‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 248 sur 306 · LLE · texte numérisé non relu

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Parmi les adjectifs les plus fréquemment employés de cette manière, nous citerons ! :

a) Adjectifs exprimant une idée d'intensité : πολὺς, συχνός, ἁθρόος, πυχνός, μέγας, ἄφθονος, σπάνιος, etc.

Ex. : Escavze, Sept., 80 : ῥεῖ πολὺς δὸς λεώς. — Tuauc., IV, 22, 2: Κλέων δὲ... πολὺς ἐνέχειτο, λέγων... 34, 2 : χαὶ ὁ χονιορτὸς... ἐχώρει πολὺς ἄνω. VI, 104, 3: ἁρπασθεὶς ὑπ᾽ ἀνέμου, ὃς ἐχπνεῖ ταύτῃ μέγας. Il, 5,2: ὁ γὰρ ᾿Ασωπὸς ποταμὸς ἐρρύη μέγας. (ΟἿ. Χέν., 4n, V, 8, 20.) Etc.

How., 11.) XIII, 138: πυχνοὲ ἐφέστασαν ἀλλήλοισιν. — XEN., An. VI,4, 4 : ἄφθονος ῥέουσα. Etc.

b) Adjectifs exprimant dans quelles dispositions le sujet accomplit l'action (cf. ἑκών, ἄκων, ἑχούσιος, ἐθελούσιος, ἄοχνος, etc.), de quelle manière il exerce son activité (cf., chez les poètes, ὀξύς, ταχύς, 0066, αἰφνίδιος, βραδύς, en prose ἥσυχος, etc.), et enfin à la faveur de quelles circonstances il l'exerce (cf. ὑπόσπονδος, ἄσπονδος, ὄρχιος, etc.).

Ex. : ϑορη., Trach., 921: δρομαέα βᾶσα. Phil., 808 : ἥδε (5.-6. h νόσος) μοι | ὀξεῖα φοιτᾷ χαὶ ταχεῖ᾽ ἀπέρχεται: (cf. Hés, Œuvres et jours, 103: νοῦσοι δ᾽ ἀνθρώποισι... | αὑτόματοι φοιτῶσι). Χέν., Cyr., V,3,55 : ἥσυχος χατεθεᾶτο. Etc.

Sopn., Œd. à Col., 1637 : χατήνεσεν τάδ᾽ ὄρκιος δράσειν ξένῳ. — Hén., VI, 103 : χατῆλθε ἐπὶ τὰ ἑωυτοῦ ὑπόσπονδος. — Tauc., I, 63, 3: τοὺς véxpous ὑποσπόνδους ἀπέδοσαν τοῖς Ποτειδαιάταις. II, 22, 2 : ἀνείλοντο... αὐτοὺς αὐθημέρον

c) Adjectifs marquant l'ordre de succession (cf. πρῶτος, πρότερος, ὕστατος. ὕστερος).

Comparez πρῶτος Μηθύμνῃ προσέδαλε, il fut le premier qui attaqua (ou le premier il attaqua) Méthymne ; πρώτῃ Μηθύμνῃ mpocéoahe. Méthymne fus le premier point qu'il attaqua, et πρῶτον Μηθύμνῃ προσέῤαλε, ce fut d'abord Méthymne qu’il attaqua, il commença par attaquer Méthymne*,

1. Pour plus de détails, voir Küuxsn-Ganru, ausf. Gramm. der gr. Spr., t. I, & 405, % (p. 273 sqq.). &, Cette distinction ne paraît pas avoir été toujours observée par les écrivains.

Ex. : Tuuc., ΠῚ, 101, 3 : χαὶ αὐτοὶ πρῶτοι (Krüger et Stabl : πρῶτον) δόντες ὁμήρους... Εἰς. La même règle est appliquée ἃ μόνος et ἃ μόνον.

Ex. : jA6VAY τὴν ἐπιστολὴν ἔγραψα « cette lettre est la seule que j'ai écrile » et μόνον

ἔγραψα τὴν ἐπιστολήν « je n'ai fait qu'écrire la lettre (mais je ne l'ai pas envoyée, etc.). n

Toutefois on trouve: Lreunaus, c. Léocrate, 116 : τοὺς λόγῳ μόνον βοηθήσαντας à côté de λόγῳ

(di

do {

ἃ) Adjectifs exprimant le temps où l'action s'accomplit (cf. ὄψιος, ὄρθριος, ἑωθινός, Tooç, ἑσπέριος, νύχιος, μεσονύχτιος, θερινός, χθιζός, ἐαρινός, χειμερινός, etc., chez les poètes, δευτεραῖος, τριταῖος, etc., le deuxième, le troisième jour, etc., 70672106, quel jour? etc., en prose).

Ex. : Hou., IL, I, 497: ἠερέη (p. ἦρι, au matin, lift. enveloppée des brouillards du matin) δ᾽ dvéOn. 423 : Ζεὺς... χθιζὸς (p. χθές) Od., IX, 336 : ἑσπέριος δ᾽ ἦλθεν. IL. II, 2 : εὗδον παννύχιοι. Od., XI, 303 : ζώουσ' ἑτερήμεροι, Castor et Pollux vivent alternativement un jour sur deux. Etc. — ϑορη., Œd. à Col., 441: NAauvé μ᾽ Ex γῆς χρόνιον. — Eun., Héc., 914 : μεσονύκτιος ὠλλύμαν. Etc.

Hou., Od., 251: πεμπταῖοι à Αἴγυπτον ἱκόμεσθα. — Tnoc. 1, 61,5: τριταῖοι ἀφίχοντο ἐς Γίγωνον. II, 49, 6: διεφθείροντο οἱ πλεῖστοι ἐναταῖοι χαὶ ἑδδομαῖοι ὑπὸ τοῦ ἐντὸς χαύμᾶάτος... — Χέν., Cyr, V, 3, 28 : ποσταῖος ἄν ἐχεῖος ἀφιχοίμην . Anab., IV, 1, 40 : χατέδαιννον εἰς τὰς χώμας ἤδη onotatot (il était déjà nuit). Etc.

e) Adjectifs marquant une circonstance de lieu (rares en prose, fréquents chez les poètes).

