‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 254 sur 306 · Des exemples comme · texte numérisé non relu

Des exemples comme

Cic., de Orat.. 1, 35, 160 : quid est, Cotta ? inquit, quid tacetis ? — Vino., Én.. IX, 526: vos, o Calliope, precor, adspirate canenti

ne sont que des exceptions apparentes à celle règle : dans le passage de Cicéron, Scévola s'adresse aux assistants, mais il n’en nomme qu'un ; de même Virgile invoque les Muses, mais il ne s'adresse nominativement qu'à Calliope.

La mêmo chose a lieu en grec, surtout chez les poèles, où l'on trouve avec un pronom pluriel de la deuxième personne ou un verbe employé à la deuxième personne du pluriel, l'emploi du vocatif singulier désignant l'une seulement des personnes présentes, parce qu'elle est la personne principale parmi toutes celles à qui l'on s'adresse.

Ex.: Hou., Od.. 11, 310 : *Avtévo’, οὔ πως ἔστιν ὑπερφιάλοισι μεθ᾽ ὑμῖν | δαίνυσθαι. ΧΙ, 82: νῆα ἐθύνετε, φαίδιμ’ Οδυσσεῦ (cf. XVI, 91; XX, 97). — Pixpanx, Olymp., 8, 15 : Τιμόσθενες, ὕμμε δ᾽ ἐχλάρωσεν πότμος Znvi. — Sora., Œd. à Col., 1102: ὦ TéAVOY, À πάρεστον ; ib., 1104: προσέλθετ᾽, ὦ ai. — Eun., Zph. à Aul., 1368: ιλἥτερ, εἰσαχούσατε | τῶν ἐμῶν λόγων. Etc.

4, Voy. E. (παάτκιλιν, Revue de Phil., 1880, p. 138 et suiv.

3. 11 dit même domini cu parlant à une seule personne. Le premier emploi de domine au sens de notre mot « monsieur » se trouve dans Sénèocs (Ep. 3, 1; cf. Suur., Claud., 21).

En grec, le mot χύριος « monsieur » se trouve dans Porvse, VII, 9, 5 (d'après Pape). Voyez dans k Bulletin de corresp. hell., 1, p. 289, une inscription de l'an 83 ou 84 ap. J.-C., dans laquelle un inférieur s'adressant à son supérieur lui dit χύριε.

Ζ -677 Phases re) PAS ΕΣ οἵ a dye > fe reueai <

Des formes de phrase comme Vatinius cliens advenit (VATIN. chez Cic., ad Fam., V, 9, 1), au lieu de cliens advenio, sont peu correctes en latin. En grec, au contraire, l'une et l'autre forme est possible dans le style épistolaire.

Ex. : Tauc., 1, 198, 7 : Παυσανίας ὁ ἡγευὼν τῆς Σπάρτης τούσδε τέ σοι χαρίζεσθαι βουλόμενος ἀποπέμπει χτλ. à côté de Tauc., 1, 137, 4 : ἐδήλου δ' ἣ γραφὴ ὅτι θεμιστοχλῆς ἤκω παρά σε... (cf. ci-dessus)!

δ 2. — Pronoms réfléchis et adjectifs possessifs.

A. — Règles relatives au grec.

677. — Emploi des pronoms réfléchis en grec. — Tandis que le latin n’a qu'une forme spéciale de pronom réfléchi, celui de la troisième personne, le grec possède des pronoms réfléchis pour toutes les personnes, pronoms composés des pronoms personnels et du démonstratif αὐτός : ἐμαυτοῦ, σεαυτοῦ, ἑαυτοῦ, etc. À.

4. Voy. Kèmtæn-Gunra, ausf. Gramm. der griech. Spr., 8 371, Anm. 3, p. 88.

2. Le latin rend donc par mihi no0Ce0 ce que le grec exprime par ἐμαυτὸν βλάπτω. Toutefois, si jo veux insisler sur cette idée que c'est à moi-même et non à d'autres que je fais du tort, j'ajouterai au pronom personnel le pronom ipse mis au cas approprié : mihi ipsi noC6e0. On voit que dans ces formes de phrase le pronom ip89 ne fait pas corps avec le pronom personnel comme en grec αὐτός dans ἐμαυτόν, et que, par conséquent, il n'y a point à rapprocher les formes latines des formes grecques.

