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Assimilation des modes

4° Après une proposition principale! négative à l'optatif ou au potentiel, πρίν dans la proposition temporelle peut être suivi de l’optatif.

Ex. : Sopu., Phil, 961: ὅλοιο ui πω, πρὶν μάθοιμ᾽ εἰ χαὶ πάλιν | γνώμην μιετοίσεις. Trach., 655 : un | σταίη πολύχωπον ὄχημα ναὸς αὐτῷ, | πρὶν τάνδε πρὸς πόλιν ἀνύσειε... Etc.

Tuuc., III, 22, 8: παρανῖσχον δὲ χαὶ οἱ ἐχ τῆς πόλεως Πλαταιῆς ἀπὸ τοῦ τείχους φρυχτοὺς πολλοὺς πρότερον παρεσχευασμέ-νους ἐς αὐτὸ τοῦτο, ὅπως ἀσαφῇ τὰ σημεῖα τῆς φρυχτωρίας τοῖς πολεμίοις ἡ χαὶ μὴ βοηθοΐεν, .. -πρὲν σφῶν οἱ ἄνδρες οἱ ἐξιόντες διαφύγοιεν χαὶ τοῦ ἀσφαλοῦς ἀντιλάθοιντο. Etc.

Sorn., Œd. Η.. 806 : . «οὔποτ᾽ ἔγωγ᾽ ἄν, πρὶν ἴδοιμ᾽ ὀρθὸν ἔπος, μεμφομένων ἂν χαταφαίην. — PLAT. Lois, 199 d : οὐχ ἂν πρότερον ὁρμήσειε, πρίν πὴ βεδαιώσαιτο τὴν σχέψιν τῆς πορείας. Etc.

2 Après une proposition principale négative au mode irréel, πρίν peut être suivi d'un des temps passés de l'indicatif

» 3 sans av .

Ex. : PLar., Mén., 86 ἃ : οὐχ ἂν ἐπεσκεψάμεθα πρότερον εἴτε διδαχτὸν εἴτε οὐ διδαχτὸν ἣ ἀρετή, πρὶν ὅ τι ἔστ: πρῶτον ἐζητήσαμεν αὐτό. — Isocn., IV, 19: ἐχρῆν τοὺς ἄλλους ur πρότερον τ τῶν ὁμολογουμένων συμθουλεύειν, πρὶν περὶ τῶν ἀυφισοητουμένων ἡμᾶς ἐδίδαξαν. -- D£n., XX, 96: χρῆν τοίνυν Λεπτίνην μὴ πρότερον τιθέναι τὸν ἑαυτοῦ

524. — Πρίν dans le style indirect. — Dans le style indirect, le subjonctif avec ἄν, employé comme il a été dit ci-dessus ($ 522, 4°, Ὁ et 2, a), peut être remplacé par l'optatif.

1. Nous prenons l'expression proposilion principale dans l'acception la plus large, entendant par là loute proposition dont dépend une praposiliou subordonnée : nous n'oublions pas, par conséquent, qu'une proposition appelée par nous proposilion principale relativement à uno autre proposition. qui lui est subordonnée, peut étre elle-même subordonnée,

2, On trouve déjà cette construction avec πρίν γ᾽ ὅτε δή chez Homère.

Ex. : Hox., Od., IV, 178 544. : οὐδέ χεν ἡμέας | ἄλλο διέκρινεν. ., | πρέν γ᾽ ὅτε δὴ θανάτοιο μέλαν νέφος ἀυφεχάλυψεν.

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SYNTAXE DE SUBORDINATION. 557 Tpiv Î

Ex. : Sorn., Phil., 551 : ἔδοξέ μοι μὴ σῖγα, πρὶν φράσαιμέ' σοι, | τὸν πλοῦν ποιεῖσθαι. — Xéx., An., VII, 7, 51 : προσελθόντες δὲ αὐτῷ οἱ ἐπιτήδειοι ἐν τῷ στρατοπέδῳ ἐδέοντο μὴ ἀπελθεῖν πρὶν ἀπαγάγοι τὸ στράτευμα καὶ Θίόρωνι παραδοίη. — Isocn., XVI, ὅ : ἡγοῦντο οὐδὲν οἷοί τ᾽ εἶνα! χινεῖν, πρὶν ἐχποδὼν ἐχεῖνος αὐτοῖς γένοιτο. Etc.

REMARQUE. --- Toutefois, même en pareil cas, il semble que la plupart du temps on préfère employer l'infinitif.

Ex. : Tauc., VII, ὅθ, 5 : χαὶ Νιχίας... οὐδ᾽ ἂν διαδουλεύσασθαι ἔτι ἔφη, πρὶν, ὡς οἱ μάντεις ἐξηγοῦντο, τρὶς ἐννέα ἡμέρας μεῖναι. — XÉN., Hell, . VI, 5, 23 : ἱκέτευον μηδαμῶς ἀποτρέπεσθα!, πρὶν ἐμθαλεῖν εἰς τὴν χώραν. Etc.

ΠΙ. — Grec : ei. — Latin : si.

