffet, la construction est analogue à celle d'Homère, puisque la particule πρίν est simplement remplacée dons la première proposition par ua synonyme, πρότερον ou πρόσθεν. C'est ce qui remplace chez les Attiques la locution complète πρὶν %, qu'on troure deux fois chez Homère avec l'infinitif (cf. Π]., V, 287; XXII, 266) et fréquemment chez Hérodote avec l'infinitif (ef, HI, 2 ; 1, 78), avee l'indicatif (cf. VI, 45) οἱ même avec le subjonctlif sans ἄν (VII, 8 ; 10).

2 La proposition temporelle exprime une action répétée.

a) Après une proposition principale négative dont le verbe cst au présent ou au futur, on emploie πρὶν ἄν avec le subjonctif quand il s'agit d'un fait qui se répète, d'une action habituelle ou d'une vérité générale.

Ex. : Turocn., v. 963 : un ποτ᾽ érarwvnonç! πρὶν ἂν εἰδῇς ἄνδρα σαφηνέως. - PLart., Phédon, 114 D : οὐ πρότερον παύονται πρὶν ἂν πείσωσιν οὗς ἠδίχησαν. — Χέν., Cyr. I, 2, 8: ὁρῶσι τοὺς πρεσθυτέρους οὐ πρόσθεν ἀπιόντας γαστρὸς ἕνεχα, πρὶν ἂν ἀφῶσιν οἱ ἄρχοντες. — Escu., Il, 2 : οὐ γὰρ πρότερον χατήγορος παρὰ τοῖς ἀχούουσιν ἰσχύει, πρὲν ἂν ὁ φεύγων ἀδυνατήσῃ τὰς προειρημένας αἰτίας ἀπολύσασθαι.

Le présent peut être, à la proposition principale, remplacé par

l'aoriste d'expérience (δ 260).

Ex. : Escu., III, 235 : οὐδεὶς πώποτε ἐπέθετο πρότερον τῇ τοῦ δήμου

REMARQUE. — À la proposition principale, on trouve quelquefois le potentiel qui,

pour le sens, est assimilé à un présent ou à un futur. Ex. : Soru., Trach., 2 : οὐχ ἂν αἰῶν' ἐκμάθοις βροτῶν, πρὶν ἂν θάνῃ τις. Etc.

b) Régulièrement on devrait trouver πρίν avec l'optatif, au lieu de πρὶν ἄν avec le subjonctif, quand la proposition principale est au passé.

On cite bien un exemple :

Xéx., An. IV, 5, 30 : ὅπου δὲ παρίοι χώμην, ἐτρέπετο πρὸς τοὺς ἐν ταῖς χώμαις καὶ χατελάμθανε πανταχοῦ εὐωχουμένους καὶ εὐθυμουμένους, χαὶ οὐδαμόθεν ἀρίεσαν πρὶν παραθεῖεν

RES | αὐτοῖς ἄριστον.

Mais c'est la leçon de quelques manuscrits inférieurs et malgré l'autorité de Krüger et de Cobet, qui l’approuvent, il est préférable d'adopter la leçon des meilleurs manuscrits : rpiv παραθεῖναι.

Fr ve me nt

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