Voy. KaCoen, Griechische Sprachlehre, ξ
2. Les poètes épiques principalement emploient souvent les participes ἔχων, φέρων, λαθών, ἀείρας, ἄγων auprès de verbes signifiant « donner » « placer », etc., pour représenter l'attitude du personnage avant ou pendant l’action principale.
Ex.: Hou., 7|., VII, 302 : δῶχε ξίφος ἀργυρόηλον σὺν χολεῷ τε φέρων xal ἐυξέστῳ τελαμῶνι. Od., 1, 130 : αὐτὴν δ᾽ ἐς θρόνον εἷσεν ἄγων. Cf. Od., III, 416; Soru,, Phil., 431; 488, etc.
Voyez d'autres exemples dans Ktaxen (ausf. Gramm. der gr. Sprache, ὃ 486, 6, Anm, 10, p. 646). Sar l'emploi chez les Tragiques des participes παρών, ἐλθών, μολών. ἰών, λαδών, etc., voyez aussi Ktm (ibid.).
THUc., IV, 64, 1: ἐγώ, ἅπερ χαὶ ἀρχόμενος εἶπον, ἀξιῶ ξυγχωρεῖν. \ V, 10, 41 : οὐ πολὺ διαλιπὼν ἐτελεύτησεν. — PLAT., Rép., 551 a :
ἀντὶ δὴ φιλονείχων χαὶ φιλοτίμων ἀνδρῶν φιλοχρηματισταὶ xat φιλορήματοι τελευτῶντες ἐγένοντο. Cf. XÉN., Ον»"., 1, 6, 19, εἰς.
IV. Remarquez aussi les constructions suivantes : a) ἀπὸ σοῦ ἀρξάμενοι πάντες, πολλοί, tous, beaucoup, etc., à commencer par toi. Ex. : PLAT., Gorg., 471 ἃ : ἴσως ἔστιν ὅστις ᾿Αθηναίων ἀπὸ σοῦ ἀρξάμενος , 4 κ»ι y e «Ὁ = + ω … τ , δέξαιτ᾽ ἂν ἄλλος ὁστισοῦν Μαχεδόνων γενέσθαι μᾶλλον ἢ ᾿Αρχέλαος, sans doute il y a des Athéniens, ἃ commencer par toi, qui aimeraient mieux être ua autre Macédonien quelconque que d'être {le roi) Archélaos. — IsoCR., VIII, 104 : τοὺς ἐν πλείσταις ἐξουσίαις γε ενημένους ἴδοι τις ἄν ταῖς μεγίσταις συμφοραῖς περιπεπτωχότας ἀρξαμένους ἀφ᾽’ ἡμῶν καὶ Δακεδαιμονίων. Εἰο.᾿.
b) τί παθών, qu'est-ce qui (vous, etc.) prend, que...® τί μαθών, qu'avez-vous dans l'esprit, 406... ? locutions remplaçant τί, pourquoi, lorsqu'il s'agit d'insister sur le - mécontentement ou le blâme qu'exprime l'interrogation.
Ex. : How., 11., ΧΙ, 313 : τέ παθόντε λελάσμεθα θούριδος ἀλχῆς ; (cf. Od., XXIV, 106). — AnisT., Ach., 826 : τέ δὴ μαθὼν φαίνεις ἄνευ θρυαλλίδος : (cf. Guépes, 251 ; Nuées, 1506). 16., 942 : τί δὲ xaxdv παθὼν | ὀρναπε-
τίοισι πόλευον ἤρα χαὶ μάχαν. Elc.
6) τί ἔχων, qu'astu, que..? Cf. ARIST., Assemblée des femmes, 1151 : τῇ διατρίθεις
τιν. qu'as-tu que tu restes là 3 Comme τί διατρίόεις aurait suffi dans une certaine mesure à exprimer l’idée, la langue grecque en vint à considérer l'addition de ἔχων comme facultative à côté de certains verbes. De là les expressions φλυαρεῖς χων, ληρεῖς ἔχων (cf. ARIST., Gren., 203 : οὐ μιὴ φλυαρήσεις ἔχων, etc.), dans lesquelles ἔχων n'ajoute absolument rien au sens de φλυχρεῖς ou de ληρεῖς.
V. Enfin, en grec, dans les constructions où le participe est en «pposition?, le participe ὦν ne peut être omis à côté d'un substantif ou d’un adjectif jouant le rôle | d'attribut *.
Ex.: XÉN., Cyr, 1, 6, 28 : πῶς μὴν παΐδας ὄντας ἡμᾶς χαὶ ἐφήθους TAVAVT!A τούτων ἐδιδχσχετε ;
Cette règle ne souffre guère d'exception que pour les participes ἐχών, libens et
ἄχων, invitus.
Ex. : PLAT., Théélèle, 180 ς : παρὰ τούτων οὐχ ἄν ποτε λάύοις λόγον οὔτε ἑκόντων οὔτε ἀκόντων.
Le participe ὧν se trouve encore dans tous les cas où, pour exprimer l'idée de ( comme, en qualité de, le latin se contente de construire un substantif en apposition au sujet du verbe ou à la désinence verbale.
Prætor Rhodum veni se dirait en grec στρατηγὸς ὧν εἰς Ῥόδον ἦλθον.
4. Par extension, on est arrivé à prendre l'expression ἀπό τινος ἀρξάμενος dans le sens du françaë « quelqu'un avant tous les autres », « principalement ».
Ev.: Piar., Rép., 600 e : τιθῶμεν ἀπὸ Ὁμῆρονυ ἀρταρένους (« et principalement Hoaire ») πάντας τοὺς ποιητιχοὺς μιμητὰς εἰδώλων εἶναι (cf. Scuxioen : « QUOd primum est in aliqua rerum serie, ab eo res ipsæ ἄρχεσθαι, initium habere, dicuntur». Voy. Κύηχεκ, αἰδῇ. Gramm, der g:. Sprache, p. 640, Anm. 1.