525. — Empioi de la conjonction εἰ ct de la conjonction si. -— La conjonction εἰ", comme le latin si, a pour principale fonction d'introduire une proposition conditionnelle ou suppositive.

La construction de la proposition conditionnelle ou suppositive dépend naturellement, en grec et en latin, de l'idée particulière qu'on veut exprimer’.

1. L’oplatif, en pareil cas, n'est pas plus obligatoire qu'il ne l'est cn général dans le style indirect.

Ex. : Sorn., Aj., 741 sq.: τὸν ἄνδρ᾽ ἀπηύδα Τεῦχρος ἔνδοθεν στέγης | μὴ 'Ew παρήχειν, πρὶν παρὼν αὐτὸς τύχῃ (cf. ci-dessus, p. 554, ἢ. 3). — Xéx., Cyr., II, 2, 8: εἶπον | μηδένα τῶν ὄπισθεν χινεῖσθαι πρὲν ἄν ὁ πρόσθεν ἡγῆται.

2. Sur l'origine de cette conjonction, les savants no sont point d'accord. Autrefois on enseignait que εἰ (ép. et dor. αἱ, cf. hom. αἴ χε, αἴ xev) est issu de sra-i, locatif du réfléchi employé en fonction de relatif (cf. osque svai, ombre. sve, ἤσξει, ἤει, οἵ. la glose d'Hesychius : βαίχαν. Κρῆτες, c.-à-d. « les Crétois disent βαίχαν [— Faï κεν], au lieu de εἴ xev ») οἱ l’on ajoutail que le latin Si (anc. 86i) se rattache à la méme racine, Aujourd'hui on considère que le latin 8i est le locatif singulier du pronom démonstratif * s0- (le mème qu'on a dans ip-86). Quant à el, les uns le rattachent à la même racine que le latin. les autres le rapprochent du lilhuanien jéi, « si », locatif du pronom qui en latin a donné i-8 ; cette dernière explication ne me parait pas rendre comple de la présence de 8 dans 81. En tous cas, on est d'accord pour voir dans la particule εἰ comme dans la particule 81, le locatif singulier d'un pronom démoncetratif signifiant « en cette façon, ainsi ». Comment l'idée conditionnelle est-cile centrée dans ces deux mots? Sans doute par suite du tour hypothétique des phrases où si οἱ 81 étaient employés ct par l'inflaence de l'optatif, dont εἰ était souvent suivi eu grec, ou du subjonclif, qui accompagnail souvent gi en latin. Sur le sens conditionnel de gè, voy. M. Bnéau, Annuaire de la Société pour l'encouragement des Études grecques, 1883. p. 135 sqq. La syntaxo primitive de εἰ ἃ fait l'objet d'un important travail de L. Laxos, der homer. Gebrauch der Partikel «ἃ : 1. Einleitung und ei mit dem Opt. (1872). 11. Εἴ xev mit Optat. und ei ohne Verbum finilum (1873 : Abh. der sæchs. Ges. d. Wiss. philos. hist. Classe, 1874), Leipzig, 1872-3. |

3. Pour désigner la proposilion conditionnelle on se sert parfois de l'expression : « proposition antécédente n ou « protasc » (πρότασις), la proposilion principale étant alors désignée sous le nom de « proposition conséquente » ou « apodose » (ἀπόδοσις). Le mot πρότασις, terme philosophique signifiant a proposition » ct même « prémisso (d'un syllogisme) » a été pris par les rhéteurs grecs dans le sens restreint de « première partie d'une période » ; on l’entend ici dans le sens de « première partie d'une période condilionnelle ». Quaut au terme de ἀπόδοσις. il est employé par Denys d'Halicarnasse pour signifier « proposition en relation avec une proposition antérieure » appelée, on vient de le voir, πρότασις. Voy. Δ. Bauv, Dict. grec-français, art. πρότασις εἰ ἀπόδοσις.

526. — Ei et si dans une proposition conditionnelie. — Il peut se présenter trois cas.

4° On suppose que la condition se trouve remplie; 2° La supposition est présentée comme une simple idée;

3° La supposition est contraire à la réalité.

527. — La condition est supposée remplie. — Dans ce cas, le grec et le latin sont d'accord pour employer l'indicatif de tous les temps dans la proposition conditionnelle, et, à la proposition principale', les modes des propositions indépendantes, selon l'idée qu'il s'agit d'exprimer.

En grec, la négation est μὴ dans la proposition conditionnelle*?.

Ex. : Hou., J1., 1, 564: εἰ δ᾽ οὕτω τοῦτ᾽ ἐστίν, ἐμοὶ μέλλει φῦλον εἶναι. -- Eun., frag., 298: εἰ θεοί τι δρῶσιν αἰσχρόν, οὐχ εἰσὲν θεοί. — Piar., ΡΑδάν., 228 a : εἰ ἐγὼ Φαῖδρον ἀγνοῶ, καὶ ἐμαυτοῦ ἐπιλέλησμαι" ἀλλὰ γὰρ οὐδέτερά ἐστι τού- TOY. Rep., 408 ς : εἶ μὲν (Ασχληπιὸς) θεοῦ ἦν, Οὐ Χ ἣν αἰσχροκερδής" ei à αἰσχροχερδής, οὐχ ἣν θεοῦ. --- Dé, XXI, 54: εἰ δὲ ἐχεῖνος ἀσθενέστερος ἦν, ἑαυτῷ τοῦ πάθους αἴτιον ἡγήσατο.