Ce qui correspond en grec à la construction latine indiquée ce sont les formes de phrase ἐμὲ αὐτὸν βλάπτει, mihi ipsi nocet, αὐτόν σε βλάπτω, tibi ipsi noceo, employées quand le pronom personnel ne renvoie pas au sujet de la proposition.

L'emploi da pronom ipse joint aux pronoms personnels est, en latin, réglé par le sens, et l'on distingue ordinairement à la bonne époque entre mihi ipsi n0OC60, « c'est d moi-même (et non à d'autres) que je fais du tort » et mihi ipse noOC60, « c'est moi-même qui me fais du tort (co ne sont pas les autres qui m'en font). »

Ex. : Cic. Tusc., I, 34, 83 : fecimus hoc in 60 libro in quo nosmet ipsos consolati sumus. De Am., 3, 10: non θ660 medicina, me ipse consolor. Etc.

Toutefois, il arrive parfois qu'on trouve par une sorte d'attraction avec le sujet de la phrase le pronom ipse employé au nominatif, là où l’on attendrait une autre construction.

Ex. : Cic.. ad Q. fr., I, 1, 2, 7: quid est enim negotii continere eos quibus præsis, si te ipse (logiquement il faudrait ipsum) contineas ?

Cette question a été traitée en détail par Rinmaxx, Études sur. T.-Lire, 99 éd., p. 153. De même il faut distinguer pour le sens sua ipse fraude captus est, « c'est {ui-même (et non

son ennemi) qui fut pris à son piège » et sua ipsius fraude captus est, « c'est à son propre piège (et non aux embüches de son ennemi) qu’il s'est laissé prendre ν,

Ex. : T.-Livs, XXVII, 28, 13 : ita inde Hannibal suamet ipse fraude captus abiit (cf. Ten., Andr., I, 1, 68; Cic., in Verr., Il, 2, 18, 44).

T.-Live, I, 28, 4: si unquam... ullo in bello fuit quod primum dis immortalibus gratias ageretis, deinde vestræ ipsorum virtuti.

Toutefois, comme le latin était porté à employer ipSe au nominatif avec le pronom personnel, même dans des cas où le sens ne le faisait pas attendre, la mème tendance l'a entrainé à mettre ipse au nominatif avec le possessif, là où l'opposition contenue dans la phrase semblerait demander que l'adjectif possessif fût accompagné du géuitif de ipse.

Ex. : T.-Live, Π, 9, 5 : nec hostes modo timebant, sed suosmet ipsi (le sens demanderait ipsorum) cives. Etc.

Voy. O. Rixmaxx, Études sur... T.-Lire, 2° édit., p. 155 544.

En grec, l'emploi des pronoms réfléchis composés de αὐτός est obligatoire dans une seule et même proposition pour renvoyer au sujet de cette proposition (cf. γνῶθι σαυτόν).

Ex. : XEx., Cyr., IV, 6, 2 : δίδωμί σοι ἐμαυτὸν δοῦλον. An., I, 3, 29: ἥξω ὡς ἀπάξων ὑμᾶς εἰς τὴν Ἑλλάδα καὶ αὐτὸς ἀπιὼν ἐπὶ τὴν ἐμαυτοῦ ἀρχήν. Ete. | ἀξ Ἐκ θεν ὁ τ

REMARQUES. — I. Toutefois ce sont les pronoms personnels et non pas les pronoms réfléchis que l’on emploie comme sujets dans une proposition infinilive, quand ilya lieu de les exprimer (cf. ci-dessus, ἃ 555, 1° a, REM.).

Ex. : PLATON, Gorg., 414 b : ἐγὼ οἶμαι καὶ ἐμὲ χαὶ σὲ καὶ τοὺς ἄλλους ἀνθρώπους τὸ ἀδιχεῖν τοῦ ἀδιχεῖσθαι χάχιον ἡγεῖσθαι. Εἰς.

᾿ Enfin, l'expression δοχῶ μοὶ (cf. ci-dessus, $ 565, REM. 1) est plus ordinaire que l'expression dox@ ἐμαυτῷ, il me semble que... je crois, je me figure que. (en lat. mihi videor.

