Voy. Kaîozn, Griechische Sprachiehre, ὃ
2. Il ya des cas où il est indifférent de dire ὁ ποταμὸς δεαδατέος ἐστίν ou τὸν ποταμὸν GraGatéov ἐστίν. Mais la construction impersonnelle est de rigueur quand le verbe actif a son complément à un autre cas que l'accusatif,
3. Sur l'emploi de l'adjectif verbal en -+e0ç au pluriel neutre, voy. ci-dessus, 516, Reu. II.
4. En latin, cette construction existe aussi, mais c'est un tour archaïque ou familier (ef. PLaurz, Trin., 869; Lucréce, 1, 211 ; 11, 492 ; V, 43, οἷς, ; Vann., de Re rust., 1,21; 32, 2; 2,7, 11, οἷς), dont l'emploi dans la prose littéraire de l'époque classique est Lout à fait exceptionnel.
Ex. : Cic., de Sen., 3, 6 : tanquam longam aliquam viam confeceris, quam nobis quoque ingrediendum sit. P. Scauro, 11, 13 : obliviscendum vobis putatis matrum in liberos, virorum in uxores scelera?
La présence de cette construction dans la langue archaïque ne permet guère d'y voir un emprunt à la syntaxe grecque. KÜnwen, ausf. Gr. der lat. Spr., t. 11, p. 543, ὃ, la rapproche de l'emploi des substantifs verbaux en -ti0 arcc un complément à l'accusatif (voy. ci-dessus, ἢ. 50, 8 53).
REMARQUES. — I. La personne dont on réclame l’action se trouve assez souvent exprimée à l'accusatif, parce que l’idée de δεῖ ou de χρή est contenue dans la construction impersonnelle : en pareil cas, on a l'habitude en grec de sous-entendre ἐστίν ἃ côté du neutre de l'adjectif verbal.
Ex. : PLAT., Cril., 49 a : οὐδενὶ τρόπῳ φαμὲν ἑκόντας ἀδιχητέον εἶναι (— δεῖν ἑχόντας ἀδιχεῖν). — 1socR., IX, 7 : où δουλευτέον τοὺς νοῦν ἔχοντας τοῖς χαχῶς φρονοῦσιν (— οὐ δεῖ τοὺς νοῦν ἔχοντας δουλεύειν, etc).
Il. Si l'actif et le moyen d’un verbe ont des sens différents, l'adjectif verbal en -t60ç qui en est tiré peut avoir l’un et l’autre sens (cf. : πειστέον, il faut persuader où il faut obéir ; φυλαχτέον, il faut garder Ou il faut se garder) ᾿
Ex.: PLAT., Rép., 365 6 : οἷς ἡ ἀμφότερα ἢ οὐδέτερα πειστέον. — EUR., Hipp., 1182 : πειστέον πατρὸς λόγοις. Etc.
630. --- Adjectifs verbaux en -ndus. — Aux adjectifs verbaux en -réos correspondent en latin les adjectifs verbaux en -ndus, qui marquent une idée d'obligation ou une idée voisine de celle-là.
[15 s'emploient ordinairement comme adjectifs qualificatifs (cf. leges observandæ, liber legendus, et les adj. optandus, laudandus, etc.\), ou bien comme attributs à côté du verbe esse pour signifier que l'action doit être faite.
Ex. : Tér., Phorm., 56 : magna habendast gratia. — Cic., de Orat., I, 35, 148 : hæc (diligentia) præcipue colenda est nobis, hæc semper adhibenda. Etc.
REMARQUES. — 1. L'emploi de l’adjectif verbal en -ndus au pluriel neutre, comme substantif, paraît être peu correct, excepté lorsqu'il se rapporte, comme af{ribut ou comme apposilion, à un sujet composé de plusieurs noms de choses :
Ex. : Cic., de Fin., III, 11, 39 : stultitiam... et timiditatem et injustitiam et intemperantiam cum dicimus esse fugienda (que ce sont des choses à fuir). — SALL., Cal., 10, 2 : eis otium, divitiæ, optanda (choses souhaîtables) alias, oneri miseriæque fuere.
Par conséquent, on peut considérer comme irrégulier ce passage de Tite-Live :
XXXIX, 10, 5 : si coacta caritate ejus silenda (des choses qu'il eùt fallu taire) enuntiasset. |
Mais cet emploi nest pas rare chez les poètes, non plus que chez les prosateurs de l'époque impériale (cf. Hor., Sat., 1, 2, 75; 10, 51; Ép., I, 7, 12; SÉNÈQUE, Ép., 88. 35 ; PLINE LE JEUNE, Ép., VI, 16, 3, οἷς.) 5.
II. Il arrive quelquefois qu'un adjectif verbal en -ndus marquant obligation soit employé en apposition à un substantif pour remplacer une proposition complétive avec quod.
1. L'adjectif verbal 206nteov ne se trouve que dans le sens de « il faut craindre » (du passif 5067 θήναϊ τινα « redouter quelqu'un »).
2. Pour l'emploi de l'adjectif verbal en -ndus servant simplement à remplacer le gérondif, vor. cidessus, p. 612 ot suivantes.