Ex. : Hox., IL, XVIL, 361 : τοὶ ὃ ἀγχιστῖνοι (pressés les uns sur les autres) ἔπιπτον vexpoi. Od., ΧΙ, 233 : αἱ δὲ προμνηστῖναι (les unes après les autres) ἐπήϊισαν. XXI, 146 : Le μυ οἶτατος (dans le coin le plus reculé). VII, 248 : ἐμὲ τὸν ee ἐφέστιον ἤγαγε δαίμων (— ἐπὶ τὴν ἑστίαν, c.-àd. οἰκίαν). Etc. — Pinn., Pyth.,9, 62: ταὶ δ᾽ ἐπιγουνέδιον (qu'on pose sur ses genoux) χατθηχάμεναι βρέφος αὐταῖς. — Escaviz, Agam., δι : ὕπατοι λεχέων στροφοδινοῦνται. — ϑορα., (Εά. roi, 82: ἐζόμεσθ᾽ ἐφέστιοι. 1340: ἀπάγετε ἑκτόπιον. Œd. à Col., 118: ποῦ χυρεῖ ἐκτόπιος συθείς; 233 : σὺ δὲ τῶνδ᾽ ἑδράνων πάλιν ἔχτοπος | αὖθις ἄφορμος ἐμᾶς χθονὸς ἔχθορε. Etc.

Cf. Sora, Œd. roi, 1411 : θαλάσσιον (— εἰς θάλασσαν) ἐχρίψατε (cf. Eur, Héc., 191 : ἀφῆχε πόντιον). Ant., 185 : φοιτᾷς δ᾽ ὑπερπόντιος. Phil, 34: χοὐδέν ἐσθ᾽ ὑπόστεγον (-- ὑπὸ στέγη). — Eun., Suppl., 98 : ὁρῶ... μητέρα βωμέαν [ΞΞ ἐπὶ βώμῳ) ἐφημένην. Med, 440 : αἰθερέα (— ἐν αἰθέρι) δ᾽ ἀνέπτα. Etc.

Ἰλόνῳ προδιδόναι προδιδόντα (ibid. 122 οἱ 123). Var. KEnxen-Genrn, ausf, Gr. der gr. Spr., p.255. Anm. 3.

Tucc., 1, 434, 1: ἵνα un ὑπαίθριος (— διὰ τὸ ὑπαίθριος εἶναι) ταλαιπωροίη (Cf. Χέν., An., V,5, 21 : σχηνοῦμεν ὑπαέθριοι ἐπὶ τῇ τάξει). --- Χέν., An., VII, 2, 33 : ἐχαθεζόμην ἐνδίφριος (= ἐν δίφρῳ). Hell., 11,1, 1: ἀνήγοντο οἱ ᾿Αθηναῖοι ἐχ τῆς Χίου πελάγιοι (-Ξ εἰς τὸ πέλαγος, in altum). Etc.

REMARQUE. — A cet emploi de l'adjectif attribut pris dans un sens adverbial se rattache la construction si fréquente en grec de l'adjectif ἄλλος pour remplacer un adverbe signifiant soit 8) d'un autre côté, ailleurs, Soit Β) d'ailleurs, en outre, soit enfin c) en particulier, surtout.

a) Εχ.: Hom., Od., 1, 432 : πὰρ δ᾽ αὐτὸς χλισμὸν θέτο ποιχίλον ἔχτοθεν ἅλλων | μνηστήρων (loin des prétendants qui étaient d'un autre côté). VIII, 367 : αὐτὰρ ᾽Οδυσσεὺς | τέρπετο... ηδὲ χαὶ ἅλλοι | Φαίηχες (et d'autre part les Phéaciens). — THUC., ΥἹΙ, 64, 1: ἄνδρες στρατιῶται ᾿Αθηναίων τε χαὶ τῶν ἄλλων ξυμμάχων, soldats qui d’un côté appartenez à Athènes ct de l'autre à 868 alliés. — PLAT., Gorg., 413 © : εὐδαιμονιζόμενος ὑπὸ τῶν πολιτῶν χαὶ τῶν ἄλλων ξένων.

Β) Ex.:XÉN., Anab.,1,5,5: οὐ γὰρ ἣν χορτὸς οὐδὲ ἅλλο δένδρον (d'ailleurs pas même un arbre). — PLAT., Banquet, 191 Ὁ : ἀπέθνῃησχον ὑπὸ τοῦ λιμοῦ χαὶ τῆς ἅλλης ἀργίας (et aussi des suites de leur oisiveté).

ο᾽ Εχ.: PLAT., Phädre, 232 e : τῶν ἐρώντων πολλοὶ πρότερον τοῦ σώματος ἐπεθύμησαν ἢ τὸν τρόπον ἔγνωσαν χαὶ τῶν ἅλλων οἰχείων ἔυπειροι ἐγένοντο (avant de connaitre leur caractère οἱ leurs qualités propres en particulier). Rép., 520 ἢ : ὑμῖν τε αὐτοῖς τῇ τε ἅλλῃ πόλει (et en particulier pour l'élat) ἡγεμόνας τε χαὶ βασιλέας ἐγεννήσαμεν.

2 En latin’, on trouve, comme en grec, un adjectif attribut employé là où le français se sert d'un adverbe ou d’une locution adverbiale.

Mais on peut se demander, à ce propos, dans quel cas l'emploi de l'adjectif est ici préférable en latin à l'emploi de l’adverbe, et réciproquement; puis dans quelle mesure cet emploi de l'adjectif a pu varier aux différentes époques de la langue.

Or l'adjectif 5 parait plus fréquent que l'adverbe toutes les fois qu'il

1. Voy. Kènwen-Ganru, ausf. Gramm. der gr. Spr., t. I, p. 274, a.

2. La question est traitée avec tous les développements nécessaires par Ὁ. Riemam, Études sur. T-Live, 2° 6d., p. 106 et suiv. ; nous ne donnons ici que l'essentiel.

3. La règle donnée ici est celle de Næonissaca, Lat. Stilistik, 7° Ed., p. 260 sqq. Elle se vérifie dans uo grand nombre de cas et il faut avouer que la distinction qu'elle établit a sa raison d'être logique : en effet, 485 une phrase comme mæstus sedeo, l'idée ajontée par l'adjertif est celle d’une manière d'être propre au sujet pendant l'action, el l'adjectif nous semble ici tout à fait naturel ; au contraire, dans une phrase comme serus redeo, il s'agit d'une manière d'être de l'action elle-même, et l'adverbe nous paraiteait mieux à sa place que l'adjectif. Toutefois cette distinction n'est pas absolue, et l'on voit que dans hien des cas les auteurs ont jugé à peu près indifférent pour le sens d'employer l'adverbe ou bien l'adjectif.

Comparez T.-Live, II, 3, 3 : agrestesque pavidi incidentes portis et V, 19, 8: quæ ad Alliam tam pavide fugerat. Etc.

