‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 204 sur 306 · Voyez en effet ce qui a été dit ci-dessus, ξ · texte numérisé non relu

Voyez en effet ce qui a été dit ci-dessus, ξ

2. De plus, selon Kavrex, Handbuch sur Vulgata (p. 245), le nominatif avec l'infnitif esl un tour fréquent dans la Vulgate ct dans la basse latinité en général.

8. Cf. R. Künxen, ausf. Gramm. der lat. Spr., p. 517, 3 et voy. Brexocs, our. cité, p. 328.

4. Celte phrase renferme deux irrégularités : non seulement le sujet de l'infinitif n'est pas exprimé. mais encore l'infnitif, au lieu d’être au futur, esl au présent. Cf. ci-après, ὃ 363.

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A. — Propositions infinitives jouant le rôle de sujet.

560. — Constructions impersonnelles. — L'infinitif s'emploie comme sujet

4° En grec, avec les impersonnels χρή, δεῖ, il faut, ἔξεστιν (πάρεστιν, ἔνεστιν, ἔστιν), il est permis, il est possible, πρέπει, προσήκει, il convient et les locutions impersonnelles formées de substantifs ou d’adjectifs, comme : ὥρα ἐστί, χαιρός ἐστι, c'est le moment de; δίχαιόν ἐστιν, il est juste; ἀναγκαῖόν ἐστιν, ἀνάγχη ἐστί, il est nécessaire; χαλόν ἐστιν, il est beau de... ; αἰσχρόν ἔστι, il est honteux ou injurieux 46... — £'n latin, avec les impersonnels ou les expressions impersonnelles exprimant un jugement sur la facilité, la nécessité, l'opportunité, etc., qu'il y aurait à faire telle ou telle action : licet, jus est, fas est, il est permis; Oportet, necesse est, opus est, il faut, il est nécessaire ; tempus est, c'est le moment de; decet (et le contraire dedecet), convenit, il sied, il convient; delectat, juvat, il est agréable; prodest, utile est?, il est utile; obest, il est nuisible; præstat, il vaut mieux; interest, refert, expedit, conducit, il importe, il est avantageux; non attinet, ce n'est pas la peine. ; satis est, il suffit; laus est, c'est un mérite; facinus est, c'est une mauvaise action; decorum est, il est beau; turpe est, il est honteux, etc.

REMARQUE. — En latin, est avec l'infinitif, par exemple est videre (TAc., Germ., 5),

cernere erat (VIRG., Én., VI, 596; VIII, 676), est une construction incorrecte en prose et que l’on croit être d'origine vulgaire, mais qui pourrait bien être empruntée au grec.

2 En grec, avec οἷόν +’ ἐστίν et δυνατόν ἐστιν, il est possible, ainsi qu'avec συμόαίνει, il arrive. — En latin, avec mos est et (très rarement) avec des expressions signifiant il arrive que.

3° En grec avec done; en latin avec placet, videtur, il paralt bon, il a été décidé.

REMARQUES. — I. En grec comme en latin, le sujet de l'infinitif est tantôt exprimé et tantôt supprimé (conformément à ce quia été dit 8 555), suivant le sens général de la phrase. Ainsi l'on n’exprime pas le sujet de l'infinitif, si le sens est : il est beau (utile, nécessaire, permis, etc.) de faire telle chose : au contraire, on l’exprime, si le sens est : 8] est beau (utile, nécessaire, permis, etc.) que telle chose se fasse,

Ex.: EUR., Fragm. : οὐχ ἔστιν εὑρεῖν βίον ἄλυπον οὐδενί, il est impossible de trouver une existence exemple de peines. —- ISOCR., VI, 50 : zen τοὺς εὖ

1. D'une manière générale, on peut faire remarquer que beaucoup des verbes qui vont ètre énumérés dans ce paragraphe et dans les suivants se construisent tantôt avec une proposition infinitive et Lantôt avec at (cf. ci-dessus, ἣ 497). C'est l'usage seul qui peut apprendre d'une manière précise quelles sont les expressions qui se construisent avec l'iafinitif et quelles sont celles qui se construisent avec ut.

2. Sur l'emploi d’une proposition complétive avec quod après ces expressions impersonnclles, voy. ci-dessus, p. 458, n. 1.

3. La construction ordinaire est ut avec une proposition complétive, cf. ci-dessus, ξ 497, 2°,C, p. 523,

πράττοντας τῆς εἰρήνης ἐπιθυμεῖν, il faut que ceux qui sont dans la prospérité désirent la paix (ceux qui sont dans la prospérité doivent désirer la paix).. Etc.

