Εἰ et si dans des propositions comparatives
Dans les propositions conditionnelles comparatives (comme si, etc.), on emploie en grec ὥσπερ ἂν ei! avec l'optatif ou bien avec l'indicatif d'un temps historique selon la règle générale des propositions conditionnelles?.
Ex. : Χέν., Cyr., 1, 3, 2 : ὁ Κῦρος εὐθὺς ἠσπάζετο αὐτόν, ὥσπερ ἂν εἴ τις πάλαι φιλῶν ἀσπάζοιτο. — Isocn., I, 28 : παραπλήσιον οἱ τοιοῦτοι πάσχουσιν, ὥσπερ ἂν εἴ τις ἵππον κτήσαιτο χαλὸν χαχῶς ἱππεύειν ἐπιστάμενος. Etc.
Isocn., IV, 69 : πρὸς μόνους τοὺς προγόνους τοὺς ἡμετέρους συμθαλόντες ὁμοίως διεφθάρησαν, ὥσπερ ἄν εἰ" πρὸς ἅπαντας ἀνθρώπους ἐπολέμησαν. Εἰο.
541. — En latin, l'idée de comme si se rend par quasi”, tanquam (si), ut si, velut si, perinde ac si.
Avec tanquam on supprime ordinairement si, mais avec velut et perinde ac l'ellipse de si est assez rare°.
Ces conjonctions peuvent avoir deux syntaxes tout à fait différentes”.
1° Quelquefois elles suivent la règle des propositions conditionnelles et se mettent, selon le sens, soit au présent, soit à l'inparfait du subjonctif (cf. ci-dessus, & 529, 2 et 3530, 2°).
1. Locution elliptique pour ὥσπερ ἂν γίγνοιτο (ἐγένετο), εἰ...
2. L'emploi de ὡς εἰ « comme si » est poétique. Cette locution a fini par former une sorte d'adverbe ares woet, signifiant « comme, à peu près » (cf. Xéx., Hell., 1, 2,9 : ἀποχτείναντες ἐξ αὐτῶν ὡσεὶ éxatv).
3. Suivant la remarque de Kocn, Gramm. grecque, 8 114 ὃ, 1 (p. #47 de la trad. Rouff), l'optalif s'emploie, en règle générale, quand le sujet est τις.
ᾷ. La locution ὥσπερ ἂν el a fini par former une sorte d'adverbe composé ὡσπερανεί, signifiant « comme » (cf. Prar.. Gorg., 479 a : ὡσπερανεὶ παῖς).
5. Quasi parait bien être pour quam si, locution qu'on trouve quelquefois, bien que rarement, ct qui parait être issue de tam... quam δὲ (cf. Cic., ad Fam., XYI, 5, 1) ou de sic... quam si (cf. Cic., p. Planc., 25, 60, mais le sens est douteux). Quasi 8i, qu'on trouve déjà dans Piaute, appartient à la langue populaire : cetle locution doit son origine à ce fait que quasi avait fini par signifier simplement « comme », de même que nisi (cf. ci-dessus, p. 585, Rrx. 1) avait fini par significr « excepté », d'où l'expression nisi si.
6. Pour Velut, au lieu de velut si, νον. ci-après, p. 592, n. 1. Perinde ac au lieu de perinde ac si, sc trouve déjà dans Conniricius (ad Her., 111, 16, 28), mais est surlout fréquent cher T.-Live. Au lieu de perinde ac si on trouve aussi proinde ac si, qui est quelquefois remplacé per proinde ac (cf. Lucn., III, 1033). L'exemple de (ἔβαλα (de Bell. civ., 111, 60, 5: proinde ac suis.) est douteux, parce que le mot 818 commençant par 8, on peut admettre que la disparition de δὲ est due à une crreur de copistce.