‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 216 sur 306 · Voy. Mém. de la Soc. de Linguistique, t. III, p · texte numérisé non relu

Voy. Mém. de la Soc. de Linguistique, t. III, p

4. O. Rixuanx (Synt. lat., 2° 6d., p. 445, n. 1) à qui est emprunté ce résumé de l'opinion de Bergaigne, rapproche de la phrasc citée des constructions grecques comme

Dén., Π, 4 : σούτων οὐχὶ νῦν ὁρῶ τὸν καιρὸν τοῦ λέγειν, lité. « je ne vois pas qu'il y ait maintenant du temps pour ces choses, à savoir, pour les dire ».

Il est vrai que τούτων n'est pas daus le manuscrit S, mais il est donné par tous les autres et par Hermogène (Π|, p. 151 et 155), qui cite le passage.

5. Un fait intéressant à noter (cf. Rersia-Haasx, Vorlesungen, etc., éd. Schmalz-Landgraf, p. 784, u. 594), c'est que dans l'ancien latin la construction des adjectifs avec le génitif du gérondif ou de

3° Le verbe esse, construit avec le génitif d'un substantif accompagné de l'adjectif verbal en -ndus, forme un latinisme qui peut se traduire par tendre à!.

Ex. : Cic., ir Verr., II, 2, 53, 132 : … studia cupiditatesque honorum atque ambitiones : quæ res evertendæ rei publicæ solent esse. De Leg., II, 23, 59 : cetera.. minuendi sumptus sunt lamentationisque funebris. — Sac, Cet., 6, 1 : regium imperium, quod initio conservandæ libertatis... fuerat, in superbiam dominationemque se convortit. J6., 46, 2 : impunitatem (illorum) perdundæ rei publicæ fore credebat. Cf. T.-Live, ΠῚ, 24, 1; XXVII, 9, 12 : ea prodendi imperii Romani … esse, etc.

Quelquefois le verbe esse est sous-entendu.

Ex. : SaLL.. Jug., 88, 4 : quæ postquam gloriosa modo, neque belli patrandi (s.-ent. esse) cognovit.

REMARQUE. — L'emploi du génitif du gérondif dépendant d'un verbe autre que esse est erceplionnel et incorrect.

Ex. :TAC., Ann., IV, 59 : cum primores civitatis.. tumultus hostilis et turbandæ rei publicæ accerserentur (— accusarentur). VI, 10 : occupandæ rei publicæ argui non poterant?. — DonaT, in Ter. Adelph., init. : admonitus abeundi*.

580. — Datif du gérondif. — Le datif du gérondif ou de l'adjectif verbal en -ndus se construit avec certains substantifs, avec certains adjectifs et avec certains verbes.

4° Les substantifs avec lesquels on trouve le datif du gérondif ou de l'adjectif verbal en -ndus sont : tempus, dies, locus, époque, jour, endroit firé pour.…., destiné à... ; COmitia, comices (tenus) pour... et particulièrement ceux qui désignent des fonctions (decemviri legibus scribundis, curator muris reficiendis), etc.*.

l'adjectif verbal en -ndus était très rare : on n'en trouve aucun exemple chez Plaute; chez Térence, on a trois exemples de Cupidus, qui se rencontre aussi, mais une fois seulement, chez Lucrèce. Comme celte construction ne se trouve pas non plus chez Vitruve, Paaux (Bemerkungen sur Syntaz des Vitruv., Bamberg, 1885, p. 66) en conclut qu'elle répugnait au latin populaire.

1. La filiation des sens est celle-ci : « appartenir à... » d'où « se rattacher à ..., se rapporter à telle ou telle destination ».

2, Daus Tac., Ann., 11, 43 : et Plancinam haud dubie Augusta monuit æmulatione muliebri Agrippinam insectandi, Nipperdey-Andresen (éd. des Annales de la collection Weidmann) a peut-être raison de dire que le génitif insectandi ne dépend pas de monuit, mais de æmulatione muliebri (cf. Ann., Il, 63 : sed cultus numinum utrisque Dianam aut Apollinem venerandi. exemple dans lequel venerandi joue le rôle d'un génitif explicatif, voy, ci-dessus, ξ 408).

