‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 199 sur 306 · V. O. Rinmaxn, Synf. lat., ξ 177, Ram · texte numérisé non relu

V. O. Rinmaxn, Synf. lat., ξ 177, Ram

Ex.: TÉR., Andr., 13 sq. : quæ convenere.…. fatetur transtulisse (s.-ent. se: atque usum pro suis. — Cic., de Orat., 1, 22, 101 : dum mihi liceat negare posse (s.-ent. me) quod non potero et fateri nescire (s.-ent. me) quod nesciam. — T.-LivE, XXV, 8, 6 : tuto ac sine certamine id facturos (s.-ent. eos) promissum est. Etc. !.

c) En grec et mème en latin (sauf les réserves qui ont été et seront faites), quand le nom ou le pronom qui est le sujet logique de l’action marquée par l'infinitif est déjà dans la proposition principale soit comme sujet ([ille] vult profiscici, [οὗτος] βούλεται ἀπελθεῖν), soit comme complément (illi licet proficisci, τούτῳ ἔξεστιν ἀπελθεῖν), on n'exprime pas en général le sujet devant l'infinitif.

REMARQUE. — En latin, cette règle comporte des exceptions (voy. ci-après, ὃ 539, REX. 1) : la plus importante, c'est que l'usage exige qu'on exprime le sujet de l’infinitif après les verbes signifiant dire, croire ou savoir, bien que logiquement l'infinitif seul puisse paraître suffisant. :

2 En grec* et en latin, quand le sujet de l'infinitif est exprimé, on

le met à l'accusatif.

Ex. : How., IL., 1, 111: βούλομ᾽ ἐγὼ λαὸν σόον ἔμμεναι ἢ ἀπολέσθαι.

— Tauc., VE, 29, 5 : καὶ ἔδοξε πλεῖν τὸν ᾿Αλκιθιάδην. — χέκ,, Απαῦ..1,10,19: πρὶν χαταλῦσαι τὸ στράτευμα πρὸς ἄριστον, βασιλεὺς ἐφάνη. 11, 2, 11: χραυγὴν πολλὴν ἐποίουν χαλοῦντες ἀλλήλους, dore καὶ τοὺς πολεμίους ἀχούειν. Etc.

Cic., Acad., 11, 11, 55 : Democritus dicit innumerabiles esse mundos. De Nat. deor., 1, 38, 107 : Orpheum poetam docet Aristoteles nunquam fuisse. Etc.

556. — Emploi de l’attribut. — L'attribut se mettant au même cas que le nom auquel il se rapporte, il en résulte ceci :

4° En grec eten latin quand le sujet de l'infinitif est à l’accusatif, l'attribut se met à l’accusatif.

Ex. : How., 14, 117 : βούλομ᾽ ἐγὼ λαὸν σόον ἔυμεναι ἢ ἀπολέοσθα'. -- ' PLATON, Gorg., 410 e : TOY χαλὸν χἀγαθὸν ἄνδρα χαὶ γυναῖχα εὐδαίμονα εἶναί φημι, τὸν δὲ ἄδιχον χαὶ πονηρὸν ἄθλιον. | — Lys, 1, 40: ᾧμην τὴν ἐμαυτοῦ γυναῖχα πασῶν σωφρο- | νεστάτην εἶναι τῶν ἐν τῇ πόλει. Etc.

Cic., Acad., 11, 11, 55 : Democritus dicit innumerabiles esse mundos. Skx., Ep., 88: magnum esse solem philosophus

probabit ; quantus sit, mathematicus. Etc.

1.11 ne faut pas confondre avec la construction elliptique dont il vient d'être question le tour grec ait esse paratus (Hon., δ}... 1, 7, 22) qui est rare et exclusivement poétique en latin. Voy. J. Baœots, les Hellénismes dans la syntare latine, p. 329.

2. À part lo cas particulier mentionné ci-dessus, 1°, ἃ, Rex.

2 En grec et en latin, quand le sujet de l'infinitif n’est pas exprimé, l'attribut se met au cas du sujet principal, c'est-à-dire la plupart du temps au nominatif', puisque le sujet principal est la plupart du temps au nominatif.

Ex. : XEN., Anab., 1,6, 8 : ὁμολογεῖς οὖν περὶ ἐμὲ ἄδικος γεγενῆσθαι. IV, 4, 41 : ἐρωτώμενος δὲ ποδαπὸς εἴη, Πέρσης μὲν ἔφη eivar... IV. 4, 21 : οἱ οἰνοχόοι φάσχοντες εἶναι. Cyr. 1, 4, 3 : (ὁ Κῦρος) διὰ τὸ φιλομαθὴς εἶναι πολλὰ... τοὺς παρόντας ἀνηρώτα. -- Dém, XVIII, 1: ëx τοῦ πρότερος λέγειν ὁ διώχων ἰσχύει. Etc.

Cic., in Verr., Il, 4, 51, 115 : dissoluti si cupiamus esse... Tusc., Il, 25, 60 : Dionysius a Zenone fortis esse didicerat. Etc.

REMARQUE. — En grec, cette règle s'applique même à des cas comme celui-ci : Ex.: XÉN., Cyr., V, 2, 11: ἐχεῖνοι ἐπὶ τῷ σίτῳ οἴονται δεῖν φρόνιμοι καὶ μέτριοι φαίνεσθαι,

dans lequel le sujet de la proposition infinitive auquel se rapportent les mots φρόνιμοι χαὶ μέτριοι φαίνεσθαι est le même que celui d'otovtat.

557. — Particularités relatives à l’emploi du sujet et de l’attribut. — Quand le sujet de l'infinitif est une personne indéterminée (en fr., on), ce sujet est ordinairement supprimé et l’attribut (ou l’apposition) se met à l’accusatif (en grec et en lutin) comme s'il se rapportait à τινά, aliquem, sous-entendu.

Ex. : Evn., fragm. : ἡδύ σωθέντα (apposition) μεμνῆσθαι πόνων. — ᾿Τατα,, IE, 62, 5 : αἴσχιον ἔχοντας (apposition) ἀφαιρεθῆναι ἢ χτωμένους ἀτυχῆσαι. — PLar., Apol., 29 a : τὸ θάνατον δεδιέναι οὐδὲν ἄλλο ἐστὶν ἢ δοχεῖν εἶναι σοφὸν (attribut) ur ὄντα (apposition). — Isocn., 11, 15 : φιλάνθρωπον εἶναι δεῖ καὶ φιλόπολιν. Εἰς.

Cic., Tusc., V, 15, 44 : 805 sunt ea bona dicenda, quibus abundantem (apposition) dlicet esse miserrimum (attribut). Etc.

558. — Quand le nom qui devrait être le sujet de l'infinitif se trouve exprimé dans la proposition principale à un autre cas que le nominatif, il faut distinguer l'usage grec de l'usage latin.

4° En grec, on ne répète pas ce sujet devant l'infinitif, mais l'attribut (ou l’apposition*}se met soit à l'accusatif, soit au cas où se trouve le sujet logique de l'infinitif dans la proposition principale.

1. Ce qui est dit de l'attribut s'applique naturellement aussi à l'adjectif ou au participe coustruit cn apposition au sujet sous-entenudu de l’infinitif.

Er.: Xén., An. IV, 2, 27 : ἐλαφροὶ... ἦσαν, ὥστε καὶ ἐγγύθεν φεύγοντες ἀποφεύγειν (ef. ci-dessus, ὃ 476, 2°, à, p. 494).

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