Voy. 0, Rixmanx, Synt. lal., S
Ex. : Ut si' dicat, comme s'il lui arrivait de dire un jour. — Ut si diceret, comme s'il disait (maintenant, ce qu'il ne fait pas). — Cic., ad Fam., 11, 14, 1 : ejus negotium sic velim suscipias, ut si esset res mea. 4d Att., II, 13,1: qua de re, quoniam comitia habita sunt tuque nihil ad me scribis, proinde habebo ac si scripsisses nihil esse.
Mais ce cas est relativement rare?.
2 Le plus souvent on néglige la différence qu'on fait d'ordinaire dans les propositions conditionnelles, entre le présent et l'imparfait du subjonctif, et alors, si le verbe de la proposilion principale n'est pas au passé, on met la proposition conditionnelle comparative au présent ou au parfait (aoriste) du subjonctif, même si elle exprime une supposition contraire à la réalité; si le verbe de la proposition principale est au passé, on emploie l'imparfait ou le plus-que-parfait du subjonctif dans la proposition conditionnelle comparative. En d'autres termes, l'emploi des temps du subjonctif dans cette sorte de proposition est déterminé ordinairement, non pas par les règles générales des propositions conditionnelles, mais par celles de la concordance des temps.
Ex. : Cic., Tuse., IN, 26, 62 : stultissimum est in luctu capillum sibi evellere, quasi calvitio mæror levetur. De Sen., 4, 12: cujus sermone ita tum cupide fruebar, quasi jam divinarem illo exstincto fore, unde discerem, neminem. De Off, 1, 14, 42: qui aliis nocent, ut in alios liberales sint, in eadem sunt injustitia, ut si in suam rem aliena convertant. Ad Fam. Il, 16, 1: de Dolabella quod scripsi, videas suadeo tanquam si tua resagatur*. — Conn. Nér.,
1. 11 ne faut pas confondre cet emploi de ut 8i avec l'emploi de ut signifiant « de mème que », a par exemple » et suivi de la conjonction 8i. Dans ces formes de phrase, la praposition commençant par si est une proposition conditionnelle proprement dite dans laquello on emploie [6 temps et le mode appelés par le sens, d'après les règles générales des propositions conditionnelles ($S 528 ct suiv.).
Ex.: Cic., de Nat. deor., 11, 29, 74 : ut, si quis dicat Atheniensium rem publicam consilio regi, desit illud Areopagi : sic, cum dicimus providentia mundum administrari, deesse arbitrator dou De Off. 1,10,32: ut, si constitueris cuipiam te advocatum in rem præsentem esse venturum atque interim
aviter ægrotare filius cœperit, non sit contra officium non facere quod
eris. Etc.
On trouve de mème en grec ὥσπερ el.
Ex. : PLatos, Gorg., 447 d : ὥσπερ ἄν, εἶ ἐτύγχανεν ὧν ὑποδημάτων δημιουργός, ἀπεχρίνατο ἂν δή πού σοι ὅτι σχυτοτόμος.
Remarquez que dans cet exemple &v, après ὥσπερ, annonce et double le &v répété après ἀπεχρίνατο et ne s'explique pas par une ellipse comme dans la locution ὥσπερ ἄν εἰ... (ξ 546).
2. La question de l'emploi des temps dans les propositions comparatives conditionnelles a fait l'objet d'un teavail précis ct inléressant de M. J. Lusaerox, fevue de Philologie, t. XXII, p. 274 sqq. (juillet 1898).
3. Dans ces deux derniers exemples, on altendrait logiquement l'imparfait du suhjonclif, car la
Agés., 6, 2 : Agesilaus, ut si bono animo fecissent, laudavit consilium eorum, quod eum locum occupassent. — T.-Live, XXXI, 4,1 : me quoque juvat, velut' ipse in parte laboris ac periculi fuerim, ad finem belli Punici pervenisse (cf. Cés., de Bell. Gall. 1, 32, 4: quod absentis Ariovisti crudelitatem, velut si coram adesset, horrerent). Etc.
REMARQUE. — Dans la langue poélique et chez les prosateurs de l’époque impériale
(SÉNÈQUE, PLINE L'ANCIEN, SUÉTONE) on trouve Ceu construit arec le subjonctif et
signifiant comme si?.