De même, cf. T.-Live, XXXI, 43, 3: confertim et pugnant et cedunt, et XXIX, 34, 12 : plures simul conferti porta effusi æquaverunt certamen. Ftc.

est question d’une disposition de l'âme qu'éprouve le sujet pendant telle ou telle action : ce n'est que par extension et pour certains adjectifs seulement que cet usage ἃ été appliqué au cas où il s’agit d'exprimer, non plus une manière d'être du sujet pendant l'action, mais une manière d'être de l’action elle-même.

De plus, comme le sens de l'adjectif, en pareil cas, porte sur le verbe, l'adjectif n'est point ordinairement séparé du verbe par le substantif auquel il se rapporte.

a) Adjectifs exprimant une manière d'être du sujet (cf. lætus, mæstus, libens, voluntarius, mitis, infensus, ferox, pavidus, trepidus, securus, quistus, incautus, etc.).

Ex. : Enn., fragm., 1, 51, 88 : Omnes avidi spectant ad carceris oras. — Praute, Cas., V, 1,15: lubens et solens fecero. — Ten. Ad., 881 : lubens bene faxim. — Cuic., p. Mil., 14, 38: cum totius Italiæ concursus facti illius gloriam Jubens agnovisset. Ad Fam., XIV, 1,2 : si nostris consiliis usi essemus, beatissimi viveremus. — T.-Lie, 1, 58, 6 : Lucretiam sedentem mæstam in cubiculo (cf. XXII, 7, 13}. 11, 56, 14 : ni et contio omnis atrox coorta…. esset. VIII, 4, 10: quod illi vobis taciti concedunt (cf. XXIV, 1, 1), etc.

REMARQUE. — À ces adjectifs il faut ajouter ceux-ci, qui expriment une maniére d'être du sujet plutôt qu'une manière d'être de l'action : occultus, secretus, en secret ; et surtout vivus, de son vivant; præsens, en sa présence ; aDSens, en son absence.

Si l'on met à part secretus, qui est poétique (cf. VirG., Én., IV, 494) et occultus, que Tacite (cf. Ann., IV, 40, etc.) paraît avoir employé par imitation de secretus, il reste vivus, præsens et absens, dont l’emploi est très ordinaire à toutes les époques de la langue.

b) Adjectifs exprimant une manière d'être de l'action elle-même et particulièrement :

a) L'intensité de l'action (cf. multus, assiduus, rarus, etc.). Ex. : Cic., de Of., LH, 16, 56 : est multus in laudanda magnificentia. — Sau., Jug., 84, 1: multus atque ferox instare (cf. Tacc. IV, 22, 2, cité plus haut). Jbid., 96,3 : in operibus, in agmine atque ad vigilias multus adesse. Etc.

Cés., de Bell. Gall., V, 9,6 : ipsi ex silvis rari propugnabant. 16, 4 : accedebat huc, ut nunquam conferti, sed rari

4. Cette remarque est de Gossaau, Lal. Sprachlehre, $ 367 ; mais il a tort de lui donner une portée générale : car, si l'on dit ordinairement subitum oritur monstrum, il n'est pas vrai qu'on n'ait jamais dit : subitum monstrum oritur.

Ex. : T.-Liva, 1, 60, 2 : liberatorem urbis læta castra accepere. 11, 46, 8 : non alio ante bello infestior Romanus.….. prœlium iniit. XX1,31, 7: peropportuna disceptatio... rejecta (est). X, 33, 10 : diversi consules.. discedunt. XXXI, 46,9 : Oreum diversi Romani et rex Attalus oppugnabant. Etc.

magnisque intervallis prœæliarentur. — T.-Live, I, 21, 1 : deorum assidua (sans cesse) insidens cura. XXIV, 18, 5 : convenere ad 608 frequentes, en grand nombre. — (cf. Cic., ad Fam., X, 12, 3 : 8enatus frequens convenit). Etc.

REMARQUE. — Α cet emploi se rattache celui de nullus, au lieu de non ou plutôt de nullo modo, en aucune manière, dont on trouve plus d’un exemple chez Cicéron comme chez les comiques et qui appartenait à la langue familière.

Ex. : PLAUTE, Asin., 11, 4, 2 : is nullus venit. — Cic., ad Att., XV, 22 : (Sextus) ab armis nullus discederet. XI, 24. 4 : Philotimus non modo nullus venit, sed ne per litteras quidem certiorem facit me, quid egerit. In Cat., 1, 7, 16 : misericordia, quæ tibi nulla debetur. Etc.

B) L'ordre de succession (cf. les adjectifs primus, prior, princeps, postremus, novissimus, tous très usités) :

Ex. : Cic., in Verr., Il, 4, 53, 119: quarta est urbs, quæ quia postrema (en dernier lieu) ædificata est, Neapolis nominatur. — T.-Lnvs, XXI, 4, 8 : (Hannibal) princeps in prœlium ibat, ultimus conserto prœælio excedebat. — Q.-Curer, IV, 20, 19 : (Tyriorum) gens dlitteras prima aut docuit aut didicit. Etc.

REMARQUE. — Comparez : hanc urbem primus adii, j'ai été le premier à aller dans cette ville; banc urbem primam adii, cette ville est {a première où je sois allé, et hanc urbem primum adii, j'ai commencé par aller dans cette ville (et aussi, je suis allé pour {a première fois dans cette ville). Etc.

Y) Une circonstance de temps (cf. vespertinus, matutinus, nocturnus, crastinus, ctc., employés par les poètes, et frequens, au sens de souvent, dans la langue familière).

Ex. : Hon., Ép., 1, 6, 20: vespertinus pete tectum (cf. Sas., IL, 4, 17; Épod., 16, 51). A. poét., 269: vos exemplaria Græca | nocturna versate manu, versate diurna. — Vinc., Géorg., 11], 538: nocturnus obambulat (cf. T.-Live, XXVI, 21, 10 : altero duce nocturno Syracusas introitum erat). Én., VII, 465 : Æneas se matutinus agebat (cf. Arviér, Met., IX, 11; Il, 31 : crastinus advenit; Siv. Arozc. Carm., 24, 51). Etc.

Cic., de Sen., 11, 38: veni0 in senatum frequens (souvent). (Cf. T.-Live, IN, 24, 5; XXII, 45, 14; XXXIX, 35, 41.) Ad A4, XII, 1, © : noctuabundus (— per noctem profectus) ad me venit cum epistula tua tabellarius. P. Cel., 4, 10: Cœlius fuit assiduus (constamment) mecum. Etc.

δὴ Une circonstance de lieu (cf. superior, inferior, summus, extremus, infimus, medius, propior, proximus, sublimis, en l'air; diversus, à l'opposé, etc.).

