‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 23 sur 306 · L'accusatif s'emploie pour exprimer la durée · texte numérisé non relu

L'accusatif s'emploie pour exprimer la durée

Hou., Od., VI, 295 : ἔνθα χαθεζόμενος μεῖναι χρόνον. IL, 1, ἐνιαυτὸν ἔσονται. --- Χέν., Anab., I, 2, 6 : ἐνταῦθα ἔμεινεν ἡμέρας ἐπτά. --- Μέν., Sent., 541 : Wevdduevoc οὐδεὶς λανθάνει πολὺν χρόνον.

Exx., Ann., X, frg. 5 : sollicitari... noctesque diesque. — Cc., Tusc., 1, 39, 94 : bestiolæ quædam unum diem vivunt. b., V, 20, 51 : duodequadraginta annos tyrannus Syracusanorum fuit Dionysius. — T.-Liv., V, 22, 8 : (Vejorum urbs) decem æstates hiemesque continuas circumsessa, etc. ἢ.

(32 (60), 141 : Clarissima autem Lesbos ἃ Chio quinque et septuaginta milia passuum. 3. Suivant Dræger (ouv. cit., 13, 397), c'est par une extension de cet usage que Caton aurait dit : triduum aut quatriduum post. Mais ne faut-il pas lire triduo, etc.? La fauto s'expliquerait par une confusion entre triduo et triduom (écrit triduû). De même daos Tacite (Ann., VI, 2%) : qaintum decumum Kai. Novembris, les mots quintum decumum doivent étre une faute ; os doit liro quinto decumo (sous-entendu ante) Κα]. Nov. Cf. ci-après, Ablatif. Mème observation pour Ann., XII. 69, tertium ante Idus Octobris. où il faut lire tertio.

3. Cet accusatif peut être rattaché à l'accusatif de qualification. Quand on dit : εὐδαίμονα βίον ζῆν, felicem vitam vivere, l'accusatif qualifie simplement l'action marquée par le verbe; mais l'imaginatioa de celui qui emploie ce tour ajoute à l'idée exprimée celle de durée; de là cette conception, que l'accusatif peut signitier la durée. Ce tour est commun à presque toutes les langues indo-curopéennes. CI. C. Gaunicxs (der Accusatio im Veda, p. 175 sqq.)et B. Dezsnucx (Synt. Forsch., t. V, $ 117, p. 170).

ἃ, Plante a dit, par extension de cet usage (Aul., 4) : multos annos est quom.

7 14, α΄ Diovonx pe Sicics, IV, 56 : ἀπὸ τετταράχοντα σταδίων τῆς θαλάττης. — Puixe, A, ΝΟΥ, ᾿

REMARQUES. — I, L'emploi de l’ablatif, au lieu de l'accusatif, pour exprimer l'étendue dans le temps, c'est-à-dire la durée, est rare chez Cicéron et chez César, mais devient plus fréquent chez T.-Live et à l’époque impériale.

IT. — Pour marquer une durée ininterrompue, le grec se sert de παρὰ avec l’accusatif ou de διζ avec le génitif, et le latin de per avec l'accusatif.

Ex. : PLATON, Rép. 4149 ἃ : παρὰ πάντα τὸν βίον. — Isocr., III, 26 : παρὰ τὸν πόλεμον. — HÉROD., IX, 48 : διὰ παντὸς τοῦ χρόνου (et, par abrév., διὰ παντός [εἴ. Tauc., 1, 76, 1]). — Tauc., 1, Ἴ0, 8 : δι᾽ ὅλου τοῦ αἰῶνος. — ΒΟΡΗ., El., 1024 : δι᾽ αἰῶνος, etc.

Cic., Brut., 83 : per idem tempus (cf. SUET., Galb., 10; Vesp., 1). — T.-LIiVE, 1, 1: ætates per multas, etc.

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