Cf. Trans. of American Philol. Assoc. for 1878, p
3. Cet emploi devait appartenir à la langue savante, car on n'en rencontre pas d'exemples dans la langue ordinaire ; en Lout cas, on remarquera que cette construction ne 86 trouve pas dans les Discours de Cicéron.
4. La construction qu'on trouve chez Honace, (Ép., 1, 7, 27 : roddes dulce loqui) est toute différente: dulce n'est pas un adjectif qualifiant Joqui omployé comme substentif, c'est le complément de loqui (cf. ci-dessus, p. 63, 3°).
Par contre, Puixx Le Jacwe n’a pas craint d'employer un. adjectif au neutre pour qualifier un iufnitif dans la phrase suivante :
Ép., Nil, 9. 1: nescio quid sit otium, quid quies, quid denique illud iners quidem, jucundum tamen nihil agere.
Mais ce tour est tout à fait exceptionnel.
Ex. : Eur, fragm. : ὁμολογῶ δέ σ᾽ ἀδιχεῖν, j'avoue que je te fais tort. — Xén., Anab., 1, 30, 40 : ἀδιχεῖσθαι νομίζει ὑφ᾽ ἡμῶν. IV, 4, 16 : πυρὰ οὐχ ἔφη ἰδεῖν. I, 4, 13: Κῦρος ὑπέσχετο ἀνδρὶ ἑχάστῳ δώσειν πέντε ἀργυρίου μνᾶς.
REMARQUE. — Toutefois, quand le sujet de l'infinitif étant identique au sujet principal doit néanmoins éfre mis en relief, parce qu’il est opposé à d'autres, on l’exprime et on le met au nominatif".
Ex. : Tauc., IV, 28, 2 : Κλέων οὐχ ἔφη αὐτὸς, ἀλλ᾽ ἐχεῖνον στρατηγεῖν. — PLAT., Hipp. maj., 299 d : αὐτῷ τούτῳ διαφέρει τῷ ἡ μὲν ἡδονὴ εἶναι, ἡ δὲ μὴ ἡδονὴ τῶν ἡδονῶν. — XÉN., Cyr., VI, 1, 44 : τὰ ἐπιτήδεια ἀναχεχομισμένοι εἰσὶν εἰς ἐρύματα, ὥστε αὐτοὶ μὲν ἔχειν, ἡμᾶς δὲ ταῦτα μὴ δύνασθαι λαμθάνειν. — DÉM., IV, 14 : εἰ δ᾽ οἴεσθε Χαλχιδέας τὴν Ἑλλάδα σώσειν ἣ Μεγαρέας, ὑμεῖς δὲ ἀποδράσεσθαι τὰ πράγυχτα, οὐχ ὄρθως οἴεσθε.
b) £n latin, on doit toujours après les verbes signifiant dire, croire ou savoir, exprimer le sujet de l'infinitif, même quand il est identique au sujet principal.
Ainsi les phrases données ci-dessus comme exemples deviendraient en latin : fateor me esse in te injuriosum; a nobis se injuria affici existimat; ignes negabat se vidisse: Cyrus poilicitus est 86... daturum (esse).
REMARQUES. — 1. 11 ne faut pas confondre avec la construction grecque étudiée cidessus, la construction latine qui consiste à sous-entendre l'accusatif sujet de l'infinitif. La différence est :
4° Que si l'infinitif est accompagné d'un attribut, cet attribut se met à l'accusatif (conformément à la règle $ 556, 1°) et non au nominatif.
Ex. : ΤΟΊ νει, VI, 17, 6 : refracturosque (5 -ent. se) carcerem minabantur.
20 Que l'accusatif sujet de l'infinitif peut être sous-entendu, même si le sujet de l'infinitif est différent de celui du verbe principal.
Ex.: T.-Live, XXV, 8, 10 : nocte maxime commeare (s.-ent. eum) propter metum hostium credebant.
Il. L'accusatif sujet de l'infinitif est sous-entendu dans la prose classique plus souvent qu'on ne croit. On trouve des exemples de cette ellipse même dans les discours de CICÉRON.
Cf. P. Dej., 1, 21 : in cubiculo (vomere) malle {s.-ent. te) dixisti.
Mais on la rencontre surtout dans le séyle familier et chez les historiens (particuliérement dans les discours rapportés en s/yle indirecl).
1. Quand le sujet de l'infinitif est un pronom personnel de la première ou de la deuxième personne, on peut le mettre à l’accusatif, mais on emploie toujours en parcil cas une forme accentuée.
Ex.: Xéx., Anab., VII, 1, 30 : ἐγὼ εὔχομαι πρὶν ταῦτα ἐπιδεῖν ὑφ᾽ ὑμῶν γενόμενα, μυρίας ἐμέ γε κατὰ τῆς γῆς ὀργυιὰς γενέσθαι.
2. Cet exemple et d'autres semblables permettent de formuler la règle suivante : « Quand l'infinitif a deux sujets qui s'opposent l'un à l’autre ct dont l’un est le même que le sujet principal. tandis que l'aulre en est différent, on les exprime tous les deux, en mettant le premier au nominatif ct l'autre à l'accusatif, conformément à la règle 8 555, 2°, Ὁ. »