Tén., Andr., 322: si id facis, hodie postremum me vides. --- Cic., de Dir., 11, 8, 21 : (divinatio), si fato omnia fiunt, nihil nos admonere potest, ut cautiores simus. De Orat., 11. 40, 172 : si bona existimatio divitiis præstat et pecunia tanto opere expetitur, quanto gloria magis est expetenda ? P. Dej.. 5,13 : (Dejotarus) Pharsalico prœlio facto a Pompejo discessit : vel officio, si quid debuerat, vel errori, si quid nescierat, satisfactum esse duxit. -- Saur., Orat. Ὁ. Licini Macri, $ 11 : quæ profecto in cassum agebantur, si prius quam vos serviendi finem illi dominationis facturi erant.

Sorn., Ant., 98: ἀλλ᾽ ei δοκεῖ σοι, στεῖχε. Phil. 526: ἀλλ᾽ εἰ δοκεῖ, πλέωμεν, ὁρμάσθω ταχύς. — Ansr., Gren., 519: 242167 ἀπολοίμην, Ξανθίαν ei μὴ φιλῶ.

4. Nous considérons ici la proposition principale comme indépendante.

2. Pour l'emploi de la négation dans les praposilions conditionnelles du latin, voy. ci-après (emploi de si non ou de nisi, 8 540.

3. Cet exemple prouve que, dans Île cas dont nous nous nccupons, il n'est pas nécessaire que la condilion supposée remplie soit conforme à l'opinion véritable de celui qui parle, Ce que Platon a marqué dans celte phrase, c'est qu'il Υ a une relation certaine entre la condition qu'il suppose remplic et la conséquence qui doit en résulter, sans se préoccuper de Îa question de savoir si, en réalité, la condilion se trouve remplie ou non. De même en latin, quand on dit si Deus est, mundum conservat. on veut simplement exprimer ceci, c'est que la providence divinc est une conséquence néceæaire de crtte

supposition : l’exislonce de Dicu.

ΘΑ.) Cal., 52, 5: Si ista, quæ amplexamini, retinere ΡΟ] 15, expergiscimini aliquando et capessite rem publicam (cf. ib., 52, 32 sq.). — Cic., de Orat., I, 40,171 : si ærarii COpiis et ad belli adjumenta et ad ornamenta pacis utimur, vectigalibus serviamus. De Re publ., 1, 1,12 : Si qui sunt, qui philosophorum auctoritate moveantur, audiant eos, quorum summa est auctoritas apud doctissimos homines et gloria. Jn Cat., 4,4,1: decernatur, si placet (cf. Sa. Jug., 85, 17; T.-Live, XXII, 53, 11; Tac., Agr., 46, 1, etc.).

Cic., ad Fam., XNI, 13 a,1: ne sim salvus, si aliter scribo ac sentio (cf. ad Fam., VII, 13, 1).

PLar., Apol., 25 Ὁ: πολλὴ γὰρ ἂν εὐδαιμονία εἴη περὶ τοὺς νέους, εἰ εἷς μὲν μόνος αὐτοὺς διαφθείρει οἱ δ᾽ ἄλλοι ὠφελοῦσιν.

Cic., de Sen., 19, 61 : quid timeam, si aut non miser post mortem aut beatus etiam futurus sum? De Div., I, 16, 29: esto : fuerit hoc censoris, si judicabat (eum) ementitum (esse). T.-Livr, III, 21, 4 : mirer, si vana vestra auctoritas ad plebem est. XXXV, 16, 6: ad hæc Antiocho responderi velim, si ex æquo disceptatur et non belli causa quæritur. Etc.

Dém., XVIII, 223 : χαίτοι τότε τὸν Δημομέλη τὸν ταῦτα γράφοντα χαὶ τὸν Ὑπερείδην. εἵἴπερ' ἀληθῆ μου νῦν κατηγορεῖ, μᾶλλον ἂν εἰχότως ἢ τόνδ᾽ ἐδίωκεν.

Ριλῦτε, Trucul., IV, 2, 35 : Si vOlebas participari, auferres dimidium domum. — Cic., p. Sest., 24, 54: Si meis incommodis Iætabantur, urbis tamen periculo commoverentur (cf. ci-dessus, ὃ 336). Etc.

REMARQUES. — I. On ἃ vu ci-dessus que dans le cas particulier des. propositions conditionnelles dont nous nous occupons ici, le grec et le latin emploient l'indicatif de tous les temps à la proposition conditionnelle.

Il en résulte que le grec et le latin peuvent employer δὲ et si avec le futur, toutes les fois que la condition se rapporte à l'avenir.

Toutefois, en grec, € joint à l'indicatif futur”? s'emploie surtout dans les menaces*.

