‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 255 sur 306 · LE ΡΒΟΝΟΝ · texte numérisé non relu

LE ΡΒΟΝΟΝ

3° Quand il qualifie une apposition (cf. Νικίας πατὴρ ἐμός) : T1. On emploie l'article avec le possessif.

1° Pour désigner l'objet possédé comme présent à la pensée : Ex. : PLAT., Cratyle, 435 : τὴν σιγήν σου συγχώρησιν θήσω. 2° Pour opposer la possession de quelqu'un à celle d'autrui : Ex. : DÉM., XVIII, 256 : τὴν ἐμὴν τύχην ἐξετάζων πρὸς τὴν σαυτοῦ σχόπει χαὶ εὑρήσεις τὴν ἐμὴν βελτίω τῆς σῆς.

3° Pour désigner tout ce qui appartient dans le même genre à quelqu'un : Ex. : MÉN., Sent., 551 : ψυχῆς ἐπιμελοῦ τῆς σεαυτοῦ.

B. — Règles relatives à l'emploi du pronom réfléchi et de l'adjectif possessif réfléchi de la troisième personne en iatin*.

680. — Observations préliminaires. — Les règles qui déterminent en latin l'emploi du pronom réfléchi de la troisième personne sont les mêmes pour l'adjectif possessif correspondant; les deux questions se ramènent donc à une seule‘; ce qu'il faut distinguer, c'est l'emploi du réfléchi ou de l'adjectif possessif dans la proposition simple, et l'emploi du réfléchi ou de l'adjectif possessif dans la proposition complexe, c'est-à-dire en somme dans les propositions subordonnées.

681. — Le réfléchi dans la proposition simple. — Dans la proposition simple, le réfléchi (ou l'adjectif possessif) de la troisième personne renvoie au sujet grammatical, mais il peut renvoyer aussi au sujet logique de la proposition.

41° Il renvoie au sujet grammatical (se quisque diligit, bestiis homines utuntur ad suam utilitatem), c'est la règle élémentaire et il est inutile d'en donner des exemples.

2° ἢ] renvoie au sujet logique, c'est-à-dire à un mot qui, sans être au nominatif, représente cependant, au point de vue logique, la personne qui est l'auteur ou le sujet de l’action dont l'idée est contenue dans la proposition*.

ἢ. Les Remarques IT et IIT sont empruntécs aux Notes aulograplies de Cu. Taunor (p. 147 sq.) 0 à Kaïosn, Griech. Sprachlehre, $ 51, 4, 819,10.

3. Les règles si délicates et si difficiles du pronom réfléchi gui, sibi, 8e et de l'adjectif possessi

suus me paraissent avoir été exposées presque en perfection par O. Riemann, dans ses Études sur...

T.-Live, 2° ἃ. p. 115-153. Je ne donne ici que les conclusions de cet important travail, mais je renvoie au livre mème tous ceux qui voudront avoir des détails plus complets; ils auront en même temps un aperçu des résultats auxquels peut conduire la méthode grammaticale appliquée avec rigueur en même temps qu'avec finesse,

3. Sauf cependant la distinction dont il sera question ci-après, $ 681, Ram. IV.

4. C'est une application particulière du principe, en vertu duquel la construction d'une phrase pout dépcadre du sens ct non de la nature des rapports grammaticaux.

Ex. : T.-Live, X, 7, 1: jam ne nobilitatis quidem suæ plebejos pænitere (le nom de la personne qui se repent est le sujet logique de pænitet). 1V, 34, 5: jussoque magistro equitum abdicare se magistratu (— ut se magistratu abdicaret). X, 14, 18 : integræ vires sistunt invehentem se jam Samnitem (— dum se invehit}). XXX, 34, 10 : principum quoque signa fluctuari cæœperant vagam ante se cernendo aciem (— cum ante se cernerent aciem). XXXII, 13,6: rerum suarum... ferendarum secum dominis jus fiebat (— ut res suas secum ferrent). Etc.'.