11. Les pronoms réfléchis de la premiére et de la seconde personne (ἐμαυτοῦ, σεαυτοῦ, etc.) ne s'emploient jamais dans une proposition subordonnée pour renvoyer au sujet de la proposition principale.

678. — Le pronom réfléchi composé de la troisième personne ἑχυτοῦ, etc., est employé tantôt comme réfléchi direct, tantôt comme réfléchi indirect. j

4° Employé comme réfléchi direct, il renvoie au sujet de la propo- | sition dans laquelle ïl se trouve : le pronom réfléchi est obligatoire, quand 1} se rapporte au sujet de la proposition dans laquelle il est exprimé. \ Ex. : Xén., Cyr., III, 3,45: οὗ μὲν νικῶντες τά τε ἑαυτῶν σῴζουσι χαὶ τὰ τῶν ἡττωμένων προσλαμθάνονσιν, οἱ δὲ ἡττώμενοι ἅμα ἑαυτούς τε χαὶ τὰ ἑαυτῶν πάντα ἀποθάλλουσιν.

2° Employé comme réfléchi indirect, il se trouve dans une proposition subordonnée et renvoie au sujet de la proposition principale : cette construction, sans être obligatoire (voy. ci-après. RE». IT), est possible quand la proposition subordonnée où se trouve le pronom représente la pensée du sujet principal.

EX. : XEN., Anab., Il, 5, 29 : ἐδούλετο ὁ Κλέαρχος ἅπαν τὸ στράτευμα πρὸς ἑαυτὸν ἔχειν τὴν Ἡνώμην. Anab., VII, 1, 39 : εἰσιένα: ἐχέλευσεν, εἰ μέλλοις σὺν ἑαυτῷ ἐχπλεῖν. Etc.',

4. Dans les langues letto-slaves, les formes du radical pronominal sra s’emploient pour les trors persooncs au sens réfléchi et l’on a émis l'hypothèse que la mème racine sc retrouve dans la désincocæe du passif latin (lego-r serait pour lego-re).

Quoi qu’il en soit, on trouve en grec des traces de l'emplui réfléchi de la racine £ (— σξε) pour les trois personnes,

Ex. : Hox,, ZI., X, 398 : φύξιν βουλεύοειτε μετὰ αφίσεν (= μεθ᾽ ὑμῖν αὑτοῖς). Od., IV, 27: οὕτοι ἔγωγε | ἧς (= ἐμῆς) γαίης δύναμαι Ὑλυχερώτερον ἄλλο ἰδέσθαι.

Voy. Koca, Gramm. grecque (trad. Roulf), p. 252, υ. 1 ; οἱ εἴ, Κιῦακβ, Gr. Sprackl., $ 51, 8, 15:

REMARQUES. -- J. Au lieu du pronom composé εαὐτοῦ employé comme réfléchi indirect, on peut se servir du pronom réfléchi simple (où), of, €, σφεῖς, σφᾶς, σφῶν, σφίσι(ν), qui, d'ailleurs, est exclusivement réservé à cet usage dans la prose attique

Ex.: XÉN., Anab., 1, 2, 8 : λέγεται ᾿Απόλλων ἐχδεῖραι Μαρσύαν, νιχήσας

“τς ἐρίζοντά ol περὶ σοφίας.1, 8, 2 : oi Ἕλληνες ἐδόχουν ἀτάχτοις σφίσιν

ἐπιπεσεῖσθαι Die. VI, 2 10 : οἱ δὲ λόγοι ἦσαν αὐτοῖς, ὡς αἰσχρὸν

εἴη τοὺς μὲν πόνους σφᾶς ἔχειν, τὰ δὲ χέρδη ἄλλους. VIS, 5, 9 : λέγειν

11. Quand le pronom se trouve dans une proposition subordonnée” et se rapporte au sujet de la proposition principale, l'écrivain peut (contrairement à ce qui a lieu en latin) remplacer le réfléchi par les cas obliques du pronom αὐτός : en pareil cas, l'écrivain se substitue à la personne dont il rapporte la pensée ὃ.