. 2. La règle est la même quand le participe cest employé absolument, cf. ci-après, $ 619 (p. 695.
3. Les exceptions sont rares et surtout poétiques; toutefois, même en prose (Tavc., PLar., Xéx.), on
” trouve quelques exemples de l'omission de ὧν après les particules ἅτε, οἷα, ὡς et καίπερ ou après un autre participe. Voy. Goopwix, ouv, cilé, ὃ 875; R. KCnxen, ausf. Gr. der gr. Spr., p. 659 sq.
592. — Le participe grec construit en apposition s'accorde souvent, non pas avec le mot auquel il se rapporte ou se rapporterait grammaticalement, mais avec celui que l'auteur avait dans l'esprit au moment où il écrivait : souvent la construction adoptée n'est pas continuée (anacoluthe).
Ex. : Ecn., Pal., 4 (fragm.) : Λάϊε, πάλαι δή σ᾽ ἐξερωτῆσαι θέλων σχολή ue ἀφεῖργεν (= θέλων ἀφείρχθην σχολῇ). Bacch., 1431 sq. : nv δὲ πᾶσ' ὁμοῦ βοὴ (— ἐθόων ὁμοῦ), | ὃ μὲν στενάζων ὅσον ἐτύγχανεν πνέων, | ai δ᾽ ἡλάλαζον΄. --- Tauc., II, 53, 4 : θεῶν δὲ φόθος ἢ ἀνθρώπων νόμος οὐδεὶς ἀφεῖργε, τὸ μὲν κρίνοντες ἐν ὁμοίῳ χαὶ σέδειν καὶ μὴ ἐκ τοῦ πάντας ὁρᾶν ἐν ἴσῳ ἀπολλυμένους, τῶν δὲ ἁμαρτημάτων οὐδεὶς ἐλπέζων μέχρι τοῦ δίχην γενέσθαι βιοὺς ἂν τὴν τιμωρίαν ἀντιδοῦναι (c'est comme s’il y avait: θεῶν δὲ φόδῳ ἢ ἀνθρώπων νόμῳ οὐδέν! ἀφείρχθησαν, ... χρίνοντες xTÀ). Cf. ΠΙ, 36, 2; IV, 23, 2; V, 10; VI, 61,5, etc. — Xéx., Hell, 11, 3, 8 : Ἢ οἰμιωγὴ εἰς ἄστυ διῆχεν, ὁ ἕτερος τῷ ἑτέρῳ παραγγέλλων (c'est comme s'il y avait : ᾧμωζον γὰρ ὁ ἕτερος τῷ ἑτέρῳ παραγγέλλων). Etc. *. :
593. --- Participe construit comme attribut. — Construit comme attribut, le participe s'emploie soit avec des verbes employés intransitivement, soit avec des verbes employés transitivement.
Avec des verbes employés intransitivement le participe se rapporte au sujet; avec des verbes employés transitivement le participe se rapporte en général au complément.
REMARQUE. — Il ne sera question pour le moment que du participe construit comme attribut avec certains verbes employés intransitivement ; en effet, dans cette construction, sauf quelques cas particuliers, le participe n'ajoute au verbe qu'une détermination rendue 16 plus souvent en français par un adverbe; dans l’autre construction, au contraire, le participe joint à un verbe employé transitivement remplace toute une proposition à un mode personnel et, par conséquent, l'ordre logique demande qu'on en traite en mème temps que des autres cas où le participe joue le même rôle.
594. — En grec, le participe se joint comme attribut aux verbes intransitifs suivants : |
4° À εἶναι, qui sert, en pareil cas, à faire ressortir plus nettement l’idée signifiée par le verbe auquel appartient le participe.
1. Au lieu de αἵ δ᾽ ἀλαλάζουσαι, par un changement de tour fréquent chez les poètes.
Cf. Ecn., Héracl., 40: δυοῖν φερόντοιν δὲ στρατηγεῖται φυγή, ἐγὼ μὲν... καγχαένων... ἡ δ᾽ αὖ... αῴξει.
2. Voy. Katosn, Griechische Sprachlehre, 8 56, 10, 4 ; R. KÜuxen, aus/f. Gr. der gr. Sprache, S 493, “.
3. Cette restriction s'explique par la construction des verbes signifiant une perception physique ou intellectuelle (cf. ci-après, ὃ 609, p. 687 ct suiv.).
Ex. : Tauc., 1, 38, 4 : χαὶ δῆλον ὅτι, εἰ τοῖς πλείοσιν ἀρέσκοντές
ἐσμεν (||. nous sommes dans la situation de gens bien vus’, = τοῖσδ᾽ ἂν μόνοις οὐκ ὀρθῶς ἀπαρέσχοιμεν. — Χέν., Anab., Il, 9, 13: ἣν ᾿ αὕτη ἢ στρατηγία οὐδὲν ἄλλο δυναμένη (it. cette manière de conduire l’armée n'avait pas d'autre signification) ἢ ἀποδρᾶναι ἢ ἀποφυγεῖν. — Dém., XXI, 104 : ἐτόλμα περὶ ἐμοῦ λέγειν, ὡς ἐγὼ τὸ πρᾶγμ᾽ εἴην τοῦτο δεδρακώς
(que c'éfait moi l'auteur de cette action). Etc. ἡ.
REMARQUES. — [. On trouve quelquefois aussi le participe précédé de l’article. Ex. : DÉM., XVIII, 62 : ὁ γὰρ ἐνταῦθ᾽ ἑχυτὸν τάξας τῆς πολιτείας εἰμ᾽ ἐγώ.