ι Ct-

Ex. : Cés., de Bell. Gall., Π, 23, 2: diversæ duæ legiones prœliabantur. — Cic., Brut., 41,173: duobus summis (oratoribus Crasso et Antonio L. Philippus proximus accedebat. Etc. T.-Live, Ill, 60, 1 : in provincias diversi abiere. XXXI, 46, 9: Oreum diversi Romani et rex Attalus oppugnabant. 1, 46,2: sublimem raptum procella !. 1, 16, 1 : sublimis abiit (cf. 1, 34, 8). Etc.

REMARQUE. — Chez les poètes, on trouve domesticus qui correspond au grec ὑπόστεγος OU ἐφέστιος. | Ex. : Hor., Sat., 1, 6, 128 : domesticus otior. €) Une circonstance de manière (cf. secundus, prosperus, adversus, εἰς... Ex. : Cés., de Bell. civ., III, 13, 4: Si non omnia caderent secunda. -- Saz., Cat., 26, 5 : quæ occulte tentaverat aspera fœdaque evenerant. Jug., 63, 1 : cCuncta prospera eventura. —T.-Live. XXI, 21,9 : si cetera prospera evenissent (cf. XXV, 50, 13; VIH, 31, 5; XXVIIL, 42, 45). XXXVII, 47, 4 : ut ea res prospera et 1æta eveniret. Etc.

REMARQUE. — De même qu'en grec ἄλλος, en latin alius et ceteri s'emploient pour signifier d'autre part, d'un autre côté, en outre (cf. ci-dessus, ὃ 666, 1°, RE).

Ex. : Cic., ἐπ Verr., 1, 16, 47 : aliis recte factis. Or., 69, 231 : nam de laudibus multa diximus quibus sunt 4114 perspicue vitia contraria, nous avoes longuement parlé de leurs qualités, auxquelles s'opposent évidemment d'autre part les défauts contraires. — ΤΌ ΝΕ, 1, 12, 9 : et 4114 Romana acies. IV, #1, 8 : eo missa plaustra jumentaque alia (et aussi, et en outre les bêtes de somme). VI, 8, 1 : primores et vulgus aliud armatorum, etc. XXII, 45, 1 : ex ceteris levium armatorum auxiliis prima acies facta, en outre c'étaient les troupes auxiliaires comprenant l'infanterie légère qui formaient la première ligne. Etc.

8 2. — Construction du comparatif et du superlatif.

667. — Degrés de signification. — L'adjectif peut avoir trois formes, selon qu'il exprime que telle qualité existe simplement dans tel ou tel objet (positif), qu'elle y existe à un degré plus élevé que dans d'autres {comparatif) et enfin qu'elle y existe au degré le plus élevé (superlatif relatif) ou à un degré très élevé (superlatif absolu).

Le grec ni le latin ne distinguent par une forme spéciale le superlatif absolu du superlatif relatif.

Ces trois formes : positif, comparatif et superlatif s'appellent degrés de comparaison".

4. T.-Live, à l'imilation de Virgile, joint l'adjectif remplaçant l'adverbe non à un mode personnel de verbe, mais, ce qui est plus hardi, à un participe (cf. Vina., Géorg., 1, 163 : tarda.…. volventia; 1. 320: sublimem expulsam ; 11, 377 : gravis incumbens; li, 28: magnum... fluentem; Én., 111, 70: lenis crepitans; V, 764 : creber. aspirans, etc.).

2. Le plus ancien exemple de cette expression (gradus) se trouve chez Romanus (cf. Gramm. lat.

CONSTRUCTION DU COMPARATIF ET DU SUPERLATIF. τὸ}

REMARQUE. — En grec, on emploie μᾶλλον ᾿ pour exprimer le comparatif quand on :

ne peut pas le former par des suffixes, ce qui est fort rare pour les adjectifs, mais ce qui arrive pour presque tous les participes et pour beaucoup d’adjectifs verbaux en -τος qu'on préfère ne pas employer avec un suffixe (cf. KRÜGER, Griech. Sprachlehre, 8 49, 7, 1, 2 et 4).

En latin, on emploie magis ἢ pour exprimer le comparatif dans le cas assez fréquent où l’on ne peut pas le former par des suffixes.

Pour μάλιστα et maxime avec le positif servant à remplacer le superlatif, τοῦ. ci-après, $ 670, REX.

668. — Emploi du comparatif. — On sait qu’en grec et en latin on emploie le comparatif, au lieu du superlatif, quand on compare entre elles deux personnes ou deux choses.

Ainsi ὁ πρεσδύτερος, le plus âgé [des deux}, major natu; ὁ πρό- TEpOS, le premier [des deux}, prior; ὁ ὕστερος, le dernier [des deux], posterior ; etc.

REMARQUES. — I. Cet usage du comparatif s'étend en grec à certains cas où l’on attendrait le positif, mais où les Grecs, par un sentiment délicat des nuances, emploient la forme qui est le mieux appropriée à exprimer l'idée de comparaison qu’ils ont dans l'esprit (cf. l'expression homérique θηλύτεραι γυναΐχες, par comparaison avec les hommes, l'expression τί VEWTEPOY, au lieu de τί νέον, par rapport à ce qui a précédé ; HÉRODOTE il, 91] dit de Cyrus qu'il était μητρὸς μὲν ἀμείνονος, πατρὸς δὲ ὑποδεεστέρου, parce qu’il compare mentalement les qualités du père à celles de la mère).

11. Quand on compare deux qualités qui conviennent au même sujet, les deux adjectifs se mettent au comparatif, en grec avec #, en latin avec quam. Ce cas est une conséquence du précédent.

Ex. : Hom., Od., 1, 165 : πάντες x’ ἀρησαίατ᾽ ἐλαφρότεροι πόδας εἶναι | À ἀφνειότεροι χρυσοῖό τε ἐσθῆτός τε. — THUC., Π], 42, 3 : ὁ un πείσας ἀξυνετώτερος δόξας εἶναι ἢ ἀδικώτερος ἀπεχώρει. — PLAT., Théèl., 144 a : οἱ ὀξεῖς μανικώτεροι ἡ ἀνδρειότεροι φύονται. — ESCHINE, IL, 69 : τὴν εἰρήνην ἀναγκαιοτέραν ἡ καλλέω ὑπελάμθανον εἶναι. -- IsocR., VI, 24 : ἀναγχαΐον ἣν συντομώτερον ἢ σαφέστερον διαλεχθῆναι. Etc.

