‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 205 sur 306 · Constructions personnelles · texte numérisé non relu

Constructions personnelles

4° En grec, on remplace fréquemment la construction impersonnelle par la construction personnelle : ainsi au lieu de dire δίχαιόν ἐστιν, il est juste, on dit δίχαιός εἰμι, je suis autorisé à, je mérite de, je suis obligé de..., au lieu de inirhdatôv à ἐστιν, il est avantageux, On rencontre souvent ἐπιτήδειός εἶνλι, il est avantageux que je...

Ex. : PLar., Prolag., + e : © Πρόδιχε, σὸς Σιμωνίδης πολίτης * δίκαιος εἶ βοηθεῖν τῷ ἀνδρί. -- Χέν., Hell, V, 2, 32.: δίκαιός εἰμι ζημιοῦσθαι. Etc.

1. Voy. O. Rixmarx, δ νηί. lat., ὃ 183, Raw. LI. Pour plus de détails, cf. R. Le ausf. Gramm. der lat. Spr., ἃ. 1?, p. 554. |

| Tavc., VII, 70 : ἄνδρας τινὰς ἀπέχτειναν où πολλούς, où ἐδόκουν ἐπιτήδειοι' εἶναι ὑπεξαιρεθῆναι.

REMARQUE. — Au lieu de δεῖ με τοῦτο ποιεῖν, il faut que je fasse cela, on trouve aussi

2 Certaines locutions mêmes ne sont autorisées qu'à la construction personnelle : telles sont : Ôcxü, il semble que je, ἐπίδοξός εἶμι, je suis considéré comme... c.-à-d. il est à présumer que je, πολλοῦ, μιχροῦ, τοσούτου δέω, il s'en faut beaucoup, peu s'en faut, tant s'en faut, que je...

Ex. : Isocn., VI, 8 : ἐπίδοξός εἰμι τυχεῖν τῆς τιμῆς ταύτης, il est à présumer que j'aurai le même honneur.

Χέν., Anab., VII, 6, 18 : πολλοῦ μοι δοχῶ δεῖν τὰ ὑμέτερα ἔχειν. -- Isocn., IX, 62 : μικροῦ ἐδέησεν ὁ Εὐαγόρας Κύπρον ἅπασαν γχατασχεῖν. -- Lys, XVIL 1 : ἐγὼ δὲ τοσούτου δέω περὶ τῶν μὴ προσηχόντων ἱχανὸς εἶναι λέγειν, ὥστε δέδοιχα μὴ χαὶ περὶ ὧν ἀναγκαῖόν μοί ἐστι λέγειν, ἀδύνατος ὦ τὰ δέοντα εἰπεῖν. Etc.

REMARQUE. — Cette construction est tout à fait erceplionnelle en latin et ne se rencontre qu'en poésie ou chez les prosateurs de l'époque impériale*,

Ex. : SÉN., de Prov., 5, 1 : apparebant bona esse. — SUÉT., Nero, 1 : quo facilius appareat degenerasse a suorum virtutibus Nero‘. Εἰς.

B.— Propositions infinitives jouant le rôle de complément. 563. — L'infinitif s'emploie, comme complément logique du verbe contenu dans la proposition principale : |

4° En grec ct en latin après les verbes qui signifient dire ou croire (promettre, espérer, etc.).

4. Cette construction personnelle est l'effet d'une aftraction facile à comprendre. C'est la même attraction qui donne lieu à des locutions comme

Praron, Lois, 751 b : προσῆκοντά τινα λόγον διηθῆναιλ (pour λόγον ὃν προσήκει ῥηθῆναι. — Isocn., V, 110 : τὸ πλῆθος τῶν ἐνόντων εἰπεῖν (pour τούτων ἃ ἔνεστιν εἰπεῖν).

2. Comparez la locution παρὰ μιχρὸν ἔρχομαι, non multum abest quin.… Ex. : lsocn., XIX, 22 : παρὰ μιχρὸν ἦλθον ἀποθανεῖν.

