Même observation que ci-dessus, p. 620, n
REMARQUES. — 1. Quelques-uns des verbes qui signifient s'efforcer, par exemple 127,/2νᾶσθαι, φροντίζειν, etc., se construisent plutôt avec ὅπως (cf. ci-dessus, $ 485).
Il. Ce qui ἃ été dit de l'emploi des temps de l'infinitif après les verbes marquant une manifestation de la volonté s'applique aussi au cas dont nous nous occupons ici.
Ke: XÉN., Mém., IV, 3, 1 : Σωχράτης κηχανιχοὺς γίγνεσθαι τοὺς συνόντας οὐαὶ τοπευδὲν: = DÉX., 1, 42 : τί τὸ χωλῦον' ἔτ᾽ αὐτὸν βαδίζειν ὁ ὅποι βούλεται; — Μέν., Fragm., 358 : μὴ σπεῦδε πλουτεῖν, μὴ ταχέως πένης γένῃ. Etc.
Tauc., 1V,87,3: διαμάγομαι un μεταγνῶναι à ὑμᾶς τὰ προδεδογμένα. Εἰς. ARIST., Nuées, 1426 : δίδομεν αὐτοῖς προῖχα συγκεκόφθαι. Etc.
111. L'emploi de la négation μή devant les infinitifs dépendant de ces verbes s'explique de la mème façon que ci-dessus (p. 621, REX. III). Ex. : Tauc., Il, 69, 1 : (Φορμίων) ne εἶχε (ΞΞ ἐφύλαττε. veillait à ce que) μήτ᾽ ἐκπλεῖν ὁ ἐχ Κορίνθου μηδένα μήτ᾽ ἐσπλεῖν, — XÉN., 4n., Ill, 5. 51 ἃ γάρ, ὅτε ἐσπένδοντο, ὃ διεπράττοντο, μὴ κάειν (sc. ἡμᾶς) τὴν βασιλέως χώραν, νῦν αὐτοὶ χάουσιν ὡς ἀλλοτρίαν.
IV. Après les verbes à sens négalif, comme ἀντέ χω, ἐνχντιοῦμαι, s'opposer à. εὐλαθοῦμαι, se garder de, ἐμποδών εἶμι, empécher?, etc., on ajoute devant l'infinitif per, qui est remplacé par μὴ οὐ, si la PEOpOAINOE principale est négative.
Ex.: PLAT., Apol., 32b : τότ᾽ ἐγὼ μόνος τῶν πρυτάνεων ἢναντιώθην μηδὲν ποιεῖν παρὰ τοὺς νόμους (mm. ἃ m. seul des prylancs je fis de opposition, disant 1 fallait rien faire contre les lois). --- XÉN., 4π.,}Π.1, 18: εἰ δὲ γενησόμεθξ ἐπὶ βασιλεῖ, τί ἐμποδὼν" μὴ οὐχὶ... ὑδριζομένους ἀποθανεῖν". Etc.
4. Sur la construction dé χωλύω avec l'infinitif employé sans négation surabondante, του. ci-dessus, , 621, n. 2.
| 2, Pour χωλύω, il admet cette Écusteiclious ἢ mais suit aussi l’analogie de οὐχ &5, νον. ci-dessus, p. 621, n. 3, et cf. ib., n. 3.
3. L'interrogation est ici, comme il arrive très souvent, un ou oraloire déguisant une négation : « qu'est-ce qui empèchera... ? » équivaut à ἃ rien n'empêchera…
4. On a vu ci-dessus (p. 598, Rru. 111) que très souvent τ infinitif avec μὴ et avec un οὐ est précédé de l'article; en pareil cas, il est construit à l’accusatif de qualification (cf. ὃ 62).
Es. : Taue., I, 1, 4: χαὶ προσθολαί, ὥσπερ εἰώθεσαν, ἐγίγνοντο τῶν ᾿Αθηναίων ἱππέων ὅπη παρείχοι, χαὶ τὸν πλεῖστον ὄμιλον τῶν ψιλῶν δίργον τὸ μὴ προεξιόντας τῶν ὅπλων τὰ ἐγγὺς τῆς πόλεως καχουργεῖν (Li. « en s'opposant à ces attaques ils réalisaient ce fait que les environs de la ville n'eussent pas à souffrir »).
Par une extension hardic de cet usage les poètes purent dire, en sous-entendant l'idée « d'empêcher » :
Cf. ἔσκ., Hipp.,48-50 : ... τὸ γὰρ τῆσδ᾽ οὐ προτιμήσω xaxév | τὸ ja («x de manière qu'il y ait empèchement à ce que ») OÙ παρασχεῖν τοὺς ἐμοὺς ἐχθροὺς ἐμοὶ | δίκην τοσαύτην ὥστ᾽ ἐμοὶ χαλῶς ἔχειν
ou bien, avec la même ellipse, mais sans employer l'article devant l'infinitif.
Cf. Sopn., Æl., 103 sqq. : ἀλλ᾽ οὐ μὲν δὴ | λήξω θρήνων στυγερῶν τε yéwv | … (sousent. : « et rien ne m'empéchera... ») jah οὗ τεχνολέτειρ᾽ ὥς τις ἀηδὼν | ἐπὶ χωκυτῶ τῶνδε ratpowy | πρὸ θυρῶν ἠχὼ πᾶσι προφωνεῖν.
Quand les verbes signifiant « empêcher de, détourner de » sont construits avec l'ivfinitif précédé de «οὔ, ki es ne doit pas être exprimée.
