‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 246 sur 306 · Emploi de l’attribut qualificatif. ad JS · texte numérisé non relu

Emploi de l’attribut qualificatif. ad JS

4° En grec comme en latin, l'adjectif s'emploie comme attribut qualificatif particulièrement avec les verbes intransitifs qui signifient être ou devenir (cf. ci-dessus, p. 40, n. 4)";

2 Quand l'adjectif est construit comme attribut par l'intermédiaire d'un verbe transitif, il exprime ou bien l’objet direct et immédiat de l’action signifiée par le verbe (ex. : ils le déclarèrent juste et bon), ou bien le résultat de l'action elle-même (ex. : faites ce mur plus épais).

a) En grec et en latin surtout, ce dernier tour est assez rare.

Néanmoins on en trouve en grec quglques exemples, surtout avec les adjectifs μετέωρος, μέγας, ὑψηλός, μαχρός et les verbes αὔξειν, αἴρειν, etc.; en latin, c'est moins fréquent!.

b) Au contraire, le premier tour est très fréquent : on trouve l'adjectif employé ainsi, non seulement après des verbes qui se construisent avec l’accusatif (cf. ci-dessus, ὃ 56), mais encore, en grec, après des verbes qui s'emploient avec Île génitif, le datif ou une préposition.

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1. Sur ce point particulier του. KOmwæn, ausf. Gr. der gr. Spr , $ 523, 1 (p. 796).

2, Sur la question générale traitée dans les remarques III ct IV, voy. KCanen-Genru, αἰδῇ. Gr. der. gr. Spr., p. 277; KCanwen, ausf. Gr. der lat. Spr., 1.11, p. 179.

3. Pour les détails et les exemples, voy. KCuxan-Ganru, ausf. Gramm. der griech. Sprache. t. 1. δ 343 (p. 37 sqq.) et ξ 355 {p. 42 «qq.); Κύππεικ, uus/. Gramm. der lat. Spr.,S ἃ (p. 5 sqq.).

4. Voy. ci-dessus, ὃ 57. Au passif, cet attribut sc met naturellement an nominatif (vay. ihid.).

Ex. : Eur, Hell, 696 : τῆς τύχης εὑδαέμονος τύχοιτε. Etc.

Eur., Fragm., 14: δύστηνος ὅστις χαὶ τὰ χαλὰ ψευδῆ λέγων | οὐ τοῖσδε χρῆται τοῖς χαλοῖς ἀληθέσιν. — XEN., 4π..1, 5,9: ἐνόμιζεν ὅσῳ ἂν θᾶττον ἔλθοι, τοσούτῳ ἀπαρασκευαστοτέρῳ βασιλεῖ μαχεῖσθαι. Etc.

XÉN., An., VII, 6, 31: διεχειμάσατε ἐν ἀφθόνοις τοῖς ἐπιτηδείοις. — Dém., XX, 16: τὸ ὑπὸ τῶν ὁμοίων ἑκόντων θαυμάζεσθαι τοῦ παρὰ τοῦ δεσπότου λαμθάνειν ὁτιοῦν χρεῖττον εἶναι δοχεῖ. XXI, 30 : νόμους ἔθεσθε ἐπ᾿ ἀδήλοις μὲν τοῖς ἀδιχήσουσι, ἀδήλοις δὲ τοῖς ἀδιχησομένοις. Etc.

REMARQUE. — En grec, on le voit, il suffit que l’adjectif ne soit pas précédé immédiatement de l’article pour qu'il puisse être employé comme attribut avec un verbe quelconque.

Cependant avec les verbes qui signifient dire ou penser on emploie ordinairement l'infinitif εἶναι et avec ceux qui signifient sentir, montrer, trouver, on émploie ordinairement le participe ὦν.

Ex. : EUR., Jph. en Taur., 391 : οὐδένα οἶμαι δαιμόνων εἶναι κακόν. — Isocn., VI, 59 : μεγίστην ἡγοῦμαι συμμαχίαν εἶναι χαὶ βεδαιοτάτην τὸ τὰ δίχαια πράττειν. Etc.

Ὠέμ., XLV, 34 : τοῦτο τὸ γράμμα δηλοῖ ψευδῆ τὴν διχθήχην οὖσαν. Εἰε.΄.

666. — Emploi de l’attribut adverbial. — L'adjectif employé comme attribut adverbial exprime, soit l'intensité de l'action signifiée par le verbe, soit la disposition d'esprit dans laquelle le sujet accomplit l’action, soit l'ordre de succession dans lequel l’action est faite, soit enfin le temps ou bien le lieu où elle est faite.

4° En grec, ce tour n'est pas rare ; il donne à l'expression quelque chose de vivant et d'énergique, en ce sens que les circonstances immédiates de l’action sont rattachées intimement à la personne de celui qui l'accomplit : on comprend donc qu'on le rencontre surtout chez les poètes”.

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