3. On trouve déjà dans Vannox (de Re rust., I, 6, 2): hæc apparent magis ita esse (texte douteux, puisque apparent peut étre une mauvaise leçon, au licu de apparet) et dans une Lettre de Baurus (chez Cic., ad Fam., ΧΙ, 11, 2) : quæ istic opus erunt administrari. exemple qai prouve, à ce qu'il semble, que l'attraction on usage chez les Grecs so faisait en latin daus le langage familier.

Mais les exemples analogues qu'on cite de Cicénon (cf. R. Küuxen, aus/. Gramm. der lat, Spr., t. 11, p. 521) ne sont probablement que des fautes de copiste ; voy. par exemple : Cuc., de Fin.. ΠΙ, 1, 23 : membra nobis ita data sunt ut ad quandam rationem vivendi data esse appareant, où il est facile de corriger appareant cn appareat (cf. ci-dessus, p. 8 en haut). 4. Remarquez quo dans ces exemples la construction personnelle du verbe apparet peul avoir été influencée par celle de videor.

REMARQUES. — 1. En grec, conformément à la règle ὃ 555, 1°, a, quand le sujet de la proposition infinitive est le même que celui du verbe principal, on ne doit pas l'exprimer.

Ex. : XÉN., Écon., 20, 29 : ἐπομόσας λέγω ἢ μὴν πιστεύειν σοι φύσει νομίζειν φιλεῖν ταῦτα πάντας ἀφ᾽ ὧν ἂν ὠφελεῖσθαι νομίζωσιν. — MÉN., Sent., 382: νόμιζε γήμας δοῦλος εἶναι. 1b., 155 : ἔλπιζε τιμῶν τοὺς γονεῖς πράξειν χαλῶς. Etc.

Sur l'imitation de ce tour par les Latins, voy. ci-dessus, ὃ 559, Rex. I, ἃ.

II. Avec les verbes de cette catégorie l'infinitif grec (sans ἄν) a le même sens que les temps correspondants de l'indicatif (cf. ci-dessus, ὃ 280, 1° avec la REM.).

111. 4° L'infinitif grec (présent ou aoriste) avec ἄν s'emploie dans le sens du potentiel, en parlant de l’avenir!, après les verbes signifiant dire et surtout après les verbes signifiant croire.

Ex.: Hom., 11... IX, 684 : χαὶ δ᾽ ἂν τοῖς ἄλλοισιν ἔφη παραμυθήσασθαι (style direct : καὶ δ᾽ ἂν παραμυθησαίμτην), — Tauc., V, 32, 2 : Κορίνθιοι χαὶ ᾿Αργεῖοι... ἔρχονται ἐς Τεγέαν, et σφίσι προσγένοιτο, νομίζοντες ἅπασαν ἂν ἔχειν Πελοπόννησον (style direct : ἅπασαν ἂν ἔχοιμεν). — XÉN., Anab., 1, 9, 29 : νομίζοντες παρὰ Κύρῳ ὄντες ἀγαθοὶ ἀξιωτέρας ἂν τιυἧς τυγχάνειν ἢ παρὰ βασιλεῖ (style direct : ἀξιωτέρας ἂν τιμῆς τυγχάνοιμεν). 1,1, 11 : τί ἂν οἰόμεθα παθεῖν ; (style direct : τί ἄν πάθοιμεν 1) Cyr., 1, 3,1: οἱ Πέρσαι οἴονται τοὺς ἀχαρίστους χαὶ περὶ θεοὺς ἂν μάλιστα ἀμελῶς ἔχεν (style direct : ἀμελῶς ἂν ἔχοιμεν). Mém., 1,1, 16: τοὺς μὲν εἰδότας (ταῦτα) ἡγεῖτο χαλοὺς χἀγαθοὺς εἶναι, τοὺς δ᾽ ἀγνοοῦντας ἀνδραποδώδεις ἂν διχχίως κεκλῆσθαι. — LysiAs. XXVII, 8 : ἡγοῦμαί... εἰ μὴ... τιλήσαιτε, οὐχ ἂν ἀχρίτους αὐτοὺς ἀπολωλέναι, ἀλλχλ τὴν προσήχουσαν δίχην δεδωκέναι. Etc.