Dans ces exemples et dans d'autres semblables le participe, bien qu'attribut?, est précédé de l'article, parce qu'il désigne le sujet lui-même.
S'il désignait toute une catégorie dans laquelle le sujet serait également compris. il ne prendrait pas l’article.
Ainsi, dans XÉN. (Mém., Il, 7, 14), le chien dit aux brebis :
parce que la phrase revient à celle-ci : « votre gardien n'est autre que moi, le chien ». Au contraire, dans cette phrase :
XÉN., Anab., 11, 6, 1 : Κλέαρχος φιλοχίνδυνός τε ἣν χαὶ ἡμέρας χαὶ γυχτὸς ἄγων ἐπὶ τοὺς πολεμίους,
le participe ἄγων ne prend pas l'article parce que d’autres que Cléarque faisaient de même.
IT. Sur l'emploi poétique de ἔχω accompagné du participe actif d'un verbe, voyez ci-dessus, p. 265, RE». I, et sur la signification particulière du même tour en prose, voy. ἰδία... REX. II.
IL. En lalin, l'usage du participe avec sum est bien différent.
1° Quand le participe présent est construit comme attribut du verbe sum, il a tout à fait le sens d’un adjectif.
Ex. : Cic., de Off., 11, 3, 11 : eorum (animalium) autem alia rationis expertia sunt, alia ratione utentia (construction due à une raison de symétrie}.
Ou bien (mais dans un {rès petit nombre de cas seulement) il sert à exprimer un état permanent.
1. Démosthène emploie souvent ὑπάρχειν de la même manière que elvar avec un participe attribut.
Ex. : Dém., XXI, 38 : οὐ γὰρ ἐχθρός y ὑπῆρχεν ὥν, ἐφ᾽ ὕθρει τοῦτ᾽ ἐποίησεν. Ele. Dans ce passage οἱ dans d'autres passages semblables, ὑπάρχειν a un sons intermédiaire entre celui de εἶναι et celui de τυγχάνειν. Il n'y a rien de commun entre cette construction et celle d'ixapyev dont il sera question tout à l'heure (S 594, 5°, p. 669). : 2. Il y ἃ des cas où le participe ne peut pas et ne doit pas être considéré comme attribut. Ex. : Prar., Phrd., 97 c : νοῦς (attribut) ἐστιν 6 διακοσμῶν τε (sujet) χαὶ πάντων αἴτιος. l'hèdre, 245 ἃ : οὕτω δὴ χινήσεως pH (attribut) τὸ αὐτὸ αὑτὸ REVOUV (sujet). — Xex., Anab., II, 4, 5 : ὁ ἡγησόμενος (sujet) οὐδεὲς (attribut) ἔσται. ΠΙ, 4, 43 : οὔτε πλῆθός (attribut) ἐστιν οὔτε ἐσχὺς (attribut) À ἐν τῷ πολέμῳ τὰς νέκας ποιοῦσα (sujet). Εἰς. Max. es aux Voy. KCawen-Gaarn, ausf. Gramm, der gr. Sprache, ὃ 461, 1, Anm. 3 (p. 592). 3. Cf. Daæoen, Hist. Synt. der lat. Spr., 1%, p. 293; Κὕηνεμ, ausf. Gr. der lat. Spr.. ὃ 49 (p. 116 sq.).
[) \ it ἃ ἢ " “δέ δ τὰς Ἱ SYNTAXE DE SUBORDINATION. 667
Ex. : CAT., de Re rust., pr. $ 4 : minimoque male cogitantes sunt, qui in 60 studio occupati sunt. — Cic., Brul., 38, 141 : gestus erat (in Antonio) non verba exprimens, sed cum sententiis congruens. De Sen., 8, 26 : videtis, ut sonectus sit operosa et semper agens aliquid et moliens. — T.-Live, XXVIH, 44, 17 : illa longa oratio... nec ad vos pertinens sit. Etc.!.
2° Employé avec sum, le participe passé exprime les temps passés du passif (cf.
ci-dessus, $ 263 ; voy. aussi p. 264, REM. ; p. 268, REMARQUES ; p. 271, REM. IV). 3° Sur la forme improprement appelée participe fulur jointe au verbe sum, voy. ci-après, ἃ 625 (p. 104).
2 À des verbes exprimant l'idée d'existence avec une modification dont le français rend le sens au moyen d'un adverbe ou d'une locution adverbiale : τυγχάνω ὦν, je suis précisément, par circonstance, par hasard d'Où je me trouve, il se trouve que je suis ; λανθάνω ὦν, je suis, sans qu'on le remarque ; λανθάνω ποιῶν, je fais, sans qu’on le remarque; Θαίνομαν ὦν, je suis évidemment.
Ex. : Puar., Gorg., 469 : μέγιστον τῶν χαχῶν τυγχάνει ὃν τὸ ἀδιχεῖν (l'injustice es{ précisément le plus grand des maux). Rép., 502 a : τοῦδε δὲ πέρι τις ἀμκφισθητήσει, ὡς οὐχ ἂν τύχοιεν γενόμενοι βασιλέων ἔχγονοι ἢ δυναστῶν τὰς φύσεις φιλόσοφοι;
Ηον., 11., XXIV, 411 : τοὺς δ᾽ ἔλαθ᾽ εἰσελθὼν Πρίαμος (Priam entra à leur insu). — HÉn., 1, 44 : φονέα τοῦ παιδὸς ἐλάνθανε βόσκων (il nourrissait à son insu le meurtrier de son fils). — Sors., Ant, 9 : ἢ os λανθάνει | πρὸς τοὺς οίλους στείχοντα τῶν ἐχθρῶν χαχά (littér. ou bien est-ce à {on insu que des maux venant de nos ennemis vont fondre sur nos amis ?).— PLATON, Crit., 49 Ὁ: ἐλάθομεν ἡμᾶς αὐτοὺς παίδων οὐδὲν διαφέροντες ; (c.-à-d. n'avons-nous pas conscience de rester toujours semblables à des enfants 3). — Isoc., VIII, 32 : où τῆς αὑτῶν διχνοίας ἀμελοῦντες λελήθασι σφᾶς αὐτοὺς (sans le savoir eux-mêmes) ἅμα τοῦ τε φρονεῖν ἄμεινον καὶ τοῦ πράττειν βέλτιον τῶν ἄλλων
ὀλιγωροῦντες. Etc.*.