3. CF. A. Dagora (Hist. Synt. der lat. Spr., t. 115, p. 835). D'après lui, il n'y a pas d’autres exemples connus de ce tour.

&. Remarquez la construction suivante :

T.-Live, XXII, 35, 5 : Philo Romæ juri dicundo urbana sors... evenit (au lieu de : sors evenit ut jus diceret). C'est une locution consacrée de la langue politique.

Ex. : T.-Live., IX, 5,6 : tempus statutum tradendis obsidibus. — Cic., ad Att., I, 14,5: cum dies venisset rogationi ferendæ. — T.-Live, V, 54, 4 : urbi condendæ locum elegerunt. XXI, 41, 6 : 1locum rate jungendo flumini inventum tradunt. Etc.

T.-Live, VI, 35, 9 : cCOmitia indicite, patres, tribunis militum creandis. XXIV, 23, 1: comitia prætoribus creandis habita. Etc.

Cic., Top., 10, 43 : finibus regendis arbiter. — T.-Live, V, 13,6: duumviri sacris faciundis Apollinem placavere. — SaLL., Jug., 42, 1 : triumvirum coloniis deducundis necaverat. Etc.

2 La construction des adjectifs avec le datif du gérondif s’est surtout développée à partir de T.-Live‘.

Les adjectifs qui s’emploient ainsi sont principalement ceux qui signifient propre ἃ... : accommodatus (Cic.), aptus (T.-Live), idoneus (Tac.}, opportunus (T.-Live), natus (PLaure, Tén., T.-Live), Utilis et inutilis (T.-Lnve, Quinr.), bonus (Carox, T.-Live), etc. ; disposé ἃ... : promptus (T.-Live), paratus (T.-Live) ; appliqué à : intentus (T.-Live), impiger (Cic., ad Fam., IL, 4, 1), etc. ; mais à partir de l'époque impériale on en trouve d'autres et des plus divers, par ex. communis (dans Quixr., XI, 2, 35 : illud ediscendo scribendoque commune est, lift. une chose commune au fait d'apprendre et au fait de composer), etc.?

REMARQUE. — Quelquefois un adjectif comme accommodatus, etc., est remplacé par un autre adjectif de sens plus précis, mais qui conserve la construction propre à accommodatus.

Les exemples suivants feront comprendre la nuance de sens particulière que prennent ces adjectifs.

Ex. : Cic., ad Fam., IX, 16, # : Quod tritas aures haberet notandis generibus poetarum (c.-à-d. une orcille que l'exercice rendrait propre ἃ...). — T.-Live, JE, 5, 4: ut... area firma... templis quoque ac porticibus sustinendis esset (c.-à-d. un terrain propre par sa solidité à porter...). Etc.

4. Cela tient à ce fait souvent constaté que, déjà dans Tite-Live, le dabf se rencontre emplové d’une façon assez libre au lieu de ad avec l'accusatif. De même qu'on disait :

T.-Livs, XXI, 53, 11 : paratos pugnæ; 5°, 8 : continendis in fide sociis maximum vinculum 6580; XXIV, 34, 7 : machinamenta... quatiendis muris : XXX, 12, 18 : data dextra obligandæ fidei (« pour engager sa foi »), etc.,

on on arrivait à dire :

T.-Live, XXI, 7, 6 : æquus agendis vineis; 41, 1 : campos. bello gerendo Romanis aptos non esse ; XXVII, 43, 13 : an ætas mea tunc maturior bello gerendo fuit...? XXXVI, 13, 2 : tempus rebus gerendis immaturum, οἷς,

2. Voyez ce que dit KCuxen, Ausf. Gramm. der lat, Sprache, 8. 133 (L. II, p. 557 sq.).

3° La construction du datif du gérondif, comme complément d'un verbe, paraît avoir été assez rare en latin, du moins avant l'époque impériale.

À l’époque archaïque et à l'époque classique on ne cite guère, à part studere et operam dare, que quelques expressions techniques comme solvendo non esse, ne pas être solvable (cf. Cic., Phil, 2, 2, 4)! ou scribendo adesse, prendre part à la signature d'un procès-verbal (Corp. Ixsca. Lar., & 1, n° 196, 1. ὃ; Cic., de Har. resp., 1, 13, etc.).