REMARQUES. — I. Le réfléchi peut renvoyer au sujet logique dont l’idée est contenue dans un substantif ou un adjectif verbal.

Ex.:T.-Live, XXI, 43, 15 : somestri duce, desertore exercitus sui (— qui deseruit exercitum suum). IV, #1, 1 : Tempani oratio….. non suis vana laudibus, non crimine alieno læta?. Etc.

ΤΙ. Le réfléchi renvoie au sujet indéfini on, dont l’idée est sous-entendue.

Ex. : Cic., de Fin., 1, 20, 67 : amicitiæ…. effectrices sunt voluptatum tam amicis quam sibi. De Off., 1, 28, 99 : neglegere quid de se quisque sentiat. arrogantis est. De Am., 22, 82 : parest autem primum ipsum esse virum bonum, tum alterum similem sui quærere. — T.-Live, XXVIII, 44, ἃ : ab se remoto periculo alium in discrimen adducere quale sit. Cf. VIT, 40, 2 : ultimaque rabies secessio ab suis habebatur.

1. Lorsqu'une partie d’une proposition représente la pensée d'un sujet logique, on renvoie à ce sujet par le réfléchi, qu'il soit en même temps sujet grammatical de la proposition ou non. |

1. On voit par les exemples ci-dessus que l'emploi du pronom ou de l'adjectif possessif réfléchi est tout naturel en pareil cas, puisque le sujet logique auquel ils renvoient l’un ou l'autre deviendrait sujet grammatical, si on remplaçait le verbe impcrsounel par un verbe personnel, ct la proposition infinitire ou participiale et le gérondif par une proposition subordonnée indicative ou subjouctive.

2. Au fond, il ya là une proposition secondaire abrégée, comme c'est le cas pour les propositions participiales : l'adjectif vana équivaut à un participe qu'on peut rattacher au sujet logique de toute la proposition (qu'on pense à Tempanus orationem habuit non suis vanam laudibus).

Toutcfois dans le cas particulier des propositions parlicipiales équivalant à des propositions secondaires abrégécs, il est souvent difficile de poser une règle tout à fait précise ; ce qu'on peut dire, à ce qu'il semble, c'est que :

{° On cmploic le réfléchi quand on peut rattacher la proposition participiale au sujet grammatical oa à la pensée du sujet grammatical de toute la proposition (cf, ci-après, 8 682).

Ex. : T.-Livs, XXII, #9, 18 : rediere cum legatis. ad redimendos sese missis (5688 renvoie au sujet grammatical de rediere). ΧΧΥ͂Π, 47, 11 : spatium dedit ad insequendum 6050 hosti(— spatium dedit hosti, ut sese insequeretur. ci, $ 682).

L'emploi du réfléchi est surtout naturel dans les propositions à l'ablatif absolu, quand c'est le sujet grammatical de toute la proposition qui fait l'action expriméc par le participe à l'ablatif absole :

Ex. : T.-Live, XXXI, 42, 4 : et ipsis imperatum ut statutis signis armisque ante 39 positis (— cum statuissent signa armaque ante se posuissent) raptiin cibum caperent. Etc.

2° On emploie 18 quand la proposition parlicipiale ne peut en aucune manière étre rattachée à ἰδ pensée du sujet grammatical de toute la proposilion, mais exprime une circonstance tout à fait indépesdante de l'action de ce sujet.

Ex.: T.-Livs, XXIV, 3, 9 : ea tum arce... Crotoniatum optimates tenebant 89, circumsedente cum Bruttiis eos etiam plebe sua (/eur propre, cf. creprès, Rux. 1V}. Etc.