éd. Koil, L. 1, p. 137). Quant aux mots par lesquels on désigne les degrés do comparaison, ils sont la traduction des termes latins positivus (Doxar, cf. Keil, IV, p. 355; Priscien, cf. Keil, 11, p. 83), comparativus (Quuriciex, A.-Guuur) et Superlativus (V=z.-Loxo.) empruntés eux-mêmes au grec πρωτότυπον ὄνομα (d'où le mot primitivus, employé au lieu de positivus par Cnanisius, Keil, I, p. 112) συγχριτικὸς τρόπος ou συγχριτιχὸν ὄνομα (cf. συγχρίνω « comparer ») et ὑπερθετιχός.

4, Thucydide remplace volontiers μᾶλλον par πλέον, πλέον τι ou τὸ πλέον (cf. KaDazn, griech. Sprachl., $ 49,2,5); mais ce tour lui est particulier.

3. Par extension, ce comparatif ἃ Gni par assumer la fonction d'exprimer le comparatif devant un positif quelconque : ce qui a contribué à lui assurer ce rôle, c'est la construction si fréquente on latio magis prudens quam fortis (cf. ci-après, ξ 668, Raw. II et III). 11 est même arrivé que dans certaines proviuces de l'empire romain, en Espagne, par exemple, le comparatif a été reroplacé par magis avcc le positif (Onose) ; de là l'emploi de mas en espagnol, En Gaule, au contraire (cf. Smæ. Apocz.), c'est plus qui s'est substitué à magis, bien qu'il y ait entre les deux comparatifs, au moins à la boane époque, une différence essentielle : magis signifie en effet « à un plus haut degré », et plus « en plus graude quantité »; mais ces nuances se sont effacées dès le quatrième siècle (ϑαιντ Jéndus, Ép., 22, 26 : plus humilis quam necesse est) et c'est à l’adverbe « plus » que le français a demandé l'expression de son comparatif.

8. Voy. sur la question O. Scawas, Historische Syntlax der griechischen Comparation in der klassischen Litleratur (fase. 11 et 12 des Beitræge... de Schan:).

Cic., p. Mil., 29, 18 : non timeo ne libentius hæc in illum evomere videar quam verius. De opt. gen. dic., 2, 6 : est ut alius gravitatem sequens subtilitatem fugiat, alius acutiorem se quam ornatiorem velit. — T.-Live, IV, 52, 3 : pestilentia coorta, minacior tamen quam perniciosior.. XXII, 38, 8 : Paulli contio fuit verior quam gratior populo (cf. 11, 40, 8; XXXIX, 1, 3; XLI, 10, 3; etc.). — TAC., Agr., 44, 2 : habitus decentior quam sublimior fuit (cf. Hist., 11, 94. IV, 40; Ann., XV, 3). Etc.

IT. On peut employer aussi le positif avec uä&Alov, magis devant le premier adjectif, ἢ, quam devant le second.

Ex.: EuR., Méd., 485 : εἰς ᾿Ιωλχὸν ixéunv ξὺν σοί, πρόθυμος οὖσα μᾶλλον ἣ σοφωτέρα. Etc. (Cf. EupoLis, fragm., 214 : ὡς εὐτυχὴς et μᾶλλον À καχῶς φρονεῖς, oùlesecondadjectifest remplacé par uneexpression verbale.)

Cic., ad All.. X, 1, ἃ : Celer tuus disertus magis est quam sapiens. Tusc. si LS 11, 41: quod subtiliter magis quam dilucide dicitur {cf. ad Qu. fr., 1, 4, 11, 32; p. Planc., 15, 37; de Orat., I, 42, 190 ; Brut., 68, 241). — T.-LiVE, III, 5, 7 : se temere magis quam satis caute in mediam dimicationem infert. — Tac., His{., 111, 62 : scite magis quam probe. Etc.

En grec, l'emploi en pareil cas de μᾶλλον avec le positif ne parait pas se distinguer, pour le sens, de l'emploi du comparatif.

Mais en latin les deux tournures ne sont pas, à /a bonne époque, absolument synonymes : comparez fortior est quam prudentior, il est encore plus brave qu'habile. et fortis magis est quam prudens, il est plutôt brave qu'habile.

Plus tard toute différence de sens parait s'être effacée, et l'emploi du tour fortior quam prudentior est devenu obligatoire dans tous les cas où il était possible.

C'est là l'origine de la règle donnée dans les anciennes grammaires élémentaires.

IV. En grec et en lalin, le comparatif s'emploie sans que le terme surpassé soit exprimé !.

1° Quand le terme surpassé est indiqué par le sens :

Ex. : TaUC., IT, 57, 1 : οὐχ ἀποδέξονται ὑυᾶς ἀνδρῶν ὰ γαθῶν πέοι αὐτοὺς ἀμείνους à ὄντας ἀπρεπές τι ἐπιγνῶναι. 82, 2 : ἐν εἰρήνῃ oi ἰδιῶται ἀμείνους τὰς γνώμας ἔχουσιν. V, 111, 5 : οἵτινες τοῖς μὲν ἴ ἴσοις HT, εἴχουσι, τοῖς δὲ ,Ἀρείσσοσι χαχῶς προσφέρονται, πρὸς δὲ τοὺς ἥσσους μέτριοί εἶσι πλεῖστ᾽ ἂν ὀρθοϊντο, — ARISTOTE, Polit., Il, 1.1: αἱρετώτερον τὸ αὐταρχέστερον (entendez τοῦ ἧττον αὐτάρχου:). Etc.

Cic., de Off., 11, 9, 31 : gloria in rebus majoribus (surtout quand il s'agit d'affaires importantes) administrandis adjuvat plurimum. Etc.

2° Quand le terme surpassé est l'idée de jusle mesure :

Comme la juste mesure peut être surpassée de beaucoup ou de peu, le comparatif renferme soit a) l'idée de trop, soit b) l'idée de pas trop, un peu, assez.

1. Voy. Katasn, griech. Sprachlehre, ὃ 49, 6 ; Kèuxxn, ausf. Gramm. der lat. Spr.,t. 11, p. 986, Anm. 18.

2. On remarquera la fréquence de cet emploi du comparatif chez Thucydide qui, pour atteindre ls concision, fait l'économie de tous les mots que l'intelligence peut suppléer.

ὥς our

a) Ex.:Tauc., ΠῚ, 45, 1 : πόλις ἀφισταμένη τίς πω ἤσσω τῇ δοχήσει ἔχουσα τὴν παρασχευὴν τούτῳ ἐπεχείρησεν. --- ARISTOPH., Lys., 69 : μῶν ὕστεραι πάρεσμεν, ὦ Λυσιστράτη; — XÉN., Mém., IV, 2, 35 : πολλοὶ διχ τὴν ἰσχὺν μείζοσιν ἔργοις ἐπιχειροῦντες οὐ μιχροῖς χαχοῖς περιπίπτουσιν. Etc.