Plus tard on trouve construits avec le datif du gérondif les verbes suivants : 6886, être pour.…., c.-à-d. être en état de, être capable de, être propre à ; præesse, être à la tête de..., être préposé ἃ... ; præficere, préposer ἃ... ; studere (operam dare), s'occuper activement ἀ6..., se consacrer ἃ... ; (eesse, faillir ἃ..., se refuser ἃ... ; nOn deesse, se consacrer ἃ...; 8818 esse, suffire à. : Opus esse, être nécessaire ἃ..., etc.

Ex. : T.-Live, IV, 35, 9 : experiundam rem... esse, sitne aliqui plebejus ferendo magno honori. XXX, 6, 3 : eo modo quæ restinguendo igni forent portantes.

Cuc., p. Rosc. Am., 18, 50 : præesse agro colendo flagitium putas. — T.-Live, XXV, 12, 10 : Judis faciendis præerit prætor.

PLaure, Merc., 192 : armamentis complicandis, componendis studuimus (cf. Sfich., 618). — Cic., de Rep., V, 3, 5 : juri et legibus cognoscendis studere. — T.-Live, XXII, 2, 1 : dum consul placandis Romæ dis habendoque dilectu (datif) dat operam... (cf. III, 34, 4). Etc. XXII, 29, 6 : Epicydes, ne... deesset pro parte sua concitando bello (cf. Tac., Hist., ΠΙ, 54; Ann., I, 1)? Etc.

Cic., de Orat., I, 28, 121 : satis est ceteris artificiis percipiendis. — T.-Live, IX, 43, 19 : indulgent consules, ut qui scirent novum militem ne tentando. quidem satis certamini fore. XXVI, 36, 11 : aurum, argentum et æs conferunt, ut nec triumviri accipiundo nec scribæ referundo sufficerenti.

T.-Live. J, 1,1: quæ curando vulneri opus sunt. Etc. .

1, Voyez une autre expression technique dans le passage suivant : | Cic., p. Flacco, 32, 80 : illud quæro, sintne ista prædia censui censendo, « je demande si ces biens-fonds se prêtent à l'opération du cens n, c'est-à-dire « je demande s'ils sont dans les conditions voulues pour qu'on les compte ». 2. Voyez A. Daaozn, Synt. u. Stil des Tacitus, 8. 206. 3. C’est peut-être par analogie avec ces expressions verbales qu'on a dit par esse. Ex. : Cic.. de Orat., 1, 56, 240 : Crassus, cum disserendo par esse non posset, ad auctores confugit. — Cis., de Bell. Gall., Y, 34, 1 : erant et virtute et numero pugnando pares nostri. RE

REMARQUE. — Les écrivains de l'époque impériale (T.-Live déjà, mais surtout Tacite) emploient d'une manière rncorrecte le datif du gérondif ou de l'adjectif verbal pour marquer le διέ, sans le rattacher à aucun mot de la proposition en particulier.

Ex. : T.-Live, XXVII, 15, 5 : naves, quas Livius tutandis commeatibus {— ad tutandos commeatus) habuerat. — Tac., Ann., III, 31 : Tiberius, quasi firmandæ valetudini (comme pour affermir sa santé) in Campaniam concessit. 1b., XV, 16 : adstantibus iis quos testificando (pour servir de témoins) rex misisset.

581. — Accusatif du gérondif. — L'accusatif du gérondif ou de l'adjectif verbal en -ndus se rencontre à l’époque classique après ad, à, pour, en vue de OU pour ce qui est de ; 0b, en vue de ou bien en échange du fait de, et inter, signifiant pendant.

Ex. : Cic., de Fin., IN, 20, 66 : non solum ad dicendum propensi sumus, verum etiam ad docendum. De Off. 11, 19, 65 : hæc opera ad beneticiis obstringendos homines accommodata est". — Cés., de Bell. Gall., VII, 26, 2 : palus Romanos ad insequendum (pour ce qui élait de poursuivre) tardabat (cf. VIT, 26, 3: VII, 40, 1; de Bell. civ., 1, 62, 2; IL, 15, 3; 176, 3)°.

Cic., p. Mur, 1, 1: eadem precor ab iisdem immortalibus ob ejusdem hominis consulatum una cum salute obtinendum. — Saic., Jug., 89, 2 : existumans Jugurtham ob suos tutandos in manus venturum.