Comparez en latin necesse est proficisci et necesse est me proficisci.

11. Quand il y a lieu d'exprimer le sujet de l'infinitif, on se conforme, en grec et en lalin, aux règles données ci-dessus, $ 555.

4 En latin, avec diverses locutions impersonnelles exprimant un jugement sur la vérité d'une affirmation : apparet, liquet, constat, convenit, manifestum est, il est certain, évident que. ; verum est, il est vrai que..; falsum est, il est faux que..: veri simile est, il est vraisemblable gue..: incredibile est, il est invraisemblable que, etc.; efficitur, sequitur, il s'ensuit que, cela prouve que.., et autres locutions de sens analogue.

Comme l'indique suffisamment la traduction des expressions citées, l'infinitif qui en dépend doit toujours être accompagné d'un accusalif sujet.

REMARQUES. — ἰ. La construction de non dubium est avec un infinitif accompagné d'un accusatif sujel est peu correcte et parait avoir appartenu surtout au langage familier.

Ex.: TÉR., Iléc., 326 : perisse me una haud dubium est. Cf. ci-dessus, p. 9, n. 4.

11. Les locutions grecques qui répondent aux locutions latines rappelées ci-dessus se construisent avec ὅτι, c'est du moins le cas pour δῆλόν ἐστι, il est certain et φανεούν ἐστι, il est évident,

On trouve aussi très souvent la construction personnelle : δῆλός εἶμι et φανερούς eur ὅτι... (cf. ci-dessus, 8 432).

ὃ. En latin, avec plusieurs expressions impersonnelles marquant que telle personne a résolu de faire telle chose : certum (deliberatum, propositum, etc.) est, on a résolu, on s'est proposé de..; de même avec in mentem venit, et dans le langage familier avec in animo est, consilium ou sententia est, consilium ou sententia stat, etc.

Dans ces constructions, l'infinitif ne peut être employé que sans sujet.

REMARQUE. — La construction de restat(cf. TÉR., Phorm., 85 ; T.-LivE, XLIV, 4, 8'ou reliquum est... (Cic., ad AfE., VII, 5, 5; SALL., Fragm., NI, 81, 2 Kr'ifs), il reste d (faire telle chose), avec un infinitif sans sujet exprimé appartient au langage familier.

La construction classique est restat, reliquum est ut... (νον. ci-dessus, ὃ 497, 2°, ἃ, p. 525).

6° £'n latin, avec pænitet, pudet, piget.

REMARQUES. — I. Ces verbes ont presque toujours pour sujet un ἜΠΗ seul. Une construction comme celle-ci :

T.-Live, XXVIII, 40, 1: dum me ne pæniteat adhuc aliorum speciosiora primo aspectu consilia semper visa esse, mea usu meliora,

est rare et exceptionnelle : en pareil cas, on préfère employer une proposition complétive avec quod cf. ci-dessus, $ 440) :

Ex.: Cic., ad Att., 11, 4,2 : mihi nunquam veniet in mentem pænitere, quod a me ipse non desciverim. Etc.

IT. Par analogie avec pudet, T.-Live construit religio est, verecundia est avec une proposition infinitive (cf. VIT, 17, 4; III, 62, 9; XXIV, 42, 9).

4° En latin, avec les constructions impersonnelles dont il sera question ci-après ($ 565, 2) et dans lesquelles la proposition infinitive remplit les fonctions de sujet par rapport au verbe principal.

564. — Chez Cicéron et chez César, il n'y a encore qu'un petit

nombre d'expressions formées d'un substantif et du verbe esse qui puissent se construire avec une proposition infinitive (consilium est, tempus est, mos est, etc.).

Mais chez les poètes et chez les prosateurs de l'époque impériale à partir de T.-Live. le nombre de ces expressions se multiplie.

Toutefois il faut remarquer que dans la plupart des cas les poëtes construisent ainsi, non pas des substantifs seuls, mais des substantifs qui, étant accompagnés d'un verbe, forment avec lui des se ΠΊΘΗς équivalant à un verbe simple.

Ex. : Vinaue, Én., VI, 133-4 : … si tanta cupido est (-— si cupis) | bis Stygios innare lacus. Cf. id., II, 10 : sed si tantus amor s.-ent. est) casus cognoscere nostros. Etc.

T.-Live, XXV, 11,40 : isque finis Hannibali fuit (équivalent de ita destitit) ea parte arcem oppugnare. Etc.'.

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