TER., Andr., 130 : δὰ flammam accessit imprudentius. — Cit., de Orat., IT, #, 17 : qui plura loquitur, is ineptus esse dicitur. De Sen., 12, 41 : si quidem ea (c.-à-d. voluptas), cum major esset atque longior, omne animi lumen exstingueret. — Corn. NéP., Them. , 1, 2 : Themistocles liberius vivebat. Etc.

b) Ex.: PLAT., Apol., 30 e : ἀτεχνῶς, εἰ χαὶ γελοιότερον (um peu ridicule) εἰπεῖν, | πρόσχειμαι τῇ πόλει ὑπὸ τοῦ θεοῦ ὥσπερ ἵππῳ δεομένῳ ἐγείρεσθα! ᾿ μὐωπός τινος. Théèl., 171 : ἐμοὶ τὰ τοιαῦτα οὐχ ἀηδέστερα (ne son! pas trop désagréables) ἀχούειν. Etc.

Cic., de Sen., 16, 55 : senectus est natura Joquacior (un peu bavarde). —

CÉs., de Bell. Gall., V, 24, 1 : eo anno frumentum in Gallia propter siccitates angustius provenerat. Etc.

3° Quand le lerme surpassé est le contraire de l’autre terme :

Ex. : Tauc., 1, 138, 4 : Θεμιστοχλῆς τὸ ἅμεινον ἢ χεῖρον (ce qu'il fallait faire ou ne pas faire) ἐν τῷ ἀφανεῖ ἕτι προεώρα μάλιστα. — PLAT., Rép., 590 6 : ἅμεινόν ἐστι παντὶ ὑπὸ θείου χαὶ φρονίμου ἄρχεσθαι (suppl. ἢ my). Etc.

Cés., de Bell. Gall., VII, 84, 5 : omnia plerumque, quæ absunt, vehementius hominum mentes perturbant (suppl. quam præsentia). — Cic., de Off., 1, 24, 83 : (medici) gravioribus morbis periculosas curationes et ancipites adhibere coguntur (aux maladies plus graves que les maladies ordinaires). Etc.

V. En grec et en latin, c'est presque toujours le positif que l’on emploie au lieu du | comparatif pour signifier il serait trop long de dire, de raconter, d'énumérer, etc. Ex. : ANDOCIDE, II, 45 : οἷα τῷ σώματι ἡνεσχόμην, μακρὸν ἂν εἴη μοι λέγειν | (ef. III, 9). — Lys., XXIIT, 11 : ὅσα αὐτόθι ἐρρήθη πολὺς ἂν εἴη μο! | λόγος διηγεῖσθαι. Etc. ' Cic., Tusc., 1, 49, 116 : quos enumerare magnum est (cf. l'expression si fréquente longum est dicere, enumerare, etc.).

Les exemples sont trop connus pour qu'il soit nécessaire de les multiplier.

VI. En grec, le positif avec ou sans ὥστε (ὡς) sert souvent à marquer qu’une qualité dépasse la juste mesure relativement à l'action exprimée par un infinitif. Ex. : TauC., Il, 61, 2 : ταπεινὴ ὑμῶν ἣ διάνοια ἐγκαρτερεῖν ἃ ἔγνωτε (cf. p. 637, n. 1). — XÉN., Cyr., IV, 5, 15 : ὀλίγοι ἐσμὲν ὡς ἐγκρατεῖς εἶναι αὐτῶν. Etc. Cf. ci-dessus, p. 493, b, REX. >

669. — Construction du comparatif. — Le complément du . comparatif (ou le terme surpassé) peut être précédé, en grec, de à et en latin de quam ou se mettre en grec (ci-dessus, $ 158) au génitifablatif, en latin (ci-dessus, ἃ 158) à l’ablatif de comparaison.

GRAMM. COMP. DU GREC ET DU LATIN (Syntaxe). 48

19 En grec, il est précédé de ἢ, quand on veut mettre en parallèle les deux termes comparés'; mais la construction du génitifablatif est beaucoup plus ordinaire (cf. 8 158).

Ex. : Μέν., Sent., 290 : χρεῖττον σιωπᾶν ἐστιν ἢ λαλεῖν μάτην.

REMARQUE. — Au lieu de ἥ, le terme surpassé est quelquefois précédé de la préposition ἀντί, pour marquer le choix dans une alternative, ou de la préposition πρό,

pour marquer la préférence ; παρά et πρός s’emploient quelquefois aussi pour marquer | relativement à.

Ex.: XÉN., Rép. des Lacéd., 9, 4 : Auxoüpyoç χατειργάσατο ἐν τῇ πόλει αἱρετώτερον εἶναι τὸν χαλὸν θάνατον ἀντὶ τοῦ αἰσχροῦ βίου.

PLAT., Crit., 54 a : μήτε παῖδας περὶ πλείονος ποίου μήτε τὸ ζῆν μήτε ἄλλο μηδὲν πρὸ τοῦ διχαίου.

Tauc., 1, 23, 3 : ἡλίου ἐχλείψεις πυκνότεραι παρὰ τὰ ἐχ τοῦ πρὶν χρόνου μνημονευόμενα ξυνέδησαν.

Tauc., 1Π, 31,1: οἱ φαυλότεροι τῶν ἀνθρώπων πρὸς τοὺς ξυνετωτέρους ὡς ἐπὶ τὸ πλεῖον ἄμεινον οἰχοῦσι τὰς πόλεις.

Φο En latin, il est précédé de quam* dans tous les cas où l'on ne peut pas employer l’ablatif (construction beaucoup plus restreinte que la construction grecque correspondante du génitif-ablatif, cf. ci-dessus, ὃ 158).

Les termes comparés sont au même cas s'ils sont sujets ou compléments du même mot ou s'ils sont dans une proposition infinitive avec sujet à l’accusatif.

Ex. : Cic., de Orat., 1, 3, 11 : multo pauciores oratores quam poetæ boni reperiuntur. De Nat. deor., 1, 21, ΤΊ : homini natura præscripsit, ut nihil pulcrius quam hominem putaret (on dirait de même : ego tui studiosior sum quam fratris tui, ou ego te magis amo quam fratrem et divitiæ a stultis magis quam a sapientibus expetuntur). Etc.

Cic., de Fin., I, 3,10: ita sentio locupletiorem esse Latinam linguam quam Græcam. Etc.