Cic., in Verr., 11, 2, 32, 18 : est flagitiosum ob rem judicandam pecuniam accipere, recevoir de l'argent en échange du fait de* rendre tel ou tel jugement... ; flagitiosius eum, a quo pecuniam ob absolvendum acceperis, condemnare.

PLaure, Cist., IV, 2, 55 : inter rem agendam istam heræ huic respondi. — T.-Live, VI, 11, 5: inter accipiendum aurum (cf. IX, 11, 1). — Quinr., I, 3, 12 : mOres puerorum se inter ludendum simplicius detegunt.

1. Telle est la construction ordinaire des adjectifs signifiant « propre ἃ... » : aptus (Cic.), idoneuf (Cés. de Bell. Gall., IV, 23, 4), opportunus, etc.

2, La préposition ad a le même sens daos les expressions bien connues facilis ad intellegendum, « facile à comprendre » (lift, « pour ce qui est de comprendre »). ad audiendum jucundäus, « agréable à entendre », inutilis ad dicendurn, « inutile à dire », necessarius ad probandum, « qu'il est nécessairo de démontrer », et dans d'autres locutions un peu plus rares, comme celle-ci : T.-Live, XXII, 22, 9 : si quid unquam... sancti... ad silendum.. fuerit (m. à m.: « quelque chose qui inspirât des scrupules religieux, pour ce qui élait du fait de le taire»:

c'.-à-d. : « un secret qu'on dût taire comme un mystère sacré »,

3. Tel est le sens que la préposition Ob avait dans certains cas à l'époque archaïque ; ce sens s'est conservé dans l'expression classique citée, mais se reconnait aussi dans l'expression de Sauvcsre (Jug., 31, 5) : ΟἿ rem, « avec profit »; m. à m. : « cn échange d'un objet réel ».

REMARQUE. — On trouve aussi, mais plus rarement, l’accusatif du gérondif ou de l'adjectif verbal en -ndus après les prépositions in (Cic., de Or., 11, 48, 199 ; PA., 10, 8, 16 ; de imp. Cn. Pomp., 16, 49); ante (ViRG., Géorg., III, 206 sq.) ; circa (QUINT., 1V,1,9; 5,6; FLonus, ΠῚ, 19, 12), employé au lieu de ad avec l'accusatif ou de in avec l’ablatif au sens de pour ce qui est de ..., quand il s'agit de ... ; enfin propter (VAL.- Max., III, 2, 9; ARNOBE), employé au lieu de ob signifiant en vue de.

582. — Ablatif du gérondif. — L’ablatif du gérondif ou de l'adjectif verbal en -ndus s'emploie correctement soit après une préposition, soit d'une façon indépendante comme ablatif instrumental.

REMARQUE. — Il est donc {rés rare en latin que l'ablatif du gérondif ou que l'ablatif d'un substantif accompagné de l'adjectif verbal en -ndus serve de complément à un comparatif ou bien à un adjectif ou à un verbe qui se construit avec l'ablatif.

Ex. : Cic., de Off., 1,15, ΕἸ : nullum... officium referenda gratia (— relatione gratiæ) magis necessarium est.

T.-L1ve, VI, 14, {1 : nec jam providendis publicis agris (— possessione.… agrorum) contentos esse (Patres). — TAc., Ann., XIII, 14 : digna stirps suscipiendo patris imperio (— quæ suscipiat imperium).

T.-Live, ΙΝ, 55, 5 : ut tum denique desisterent impediendo bello. 1X, 34, 2 : continuando abstitit magistratu. XXIX, 33, 8 : fessum absistere sequendo tenuit. XXIV, 18, 1 : neque senatu modo... regendo cura se censorum tenuit'.

583. — L'ablatif du gérondif ou de l'adjectif verbal en -ndus se trouve après les prépositions in, quand il s'agit de?, à l'endroit de, à propos de ; ab, de, au point de vue de, d'après : @X, de, d'après; de, au sujet de; pro, pour, en faveur de.

Ex. : Cic., de Leg., 1, 19, 52 : in voluptate spernenda et repudianda virtus vel maxime cernitur. I, 12, 33 : lex est recta ratio in jubendo et vetando.