1. Cette construction qu'on retrouve chez les auteurs de la basse époque (A.-Gaiux, Ν΄. À., V, 9. ὅ ; Arci., Mel., VIT, 19 ; Asclep., 2, p. 287; dogm. Plat., 3, p. 267 ; Anxosx, II, 38) et qui, peut-être, apparlenait à languc archaïque ct familière, avait passé dans l'ancicn français : « Suis vostro grace attendant ».
2. Chez les poètes χυρῶ se construit comme τυγχάνω en prose (cf. Escuvis, Perses, 503; Sops., Ph., 444; Œd. à Cok., 414; Eun., Alc., 954; etc.). Chez Hérodote συμπίπτω (cf. 1, 82; ΙΧ, 101, etc.) et chez Platon συμθαίνω (cf. Men., 237 c; Phil., 42 c; Rép., 402 d, εἰς.) se construisent aussi comme τυγχάνω.
3. Au lieu d'être employé avec un accusatif complément direct désignant la personne aux regards de quai l’on échappe, le verbe λανθάνω peut être employé absolument. Selon qu'il faut sous-entendre ἑαυτόν ou τοὺς ἄλλους, le verbe λανθάνω ainsi employé équivaut au français « à son insu » (νου. l'exemple du texle) ou à l'adverbe « secrètement »,
Ex.: Χέν., Hell., 1, 3, 22 : ἔλαθεν ἀποδρὰς xai ἀπεσώθη, « il s'échappa secrètement et se réfugia (à Décelie) ».
4. Le verbe διαλανθάνω (cf. Isoca., III, 16) est pris quelquefois comme synonyme de λανθάνω et se
PLaT., Phédon, 101 © : ἢ ψυχὴ ἀθάνατος φαένεται οὖσα (est évidemment immortelle). — Πὲμ., XXVIT, 16 : φανήσεται ταῦθ᾽ ὡμολογηκώς {il sera évident qu'il en est tombé d'accord). Etc. ᾿
REMARQUES. — I. Avec l’aoriste de λανθάνω on emploie, en règle générale, le participe aorisle (S 286, 30), te - ὶ Toutefois, quand il s’agit de marquer un éfat de chose qui se prolonge, on peut employer le participe présent.
Ex. : PLATON, Criton, 49 Ὁ : ἐλάθομεν ἡυᾶς αὐτοὺς παίδων οὐδὲν διαφέροντες; II. Quand φαίνοιαι est synonyme de δοχῶ, il semble que je …, il se construit avec l'infinitif (νου. ci-dessus, 8 562, 2°, p. 614). Ex. : ARISTOPHANE, Nuées, v. 403 : εὖ λέγειν φαίνει, il semble que tu parles bien, tu parais bien parler.
111. Le verbe ἐοιχέναι peut se construire avec l’infinitif ou avec le datif du participe. Ex.: XÉN., Cyr., I, 4, 9 : ποίει ὅπως βούλει" σὺ yio νῦν γε ἡμῶν ἔοικας βασιλεὺς εἶναι. Anab., IV, 6, 20 : οἱ μὲν μεθύουσιν ἑῴκεσαν, οἵ δὲ μαινομένοις, οἵ δὲ χαὶ ἀποθνήσκουσιν.
3° À des verbes qui expriment certaines phases de l'action, comme ἄρχομαι, commencer ; διατελεῖν, διαγίγνεσθαι, διάγειν, continuer? ; λήγειν, παύεσθαι, cesser, finir.
Ex. : PLar., Mener., 231 a : πόθεν ἂν ὀρθῶς ἀρξαέμεθα ἄνδρας ἀγαθοὺς ἐπαινοῦντες. par où pourrions-nous bien commencer l'éloge... ? Bang., 186 b : ἄρξομαι ἀπὸ τῆς ἰατρικῆς λέγων, je veux commencer mon discours par ce qui se rapporte à la médecine. Etc. Hén., II, 83: αὕτη n oixin διατελέει μούνη ἐλευθέρη ἐοῦσα Περσέων (cette maison est loujours la seule qui...). — X£x., An. IV, 3,2: ἑπτὰ γὰρ ἡμέρας... πάσας μαχόμενοι διετέλεσαν (combattant sans cesse, sans répit). — Dém., XVIII, 1 : τοῖς θεοῖς εὔχομαι..., ὅσην εὔνοιαν ἔχων ἐγὼ διατελῶ τῇ τε πόλε' χαὶ πᾶσιν ὑμῖν, τοσαύτην ὑπάρξαι μοι παρ᾽ ὑμῶν... Etc. Χέν., Mém., IV, 8, 4 : οὐδὲν ἄλλο ποιῶν διαγεγένηται ἢ διασκοπῶν τά τε δίχαια χαὶ τὰ ἄδιχα. il n’a jamais eu qu'une occupation, discerner le juste et l'injustice. Anab., 1, 4, 11 : ἐλπίδας
λέγων διῆγεν, il leur parlait continuellement d'espoir, δίς. ὃ,
construit avec le participe; chez les poètes λήθω remplace souvent λανθάνω : chez Platon et cher Xénophon enfin on rencontre quelquefois ἀποχρύπτομαι avec le participe (cf. PLar., Phèdre, 271 c; Xéx., WMém., 11,3, 14; Bang., 1, 6, cte.). Voy. KCnxen, aus/: Gramm. der griechischen Sprache, ὃ 482,
1 C'est par analogie avec cette coustruction de φαίνομαι qu'on a dit δῆλός εἶμι et φανερός εἶμι ὧν, « je suis manifestement », « il est manifeste que je suis ». Toutefois ces expressions peuvent être aussi suivies de ὅτι, voy. ci-dessus, ξ 432, 2°.