1. Pour l'emploi de εἴπερ au lieu de el, voy. ci-après, Rex. II, p. 560.

2. On verra ci-dessous ($ 528) que le grec emploie aussi unc autre forme pour exprimer que la condition se rapporte à l'avenir : en effet à la locution latine si hoc facies le grec répond par ét τοῦτο ποεῆσεις et par dv τοῦτο ποιῇς. En général on se sert de la première forme, quand on mettrait en français « si jamait tu fais cela » et la seconde, quand on veut dire : « s'il t'arrive de faire cela » c'est-à-dire quand on veut faire entendre que, s’il y a des chances {pour que l'action se fasse, du moins on n'est pas tout à fait sûr qu'elle se fasse. Mais souvent aussi il n'y a aucune différence de sens entre les deux constractions ; il n’y a qu'une différence d'usage : la seconde cst plus sourent employée que la première.

3. Voy. Gioansiruve dans les Trans. of American Phil. Assoc. for 1876, p. 13.

Ex. : Sopn., Anl., 93 : el ταῦτα λέξεις, ἐχθαρεῖ μὲν ἐξ ἐμοῦ. — EUn., fragm., 5: €t μὴ καθέξεις | γλῶσσαν, ἔσται σοι χαχά. — PLAT., Apol., 386: εἰ τιμωρήσεις Πατρόχλῳ τῷ ἑταίρῳ τὸν φόνον χαὶ Ἕνχτορα ἀποχτενεῖς, αὐτὸς ἀποθανεῖ. Etc.

Mais en latin l'emploi du futur en pareil cas est obligaloire!. Remarquez de plus que le latin, préoccupé de marquer avec précision le rapport de temps qu'il y a entre la proposition subordonnée et la proposition principale (cf. ci-dessus, $ 255 et cf. p. 269, ἢ. 1), emploie souvent le fu{ur antérieur dans la proposition conditionnelle, pour indiquer que l’action signifiée est logiquement antérieure à celle de la proposition principale.

Ex. : Cic., de Orat., 11, 30, 431 : si orator erit in moribus ac voluntatibus civium suorum hospes, non multum ei loci proderunt illi, ex quibus argumenta promuntur. De Re publ., VI, 23, 25 : alte spectare si voles atque hanc sedem et æternam domum contueri neque te sermonibus vulgi dederis nec in præmiis humanis spem posueris rerum tuarum : suis te oportet illecebris ipsa virtus trahat ad verum decus. P. M:/., 84, 93 : si mihi re publica bona frui non licuerit, at carebo mala. Etc.?.

11. T1 ἃ été dit ci-dessus qu'en employant ei ou si avec l'indicatif de tous les temps, le grec et le latin marquaient simplement que la condition est supposée remplie, abstraction faite de ce qui peut être l'opinion véritable de celui qui parle.

Néanmoins cette forme de phrase est aussi celle que l'on emploie en grec et en latin, lorsque l'opinion de celui qui parle est bien que la condition énoncée se trouve en effet remplie. 11 y a donc des cas où εἶ, si ne signifient pas seulement si, mais bien s'il est vrai que, du moment que, puisque.

Toutefois, en pareil cas, on emploie plus volontiers, en grec εἴπερ et en latin siquidem.

Ex. : XEN., Anab.,1, 1, 9 : Κλέαρχος ὧδέ πως foto τὸν Κῦρον" οἴε: yzo σοι, ὦ Κῦρε, μαχεῖσθαι τὸν ἀδελφόν; Νὴ Δί᾽, ἔφη ὃ Κῦρος, εἴπερ γε Δαρείου χαὶ ΠΙαρυσατιδός ἐστι παῖς, ἐμὸς δὲ ἀδελφός, οὐχ auxyet

4. On trouve quelquefuis dans la langue populaire 8ὲ avec l'indicatif présent là où régulicrement on attendrait l'indicatif futur.

Ex. : Tén., Ad., 231: nisi 60 (Gyprum) ad mercatum venio, damnum marumum est. Cf. T.-Live, XIII, 47, 5. Etc.

Mais il ne faut pas confondre celle irrégularité avec l'emploi fort correct du présent dans certaines phrases où il cest nécessaire de marquer qu'on suppose que telle ou telle condition se réalise, uon pas dans un avenir plus ou moius éloigné, mais fout de suile :

Ex.: Cie, Phil, 7, 6, 19 : si bellum omittimus (« aujourd'hui ») pace nunquam fruemur. — T.-Live, XXV, 38, #0: si diem proferimus (si aujourd'hui ποῦς ajournous la bataille ») et hesternæ eruptionis fama (cf. ci-dessus, p. 229, 6°) contemni desierimus (« nous cessons d'ici à quelques jours »). periculum est ne omnes duces, omnes copiæ conveniant. Cf. XXII, 12, 11-12 (« si nous voulons maintenant, si maintenant nous laissons passer l'occasion »); XNIIT, 5, 15; XXIV, 22, 11. Etc.

2. L'impératil étant, pour le sens, rapporté au futur, on trouve des phrases comme celles-ci : Cic., p. Sest. 13, 31 : si in exponendis vulneribus illis de me ipso plura dicere videbor, ignoscitote. De Re publ., 1, 19, 32 : si me audietis, adulescentes, solem alterum ne metueritis. Εἰο.

