V. — INFINITIF ABSOLU
572. — Emplois propres au grec. — L'infinitif s'emploie en grec d'une manière indépendante.
4° Dans le sens d'un impératif (voy. ci-dessus, p. 339, $ 338).
2° Dans le sens de l'optatif, pour exprimer un souhait (voy. ci-dessus, p. 339, 8 338, REM.).
. 85 Tantôt seul, tantôt précédé de ὡς" dans un certain nombre de locutions*.
a) ὡς ἔπος εἰπεῖν Où (ordinairement) ὡς εἰπεῖν, pour ainsi dire; ὡς συνελόντι εἰπεῖν, pour le dire en un mot (XÉN., Mém., IIl, 8, 10).
1. Remarquez qu'en pareil cas le latin, contrairement à ce qui a lieu en grec, emploie l'inGnitif passif ct non l'infinitif actif. C'est par exception (mème en poésie) qu'on rencontre l'infnitif actif dans une construction comme celle-ci :
Ex. : Lucau, Ph., 1, 164 sq. : cultus gestare decoros | vix nuribus rapuere mares.
2. De même qu'en grec ἄξιος, en latin dignus se construit chez les poètes avec l'infinitif actif, quand il signifie « qui mérite de (faire, d'obtenir, etc., telle ou telle chose) ».
Ex. : Hon., Ép., 1, 10, 48 : tortum digna sequi potius quam ducere funem. Méme construction avec indignus :
Ex.: Hon., Ép.,1, 3, 3 : indigni fraternum rumpere fœdus.
Mais dans cet exemple et dans d’autres analogues, on voit de plus que les poètes substituent la construction personnelle à la construction impersonnelle (indignum est — non decet). En effet, on attendrait : quos rumpere fœdus indignum est.
3. Toutefois la construction de l'adjectif audax avec l'ivfinitif est peut-être due à l'aualogie d'avidus; εἴ, ci-dessus, ὃ 571, Rem. 1°.