2. Chez les poètes on trouve διανύω dans le mème sens et construit de même.
Ex. : Hou., Od., XVII, 517 : ἀλλ᾽ οὔπω καχότητα δεῆνυσεν ἣν ἀγορεύων, « mais il n'arail pas encore achevé le récit de son malheur ».
3. Avec les verbes signifiant « ne pas cesser de », c'est naturellement le participe présent qu'on doit employer et qu'on emploie toujours (cf. ci-dessus, ὃ 286, 1°).
How, 11, XXI, 224 : Τρῶας δ᾽ οὐ λήξω ἐἑναρίζων. — Eun., Hipp., 106 : παῦσαι λέγουσα.
REMARQUE. — Quand ἄρχομαι est construit avec le participe, c'est qu'on veut marquer qu'on est au commencement de telle ou telle action (xp χομαι λέγων, je suis au commencement de mon discours).
Quand il est construit avec l'infinitif, c'est qu'on veut attirer l'attention sur l'action que l'on commence (ἄρχομαι λέγειν, je me mets à parler); voilà pourquoi l'infinitif avec ἄρχομαι signifie souvent que l’on commence une action par opposition à une autre.
Ex. : PLAT., Phèdre, 241 e : οὐχ ἤσθου, ὦ μαχᾶριε, ὅτι ἤδη ἔπη φθέγγομαι, ἀλλ᾽ οὐχέτι διθυράμθους, χαὶ ταῦτα ÉYUY ; ἐὰν δ᾽ ἐπαινεῖν (à louer par opposition ἃ blämer) τὸν ἕτερον äp ωμαι, τί με οἴει ποιήσειν ; εἰς.
5° Aux verbes ὑπάρχειν, prendre l'initiative de et φθάνειν, prendre les devants sur quelqu'un en faisant telle ou telle chose, être le premier ἃ... ; verbes qui se rattachent aux précédents et se construisent comme eux avec le participe.
Ex. : Χέν., Anab., Il, 3, 23 : ἐὰν μέντοι τις ἡμᾶς χαὶ εὖ ποιῶν
ὑπάρχῃ; καὶ τούτου εἴς γε δύναμιν οὐχ ἡττησόμεθα εὖ ποιοῦντες. Etc.
How. 11.. XVI, 322 : ἔφθη ὀρεξάμενος, il le visa le premier. — Hén., IV, 136 : ἔφθησαν πολλῷ τοὺς Πέρσας ἀπικόμενοι, ils partirent bien avant les Perses. — XÉN., An., 1Π| 4, 49 : φθάνουσιν (prés. histor.) ἐπὶ τῷ ἄχρῳ γενόμενοι τ τοὺς πολεμίους, 115 occupent le sommet avant les ennemis. Etc. ὅ
REMARQUES. — ]. L'observation faite ci-dessus à propos du temps auquel il faut mettre le participe après l'aoriste de λανθάνω (8 594, 20, REM. 1) s'applique aussi à φθάνω. Avec l'aorisle de ce verbe on emploie le participe aorrsle, sauf parois quand on veut marquer un état de chose qui se prolonge.
11. L'expression οὐχ ἂν φθάνοις ὃ suivie du participe est un idiotisme qui sert à inviter quelqu'un d'une manière pressante à faire quelque chose, sans retard : allons, dépêche-toi de.
1. On construit aussi l'actif maveiv « faire cesser », avec le participe qui se rapporte alors naturellement au complément du verbe (παύειν τινὰ λέγοντα, « faire taire quelqu'un »).
x.: PLar., Gorg., 182 a : τὴν φιλοσοφίαν παῦσον ταῦτα λέγουσαν.
2. Au lieu d’étre accompagné d'un accusatif complément direct désignant la personne sur laquelle on prend les devants, le verbo φθάνω peut être employé absolument.
Ex. : Escnuxe, III, 248 : φθάνουσιν ἐπ᾽ αὐτὰ καταφεύγοντες, « ils sont les premiers à recourir à cela ».
3. IN est rare qu'on emploie dans un sens analogue la première ou la troisième personne.
Ex. : PLar., Bang., 214 e : οὐχ ἂν φθάνοιμι (s.-ent. λέγων), « voici, sans plus tarder .. .. ἢ. — Ῥάμ., XXIV, 143 : εἰ οὖν μὴ τιμωρήσεσθε τούτους, οὗκ ἄν φθάνοι τὸ πλῆθος τούτοις τοῖς θηρίοις δουλεῦον (« le peuple tombera on ne peut plus vite dans la servilude... »).
Ex.: HéR., VII, 462 : ἐπεὶ ἔχειν τὸ πᾶν ἐθέλετε, οὐκ ἂν φθάνοιτε τὴν ταχίστην ὀπίσω ἀπαλλασσόμενοι. — Χέν., Mém., lil, 11, 1 : οὐκ ἂν ἄνοιτ᾽ ἀκολουθοῦντες. Etc. !.