3. Du sens de « s'ilest bien vrai que, si toutefois », on passe aisément à celui de a quand mème » « quoique »; de là l'emploi particulier que font de εἴπερ Homère ct les poètes dramatiques (εἶ, Hox., IL, NII, 117; Od., 1, 167 sq. ; etc.). à 4. 1l ÿ a des cas où εἴπερ a tout à fait la valeur d'une particule causale.

Ex.: Xéx., Anab., VI, 1, 26 : ἐγώ, ὦ ἄνδρες, ἤδομαι μὲν ὑφ᾽ ὑμῶν τιμώμενος, εἴπερ

Cic., Tusc., 1, 23, 54 : principium exstinctum nec ipsum ab alio renascetur nec ex se aliud creabit, si quidem necesse est a principio oriri omnia. De Am., 24, 89 : molesta veritas, si quidem ΟΣ ea nascitur odium, quod est venenum amicitiæ.

II. Les propositions conditionnelles ironiques commençant par εἰ ἢ ἄρα, nisi forte, nisi vero!, à moins que cependant. se mettent toujours à l'indicatif. Ex. : XÉN., Mém., 1, 2, 8 : πῶς ἂν ὁ τοιοῦτος ἀνὴρ διαφθείροι τοὺς νέους; ei μὴ ἄρα ἣ τῆς ἀρετῆς ἐπιμέλεια διαφθορά ἔστιν. Etc.

Cic., Tusc., ἸΥ͂, 23, 51 : hæc cum constituta sunt judicio atque sententia, tum est robusta illa et stabilis fortitudo, nisi forte, quæ vehementer, acriter, animose fiunt, iracunde fieri suspicamur (cf. p. Rosc. Am., 29, 82; de Off., 11, 18, 62; p. Mil., 7, 17, etc.). Cf. SALL., Cat., 20, 17; QUINT., II, 3, 6, etc.

Cic., p. Sull., 9, 28 : plenum forum est eorum hominum quos ego ἃ vestris cervicibus depuli, a meis non removi, nisi vero paucos fuisse arbitramini, qui conari aut sperare possent se tantum imperium posse delere (cf. in Verr., IT, 5, 9, 24; p. Mil., 3, 8; 5, 14: 7, 19, etc.).

528. — Le grec pouvant, grâce à l'emploi de ἄν avec le subjonctif, exprimer une action éventuelle, on conçoit que, dans une proposition conditionnelle se rapportant à l'avenir, on trouve ἐάν" avec le subjonctif (présent ou aoriste*), pour exprimer une hypothèse que celui qui parle considère comme pouvant se réaliser, le cas échéant*.

La proposition principale peut avoir tous les modes que comportent les propositions indépendantes, mais en particulier l'indicatif futur° et l'impératif, l'optatif quelquefois, enfin le potentiel, modes qui par leur fonction se rapportent à l'avenir, comme l'indicatif futur.

4. Ajoutez nisi tout seul, cmployé ironiquement pour nisi forte (cf. Puaure, Aul., III, 3, 13: σις.» p. Rosr. Am., 50, 147; etc.).

2. ’Eav est pour εἰ ἄν qu'on trouve bien (sous la forme εἰάν) sur certaines inscriptions alliques de la fin du quatrième siècle av. J.-C., mais qui ne se rencontre jamais dans les œuvres littéraires. La forme ἐάν est inconnue à Homère, qui cependant, à côté de et χε (αἴ χε) on εἴ xev (αἴ xev), emploie parfois ἦν, contraction de ἐάν. A côté de ἐάν, les inscriptions fournissent quelques rares exemples de ἄν qu'on trouve dans les éditions de Thucydide, de Platon et de Démosthène, mais clles n'offrent aucun exemple de ἤν.

3. Le subjonclif aoriste répond très souvent au futur antérieur latin employé comme il a été dit ci-dessus, p. 560, Rux. 1. Mais il peut arriver aussi que le suhjonctif aoriste soit employé, au licu du subjonctif présent, pour marquer que l’on considère l'action indépendamment de sa duréc. Enfin, pour certains verbes dont l'aoriste exprime l'entrée de l'action dans la réalité (ef. ci-dessus, $ 258), le subjonretif aorisle conserve naturellement ce sens particulier.

4. Ἔν avec le subjonctif est à peu près synonyme de εἰ avec l'indicatif futur. Cf. ci-dessus, p.559, n. 2.

Chez Homère, lo subjonctif tout seul s'emploie avec εἰ (dans lo mème sens que εἴ χε ou ἤν) à In proposition conditionnelle.

Ex. : How., 11., XXII, 86 sq. : ... εὖ περ γάρ σε καταχτάνη, οὔ σ᾽ ἔτ᾽ ἔγωγε | χλαύσομαι ἐν λεχέεσσι. Cf. 1,...1, 341; Υ͂, 358; ΧΙ, 223 ; 245 ; Od., 1, 2084 ; V, 221; XII, 348.

