‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 184 sur 306 · Subjonctif-impératif ayaut la valeur d'un futur · texte numérisé non relu

Subjonctif-impératif ayaut la valeur d'un futur

2. Chez Homère, le subjoncli avec πρίν s'emploie sans ἄν (ef. Zl., XVII, 435; Od., XIII, 335 ; XVII, 7; οἱς.). La raison en est que dans ces constructions homériques πρὶν demeure adverbe ct signifie « auparavant », tandis que le subjouctif garde sa valeur propre : il y a juxtaposition et non subordination.

Ex. : Hox., Od., X, 174 «4. : ὦ φίλοι, οὐ γάρ πω καταδυσόμεθ᾽ ἀχνύμενοί περ | εἰς ᾿Αίδαο δόμους, πρὶν μόρσιμον ἦμαρ ἐπέλθῃ.

On peut entendre littéralement : « Amis, nous ne descendrons pas tout affligés que nous sommes dans les demeures d'Hadès : auparavant le jour fatal doit arriver ». Nous avons vu ci-dessus ($ 308) que chez Homère le subjonctif s'emploie en parlant d'une action éventuelle : ce n'est que plus tard qu'en pareil cas on le fait accompagner de la particule ἄν. Toutefois il y a encore des traces de l'usage homérique chez Hérodote (IV. 457; VI, 82) οἱ mème chez les poètes attiques (cf. Sopn., Pkhil., 917; Ant., 619: Aj., 742: 965 : Trach., 608": 946 ; Eua., Ale., 848 : Or. 1218 : 1357 ; Anisr., Gren., 1281; Ass., 629), ainsi que chez Thucydide (VI, 10, 5; 38, 2; ctc.}, dans des cas où l'on alltendrait πρὶν ἄν, par application de la règle (p. 554, 1°, D) ou de la règle qui suit (p. 555, 2°, a).

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