‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 191 sur 306 · La forme de phrase 5]... 81V6... est plus rare · texte numérisé non relu

La forme de phrase 5]... 81V6... est plus rare

Ex.: Cic., de Fin., 1, 6, 20 : si omnes atomi declinabunt, null# unquam adhærescent ; sive aliæ declinabunt, aliæ suo nutu recte ferentur, primum

erit hoc quasi provincias atomis dare, quæ... — Sém., Ép., 117,22 : δὶ vis sue que optas mori? sive non vis, quid deos rogas, quod tibi nascenti ederunt

2. Cette locution sert à former des expressions clliptiques du genre de celle-ci :

Er.: θέν. XVII, 20 : (συνηγωνίσατο Φιλίππῳ) à ἡ τῶν ἄλλων ᾿Ἑλλήνων εἴτ᾽ ἄγνοιαν εἴτε χρὴ καχίαν εἴτε χαὶ ἀμφότερα ταῦτ εἰπεῖν.

PLatox, Lois, 630 b : ὁ ἀγαθὸς ἀνὴρ σώφρων ὧν xx δίχαιος εὐδαίμων ἐστὶ χαὶ μακάριος, ἐάν τε μέγας χαὶ ἰσχυρός, ἐάν τε συικρὸς χαὶ ἀσθενὴς ἢ χαὶ ἐὰν πλουτῇ καὶ μή. — Χέν,, Cyr. I, 3, 17: ἴσοι ὄντες μαχούμεθα, ἦν τε ἐνθάδε ἐπιόντας αὑτοὺς δεχώμεθα, Ἦν τε ἐπ᾽ ἐχείνους ἰόντες τὴν μάχην συνάπτωμεν. Etc.

REMARQUE. — Au lieu de εἴτε... εἴτε... on trouve assez souvent εἴτε... 71...

Ex. : PLATON, Phèdre, 271 a : εἴτε Λυσίας ἧ τις ἄλλος πώποτε Eyoxbev, ὄνειδος τῷ γράφοντι, εἴτε τίς φησιν εἴτε ur. Etc.

2° En latin, on emploie en pareil cas l'indicatif dans la bonne langue*.

Ex. : Gi, ad Att.. ΧΗ, 12, 2 : give habes quid sive* nihil habes,

| scribe tamen aliquid. Tuse., 1, 31, 16: veniet tempus (sc.

mortis), et quidem celeriter, et sive retractabis, sive

properabis. Ib, 11, 14, 34 : Cretum leges, quas sive

Juppiter sive Minos sanxit, laboribus erudiunt juventutem. Etc.

1. Mais εἴτε tout seul (au Jieu de εἴτε... εἴτε...) est assez rarc, sauf chex Praron, cf. Lois, 632; 786; 814; 841 ; 844; 864; 907; 914: 928). Vay. Knüorn, Griechische Sprachlehre, 8 69, 25, 1.

Chez Homère on ne tronve pas γν (ἐάν) τε... ἔν τε, mais on rencontre chez lui εἴτε... εἴτε avec le subjonctif (cf. 7{., XI1, 239). Cf. ci-dessus, p. 573, Rex. I (el avec le subjonctif chez Homère).

2, Groncss, dans son Dictionnaire, cile un exemple de Tacite (Dial., 6) où 8ive serait suivi du subjonctif ; mais dans ce passage attulerit est au futur antéricur ct non pas au parfait du subjonctif. Quand on trouve le subjonctif, à l'époque classique, c'est qu'il est amené soit par la dépendance d'une proposition infinilive (cf. Cic., Prut., 6,25; Tim., ἃς cte.}, soit par la règle ὶ 333, 1° (ef. Gic., Acad.,1, 2, etc.). Dans T.-Livz (1, 36, 7), on trouve le subjanctif du passé avec 88U... 8611... pour marquer une idée de répétition ; toutefois l'exemple n'est pas concluant; Daæecen (Hist. Synt., I%, 733) cite des exemples plus probants de Tacite et de Suétonc.

En cffet, à l'époque impériale, on trouve le subjonctif employé d'une façon incorrecte; le premier exemple parait ètre de Quixriniex (1, 6, 3), et ce solécisme devient fréquent à l'époque postérieure : on le trouve chez Fnroxrox, chez CLavDiex, chex Sinnixm Arocuinarnx, dans cs Znstitutes, οἷς.

3. Dans l'ancienne languc on trouve aussi 8i... 5100... emplové dans le sens du français « soit que. soit que... » :

Ex. : Puaure, Stich., 119 : ere, si ego taceam, seu loquar, scio scire te. Etc. —T.-Livs,

XXII, 10, 6 (fragment d'une rogatio) : si noCte, sive luce, si servus, sive liber faxit, probe factum esto. Etc.

On rencontre même, à la même époque, 8]... δὲ... au lieu de 8iV6... 8iV@... :

Es. : Peatre, Amph., 1050 : si patrem, si avom videbo. (eum) obtruncabo in ædibus (ef. Capt., 114; Lucn., IV, 781 ; Macnosx, Saturn., LIT, 9, 7 [citant une ancienne formule religieuse], ctc.).

On cile aussi celle locution chez Cicéron, mais dans un passage où il a voulu éviter Ia répétition monotone de 8iVe... sive.…

Ex.: Cic., de Dirin., 11, 72, 149 : (superstitio) instat et urget et, quo te cumque verteris, persequitur, sive tu vatem, sive tu omen audieris, sive immolaris, sive avem aspexeris, si Chaldæum, si haruspicem videris, si fuiserit, si tonuerit, si tactum aliquid erit de cælo, si ostenti simile natum factumve quippiam.

Ce tour se retrouve ceafin chez κοντὸν (de Nep. am., 2%, 22), mais c'est chez lui unc affectation d'archaïsme. Voy. R. Ktnxen, ausf. Gramm. der lat. Sprache, t. 11, p. 953, 3.

En grec, l'emploi de el... εἴτε... au licu de εἴτε... εἴτε... parait ne sc rencontrer que chez 165 poètes. γον, Katorn, Gr. Sprachlehre, IN, $ 69, 25, Anm.

Ph:

REMARQUES. — 1. Quand sive (seu) est employé seul et non pas répété, il peut signifier ou, si et remplacer vel si...

Ex. : TÉR.. Andr., 190 : postulo, sive æquum est, te oro. — Cic., de Rep., I, 11, 29 : ut mihi Platonis illud, seu quis dixit alius {ce mot de Platon, où d’un autre, si c'est un autre qui l'a prononcé) perelegans esse videatur. Il. Pour sive employé entre deux mots comme un simple synonyme de vel, ou, voy. ci-dessus, pp. 370-371.

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