2° En latin, la périphrase qui supplée à l'absence de futur dans les propositions infinitives (adjectif verbal en -urus accompagné du verbe sum) sert aussi à exprimer l'idée du potentiel dans ces mêmes propositions.

Par conséquent, la périphrase scripturum esse, dans une proposition infinitive, correspond non seulement au futur scribam, mais encore au polentiel scribam des propositions indépendantes.

Ainsi la phrase : amicum si habeam, felix sim, deviendra au s{yle indirect : dicit se, amicum si habeat, felicem futurum esse ou (si le verbe principal est au passé) : dicebat se, amicum si haberet, felicem futurum esse (application de la règle dite de la concordance des temps, $ 645).

La périphrase qui sert d'infinitif futur actif, peul être, on le sait, remplacée par une autre périphrase : fore ou futurum (esse) πἴ..., (je dis, je crois) qu'il arrivera que (ΝΟΥ͂. ci-dessus, ὃ 497, 2°, c, et cf. p. 523, n. 2). Toutefois, quand la périphrase scripturum esse est employée, comme il vient d’être dit ci-dessus, au sens du potentiel, on ne voit pas que les Latins l’aient remplacée par futurum esse ut scribam, etc. ὃ.

4, Les Atliques semblent proscrire l'emploi de l'infinitif futur avec ἄν avec la même rigueur qu'ils proscrivent l'emploi correspondant de l'indicatif futur avec ἄν. Voy. Stan, Quæst, gramm., Ὁ. 9 5644. et cf. KCaxxa-Guaru, ausf. Gramm. der gr. Sprache, ξ 398, p.241.

2. On trouve la mème construction après le verbe δοχῶ signifiant « il me semble que ».

Ex.: Xex., Cyr, V, 5, 9 : ἐγὼ δοκῶ δεχάχις ἂν χατὰ τῆς γῆς καταδῦναι ἥδιον À ὀφθῆναι οὕτω ταπεινός (st. dir.: δεχάχις ἂν ἀποθάνοιμι ἥδιον À ὀφθείην). 3. C'est du moins ce qu'assure Hannx, ζΖαί. Schulgramm., 11, p. 136, n. 8.

Si le verbe est au passif et que l'infinitif futur en soit inusité, on peut recourir à l'emploi du verbe possum pour rendre l'idée du potentiel. Ainsi la phrase amicum si habeam, jure felix existimer deviendrait : dicit se, amicum si habeat, jure felicem existimari posse.

IV. 1° L'infinitif grec (présent et aoriste) avec ἄν s'emploie dans le sens du mode irréel (cf. ci-dessus, ὃ 302, 30).

Ex. : Tauc., III, 89, 5 : ἄνευ δὲ σεισμοῦ (c.-à-d. εἰ μὴ σεισμὸς ἐγένετο) οὐχ ἄν μοι δοκεῖ τὸ τοιοῦτο ξυμδῇναι γενέσθαι (style direct : οὐχ ἂν ξυνέθη ἐνέσθαι). IV, 40, 2: ἀπεκρίνατο αὐτῷ πολλοῦ ἂν ἀξιον εἶναι τὸν ἄτραχτον εἰ τοὺς ἀγαθοὺς διεγίγνωσχε (style direct : πολλοῦ ἂν ἄξιος ἢν). — PLAT., Gorg., 486 ἃ : εἰ χρυσὴν ἔχων ἐτύγχανον τὴν ψυχήν, οὐχ ἂν οἴει με ἄσμενον εὑρεῖν τούτων τινὰ τῶν λίθων χτλ. (style direct : ηὗρον ἄν). Apol., 32e: ἀρ’ οὖν ἅν ue οἴεσθε τοσάδε ἔτη διαγενέσθαι, εἰ ἔπραττον τὰ δημόσια ; (style direct : οὐχ ἂν διεγεvéunv).— Χέν., Mém., 1, 4, 16 : οἴει δ᾽ ἂν τοὺς θεοὺς τοῖς ἀνθρώποις δόξαν ἐμφῦσαι, ὡς ἱχανοί εἰσιν εὖ καὶ χαχῶς ποιεῖν, εἰ μὴ δυνατοὶ σαν (s.-ent. εὖ χαὶ χαχῶς ποιεῖν), χαὶ ἀνθρώπους ἐξαπατωμένους τὸν πᾶντα χρόνον οὐδέποτ᾽ ἂν αἰσθέσθαι ; (style direct : οἱ θεοὶ οὐχ ἄν ἐνέφυσαν..., καὶ οἱ ἄνθρωποι ἂν ἤσθοντο). Etc.