Les poètes dramatiques ont imité cette construction homérique,

Ex: Sopn., Aj., 496 : εἰ γὰρ θάνῃς καὶ τελευτήσας ἀφῇς... Œd. à Col.. 1443 : δνστάλαινα τἄρ᾽ ἐγὼ εἴ σου στερηθῶ. --- Amsr. l'her.. 698 sq. : … εξ μὴ σ᾽ ἐκφάγω | x τῆσδε τῆς γῆς, οὐδέποτε βιώσομαι. Εἰς.

Daos Thucydide (VI,21), il faut vraisomblablement corriger εἰ ξυστῶσιν en ἣν ξυστῶσιν, qui cst d’ailleurs la leçon de quelques manuscrits inférieurs.

5. Chez Homère, cet indicatif futur peut être remplacé par le subjonctif avec χε ou ἄν.

Es.: 11,1, 824: εἰ δέ χε μὴ δώησιν, ἐγὼ δέ κεν αὐτὸς ἕλωμαι.

GRAMM. COMP. DU GREC ET DU LATIN (Syntaxe). 36

Ex. : Hom., 1, M, 364 sq. : εἰ dé κεν ὡς ÉpEnç xai τοι πείθωνται ᾿Αχαιοί, | γνώσῃ ἔπειθ᾽ ὃς θ᾽ ἡγεμόνων χαχὸς ὃς τέ vu λαῶν (cf. Od., XVII, 549, etc.). — Puar., Gorg., 503 d : ἐὰν ζητῇς χαλῶς, εὑρήσεις. Prolag., 310 a : χάριν εἴσομαι, ἐὰν ἀκούητε. Laches, 201 ο: ἥξω παρὰ σὲ αὔριον, ἐὰν θεὸς ἐθέλῃ. Χέν., Anab., IV, 5, 8: ἐάν τι φάγωσιν, ἀναστήσονται. VII, 3,11: ἂν δέ τις ἀνθίστηται, σὺν ὑμῖν πειρασόμεθα χειροῦσθαι. — Dém., IV, 50 ; κἂν μὴ νῦν ἐθέλωμεν ἐχεῖ πολεμεῖν αὐτῷ, ἐνθάδ᾽ ἴσως ἀναγκασθησόμεθα τοῦτο ποιεῖν. -- Isocn., VII, 18: ἣν γὰρ ταῦτα χαλῶς δρισώμεθα, ἄμεινον

10Μ., 11., II, 381 sqq.: εἰ μέν κεν Μενέλαον ᾿Αλέξανδρος καταπέφνῃ, | αὐτὸς ἔπειθ Ἑλένην ἐχέτω χαὶ χτήματα πάντα, | ἡμεῖς δ᾽ ἐν νήεσσι νεώμεθα ποντοπόροισιν. — Χέκ.. Cyr, V, 4, 30: χαὶ χρῶ αὐτοῖς, ἐὰν δέῃ τι. 16., III 2, 13: ἣν μὲν πόλεμον αἱρῇσθε, μηχέτι ἥκετε δεῦρο ἄνευ ὅπλων, εἰ σωφρονεῖτε ᾿ ἣν δὲ εἰρήνης δοκῆτε δεῖσθαι, ἄνευ ὅπλων ἥκετε ὡς δὲ χαλῶς ἕξει τὰ ὑμέτερα, ἣν οἕλο: γένησθε, ἐμοὶ μελήσει.

AnisT., Gren., 586 544. : ἀλλ᾽ ἦν σε τοῦ λοιποῦ ποτ᾿ ἀφέλωμαι χρόνου, | .. «κάκιστ᾽ ἀπολοίμην.

ϑορῃ., ŒEd. R., 216 844. — Χέν., Anab., Il, 4, 19 : οὐδὲ γὰρ ἂν πολλαὶ γέφυραι ὦσιν, ἔχοιμεν &v! ὅποι φυγόντες ἡμεῖς σωθῶμεν. Etc. REMARQUES. — Î. Ce qui, en latin, correspond à cette construction c’est l'emploi du

futur ou du futur antérieur dans la proposition conditionnelle (voy. ci-dessus, $ 527, REM. 1).

JI. Pour l'emploi de ἐάν avec le subjonctif dans une proposition conditionnelle signifiant une action qui se répète, voy. ci-après, $ 532, 1°, a.

529. — La supposition est présentée comme une simple idée. — Quand la personne qui parle veut exprimer formellement que la supposition est une simple conception de son esprit, un simple produit de son imagination, le latin et le grec emploient chacun le mode qui sert spécialement à donner à l'expression le ton d'incertitude qui convient en pareil cas°.

4° En grec, on emploie ei avec l'optatif dans la proposition condi-

tionnelle, et à la proposition principale le mode potentiel (optatif avec ἄν).

1. L'optatif avec ἄν ou potentiel équivaat à un futur atténué (cf. ci-dessus, ξ 316) : au lieu de signifier « telle chose arrivera », il siguific : « telle chose peut arriver. »

2. Ce qui, en français, correspond à peu près à cette forme de phrase, c'est dans la proposition principale, l'emploi du conditionnel présent pris dans le sens du futur, et, dans la proposition conditionnelle, l'emploi de l'imparfait de l'indicatif : « Si le monde s'écroulait un jour (ou si le monde venait à s'écrouler), cela n'effraierait pas le sage. »

La négation est pr dans la proposition conditionnelle, où dans la proposition principale.

