‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 195 sur 306 · Ι. — OBSERVATIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

Ι. — OBSERVATIONS GÉNÉRALES

551. — Valeur de l'infinitif. — En grec et en latin, l'infinitif est la forme substantive du verbe! : il participe donc à la fois du substantif et du verbe.

552. — L’infinitif considéré comme substantif. — Comme le substantif, il peut jouer le rôle de sujet, d'attribut d'apposition ou de complément.

4° En grec et en latin, il se construit comme sujet de la proposition et peut avoir pour attributs des substantifs de tout genre et des adjectifs neutres.

Ex. : Méxanone, Senc., 1: ἔργον εὑρεῖν συγγενῆ πένητός ἐστιν. Jbid., 686 : ξένον προτιμᾶν μᾶλλον ἀνθρώποις ἔθος.

Χέν., Cyr, 1, 4, 28 : ἐν Πέρσαις νόμος ἐστὶν οὗτος συγγενεῖς φιλεῖν. Μόνι., IV, 2, 11 : οὐχ οἷόν τε ἄνευ δικαιοσύνης ἀγαθὸν πολίτην γενέσθαι, Etc.

Ex. : Cic., αὐ Fam., VI, 1 : bene sentire recteque facere satis est ad bene beateque vivendum. Tusc., 1Π, 10, 21 : invidere non cadit in sapientem. — Corn. Nep., Alc., 11 : apud Persas summa laus est fortiter venari, etc. Cf. ci-après prop. complét. sujet ($ 560).

2 En grec et en latin, il se construit comme attribut.

Ex. : Puar., Théélèle, 209 e : τὸ γνῶναι ÉTIGTAUNY που λαθεῖν ἐστιν.

Caro, de Re rust., præf., 1 : est interdum præstare mercaturis rem quærere. — Cic., Tusc., V, 38, 111 : loquor de docto homine, cui vivere est cogitare, etc.

1. Étymologiquement l'infinitif cst pour certaines de ses formes (-ev, -etv, -μεν) le locatif, et pour d'autres {-væc, -μεναιν -cat, -80, -re) le datif d'un substantif verbal signifiant une idée d'action. Employécs primitivement d'une façon conforme à leur étymologie (il en resto encore une trace dans la construction de l'infinitif exprimant le but, cf. ci-après, 8 568). ces différentes formes ont fini par perdre leur valeur propre comme cas distincts, et l'iufinitif, tout en gardant sa valeur verbale, ἃ pu être considéré d'abord comme une sorte de substantif qu'on pouvait employer cu fonction soit de sujet, soit de complément direct ; puis, en grec, quand on l'eut fait précéder de l'article (roy. ci-dessous, p. 397. u. 2), comme un véritable substantif déclinable à tous les cas.

3 ἐν Στὸ ἐν" ni νι ῖ ΄ SYNTAXE DE SUBORDINATION. 597

3 En grec, il se construit ordinairement en apposition explicative soit à un pronom, soit à un adverbe démonstratif ou de sens équivalent; en latin, on le trouve surtout construit en apposition à un pronom démonstratif.

Ex. : Hou., 1., XII, 243: εἷς οἰωνὸς ἄριστος, ἀμύνεσθαι περὶ πάτρης. — Ριλτ., Protag., δ48 ὃ: αὕτη... μόνη ἐστὶ χαχὴ πρᾶξις, ἐπιστύμιης στερηθῆναι. -- Χέν., Econ., 8, 2 : ἔστι πενία αὕτη σαφής, τὸ' δεόμενόν τινος μὴ ἔχειν χρῆσθαι. 1b., 12, 10: τοῦτο ἐγὼ παντάπασι διδαχτὸν ᾧμην εἶναι, τὸ ἐπιμελῇ ποιῆσαι. Cyr, VII, 7, 10 : ὑμᾶς, ὦ παῖδες, οὕτως ἐξ ἀρχῆς ἐπαίδευον, τοὺς μὲν γεραιτέρους προτιμᾶν, τῶν δὲ νεωτέρων προτετιμῆσθαι. Etc.

Cic., Div. in Cæcil., 19 : semper hæc ratio accusandi fuit honestissima, pro sociis inimicitias suscipere. De Of. Il, 18, 63: hæc benignitas etiam rei publicæ est utilis, redimi e servitute captos, locupletari tenuiores, etc.

REMARQUE. — On trouve quelquefois en grec l'infinitif construit au génitif d'apposition (voy. ci-dessus, $ 107, p. 118).

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