‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 252 sur 306 · Voy. Katasn, Griech. Sprachlehre · texte numérisé non relu

Voy. Katasn, Griech. Sprachlehre

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Ex. : Xén., Mém., II, 9 : πολλοὶ οὕτω πρός τινας ἔχουσιν ὥστε χαχῶς μὲν πράττοντας (suppl. αὐτοὺς) μὴ δύνασθαι Hu ἀλλὰ βοηθεῖν ἀτυχοῦσιν (suppl. αὐτοῖς), εὐτυχούντων δὲ (suppl. αὐτῶν) λυπεῖσθαι. Anab., 1, 1,8: ἐμπιπλὰς ἁπάντων τὴν ἡνώμην ἀπέπεμπεν (suppl. αὐτούς). Hell, III, 4, 3: ἐπαγγει- Aapévou τοῦ ᾿Αγησιλάου τὴν στρατείαν διδόασιν (suppl. αὐτῷ) οἱ Λαχεδαιμόνιοι ὅσαπερ ἤτησεν. Écon., 4, 1: αἵ δοχοῦσ: χάλλισται τῶν ἐπιστημῶν χαὶ ἐμοὶ πρέποιεν ἂν υάλιστα ἐπιυελομένῳ (SUPPI. αὐτῶν), ταύτας μοι ἐπιδείχνυε. Cyr, I, 2,5: ἥν τις μαλαχύνηται, μὴ ἐπιτρέπετε (suppl. τοῦτο αὐτῷ). Εἰς. πος τι

2% En latin, on supprime ordinairement eum, eos, eas, ea, ils, quand l’objet auquel se rapporterait le pronom se trouve au même cas ou même au nominatif dans la proposition qui précède :

On dira donc : fratrem tuum in ceteris rebus laudo ; in hac una reprehendere cogor (en supprimant eum).

De même : non obsistam fratris tui voluntati; favere non potero (en supprimant ei); libri de quibus scribis mei non sunt : sumpsi a fratre meo (en supprimant eos). Etc.

REMARQUE. — À la question des pronoms personnels on peut rattacher l'emploi des personnes du verbe : voici les principales observations qu'on peut faire sur ce que nous appellerons l'emploi figuré des personnes du verbe.

1° En grec et en lalin on emploie la première personne du pluriel pour se désigner Ὁ soi-même individuellement.

a) Chez les éragiques grecs l'usage est même assez étendu. Ex. : EUR., Troy., 904 (c'est Hélène qui parle) : où διχαίως, ἣν θάνω, | θανούμεθα.

De plus, il est d'usage chez les poètes, qu'en pareil cas, la distinction du genre

disparaisse, si bien qu'on trouve un attribut masculin se rapportant à un sujet féminin (cf. ci-dessus, 8 20, REM., p. 29) :

Ex. : Eur., Héc., 511 : οὐχ ἄρ᾽ ὡς θανουμένους μετῆλθες ἡμᾶς. En prose, on emploie souvent la première personne du pluriel pour annoncer qu'on |

va traiter un sujet et, en général, pour avertir le lecteur de ce que l'on fait : en pareil cas, c’est toujours l'écrivain lui-même qui est le sujet de la proposition.

Ex.: XÉN., Cyr, 1, 1, 6 : ὅσα ἐπυθόμεθα περὶ Κύρου, ταῦτα πειρασόμεθα : διηγήσασθα!.

b) En latin, un auteur emploie par modestie le pluriel en parlant de lui-même.

Ex. : Cic., p. imp. Cn. Pomp., ὃ 16 : reliquum est ut de felicitate Pompei pauca dicamus. Etc.

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