HI. Οὐχ ἔφθασα construit avec le participe et suivi de χαί (cf. ci-dessus, 8 359, 4° ἃ, B, p. 353) répond à la tournure française : je n'eus pas plus tôt fait telle chose que. Ex.:Isocr., V, 53 : OÙ Ὑὰρ ἔφθασαν τῶν ἐχθρῶν πρατήσαντες χαὶ πάντων ἀμελήσαντες ἠνώχλουν ταῖς πόλεσι ταῖς ἐν Πελοποννήσῳ, ils n'eurent pas plus t6t maltrisé leurs ennemis, que par leur indifférence ils étaient devenus insupportables aux cités du Péloponnèse.
6° Aux verbes ἀνέχεσθαι, χαρτερεῖν, supporter d’éprouver telle ou telle chose, | persévérer à et χάμνειν, ἀπαγορεύειν, être fatigué de, se décourager, qui, comme les précédents, se rattachent aussi aux verbes exprimant une phase de l'action et se construisent comme
eux par analogie.
Ex. : Eur, Hipp., 354 : οὐχ ἀνέξομαι ζῶσα. -- Hér, VIII, 26 : οὔτε ἠνέσχετο σιγῶν. — XEx., Cyr, V, 1, 26 : δρῶντές σε < ἀνεξόμεθα καὶ καρτερήσομεν ὑπὸ σοῦ εὐεργετούμενοι. Puaron, Gorg., 410 c : μὴ κάμῃς οἷλον ἄνδρα εὐεργετῶν. — | Xéx., An, V, 1, 2 : ἀπείρηχα ἤδη συσχευαζόμενος xai βαδίζων καὶ τρέχων xai τὰ ὅπλα φέρων xai ἐν τάξει ἰὼν χαὶ
φυλαχὰς φυλάττων χαὶ μαχόμενος. Etc.
REMARQUE. — Le verbe ἀνέχεσθαι se construit avec le génitif absolu (cf. ci-après 8 620) du participe, quand le participe ne se rapporte pas au sujet du verbe principal.
Ex.: PLAT., Apol., 31 Ὁ: ἀνέχεσθαι τῶν οἰκείων ἀμελουμένων, m. à m. alors que les intérêts sont en souffrance, le supporter, c.-à-d. supporter que ses intérêts soient cn souffrance.
595. — Quand le participe est construit comme attribut, la négation est toujours οὗ, sauf dans le cas signalé ci-dessus ($ 388, Reu., 1°).
596. — Le participe s'emploie encore avec d’autres verbes employés intransitivement, pour exprimer une circonstance se rapportant au sujet.
Mais dans ces constructions il n'est point attribut et doit ètre considéré comme étant en apposition au sujet.
1. Le sens exact de cet hellénisme semble être : « ce ne sera pas trop tôt que tu feras telle oa telle chose », « tu n'as pas à craindre, en te dépéchant, d'agir trop tôt ». Mais on avait fini par lai donner tout simplement la valeur que nous attribuons en français à la locution adverbiale « au plus vite » ou à « sans plus tarder ».
2. Par exemple, avec un verbe principal qui qualifie une action ou un état (εὖ ποιεῖν, « bien agir » d'où « avoir raison »; ἀδιχεῖν, « mal agir », « avoir tort », « être coupable » ; ἀγαπᾶν, « être heureux, content », etc.), le participe exprime souvent l'état ou l’action qualifiée; c'est un de manière et le participe est grammaticalement construit en apposition avec le sujet du verbe. Voilà pourquoi, contrairement à l'usage suivi dans quelques grammaires, nous avôns {ἘΠῚ Φ de cette construction ci-dessus ($ 594, 1°) et non pas à la suite de celles dont il vient d’être question. C'est à un véritable artifice qu'il faut avoir recours pour ranger ces constructions dans la catégorie du participe attribut. Il esl bien vrai que νιχῶ, par exemple, peut signifier « je suis vainqueur » et ἀδιχῶ, « je suis coupable) et
Il. — PARTICIPE EMPLOYÉ AVEC LA VALEUR D'UNE PROPOSITION ee SUBORDONNÉE.
A. — Participe remplaçant une proposition subordonnée non complétive.
597. — Participe tenant lieu d’une proposition reiative. 4° En grec, le participe avec l'article remplace une proposition relative. | Ex. : Hén., IX, 10: πρῶτοι ἐσῆλθον Τεγεῆται ἐς τὸ τεῖχος, καὶ τὴν CXNVNY τὴν Μαρδονίου οὗτοι ἦσαν οἱ διαρπάσαντες. — Χέν., Cyr., II, 2, 20 : αἰσχρὸν ἀντιλέγειν τὸ μὴ οὐχὶ τὸν πλεῖστα πονοῦντα χαὶ ὠφελοῦντα τὸ χοινὸν τοῦτον χαὶ μεγίστων ἀξιοῦσθαι. Εἰο.΄.
La négation est οὗ, sauf quand le participe tient lieu d'une proposition relative hypothétique ou conditionnelle : en ce cas la négation est μή.
a) Négation où :
Ex. : Αντιρη,, VI, 26 : οἱ δ᾽ αἰτιώμενοι χαὶ φάσχοντες ἀδιχεῖσθαι αὐτοὶ ἤσαν οἱ οὐκ ἐθέλοντες ἐλέγχειν, εἴ τι ἠδιχοῦντο. — Απροα,, I, 35 : εἰώθατε τὰ οὐκ ὄντα λογοποιεῖν ὡς ἔστιν ὑμῖν ἕτοιμα. Etc.
b) Négation μή :
Ex. : Tuuc., 1,71 : λύουσι σπονδὰς οὐχ οἱ δι; ἐρημίαν ἄλλοις προσιόντες, ἀλλ᾽ où μὴ βοηθοῦντες, οἷς ἄν ξυνομόσῳσι. — Du. XVII, 241 : ὁ μὴ λαδὼν χαὶ διαφθαρεὶς νενίχηχε τὸν ὠνούμενον. Etc.