Ex. : Cic., p. Planc., 33, 81 : quis est... cui non magistri sui atque doctores, cui non locus ipse... in mente versetur? P. Rab. Post., 16, 43 : nec illius animi aciem præstringit splendor sui nominis. De Fin., V, 13, ᾿ 31 : necesse est huic partes quoque sui caras esse. — CORN. NÉP., Dal., 8, 3: spes omnis consistebat Datami in 86. — SaLL., Cat., 21, 4 : admonebat (— memorem esse jubebat) alium egestatis, alium cupiditatis suæ. — T.-Live, XXI, 50, 4 : Romanis multitudo sua (la pensée de leur nombre) auxit animum. XXV, 16, 13 : id (eis) pignus fidei secum Îore, ce leur serait une garantie que Gracchus voulait agir de bonne foi à leur égard. 38, 1 : ne tamon (milites) subita res et nocturnus terror et jam non suæ fortunæ consilium perturbaret (la pensée qu'une pareille résolution ne convenait plus à leur situation présente). Cf. 1, 26, 3; 52, 4; II, 41, 2; 59, 1; IX, 7, 6; XXXIV, 98, 4. Etc..

IV. Certaines irrégularités dans l'emploi de l'adjectif possessif suus ne sont qu'apparenles.

En effet, cet adjectif est à la fois ré/léchi et possessif et souvent il arrive que le sens réfléchi s’efface plus ou moins : suus n'est plus alors qu'un adjectif exprimant l'idée de propriélé et s'opposant à alienus ; en ce cas, il signifie son propre? et peut très bien se rapporter à un mot de la même proposition qui n'est ni sujet grammatical ni sujet logique ; il peut même s’employer si ce mot est sous-entendu dans la proposition.

Ex. : Nævius (cité par A.-GELLE, Nuits Atliques, VI, 8, 5; : eum suus pater.. ab amica abduxit. — PLAUTE, Mil. glor., 11, 1, 33 sq : namisillius filiam | conjicit in navem miles clam matrem suam. — Cic., p. Sest., 68, 142 : hunc sui cives 6 civitate ejecerunt. De Orat., 111, 32, 126 : oratorem... in majorum suorum regno collocare (un royaume qui lui revenait de droit, puisqu'il avait été celui de ses propres ancâtres). Orat., 84, 109 : quibus nihil posset in suo genere (dans le genre qui leur était propre) 0880 perfectius. De Inv., 11, 17, 52 : hunc pater suus (son propre père) concilium plebis habentem de templo deduxit. De Fin., IV, 4, 10 : etiamsi quid obrutum erit, poterit eruere semperque esse in disputando suus (ne relevant que de lui-même, original). Etc. — T.-LIvE, XXV, 9, 14 : sopitos vigiles in cubilibus suis obtruncat. 14, 7 : manipulares sui primum transcendentem fossam, dein legio tota secuta est. XXVIII, 9, 18 : plura carmina militaribus (— militum) jocis in C. Claudium quam consulem suum jactata. XXIX, 37, 11 : æque fœdum certamen inquinandi famam alterius cum suæ famæ damno factum est (a C. Claudio et M. Livio) exitu censuræ (il y a du reste ici une proposition secondaire abrégée : certamen, quo inquinaret uterque, etc.). Etc.°.

4. C’est par la même raison que se justifie l'emploi du réfléchi dans les passages suivauts :

Ex. : T.-Live, 111, 63,2 : in hostes jam pavidos, quippe fuso suæ partis validiore cornu. VII, 6, 12: Ap. Claudium... eventum reprehensi ab se consilii incusantem. XL, 54, 3 : stimulabat animum (s.-. 67.1.8)... destituta senectus, aliis exspectantibus suam mortem. Etc.

Daus ces exemples, la proposition secondaire abrégée fait partie de la pensée d'une personne dont le nom est exprimé dans la proposition principale. 2. La langue populaire emploie quelquefois dans ce sens 813 δὲ Ὀὲ (comme elle emploie d'ailleurs meus mihi, cf. Pauvre. Truc., III, 2, 30).

Ex. : Tén., Ad., 958: 510 sibi hanc gladio jugulo.

Mais c'est par inadvertance qu'on a cité, comme exemples de cet emploi, certains passages de Cicéron (par ex.: ad Att., VII, 11, 4: sibi habeat suam fortunam ; de Am., 8, 11: factus est consul... iterum sibi suo tempore, rei publicæ pæne sero).