2° En latin, c'est la périphrase scripturum fuisse! qui correspond ἃ l'irréel scriberem ou scripsissem. Ainsi la phrase amicum si haberem, felix essem deviendrait au style indirect : dicit se, amicum si haberet, felicem futurum fuisse ; de même la phrase amicum si habuissem, felix fuissem deviendrait : dicit se, amicum si habuïisset, felicem futurum fuisse.

Ex. : Cic., p. Sulla, 7, 22 : Si jam tibi hoc concedam, Q. Hortensium.…., si, hos tales viros non suo stare judicio, sed meo : si hoc tibi dem, quod credi non potest, nisi ego huic adessem, hos adfuturos non fuisse, etc. — T.-Live, XXII, 25, 10 : quas ob res, si antiquus animus plebei Romanæ esset, audaciter se Jaturum fuisse de abrogando Q. Fabi imperio. Etc.

Cic., p. Cæœl., 1, 2, etenim si attendere diligenter, existimare vere de omni hac causa volueritis, sic constituetis, judices, nec descensurum quenquam ad hanc accusationem fuisse cui utrum vellet liceret, nec, cum descendisset, quicquam habiturum spei fuisse, nisi alicujus intolerabili libidine et nimis acerbo odio niteretur. Cf. Con. ΝΕΡ., Agés., 6, 1; T.-LivE, XXVI, 29, 6; etc.

Si le verbe est au passif, on emploie la périphrase futurum fuisse αἱ...

Ex. : Cés., de Bell. civ., III, 101, 3 : nisi eo ipso tempore quidam nuntii de Cæsaris victoria. essent allati, existimabant plerique futurum fuisse uti amitteretur (oppidum).

Au style direct il y aurait : oppidum amissum esset*.

4. Voy. SP. Vassis, Revue de Phil.,t. XI, p. 42 sqq. et O. Riexanx, Synt. lat., S 241. 4. Les indicatifs possum, poteram, potui, cte., employés comme il a été dit ci-dessus (ξ 292. 2°, D, p. 301 ct suiv.) sont naturcllement remplacés dans une proposition infinitive, par PO886 ou otuisse.

Ε Ainsi l'exemple de Cic., Orat., 9, 32 (cf. ci-dessus, p. 303, 1. 3) deviendrait au style indirect : quæ manifestum est 608 vel sine magistro facere potuisse. De même qu'on trouve les indicatifs possum, poteram, etc., là où {3 sens exigerait l'emploi de possim, possem, etc., de mème on rencontre des phases comme celle-ci : Cic., in Verr., 11, 4, 7, 45 : dixit... neque se illa habuisse venalia neque ulla condicione, si, utrum vellet, liceret, adduci unquam potuisse ut venderet 1118... (style direct : neque ulla condicione, si liceret, adduci unquam

potuisseim.…).

V. En grec, la négation est en général où, en particulier après les verbes λέγειν et φάναι et après ceux qui signifient croire, penser‘.