Ex. : Hou., 11, 1, 255 sqq. : ἢ κεν γηθήσαι Πρίαμος Πριάμοιό τε παῖδες, | ἄλλοι τε Τρῶες μέγα κεν xexapoiato θυμῷ, | εἰ σφῶιν τάδε πάντα πυθοίατο ψαρναμένοιιν (Cf. 11, VI, 28; Od., 1], 223; etc). — Escuyze, Prom., 1011 Weckl. : εἴης φορητὸς οὐχ ἅν, εἰ πράσσοις καλῶς. Agam., 31 5ᾳ.: ..«οἶχος δ᾽ αὐτός, εἰ φθογγὴν λάδοι, σχφέστατ᾽ ἂν λέξειεν... -- Ριατ., Phéd., 68 b : où πολλὴ ἂν ἀλογία εἴη, ei φοθοῖτο τὸν θάνατον ὁ τοιοῦτος : -- XEN., Anab., VII, 7, 11 : οὐδὲ γὰρ ἂν Μηδοχός με ὁ βασιλεὺς ἐπαινοίη, εἰ ἐξελαύνοιμι τοὺς εὐεργέτας. Cyr, H,1,8: οὐδ᾽ εἰ πάντες ἔλθοιεν Πέρσα'. πλήθει γε οὐχ ὑπερθαλοίμεθ᾽ ἂν τοὺς πολειμίους. — Isocn.. 11, 8 : εἰ δέ τις τοὺς χρατοῦντας τοῦ πλήθους ἐπ᾽ ἀρετὴν προτρέψειεν, ἀμφοτέρους ἂν ὀνήσειε. -- Dém., LVII, 44: πῶς οὖν οὐχ ἂν οἰχτρότατα πάντων ἐγὼ πεπονθὼς εἴην, εἰ ἐμὲ Ψηφίσαιντο εἶναι ξένον ; Etc.!.

REMARQUES. — I. Les Atliques font un grand usage de cette forme de phrase conditionnelle : « par politesse, ils expriment volontiers, comme des idées purement personnelles et n'ayant de valeur d’abord que pour la personne qui parle, soit des maximes générales admises de tout le monde, suit des suppositions dont la réalisation peut étre considérée comme possible ?. »

4. Homère emploie quelquefois εἴ χε avec l'optatif dans la proposilion conditionnelle ; il y a aussi chez lui un exemple de εἴ περ ἄν (ZL., II, 597). Cette construction irrégulière, qui ne se retrouve pas ailleurs, est ua des traits caractéristiques de la syntaxe homérique.

Ex. : How, Zl., IX, 141 sq. : εὖ δέ Ἀεν "Apyos ἱκοίμεθ᾽ ᾿Αχαιιχόν, οὗθαρ ἀρούρης, | γαμόρός xev μοι ἔοι... (cf. IX, 283; Od., XII, 345; XIX, 589. Εἰς.

ll scrait subtil de chercher une différence entre ce tour οἱ le tour régulier par εἰ ct l'optatif. Voy. les exemples chez Lanox, Partikel el, pp. 185-186. li ne faut pas confondre cet emploi irrégulier de et χε chez omère avec un petit nombre de construc-

tions très correctes dans lesquelles on a εἰ avec le potentiel, parce que la phrase resterait condilionnelle, méme si l’on retranchait εἰ,

τι: Dix, XX, 62: οὐχοῦν αἰσχρόν, εἶ μέλλοντες μὲν εὖ πάσχειν συχοφάντην ἄν τὸν ταῦτα λέγονθ᾽ ἡγοῖσθε, ἐπὶ τῷ δ᾽ ἀφελέσθαι τὰς τῶν προτέρων εὐεργετῶν δωρεὰς ταῦτα λεγόντων ἀχούσεσθε, πι. à m. « donc ce scrait une honte si, tandis que touchant un

service à recevoir, vous tfraileriez un tel orateur de sycophante, vous deviez, touchant des récompenses à retirer à d'anciens bicnfaitcurs, écoutcr favorablement ce même langage ».

C'est pour une raison analogue que l'on trouve le mode irréel avec ἀν dans une propositin conditionnelle comme celle-ci :

Dix , XIX, 172: ἐπεί, εἰ μὴ διὰ τὸ τούτους βούλεσθαι σῶσαι, ἐξώλης ἀπολοίμην xal προώλης, εἰ προσλαθών γ᾽ ἂν ἀγρύροιν πάνυ πολὺ μετὰ τούτων ἐπρέσδευσα, « car, si ce n'oût été dans l'intention de sauver (les prisonniers), puissé-je souffrir mille morts, si j'aurais été ambassadeur avec ces gens-là, oui, quelque argent que je dusse cn rctirer ».

Comme le fait remarquer M. Weil, la particule ἄν a sa raison d'être dans cette dernière phrase : car elle subsisterail, si la phrase n'était plus sous la dépendance de ei. On aurait : προσλαθών γ᾽ ἀργύριον πάνυ πολὺ οὐχ ἂν ἐπρέσδευσα μετὰ τούτων.