3. Ce n'est guère que dans le langage familier qu'on trouve 5118 « son propre », cmployé de mème,

682. — Le réfléchi dans les propositions subordonnées. — Dans les propositions subordonnées, le réfléchi peut renvoyer au sujet (grammatical ou logique) de la proposition principale‘, toutes les fois qu'on veut présenter la proposition subordonnée comme faisant partie de la pensée de ce sujet.

4° Le réfléchi renvoie au sujet grammatical de la proposition principale :

Ex. : T.-Live, I, 58, 8 : nihilum deprecans quin, si quam suam noxam reus dicere posset, privatus iterum in se sæviret. XXII, 34, 2: ὦ. Terentio Varroni. patres summa ope obstabant, ne se insectando sibi æquari assuescerent homines (se et sibi renvoient au sujet de obstabant, dont la proposition subordonnée ne... assuescerent représente l'intention, c.-à-d. la pensée). XXII, 7,7: misit qui vocarent Magium ad sese in castra. Etc.

On pourrait aisément multiplier ces exemples (voy. Ὁ. RIEMANN, Études sur. T.-Live, 2° éd., p. 138 et suiv.).

2° Le réfléchi renvoie au sujet logique de la proposition principale :

Ex. : T.-Live, 1, 5,5: Faustulo spes fuerat (— Faustulus speraverat regiam stirpem apud se educari. Cf. 11, 31,9 : proficiscentibus deinde indignatio oborta (— proficiscentes indignabantur) : se... abactos esse. XXVI, 45, 5 : quod spem... obsessis... etiam in posterum dedit…; opera et difficilia esse et tempus datura ad ferendam opem imperatoribus suis. Etc.

REMARQUE. — Il peut se faire que le sujet logique ne soit pas exprimé dans la proposition principale : mais, en pareil cas, il est facile de le suppléer.

Ex. : T.-LIivE, Il, 46, 1 : prope certa spes erat (suppl. eis) non magis secum pugnaturos quam pugnarint cum Æquis (— sperabant non magis [608] secum pugnaturos [esse] quam, etc.). XXIII, 10, 9-10 : extemploque (Magius) impositus in navem et Carthaginem missus (suppl. ab Hannibale), ne (pensée d'Annibel) motu aliquo Capuæ.…. orto senatur quoque pæniteret dediti principis et logatione missa ad repetendum eum aut negando.. offendendi sibi novi socii aut tribuendo habendus Capusæ esset seditionis ac turbarum auctor. Etc.

lorsque le mot auquel il se rapporte est dans une autre proposition et ne pourrait être répété dans celle où se trouve suus.

Ex. : Cic., ad Att., VI, 2, 5 : mira erant in civitatibus ipsorum furta Græcorum, que magistratus sui focerant. — Conx. Νὰρ., Cim., 3, 1 : incidit in eandem invidiam quam (— in quam) pater suus. Etc.

Mais certaines expressions particulières formées au moyen de Ssuus s'emploient même dans la pros littéraire la plus pure, quelle que soit la forme de la phrase. Telles sont : sui « les siens », (cf. ὡς., de Orat., 111, 2. 7 : is (annus\ omnem ejus spem... morte pervertit ; fuit hoc luctuosum suis, etc.); sua verba, « mots propres » (cf. Cic., de Orat., III, 40, 159 : sed in suorum verborum maxima copia, tamen homines aliena (— translata, « métaphores »; multo magis... delectant): sui dei, « des divinités particulières » (cf. Cic. de Leg., 11, 10, 25); sui jur18, expression consacrée dont on se servit par abus mème pour la première personne (ef. Pavivs, Dig., XLVI, 2, 20); heres suus « héritier naturel », qui hérite pour ainsi dire de soi-même en héritant d'une propriété qui, du vivant de son père, lui appartenait déjà en puissance (expression jaridique bien connee).

1. Nous rappelons que l'expression de proposition principale pouvant être prise en grammaire das

683. — D'autre part, le réfléchi peut naturellement aussi renvoyer au sujet de la proposition subordonnée où il se trouve.