: Xèx., Mém., 11, 1,16 : ἄρα οὐ τοῦ δραπετούειν δεσμοῖς οἱ δεσπόται τοὺς οἰκέτας ἀπείργουσιν; ; parce que le génilif de l'infinitif exprime l'objet sur lequel porte l'action du verbe principal et non pas l'idée de cette action.
On est donc surpris de lire dans Xénophon,
Anab., NT, 5, 11 : πᾶς γὰρ ἀσκὸς δύο ἄνδρας ἕξει τοῦ JA χαταδῦναι.
Peut-être faut-il dans ce passage, et dans d'autres semblables, écrire τὸ μή ou supprimer pr, si l'on garde τοῦ. En tout cas la question est coutroversée : voy. E. Tocamzs, Rec, de Phil., XXI, p. 68; Kescnorr, 10., ἢ. 179, sq.; Montimen L. Eanex, thid., XXII, p. 18%, sq.
b) En latin, parmi les verbes de cette catégorie', les uns se construisent tantôt avec l'infinitif employé sans supet, tantôt avec l'infiniif accompagné d'un accusatif sujet, les autres ne s'emploient qu'avec l'infinitif seul.
a) Verbes qui se construisent avec l'infinitif sujet, ou, si le sens le demande, avec l'infinitif accompagné d'un accusatif sujet.
Ce sont les suivants : cogere (subigere), forcer? et prohibere, empêcher Ν
6) Verbes qui, dans la prose classique, se construisent avec l'infininif seul.
Ce sont les suivants : conari, studere, contendere*, niti, s'efforcer de, essayer de, perseverare, instare, insistere (surtout au parfait institi), persévérer à, s'obstiner à, mettre de l'insistance à”, properare, s'empresser à, se hâter 469: rarement le verbe cavere, se garder de’; enfin certains verbes comme mittere, omittere, negligere, etc., s'abstenir de ὅ,
e Pour la construction de ces verbes avec ut et une proposition complétive, voy. ci-dessus, 8 497, 2. Cogere se construit avec un infnitif accompagné d'un accusatif sujet dans des cas comme celui-ci : Cic., p. Rabir. perd. reo, 4, 12 : civem Romanum capitis condemnari coegit (cf."T.-Live, VIT, 2, 4).
Mais la construction de Cogere avec l'infinitif seul est bien plus fréquente que celle-là, Voy. A, Daæoxa, ouv. cité, t. 113, p. 328 (pour ce verbe et les verbes de même sens). Toutefois après cogere, comme avec jubere, vetare, sinere, on peut se demander, quand l'infinitif est à l'actif, si l'accusatif qui os est complément du verbe principal ou sujet de l'infinitif (ef. : cogit aliquem aliquid
acere).
3. C'est la construction ordinaire de ce verbe à l'époque classique.
Es. : Cic., ». Sest., 14, 32 : quis unquam consul senatum ipsius decretis parere por buit?— Cés., de Bell, Gall., VI, 17,1 : circumvallare loci naturà prohibebat. 1V, 24, 1: barbari... nostros navibus egredi prohibebant. vil, 33, 3 : cum leges duo ex una familia vivo utroque non solum magistratus creari vetarent, sed etiam in senatu esse prohiberent. Etc.
Mais après impedire l'infinitif est assez rare; l'infinitif seul se rencontre quelquefois (ef. Cic., de Orat., 1, 35, 163 ; de Off., 11, 2, 8), mais non pas l'infinitif avec sujet. Voy. À, Daæoun, ouv, cité, t. 112,p. 345 sq. Arceo avec l'infinitif est poétique; deterreo chez Cicéron n'est construit avec un iofoitif que quand il est au passif (deterreor facere) : enfin on trouve chez Tacite un exemple unique de obstare suivi d'un infinitif accompagné d'un accusalif sujet.
L'observation faite ci-dessus (n. 2) s'applique aussi à prohibere ; dans une phrase comme celle-ci : prohibuit aliquem aliquid facere, on peut se demander si aliquem est sujet de facere ou complément direct de prohibuit.
4. Tendere avec l'infinitif est poélique, et quærere ainsi employé n'est pas classique.
5. Obstinaverant animis vincere aut mori qu'on lit dans T.-Live (XXIII, 29, 7) est une tournure très rare. Porstare avec l'infinitif se trouve une fois chez Cicéron (de Fin., II, 33, 107 : 81 perstiteris… referre), mais est employé fréquemment par Ovide et par les écrivains postérieurs, surtout par Tacite. Voy, A. Dassxa, oun. cité, ἃ. 11°, p. 316.
6. Festinare avec l'infinitif est classique, mais très rare chez Cicéron. Vny. Scumaiz, ueber den Sprachgebrauch des Asinius Pollio (Festschrift zur XXXVI Phil. Vers., p. 69). Maturo aliquid facere est classique (Cic., ad Att., IV, 1, 8: Cis., de Bell. Gall., 1, 7), mais cmployé surtout par T.-Livs (cf. À. Daæorn, t.I1?, p. 319). Differre « différer, tarder à » ne se rencontre pas avant Horace et T.-Live ; pigrari est construit avec l'infinitif dans l’uvique passage où on le rencontre en prose (Cic., ad Att., XIV, 1, 2).
7. Cavere se construit ordinairement avec ne et le subjonctif (cf. ci-dessus, p. 527, 2e). Cave facere ou parce facere sont des synonymes de noli facere (cf. ci-dessus, ὃ 306, Rex), usités surtout dans la langue familière.