Ex. : Tauc., Il, 65, 2 : ἐπειρᾶτο τοὺς ᾿Αθηναίους τῆς ἐπ᾽ αὐτὸν ὀργῆς παραλύειν. — XÉN., An.,1,1,5: τῶν παρ᾽ ἑαυτῷ βαρθάρων ἐπεμελεῖτο ὡς πολεμεῖν τε ἰχανοὶ εἴησαν καὶ εὐνοιχῶς ἔχοιεν αὐτῷ δ, 1ΠΠ1,1,1: οὐ τοῦτο πρῶτον ρώτα πότερον λῷον εἴη αὐτῷ πο εύεσθαι ἢ μένειν, ἀλλ᾽ αὐτὸς ἔχρινεν ἰτέον εἶναι. V, 6, 36 : λέγουσιν ὅτι μεταμέλοι αὑτοῖς. Cf. An., I, 1, 10: Κῦρος δεῖται αὐτοῦ μὴ πρόσθεν χαταλῦσαι πρὸς τοὺς ἀντιστασιώτας, πρὶν ἂν αὐτῷ συμθουλεύσηται. Etc.

III. Régulièrement, on emploie les cas obliques du pronom αὐτὸς (au lieu du réfléchi)

quand la proposition subordonnée où il se trouve ne faït point partie de la pensée du sujet principal.

Ex.: ANTIPHON, 1, 44 : ei ἠθέλησαν τὰ ἀνδράποδα ἃ ἣν αὐτοῖς παράδοῦναι. Εἰς.

IV. Pour mettre en relief le sens réfléchi exprimé déjà par le pronom on ajoute souvent αὐτὸς au sujet de la proposition.

Ex. : PLATON, Gorg., 483 Ὁ : οὐχ οἷός τε ἐστιν αὐτὸς αὑτῷ βοηθεῖν. Etc.

on pourrait ajouter les exemples suivants : Ῥιατον, Phéd., 18. (δεῖ ἡμᾶς ἀνερέσθαι ἑαυτούς); Antirs., ΠῚ (ou B), à, 1 (δίκαια ἑκάτεροι αὑτοὺς οἰόμεθα λέγειν) ; Ammocins, II, 8 (op αὐτούς, 2° pers.); Lrccaaux, c. Leocr., 91 (αὐτῶν, 1" pers.); Isocn., IV, 106 (σφας αὐτούς, 1" pers.). Dix., XVIII, 163 (ἀναλαδεῖν αὑτοὺς, 1°° pers., leçon deF ; S porte οὐδ᾽ ἀναλαδεῖν ἂν ἠδυνύ θημεν) Κῦηχε κατ, αὐδῇ. Gramm. der gr. Spr. (8 455, 7, p. 572) cite des exemples d’Eschyle et de Snphocle tout à fait probants, puisqu'ils sont garantis par le mètre (cf. Escuvie, Choéph., 111: πρῶτον μὲν αὐτὴν, P. σεανυτήν, 8.—. προσέννεπε). Cet emploi du réfléchi de la 3° personne, étendu à toutes les personnes, devint ordinaire dans le dialecte d'Alexandrie.

1. Dans Homère, le pronom réfléchi simple se trouve dans la proposition simple pour renvoyer au sujet.

Ex. : How. JI., IV, 496 ; ἀκόντισε δουρὶ φαεινῷ ἀμφὶ ἔ παπτήνας. Etc.

On le retrouve chez Platon, mais dans des passages d'une inspiration poétique {voy. Knaüoxn, Griech. Sprachlehre, ὃ 51, 2, 4). Sur l'emploi du pronom ἔ chez Homère et dans le dialecte ionicn, voy. KCaxæn- Gunatu, Ouv. cilé, ὃ 455, Aam. 5-8, p. 565 et suiv.

3. Remarquez le nominatif pluriel du pronom réfléchi : en pareil cas, le latin serait forcé d'employer ipsi, car il n'a pas de nominatif pluriel du pronom réfléchi. D'ailleurs, mémo en grec, on pouvait remplacer σφεῖς par αὐτοί, et au singulier on était obligé d'employer αὐτός (lat. ip8e), car il n'y a pas de nominatif singulier du pronom réfléchi.

3. D'après Kinxen, ad Xen, Mem., 1, 2, 49 (ef. Küuxen-Genra, ouv. cité, ὃ 455, 5, p. 563), la coustruction dont il s'agit est presque de règle dans les propositions subordonnées à l'indicatif. Voyez aussi la ἢ. 4, ri-dessous.