Ex. : Tauc., I, 67, 2 : Αἰγινῆται ἐνῆγον τὸν πόλεμον λέγοντες οὐκ εἶναι αὐτόνομοι χατὰ τὰς σπονδᾶς. — PLAT., Prolag., 328 : ἡγούμην οὐκ εἶναι ἀνθρωπίνην ἐπιμέλειαν ἢ ἀγαθοὶ οἱ ἀγαθοὶ γίγνονται. — Χέν., Hell., VIL, 4, 22 : ἐνόμισεν οὐκ ἂν δύνασθαι μένειν τοὺς πολιορχοῦντας. Mém., 11, 2, 10 : ἐγὼ μὲν οἶμαι, εἰ τοιαύτην μὴ δύνασαι φέρειν untéou, τἀγαθά σε οὗ δύνασθαι φέρειν. — DÉM., ΧΧΙΧ, 48 : εἴ τι τούτων ἀληθὲς ἦν, οἴεσθε οὐκ ἂν αὐτὴν λαδεῖν :

Toutefois, si le verbe principal est à un mode ou à une construction qui exigerait la négation uw, on emploie nécessairement un devant l'infinitif. Ex. : Tauc., VI, 18, 1 : νομίσατε νεότητα χαὶ γῆρας ἄνευ ἀλλήλων μηδὲν δύνασθαι".

ANDoc., 1, 10 : εἴ τις νομίζει τι μὴ ἱκανῶς εἰρῇσθαι, ἀναστὰς ὑπομνὴησάτωϑ.

VI. Après les verbes qui signifient nier, on ajoute ordinairement devant l'infinitif μή, qui est remplacé par μὴ οὐ, si la proposition principale est négative de forme ou de sens. Ex.:Sopx., Antig., 442: φὴς ἢ καταρνεῖ μὴ δεδραχέναι τάδε; (lilé. : nies-tu en disant que tu πὸ l'as pas fait?) — PLAT., Gorg., 461 ὁ : τίνα οἴει ἀπαρνήσεσθαι μὴ οὐχὶ χαὶ αὐτὸν ἐπίστασθαι τὰ δίχαια χαὶ ἄλλους διδάξειν.

La négation surabondante μὴ οὐ ne s'emploie pas après οὔ put, je nie.

VII. 1° Après les verbes ἐλπίζειν, espérer, ποοσδοχᾶν, s'attendre que, ὑπισχνεῖσθαι et ἐπαγγέλλεσθαι, promettre, ἀπειλεῖν, menacer, ainsi qu'après ὀμνύναι, jurer (quand le serment se rapporte à l'arvenrr) on emploie l'infinilif futur ou bien l'infinilif présent ou aorisle arec ἄν qui exprime l'idée du potentiel et équivaut par conséquent à un futur adouci.

La négation est κ΄, parce que ces verbes impliquent un désir et non pas un jugement *.

Ex. : XÉN., Anab., 11, 1, 4 : ἐπαγγελλόμεθα δὲ ᾿Αριαίῳ, ἐὰν ἐνθάδε ἔλθῃ, εἰς τὸν θρόνον τὸν βασίλειον καθιεῖν αὐτόν. Mém., III, 5, 4 : Βοιωτοὶ νῦν ἀπειλοῦσιν ἐμδαλεῖν εἰς τὴν ᾿Αττιχήν. An, III, 1, 44: τὸν στρατηγὸν προσδοχῶ ταῦτα πράξειν. — Lyc., 16 : ὀμνύασι πάντες οἱ πολῖται, ἐπειδὰν ἔφηθδοι γένωνται, αήτε τὰ iso x ὅπλα καταισχυνεῖν μήτε τὴν τάξιν χειψειν, ἀμυνεῖν δὲ τῇ πατρίδι χαὶ ἀμείνω παραδώσειν.

Χέν., Mém., Il, 6, 38 : εἰ ναύχληρος ἐπιτρέψειέ σοι τὴν ναῦν μὴ ἐπισταμένῳ χυύερνᾶν, ἔχεις τινὰ ἐλπίδα un ἂν σαυτόν τε χαὶ τὴν ναῦν ἀπολέσαι;

2° Après certaines expressions analogues aux verbes énumérés ci-dessus (1°), par exemple après ἐλπίς ἐστιν, ἐν ἐλπίδι εἰμί, ἐλπίδα παρέχω, ou, en d'autres termes, après les expressions impliquant l'idée d'aticudre, on trouve quelquefois l'infinitif aoriste seul au lieu de l'infinitif aoriste avec ἂν ou de l'infinitif futur”,

4, Cet emploi de la négation οὐ est dû à l’analogie des propositions complétives commençant par ὅτι ou par ὡς et dans lesquelles on se sert régulièrement de οὐ.