3. Voy. O. Rixuaxx, Études sur... T.-Live, 2° éd., p. 90, n. 1; cf. Pa. Hnux, Quæs/iones syntacticæ de partlicipiorum usu Tacitino, Vellejano, Sallustiano.
Ex. : T.-LiVE, 11, 13, 2 : adeo moverat eum (Porsinam) et primi periouli casus.. et subeunda dimicatio totiens quot conjurati superessent (ce fait qu'il lui faudrait courir encore le même risque autant de fois qu'il restait de conjurés). Etc.
111. 11 arrive quelquefois (ordinairement dans des phrases négalires de forme ou de sens ) que l'adjectif verbal en -ndus employé comme adjectif qualificatif ou comme al{ribut avec le verbe esse, marque plutôt une idée de possibilité qu'une idée d'obligation.
Ex. : Cic., de Fin., IV, 19, 53 : 8]... asperum (dolorem) et vix ferendum (esse) putabit (à peine supportable). Tusc., 1. 1, 2 : jam illa, quæ natura, non litteris (Romani) assecuti sunt, neque cum Græcia neque ulla cum gente sunt comparanda. De Fin., 11, 35, 118 : majores nostri labores non fugiendos (inévitables) tristissimo tamen verbo ærumnas etiam in deo nominaverunt. Etc.
634. — Les adjectifs verbaux en -ndus marquent plutôt une intention qu'une obligation dans la construction bien connue dare alicui liberos educandos, confier à quelqu'un des enfants pour qu'ils soient élevés ; Oppidum diripiendum militibus concedere, abandonner une place aux soldats pour qu'elle soit pillée, etc.
Les verbes qui se construisent ainsi avec un complément à l'accusatif accompagné d’un adjectif verbal en -ndus sont avant tout et régulièrement ceux qui signifient donner, livrer, confier ou bien se charger de, s'occuper de ?,
Il est inutile de donner des exemples.
REMARQUES. — I. T.-Live ἃ employé assez souvent, en leur faisant exprimer une idée d'intention, des adjectifs verbaux en -ndus joints à des substantifs compléments d'une préposilion.
Ex. : T.-LIVE, XXIX, 22, 3 : circa armamentaria et horrea bellique alium apparatum visendum prætor legatique ducti. 11, 48, 4 : in. Æquorum agrum depopulandum transit. Præf., $ 6 : ante conditam condendamve urbem (avant la fondation de Rome ou même avant qu'on eût l'intention de la fonder).
I1. Pour exprimer l'idée d'intention avec plus de force, il arrive parfois, quoique rarement, qu'on emploie la préposition ad devant le gérondif après les verbes énumérés dans la règle ci-dessus.
Ex. : ENN., Euhem. fr., 11, v. 64 : exemplum ceteris ad imitandum dedit. — Cic., Ph., 10, 2, 5 : propones illi (filio tuo) exempla ad imitandum. — Cés., de Bell. civ., 111, 80, 6 : (Cæsar) oppidum ad diripiendum militibus concessit. Etc. *.
C'est là l'origine de la construction française : donner à piller, l'infinitif s'étant substitué au gérondif dans le has latin.
1. Parfois aussi dans des propositions suppositives : Ex. : Cic., p. Mil., 5, 12 : quæ quidem, si potentia est appellanda, appellatur ita sane. Etc.
Sur cette question, voy. R. Künwxa, ausf. Gramm. der lat. Spr., p. 544, 3, Anm. 1. 2. Voy. R. KCuxsn, aus/. Gramm. der lat. Spr., 11, p. 545, 4. 3. Voy.R. Κῦππεκ, ausf. Gramm. der lat. Spr., 11, p. 546, Anm. 3.
III. Par analogie peut-être avec la construction suscipio aliquid faciendum, on trouve (mais {rés rarement) promitto (polliceor) aliquid faciendum ihtt. promettre quelque chose comme devant être fait, d'Où promettre de faire….).
Ex. : T.-L1VE, III, 45, 3 : ducat puellam sistendamque... promittat.
1V. Dans aucun cas, l'adjectif verbal en -ndus n'a chez les bons écrivains le sens d'un participe futur passif.
Mais à partir d'Aulu-Gelle on voit ce sens nouveau sc développer.
Ex. : A.-GELLE, Noct. Αἰ. XVIII, 6, 7 : dictamque ita esse (matronam ἃ matris nomine, non adepto jam, sed... mox adipiscendo.
L'origine de cet emploi nouveau doit être cherchée sans doute dans des phrases comme celle-ci :
T.-LivE, XXI, 21, 8 : inter labores aut jam exhaustos aut mox exhauriendos (ou celles qu'il faudrait bientôt supporter),
dans laquelle l'adjectif verbal en -ndus marque en réalité une idée d'obligation, mais où une vue superficielle pouvait apercevoir une idée de futur.
Quoi qu'il en soit, le sens du futur s'étant attaché à l'adjectif en -ndus, la périphrase scribendum esse se trouve chez des auteurs du troisième ou du quatrième siècle après J.-C. employée comme infinitif futur passif, au lieu de scriptum iri (cf. SPaRT., Hadr., 3, 10; Max., 22, 1; Aux., XX, 8, 20, οἷς. ; SYux., ep., I, 39; S. JÉROME, 5. AUG., etc., etc.)!.