4. Cf. Katozn, Griechische Sprachlehre, S 47, 27. 2. L'emploi de 80 (atque) est archaïque et poétique.

Ex. : T.-Live Ces une vieille formule), XXII, 20, 6 : si antidea (— prius) genatns pOpE usque jusserit fieri ac faxitur. — Piaurs, Merc., 897 : amicior mihi nullus vivit, atque is est (cf. Cas., V, 1, 7). — Tin. Andr., 698 : non Apollinis magis verum atque hoc responsumst.— Cic., ad Att., V, 11, 2 (exemple unique chez lui) : videtur non minus stomachi nostro (Pompejo) ac Cæsari fecisse. Cf. Carmun, 61, 176; Vino., Én., 1Π| 561 ; Hon., Épod., 15, 5; Sat., I. 1, 46; 2, 22, etc. ; Suer., Jul., 14 (dernier exemple en latin de cette construction). Voy. R. KCmœn aus/. Gramm. der lat. Spr., ἃ. II, 8153, 6, p. 646.

dE

REMARQUE. — Si le terme comparé n’est pas complément du même mot que l'autre terme, il est construit avec une forme personnelle du verbe sum.

Ex. : PLAUTE, Curcul., 11, 2, 6 : meliorem, quam ego sum, suppono tibi. — Cic., in Verr., Il, ἃ, 20, 44 : non opinor negaturum esse te homini honesto, sed non gratiosiori, quam ΟἿ. Calidius est, L. Curidio te argentum reddidisse. De inv., 1, 31, 52 : si vicinus tuus meliorem equum habeat, quam tuus est. Ad Alt., IX, 11 a, 2: magis idoneum, quam ego sum, ad eam causam profecto reperies neminem.

Cependant le terme comparé peut être mis à l’accusatif, si l'autre terme est à l'accusatif.

Ex. : TER., Phorm., IV, 2, 1 : ego hominem callidiorem vidi neminem quam Phormionem. — Cic., ad Fam., V, 1, 3 : hæc tanta animi magnitudine a me gesta esse cognosces, ut tibi multo majori, quam Africanus fuit, tamon non multo minorem quam Lælium facile et in re publica et in amicitia adjunctum esse patiare.

3° En grec, quand on n'emploie pas n, le terme surpassé est mis au génitif, quel que soit le cas de l’autre terme (cf. ci-dessus, 8 159).

Il est inutile de rappeler ici les exemples.

REMARQUES. — I. On peut au terme surpassé substituer son complément.

Ex. : Tauc., IV, 92, 4 : ἐπιχινδυνοτέραν ἑτέρων τὴν παροίχησιν (p. τῆς ἑτέρων παροιχήσεως) τῶν δὲ ἔχομεν. (Cf. Tauc., 1, 11, 3: τὰ ᾿Αθηναίων ἐπὶ πλέον ὑμῶν χεχαίνωται, p. μᾶλλον ἣ τὰ ὑμέτερα.)

11. Le terme surpassé peut être un nom de personne, et l’autre terme un nom de chose.

Ex.: Sop., Ané., 14 : πλείων χρόνος ὃν δεῖ μ᾽ ἀρέσχειν τοῖς χάτω τῶν ἐνθάδε .--- Tauc., VIII, 52, 1: πλείοσι ναυσὶ τῶν Αθηναέων παρῆσαν. — Isocr., ΧΙ], 244 : μέγιστον τῶν ἀγαθῶν ἅπαντες εἶναι νομίζομεν τὸ πλέον ἔχειν τῶν ἅλλων.

III. Quand un objet est comparé avec lui-même, ou, en d'autres termes, quand on veut exprimer que tel. objet possède à un moment donné telle qualité à un degré plus élevé que d'ordinaire, on emploie le comparatif suivi du pronom réfléchi toujours au génitif, et quelquefois on met encore l'objet en relief à l'aide du pronom αὐτός.

Ex.: PLAT., Protag., 350 ἃ : οἱ ἐπιστήμονες τῶν μὴ ἐπισταμένων θαρραλεώ- :

τεροί εἰσιν, xai αὐτοὶ ἑαυτῶν ἐπειδὰν μάθωσιν ἣ πρὶν μαθεῖν. — Ι5Ξ00Ὰ., XV, 267 : οἱ περὶ τὴν γραμματιχὴν διαπονηθέντες αὐτοὶ αὐτῶν εὐμαθέστεροι γίγνονται πρὸς τὰ μείζω χαὶ σπουδαιότερα τῶν μαθημάτων. Etc.

4 En latin, quand on n'emploie pas quam, le terme surpassé est mis à l’ablatif.

Mais cette construction n'est possible que si l’autre terme est au nominatif ou dans certains cas à l’accusatif (cf. ci-dessus, 8 158).

Ici encore il est inutile de rappeler les exemples.

REMARQUE. — Pour le cas où le terme surpassé est un relatif faisant partie d’une proposition négative, voy. ci-dessus, 8 158, Rex. 1; pour l'emploi de l’ablatif ou du génitif-ablatif remplaçant après le comparatif une proposition entière, voy. ci-dessus, 8 160, 1° et 2°.

ÿ° Pour marquer qu'une qualité est disproportionnée relativement à quelque chose, on emploie après le comparatif

a) En grec, ἢ κατά avec l’accusatif' quand la disproportion est rela- .', tive à un objet; ἢ ὥστε (plus rarement ἢ ὡς) avec l'infinitif, quand la disproportion est relative à une action*. |

Ex. : Tave., VII, 75, 4: où ᾿Αθηναῖοι ἐν Σιχελίκ μείζω ἣ κατὰ δάκρυα

ἐπεπόνθεσαν. — XEx., Mém., IV, 4, 24: τὸ τοὺς νόμους αὐτοὺς

τοῖς παραθαίνουσι τὰς τιμωρίας ἔχειν βελτίονος ἢ κατ᾽ ἄνθρωπον νομοθέτου δοχεῖ μοι εἶναι. Etc.

χΧέν., Mém., I, 5, 11: φοδοῦμαι ἀεὶ μή τι μεῖζον ἢ ὥστε oépers

δύνασθαι χαχὸν τῇ πόλει συμθῇ. Of. 1, 4, 10 : τὸ δαιμόνιον

προσδεῖσθαι. Etc.

b) En latin, quam pro. quand la disproportion est relative à un objet*, quam ut (et quelquefois quam qui, cf. ci-dessus, p. 438, 6), quand la disproportion est relative à une action. Ex. : T.-Live, XXI, 29, 2: prœlium afrocius quam pro numero pugnantium editur (cf. X, 44, 21; 41, 6; VIII, 6, 9; Tac., Germ.. 45, 2; Hist., IV,33; Ann., XI, 21).

