‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 250 sur 306 · LIT · texte numérisé non relu

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REMARQUES. — I. L'objet qualifié par le superlatif peut être un nom de chose et les objets surpassés peuvent être des noms de personne, ou inversement.

Ex. : THuc., IV, 60, 1 : οἱ ᾿Αθηναῖοι δύναμιν εἶχον μεγίστην τῶν Ἑλλήνων. -- XÉN., Cyr, VIII, 2, 1: Κῦρος διήνεγχε τῷ πλεῖστα ἀνθρώπων δωρεῖσθαι".

| Il Le superlatif ne prend l'article que quand le sens l'exige absolument. Ex.:Isocn., VIII, 39 : ἐμὸν ἔργον ἐστὶ προαιρεῖσθαι τῶν λόγων μὴ τοὺς

ἠδίστους, ἀλλὰ τοὺς ὠφελιμωτάτους. Cf. les exemples de Platon cités ci-dessus (Tim., 31e; Lois, 626 e)?.

IT. Comme le superlatif de l’adjectif, le superlatif de l’adverbe se construit aussi avec le génitif.

Ex. : PLAT., Laches, 197 : Πρόδιχος τῶν σοφιστῶν κάλλιστα τὰ ὀνόματα διήρει. — XEN., Cyr., IL, 1, 25 : πάντων τῶν δεινῶν ὁ pd6oç μάλιστα χαταπλήττει τὰς ψυχάς. — Lys., XXI, 6 : ἣ ναῦς ἄριστά mor ἔπλει παντὸς τοῦ στρατοπέδου. Etc.

IV. Le superlatif peut se construire avec le génitif du pronom réfléchi, quand on | compare un objet avec lui-même.

\ Ex. : PLAT., Lois, 5e : νέος ὧν πᾶς ἄνθρωπος τὰ τοιαῦτα ἁμόλύτατα αὐτὸς αὑτοῦ ὁρᾷ, γέρων δὲ ὀξύτατα. Etc.i.

2 En latin, on met les objets surpassés soit au génitif (cf. ci-dessus, p. 193, 5°), soit à l’ablatif avec ex, soit à l'accusatif avec inter.

Quand on emploie le génitif, l'adjectif s'accorde en genre a) tantôt avec les objets surpassés, b) tantôt avec le terme qu'il qualifie.

a) Ex. : Cic., Phil., 2, 44, 413 : servitus postremum malorum.

b) Ex. : Cic., de Nat. deor., 11, 52, 130 : Indus, qui est omnium fluminum maximus".

Il est inutile de multiplier les exemples.

REMARQUE. — En latin comme en grec, le superlatif de l’adverbe peut se construire avec le génitif, voy. ci-dessus, 8 110, 5°, REM. (p. 124.)

1. Καῦσεκ (griechische Sprachlehre, & 47, 29, 7) qui cite ces deux exemples, en ajoute deux autres qu'il met entre parenthèses :

Xin., Bang., 8, 40 : Καλλίας σῶμα ἀξιοπρεπέστατον ἰδεῖν τῆς πόλεως εἶχεν. — Prar., Protag., 843 à : σοφία παλαιοτάτη τε xal πλείστῃ τῶν Ἑλλήνων ἐν Κρήτῃ τε καὶ Λακεδαίμονι καὶ σοφισταὶ πλεῖστοι γῆς ἐκεῖ εἰσιν.

Mais l'exemple de Platon (Protag., 342 a) est tout différent des trois autres (Tuuc., IV, 60,1; Xes.. Cyr., VIII. 2,7; Bang., 8, 40); là ce sont les Athéniens qui sont comparés avec le reste des Grecs (doat ils font partie) ou Cyrus avec les autres hommes, ou Callias avec le reste des citoyens; ici au contraire, les termes comparés entre eux sont ᾿Εἰλλήνων et Κρήτη xat Λαχεδαίμων, γῆς et exeï : par conséquent il est difficile d'admettre que le génitif partitif dépende du superlatif; il doit dépendre du terme avec lequel on le compare et qui en forme une partie.

2. L'exemple du Timée muntre assez clairement qu’en grec on disait δεσμῶν χάλλιστος, ἀνδρῶ enr (et non τῶν δεσμῶν χάλλιστος, τῶν ἀνδρῶν βέλτιστος). Cf. Van Hsnwenoes, Sud.

uC., 4.

3. Sur la construction du superlatif avec le génitif en grec voyez l'excellente dissertation de Laxeuors, de genetivi Græci cum superlativo conjuncti ratione et usu (Leipzig, 1876).

4. Voy. ci-dessus, $ 32 et cf. R. KOuxen, aus/. Gr. der lat. Sprache, δ 11, p. 91.

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