3. I y a μή, parce que le verbe principal est à l'impératif, mode qui exige la négation μή.

3. 11 y a pr, parce que le verbe principal est dans une proposition coaditionnelle avec εἰ qui exige l'emploi de pr.

4. Cependant, après les verbes sigaifiaut « espérer », on trouve aussi la négation οὐ. Cf. Xèx., Anab., 1V,6, 18.

5. Mais jamais cela n'a lieu pour les verbes qui signifient simplement « dire » ou « croire ». Dans les passages qui semblent contredire cette observation, le texte est altéré. Voy. KCuxen-Grarn, ausf. Gramm. der gr. Spr., ὃ 389, ἃ, Anm. 7 (p. 196).

Ex.: Tauc., IV, 70, 2 : AS ἐν ἐλπίδι εἶναι ἀναλαδεῖν Νίσαιαν. — PLAT. Phédon, 67 e, 68 a : εἰ μὴ ἄσμενοι ἐχεῖσε ἴοιεν, oi ἀφιχομένοις ἐλπὶς ἐστιν, οὗ διὰ βίου ἥρων, τυχεῖν. Etc.

VIIL. 19 En latin, le verbe sperare se construit régulièrement avec l’infinilif fulur accompagné d'un accusatif sujet.

Cependant l'infinitif présent est possible quand l'idée du futur est impliquée dans le verbe employé.

Ex. : Cic., ad Fam., IX, 6, 3 : sperabam tuum adventum appropinquare. Cf. ἰδ... IX, 1, 1: in spem venio appropinquare tuum adventum.

En outre, on trouve l'infinilif présent quand il s’agit d'exprimer cette idée que l'action dont l’accomplissement aura lieu dans l'avenir commence déjà dans le moment présent.

Ex. : Cic., Tusc., 1, 41,97 : magna me spes tenet, bene mihi evenire, quod mittar ad mortem.

Enfin sperare se construit très FMEURRRIEnt avec l'infinitif présent, quand il signifie simplement croire.

Ex. : Cic., ad Fam., 11,2 : spero nostram amicitiam non egere testibus'. Etc. 2° Par analogie avec la construction de sperare on trouve quelquefois expecto eum venturum 6886, je m'attends à ce qu'il vicune (je crois qu'il viendra); mais ce tour est rare et

peu correct, bien π . RE chez VARRON (de Ling. lat., X, 40 : Sal., p.199 R;

39 ΕΝ aux aie ne promettre, promitto, polliceor, etc., ils sont réguliérement construits à l’époque classique avec l'infinitif futur accompagné d'un accusatif sujet ?.

Pour l'emploi de l'infinitif sans sujet exprimé après promittere et polliceri, νοῦ. ci-dessus, p. 610, Rex. IT.

IX. Par analogie avec la construction des verbes signifiant dire, on trouve des verbes signifiant accuser, suivis quelquefois de l'infinitif accompagné d'un accusatif sujet : tels sont accuso (TAC., Ann., XIV, 18), incuso (Tac., Ann., III, 38), arguo, coarguo ([ASIN. PoLL.], de Bell. Afric., 68; QUuINT., IV, 2, 4; TAC., Germ., 43), redarguo (A.-GELLE, XV, 9, 7), insimulo. Mais cette construction est assez rare : on préfère, à l'époque classique, employer une proposition avec quod (cf. ci-dessus, ἃ 440).

X. Enfin, par analogie avec la construction des verbes signifiant croire, on rencontre assez souvent chez Cornélius Népos, chez T.-Live, chez Q.-Curce et chez Pline le Jeune l'expression non dubito suivie d'une proposition infinitive. Toutefois c'est une construction peu correcte et qui paraîl avoir appartenu surtout au langage familier* : la construction classique est non dubito quin… ($ 496, 4°).

2 En latin seulement, avec les verbes qui signifient savoir, apprendre, faire savoir, montrer *, etc.

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