Mais ces constructions sont très rares οἱ Goonwix, our. cité, ὃ 506, a ἰοεῖ de donner comme exemples des phrases dont le texte est mal établi, comme PLar., Prolag., 329 ὃ ct Dé, IV. 18.

2. E. Kocu., Gramm. grecque, ἃ 114, 3 (trad, Rouff., p. 448, librairie A. Coliu οἱ ('°).

ati

II. Ce genre de phrase peut aussi s'employer pour formuler une supposition dont la réalisation est impossible, mais que l'imagination conçoit fortement. Ex. : Sopx.. Εἰ... 548 : φαέη δ᾽ ἂν à θανοῦσά γ᾽, εἰ φωνὴν λάδοι, elle dirait comme moi celle qui n'est plus, si (maintenant) elle prenait la parole. Cf. DÉM., XX, 81: cxoneite δὴ χαὶ λογίσασθ᾽ ἐν ὑμῖν αὐτοῖς, εἴ τινες τούτων τῶν τετελευτηχότων λάδοιεν τρόπῳ τινὶ τοῦ νυνὶ γιγνομένου πράγματος αἴσθησιν, ὡς ἂν εἰχότως ἀγανακτήσειαν. Etc.

IT, On ἃ vu ci-dessus que dans cette forme de phrase conditionnelle, c’est le potentiel qu'on trouve en général à la proposition principale. Néanmoins, si l'on veut donner au reste de la phrase un caractère plus affirmatif, on peut employer l'indicatif.

Ex. : PINDARE, Isthm., 4(5), 44 : πᾶντ᾽ ἔχεις᾽', εἴ σε τούτων uoïs” ἐφίχοιτο χαλῶν. Pyth., 1, 81 : χαιρὸν εἰ φθέγξαιο, μείων ἕπεται μῶμος ἀνθρώπων. — HÉn., I, 32 : οὐχ ὃ μέγα πλούσιος μᾶλλον τοῦ ἐπ᾽ ἣμέρον ἔχοντος ὁλόιώτερός ἐστι, εἰ μή οἱ τύχη ἑπίσποιτο πάντα χαλὰ ἔχοντα τελευτῆσαι εὖ τὸν βίον. --- Dém., XVIII, 21 : εἰ γὰρ etvai τι δοκοίη τὰ μάλιστ᾽ ἐν τούτοις ἀδίκημα, οὐδέν ἐστι δήπου πρὸς ἐμέ. Etc.

IV. Par conséquent, on emploie aussi l'indicatif à la proposition principale, quand on veut marquer qu'il n'en saurait être autrement, quoique l'hypothèse ait été énoncée à l'optatif.

Ex. : DÉM., XXIV, 35 : εἰ γὰρ εἴησαν δύο τινὲς ἐναντίοι νόμοι, xai τινες ἀντίδιχοι παρ᾽ ὑμῖν ἀγωνίζοιντο ἢ περὶ δημοσίων ἢ περὶ ἰδίων πραγμᾶτων, nou δ᾽ ἔχάτερος vixäv μὴ τὸν αὐτὸν δειχνύων νόμον, οὔτ᾽ ἀμφοτέροις Eve δήπου | ψηφίσασθαι, πῶς γάρ; οὔτε θατέρῳ Ψηφιζου ἐγους εὐορχεῖν᾽ παρὰ γὰρ τὸν ἐναντίον, ὄντα δ᾽ ὁμοίως χύριον, ἣ γνῶσις συμθαίνει. τ ξον

2 En latin, on emplie si avec le subjonctif présent ou parfait? à

la proposition conditionnelle, et à la proposition principale le subjonctif (présent, parfait, aoriste ayant le sens d'un présent)* correspondant à l'optatif grec avec ἄν (mode potentiel)*.

Ex. : PLaure, Men., 640 : pol haut rogem te, si sciam. — Cic.. de Nat. deor., NI, 32, 81 : dies deficiat, si velim numerare, quibus bonis male evenerit, quibus improbis optime. De Fin., I, 18, 59: Si scieris aspidem occulte latere uspiam et velle aliquem imprudentem super eam assidere, cujus mors tibi emolumentum futura sit; improbe feceris, nisi monueris, ne assideat. De Of., I, 25, 95: Si gladium

1. L'emploi du présent dans ces formes de phrases a quelque analogie ace celui dont il a élé queslmn ci-dessus ($ 228) : il équivaut à un futur.

Or, dans l’ancienne langue, on trouve aussi, en pareil cas, le futur de l'indicatif où l'impératif à la proposition principale.

Ex.: Hom., JE. X, 222: ἀλλ᾽ εἴ τίς μοι ἀνὴρ ἅμ᾽ ἕποιτο xai ἄλλος, | μάλλον θαλπωρὴ καὶ θαρσαλεώτερον ἕσταιε (cf. XX, 100 544.).

2. Le subjonctif par/ait s'emploie si l’on veut marquer qu'on suppose qu'à ἰοἱ moment de l'avenir lelle chose soit un fait accompli.

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