Cic., Brut., 18, 10 : quis non intellegit Canachi signa rigidiora esse, quam ut imitentur veritatem 1 Orat., 13, 41: (Isocrates) majore mihi ingenio videtur esse, quam ut cum orationibus Lysiæ comparetur. Etc.

Go En grec, πλέον, ἔλαττον, μεῖον s'emploient comme adverbes ou, en d'autres termes, restent invariables (qu'ils soient seuls ou en apposition à un substantif) quand ils sont suivis d'un nom de nombre construit avec ἢ ou mis au génitif.

ne

1. Plus rarement ἢ πρός (cf. Tace., IV, 39 : ὁ ἄρχων ᾿Επιτάδας ἐνδεεστέρως ἐχάστω παρεῖχεν ἢ πρὸς τὴν ἐξουσέαν).

2. Cu. Tavaor, Votes manuscrites ; voy. Kaïasa, Griechische Sprachiehre, 8 49, ἃ. 3. Toutefois cette coustruction n'apparait pas en latin avant T.-Live ; aussi les écrivains antérieurs ont-ils recours à d'autres tournures.

Ex. : Cic., ad Fam., IX, 14, 2 : sum avidior, quam satis est, glori®. Jn Verr., Π 3, 23, 57 : iis plus frumenti imperabatur, quan quantum exararant (cf. T.-Liws. 1, 35 : præda major, quam quanta belli fama fuerat, revecta est).

Tacite remplace quam pro... par quam ad... par imitation plus directe du tour grec ἢ πρός qui. on l'a vu, remplace quelquefois À κατὰ (ef. Hist., 11, 53 : Antonius... litteras ad Vespasianum

composuit jactantius quam ad principem).

Ex. : Χέν., An, I, 2, 141: τοῖς στρατιώταις ὠφείλετο μισθὸς πλέον ἢ τριῶν μηνῶν. Hell, VII, 4, 23: ἀπέθανον οὐκ ἔλαττον τῶν εἴκοσιν.

Xéx., Cyr. V, 3, 28: οὐχ ἂν δύναιο μεῖον ἣ ἐν ἕξ ἢ ἑπτὰ ἡμέραις | ἐλθεῖν πρὸς τὴν ἐμὴν οἴχησιν. — D£u., XXIV, 14| : τοῦτον μόνον λέγονται Λοχροὲ θέσθαι τὸν νόμον ἐν πλέον À διακοσίοις ἕτεσιν. Etc.

REMARQUE. — Au lieu des adverbes πλέον, μεῖον, elc., on trouve assez souvent le pluriel des adjectifs correspondants construit soit avec % ou sans ἥ, soit avec le génitif.

Ex. : PLATON, Apol., 11 ἃ : ἔτη γεγονὼς πλείω ἑδδομήκοντα. — XÉN., An., ; VI, 2, 16 : ᾿Αρχᾶδες xxt ᾿Αγαιοὶ πλείους À τετραχισχίλιοι oh πενταχόσιοι. Etc.

1° En latin, les comparatifs plus, amplius, longius, minus (très rarement propius) sont employés comme invariables, seuls ou quelquefois accompagnés de quam, avec les noms de nombre ou de mesure, et ces noms de nombre ou de mesure restent au cas qu'exigerait la construction de la phrase, si plus, amplius, etc., n'y étaient pas.

Ex. : Carton, de Re rust., 5, 3 : ne plus quattuor digitos transversos emineant. — Caron (cité par Vann., de Re rusl., Il, 3, 3): CAPræ feræ sunt, quæ saliunt e saxo pedes plus sexagenos. — Téa. Ad., 199: plus quingentos colaphos infregit mihi. — Cés., de Bell. civ., 1, 38, 5: (spatium) non amplius pedum sescentorum. — Cüic., p. Rosc. com., 3,8 : amplius triennium est. — T.-Live, XXI, 61,10: per triginta dies raro unquam nix minus quattuor pedes alta jacuit. XXIX, 34, 11: inter eos satis constabat non minus ducentos Carthaginiensium equites fuisse. Etc.

T.-Live, XXXIX, 31, 13 : cæduntur Hispani, nec plus quam quattuor milia hominum effugerunt. Etc.

Il est inutile de multiplier les exemples.

REMARQUES. — 1. Quand on peut considérer plus, amplius, minus comme des substantifs neutres employés au nominatif ou à l'accusatif, le nom qui exprime le nombre ou la mesure est quelquefois mis à l'ablatif sans quam.

Ex.: CÉs., de Bell. Gall., 1, 15, 5 : inter novissimum hostium agmen et nostrum primum non amplius quinis aut senis millibus passuum intererat. IV, 37, 3 : nostri milites amplius horis quattuor fortissime . pugnaverunt. Etc.

11. Quand il s’agit de rendre cette idée que quelqu'un a plus (moins) de trente ans, etc., on a le choix entre les tournures suivantes :

19 natus plus (amplius) ou minus (quam) triginta annos (cf. Con. NÉP., Hann., 2, 3 : puerulo me utpote non amplius novem annos nato).

2° major ou minor quam triginta annos natus (cf. T.-LivE, XLV, 32, 3 : majores quam quindecim annos nati).

3° major ou minor triginta annos natus (cf. CORN. Νέρ., de Reg., 2, ἃ: Dionysius prior... major... annos sexaginta natus decessit).

4° major ou minor triginta annis sans exprimer natus' (cf. T.-Live, XXIT, 11, 9 : ex urbano exercitu qui minores quinque et triginta annis erant, in naves impositi. Etc.)°.

11. Quand amplius, plus, minus, sont unis à un pluriel avec ou sans quam, le verbe doit être au pluriel (voy. ci-dessus, p. 33, 8 27, REX. IV). IV. Sur l'ablatif de mesure ou de différence construit avec un comparatif, voy. ci-dessus, 8 196 (et cf. 8 195 pour le datif grec de mesure). | 670. — Emploi du superlatif. — Comme on l'a vu ci-dessus ᾿ (δ 667), le superlatif est la forme que prend l'adjectif en grec et en , latin pour exprimer que l'objet qualifié possède telle ou telle qualité au degré le plus élevé ou à un degré très élevé.

REMARQUE. — En grec, on emploie μάλιστα et, en latin, maxime, pour exprimer le | superlatif, quand on ne peut pas le former par des suffixes (cf. ci-dessus, 8. 667. REx.).

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