2° En latin, le participe construit comme adjectif remplace assez souvent une proposition relative.
Ex. : Cic., Ph., 11, 12, 28 : lex est recta ratio imperans honesta, prohibens contraria. Tusc., IV, 8, 18 : misericordia est ægritudo ex miseria alterius, injuria laborantis. De Oral. I, 34, 137 : Pisistratus primus Homeri libros, confusos antea, sic disposuisse dicitur, ut nunc habemus. Etc.
que le participe, dans des propositions comme νιχῶ εὖ ποιῶν, ἀδιχῶ πολέμου ἄρχων, peut paraitre ajouter une détermination aux attributs « vainqueur » ct « coupable » ; mais il mo semble qu'on est plus près de la vérité en voyant dans εὖ ποιών, ἄρχων, cle., de simples appositions. D'ailleurs ce qui distinguc essentiellement l’attribut de l'apposition, c'est qu'on ne saurait supprimer l'attribut sans ôter toute signiôcation à la proposition, tandis que l'apposition peut étre enlevée sans que la proposition cesse d'avoir un sens : or, les verbes νιχῶ, χαλῶς ποιῶ. ἀδιχὥῶ, ἥδομαι, elc., elc., ont par eux-mêmes un sens complet, le participe ne fait qu'y ajouter une détermination particulière.
1. Remarquez la différence qu'il ÿ a entre of πολέμιοι ἀχούσαντες χραυγὴν ἔφυγον, « l'armée ennemie ayant entendu de grands cris prit la fuite » et οἱ πολέμιοι OÙ ἀκούσαντες χραυγὴν ἔφυγον; a ceux des ennemis qui avaient entendu de grands cris prirent la fuite ».
REMARQUE. — Au français « nommé » répond en grec ὃ χαλούμενος, ὃ λεγόμενος, ὁ ὀνομαζόμενος (cf. HÉR., VI, 61 ; THUC., 1, 112; XÉN., Mém., I, 1, 41 ; Hiér., 1, 31; PLAT., Rép., 493 d, etc.), mais en latin on est obligé d'employer une proposition relative : qui (quæ, etc.) dicitur ou vocatur, quem (quam, etc.) dicunt, vocant, etc.
598. — Le participe avec l'article peut s'employer aussi en grec dans le sens d’une proposition relative consécutive — (c'est le cas dans les expressions εἰσὶν οἱ oiowevo:, sunt qui putent, il y ἃ des gens qui pensent; οὐχ ἔστι» ὁ ἀντιλέξων, nemo est qui contra sit dicturus, il n’y aura personne qui parle contre, et dans d'autres semblables) — ou dans le sens d'une proposition relative finale (c'est le cas pour le participe futur dans des constructions comme celle-ci : μέλλουσιν οἱ Αθηναῖοι αἱρεῖσθαι τὸν ἐροῦντα, les Athéniens vont choisir quelqu'un pour porter la parole).
Ex. : XEN., An., IL, 4, 5 : ὃ ἡγησόμενος οὐδεὶς ἔσται. Hell., VII, 5, 24: χαλεπὸν εὑρεῖν τοὺς ἐθελήσοντας μένειν, ἐπειδάν τινὰς φεύγοντας τῶν ἑαυτῶν ὁρῶσι. — Isoc, VIII, 139 : πολλοὺς ἔξομεν τοὺς ἑτοίμως συναγωνιζομένους ἡμῖν. — Dés. XXI, 49 : νόμον δημοσίχ τὸν ταῦτα κωλύσοντα τέθειντα! τουτονί. Etc.
599. — Participe tenant lieu d’une proposition subordonnée circonstancielle. — En grec, le participe sans article et en latin le participe peut tenir lieu d'une proposition signifiant une circonstance de temps, de cause, de but ou bien exprimant soit une hypothèse, soit une concession.
REMARQUE. — 1l est bon de rappeler d'une manière générale que, indépendamment du petit nombre de participes dont il dispose en comparaison du grec, le latin n'a point du tout pour les propositions participiales dont il va être question la mème prédilection que le grec. Les exemples cités ne devront donc pas faire illusion sur la fréquence de
cette construction.
600. — Participe exprimant une idéc de temps : 4° En grec et en latin le participe dit présent (cf. ci-dessus, 8 285 sqq.) sert pour le présent et l'imparfait et exprime les rapports que signifient en français les conjonctions tandis que, | pendant que, lorsque, tant que, aussi souvent que, etc. Ex. : Prarow, Rép., 310 b : πότερον κάλλιον πράττοι ἄν τις εἷς ὧν πολλὰς Téyvas ἐργαζόμενος, ἢ ὅταν μίαν εἷς ; — Tacc. IV, 32, 4: ἀναχωροῦσιν ἐπέχειντο, quand l'ennemi battait en retraite, ils le harcelaient.
Ex. : Cic., de Nat., deor., M, 33, 82 : quid dicam de Socrate cujus morti illacrimare soleo Platonem legens ? De Sen., 16,53: Curio ad focum sedenti (au moment où il était assis) Samanites magnum auri pondus attulerunt.
2° En grec, le participe aoriste, en latin, le participe passé, expriment l'antériorité de l’action relativement à la proposition principale.
Ex. : Eur., Andromède, 15 : ἡδὺ σωθέντα (après qu'on s'est sauvé) μεμνῆσθαι πόνων. --- Tauc., VI, 59 : τυραννεύσας δὲ ἕτη τρία (après avoir exercé le pouvoir personnel pendant trois ans) Ἱππίας ἐχώρει ὑπόσπονδος εἰς Σίγειον. — Χέν., Cyr, II, 4, 37 : νῦν μὲν δειπνεῖτε᾽ δειπνήσαντες δὲ (aprés souper) ἀπελαύνετε᾽.