4. Cette subslilution cat très fréquente, d'après Koch (Gramm. grecque, trad. fr., $ 75, p. 253), dans les propositions complélives arce ὅτι ou ὡς, dans les interrogations indirectes et, en général, dans toutes les propositions subordonnées qui ne dépendent pas directement du verbe principal.

5. Toutefois, dans ce passage et dans beaucoup d'autres, on peut se demander si αὐτῷ, etc. (pour αὑτῷ

ΞΞ ἑαυτῶ. εἰς.}, n'est pas unc faute de copiste, et cette observation montre que la règle est quelque peu incertaine.

GRAMM. COMP. DU GREC ET DU LATIN (Syntaxe). 49

: 7 a 2 ΓΗ 0Itor10s 4 fl ki

679. — Emploi en grec des pronoms possessifs. — 1° Quand on renvoie à un autre mot que le sujet de la proposition, le rapport de possession se marque en grec :

a) soit par les génitifs des pronoms personnels : μου (enclitique), σου (enclitique), αὐτοῦ, ἡμῶν, ὑμῶν, αὐτῶν (voy. ci-dessus,

p. 111, Rex. Il);

δὴ soit par les adjectifs possessifs ἐμός, σός, ἡμέτερος, ὑμέτερος (pour la 15 et la 2° pers.), quand on veut marquer avec force le rapport de possession (voy. ci-dessus, p. 111, Rex. IT) ; à la 3° pers., le pronom σφέτερος qui a toujours le sens réfléchi est remplacé par les génitifs αὐτοῦ. éxeivou. etc.

2 Quand on renvoie au sujet de la proposition, le rapport de possession se marque en grec :

a) soit par les adjectifs possessifs ἐμός, ἡμέτερος, σός, ὑμέτερος, σφέτερος' (voy. ci-dessus, p. 141, Rex. III);

b) soit par le génitif des pronoms réfléchis : ἐμαυτοῦ, σεαυτοῦ,

| ἑαυτοῦ, ἐμαυτῆς, etc.; au pluriel, ἡμῶν αὐτῶν, ὑμῶν αὐτῶν sont ordinairement remplacés par ἡμέτερος αὐτῶν, ὑμέτερος αὐτῶν, expressions dans lesquelles le génitif αὐτῶν est construit en apposition à ἡμῶν, ὑμῶν, implicitement contenus dans les adjectifs possessifs ; toutefois ἑαυτῶν est plus usité que σφέτερος αὐτῶν (voy. ci-dessus, p. 111, REM. III).

+ REMARQUES. — I. On n’exprime pas en grec le pronom possessif quand il ne peut pas y avoir de doute sur le possesseur ; en ce cas, l'article suffit. Ex.: XÉN., Cyr., VIL, 1, 38 : Κῦρος χαταπηδήσας ἀπὸ τοῦ ἅρματος τὸν θώραχα ἐνέδυ χαὶ ἀναῤδὰς ἐπὶ τὸν ἵππον τὰ παλτὰ εἰς τὰς χεῖρας

Cf. ci-après, 8 699, 2° (p. 195).

IT. On n’emploie pas l'article avec le possessif.

1° Quand on ne désigne que l'un des objets possédés (μαθητὴς ἐμός, un de mes disciples, un disciple à moi, un mien disciple; Χατ᾽ ἐμὴν δόξαν, d'après une de mes opinions, d'après une opinion à moi).

᾿ς 2° Quand le possessif qualifie l'attribut ou est attribut : Ex. : PLAT., Eutyphr., 5: μαθητὴς ἐπιθυμῶ γενέσθαι σός. — DÉx., IX, 41 : οὐ λόγους ἐμαυτοῦ λέγω, ce que je dis là n'est pas de moi. Etc.

EUR., fragm., 129 : ἐγὼ ἐμός εἶμι, je m'appartiens. — XÉN., Cyr., V, 4, 30 : νόμιζε τὰ Eux σὰ εἶναι. Etc.

1. Au singulier, 6ç, SUUS, ne se rencontre que chez les poètes et chez Hérodote ; on le remplace par «αυτοῦ.-.

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