Cic., Brul., 81, 212 : nullum tempus illi unquam vacabat aut a scribendo aut a cogitando. — T.-Live, XXII, 1, 10 : ab oppugnanda Neapoli Pœnum absterruere conspecta mœnia. Etc.

Cic., de Fin., V, 18, 48 : nonne videmus eos. cum maximis curis et laboribus compensare eam, quam ex discendo capiant, voluptatem 1 De Of., 1, 44, 151 : virtus constat ex hominibus tuendis. Etc.

1. 11 ne faut pas confondre avec celte construction celle que l’on trouve dans le passage suivant. Rx.: Cic., ad Att., IV, 6, 3 : in alia incidi, non immemor istius mandati tui: sed non hercule incipiendo (— incipiens, cf. ci-après, 8 584, εκ.) refugi. 2. Quelquefois aussi quand il équivaut à « au moment où ».

Ex.: Cic., de Nat. deor., I, 4, 11 : quod... in redeundo (— rediens), cum idem pomerium transiret auspicari esset oblitus.

Ter, Eun., 184 : Consilium de occludendis ædibus. — Cic., de Fin., V, 25, 13 : multa sunt dicta ab antiquis de contemnendis ac despiciendis rebus humanis. Etc.

Praure, Pers., 426 : prO liberanda amica. — Cic., Brut., 90, 311 : tumultus pro recuperanda republica (fuit). De Of., IT, 5, 25 : magis est secundum naturam pro omnibus gentibus, si fieri possit, conservandis aut juvandis maximos labores molestiasque suscipere quam vivere in solitudine... in maximis voluptatibus.

REMARQUE. — On trouve aussi, mais rarement, l'ablatif du gérondif ou de l'adjectif verbal en -ndus après les prépositions pro, au lieu de (cf. T.-LrvE, XXIII, 28, 14); super, au sujet de (cf. TAC., Ann., XV, 5); cum, avec (cf. QUuiNT., I, 5, 3 : scribendi ratio conjuncta cum loquendo est) et sine, saus (cf. VARR., de Ling. lat., VI, 8. 15: nec sine canendo tibicines… dicti).

584. — L'ablatif du génitif ou de l'adjectif verbal en -ndus s'emploie, sans être précédé d'une préposition, comme ablatif d'instrument ‘ou de moyen (cf. ci-dessus, $ 187).

Ex. : Ten, Andr., 11 : faciunt intellegendo, ut nil intellegant. — Cic., de Sen., 1, 21 : his ipsis legendis in memoriam redeo mortuorum. De Of., 1, 30, 105 : hominis.. mens discendo alitur et cogitando. De Orat., 1, 34, 151 : exercenda est... memoria ediscendis ad verbum … et nostris scriptis et alienis. Etc.

REMARQUE. — Il arrive parfois (mais c'est exceplionnel à l’époque classique; que l'ablatif du gérondif ou de l'adjectif en -ndus tient la place d'un participe présent ou d’une proposition avec dum, c'est-à-dire signifie dans quelles circonstances s'est produite l’action du verbe principal.

‘ Ex.: Cic., Orat., 68, 228 : athletas.. videmus nihil (aucun mouvement) nec vitando (— vitantes ou dum vitant!, lorsqu'ils parent) facere caute nec petendo (lorsqu'ils portent un coup) vehementer in quo non motus hic habeat palæstram quandam (une certaine grâce étudiée). De Off., I, 2, 5 : quis est enim qui nullis officii præceptis tradendis philosophum se audeat dicere? (c'est comme s’il y avait : cum nulla.… præcepta tradat ou tout au moins nulla... præcepta tradens). — VirG., Én., Il, 6 : quis talia fando (— dum fatur) | ... temperet a lacrimis? — T.-Live, XXXIIL, 3, 5 : exercendo cotidie milite hostem opperiebatur (cf. XXIV, 26, 11; 36, 1; XXV, 19,44; 30, 6; 40, 6; XXVIII, 43, & : 14, 41; 46, 10, etc.)?. — Tac., Ann., VI, 32 : ceterum regendis provinciis prisca virtute egit. Etc.

4. Ou bien encore in vitando, cf. ci-dessus, p. 651, n. 2. ! @, Voyez les exemples recueillis par Riemann dans son édition classique de la troisième décade de T.-Live (Paris, Hachette).

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