Cic., Tusc., III, 12, 21 : Dionysius tyrannus Syracusis expulsus (après son expulsion) Corinthi pueros docebat. — Con. Nér., Hann., 5, 3 : Hannibal Gracchum in insidias inductum (après l’avoir attiré dans un piège) sustulit. Etc.
3° En grec, le participe parfait, en latin, le participe passé, expriment l'entier achèvement de l’action relativement à la proposition principale : ils ont la signification du parfait et du plus-queparfait.
Ex. : Tauc., III, 69, 1: χαταλαμθάνουσι. τ Βρασίδαν... ἐπεληλυθότα. 11,56,6: τοὺς δὲ Πελοποννησίους οὐχέτι χατέλαδον ἐν τῇ ᾿Αττιχῇ ὄντας, ἀλλ᾽ ἀνακεχωρηκότας. -- Χέν., Anab., III, 4,3: Ἕλληνες διαδεθηκότες (quand les Grecs eurent achevé le passage) ἀπεῖχον τῆς χαράδρας ὅσον ὀχτὼ σταδίους. Etc.
Cic., de imp. Cn. Pomp., 9, 23 : hunc (Mithridatem) in timore et fuga Tigranes, rex Armeniæ, excepit diffidentemque rebus suis confirmavit et afflictum (alors qu'il était tout à fait abattu) erexit perditumque recreavit. Etc.
4° Le participe futur grec ne marque le plus souvent que l'intention? et non le temps; en latin, à l'époque classique, il n’y a point de participe futur (voy. ci-après, ὃ 625, p. 703).
4. L'emploi particulier du participe aoriste que renferme cet exemple est fréquent en grec : pour rendre l’idée exprimée en français par « sur ce, après cela », on reprend le verbe de la proposition précédente en le mettant au participe aoriste.
Ex.: Hën., VI, 108 : ᾿Αθηναίοισι ἐπεθῆκαντο Βοιωτοί" ἐπιθέμενοι δὲ ἑσσώθησαν τῇ μάχη (εἴ. 1, 458; VII, 60). — Patron, Phédon, 114 a : τούτους δὲ ἐμπεσεῖν μὲν εἰς τὸν Τάρταρον ἀνάγχη, ἐμπεσόντας δ᾽ αὐτοὺς καὶ ἐνιαυτὸν ἐχεῖ γενομένους ἐχδάλλει τὸ χῦμα. --- Χέκ., Cyr, III, 1, 37 (exemple cité). An., VII, 4, 13; Hell. Il, 3, 14. Εἰς.
2. Voyez ci après, ὃ 602. Le participe futur n'exprime le temps qu'après les verbes signifant une perception physique ou iotellectuelle (percevoir, s'apercevoir, etc., cf. ci-après, $ 609, p. 687) et aussi dans des cas semblables ἃ ceux-ci :
Honw., ZL, 1, 70 : ὃς ἤδη τά τ᾽ ἐόντα τά τ' ἐσσόμενα πρό τ᾽ εόντα. — Tauc., I, 138, 3 : τῶν μελλόντων ἐπὶ πλεῖστον τοῦ γενησομένου ἄριστος εἰκαστής. VII, 56, 3 : τὸν ὕστερον ἐπενεχθησόμενον πόλεμον ἐνεγκεῖν. — θέμ., XXI, 30 : νόμους ἔθεσθε πρὸ τῶν ἀδιχημάτων ἐπ᾽ ἀδήλοις τοῖς ἀδικήσουσιν.
GRAMM. COMP. DU GREC ET DU LATIN (Syntaxe). 43
REMARQUE. — Le participe employé pour remplacer une proposition temporelle peut, comme c’est aussi le cas pour les propositions temporelles, prendre un sens à la fois temporel et conditionnel.
EUR., fragm. cité par STOBÉE, Flor., 20, 39 : ὃ θυμὸς ἀλγῶν (au cas où, εἰ...) ἀσφάλειαν οὐχ ἔχει. — MÉN., Senfences, 152 : ὦ τρὶς χαχοδαίμων ὅστις ὧν πένης γαμεῖ. — PLATON, Rép., 391 e : πᾶς γὰρ ἑαυτῷ ξυγγνώμην ἕξει χαχῷ ὄντι. -- Χέν., Mém., 1, 6, 3 : χρήματα κτωμένους εὐφραίνει χαὶ κεκτημένους ἐλευθεριώτερον χαὶ ἥδιον ζῆν ποιεῖ. Etc.
Cic., ad Fam., XI, 16, 1 : epistulæ offendunt non loco redditæ. De Orat., Il, 45, 1479 : hæc tantam habent vim, ut paulum immutata cohærere non possint. Etc.
601. — Participe exprimant une idée de cause. — Le parti- | cipe, en grec et en latin, peut tenir lieu d'une proposition causale.
Ex. : PLAT., Phédon, 102 d : λέγω δὲ τοῦδ᾽ ἕνεχα, βουλόμενος δόξαι σοὶ ὅπερ ἐμοί. — Χέν., Mém., I, 2, 22 : ἀπείχοντο χερδῶν, αἰσχρὰ νομέζοντες εἶναι. Εἰς.΄.
Cic., de Off, 11, 7, 25 : Dionysius cultros metuens tonsorios candenti carbone sibi adurebat capillum. — Cés, de Bell. Gall, VU, 5, 5 : (Hæduorum milites) legatis nostris renuntiant se Biturigum perfidiam veritos revertisse. — Conn. Nér., 4le., 1,2 : Athenienses Alcibiadem corruptum a rege capere Cymen noluisse arguebant. Etc.