Ex. : T.-Live, XXI, 45, 6: daturum se operam ne cujus suorum popularium mutatam secum (— cum fortuna sua) fortunam esse vellent (on dirait plus simplemént et plus régulièrement : ne cujus… fortuna mutatam suam vellent). XXXIV, 48, 5: id minime conveniens liberanti Græciam videbatur tyrannum reliquisse non suæ solum patriæ gravem, etc. (suæ se rapporte au sujet de reliquisse qui n'est pas exprimé, cf. ci-dessus, p. 605, Rex. I). XLV, 4,1: Paulo ut se suaque omnia in fidem et clementiam populi Romani permitteret tendente. Etc.

REMARQUES. — 1. Les Latins se préoccupaient si peu, en pareil cas, d'éviter une amphibologie apparente que souvent ils employaient, l’un à côté de l'autre, deux

réfléchis renvoyant, l’un au sujet de la proposition principale, l'autre au sujet de la proposition subordonnée.

Ex. : Cic., de Orat., 11, 67, 113 : cum... rogaret... eum (Fabium) Salinator ut meminisset opera sua (Salinatoris) se (Fabium) Tarentum recepisse (c'était grâce à son concours à lui Salinator, que Fabius avait reconquis Tarente). — T.-Live, I, 50, 6 : si se (se rapportant au sujet de la proposition principale) audiant, domum suam (se rapportant au sujet de la subordonnée) quemque inde abituros. Etc. ὃ.

11. Chez T.-Live (et probablement chez d'autres auteurs), quand les discours des ambassadeurs sont rapportés en style indirect, le réfléchi désigne quelquefois, non les ambassadeurs eux-mêmes, mais les personnes au nom desquelles ils parlent Ÿ.

un sens relatif, c'est ce sens là que nous lui donnons dans ce chapitre : nous entendons simplement par là la proposition d’où dépend une proposition subordonnée.

1. Pour plus de détails, roy. O. Risxanx, ouv. cité, 2° éd., p. 137 et suiv.

2. Chez certaios prosateurs de l'époque impériale (et peut-être pour la première fois chez Q.-Curce) on trouve jpse employé au lieu du pronom réfléchi.

Ex. : Q.-Ccace, VII, 6, 8 : illi nec de fide nec de potentia regis ipsos (— se) dubitare respondent.

C'est là une incorrection qu'il ne faut pas confondre avec l'emploi très naturel et très régulier de ipse dans une proposition subordonnée quand il est réclamé par le sens.

Ex. : Sa, Jug., 46, 2 : igitur (Jugurtha) legatos ad consulem.. mittit qui tantummodo ipsi liberisque vitam peterent (ipsi, « pour lui personnellement » [par oppos. à liberis) remplace sibi ipsi). Cf. Cis., de Bell. Gall. 1, 40, 4 : cur de sua virtute aut de ipsius diligentia desperarent? (au style direct il y aurait cur de vestra aut de mea diligentia desperatis ? en exprimant celte idée au style indirect, César ne pouvait pas répéter deux fois le réfléchi, parce qu'il y a dans la pensée une opposition : « pourquoi désespérez-vous de votre courage ou de mun zèle à moi? » et que, pour marquer cette opposition, il faut absolument employer deux pronoms différents).

Il y ἃ donc dans l'expression du pronom ipse une nécessité logique, et ce n'est pas du tout pour éviter une équivoque que les écrivains classiques l’emploient.

On voit par là combien est mal fondée la prétendue règle donnée par certains grammairiens : « Lorsque, dans une proposition subordonnée, l'emploi du réfléchi pourrait faire équivoque, on doit employer ip8e pour renvoyer au sujet de la proposition principale et réserver le réfléchi pour renvoyer au sujet de la proposition subordonnée. » Cette règle inventée, à ce qu'on croit, par Laurentius Valla (de reciprocatione sui et 5:18 liber, ch. X) vient d'une interprétation tout à fait inexacte et superficielle de quelques passages. Voy. O0. Rinmawx, Études sur... T.-Live, ξ 36, 2° éd., p. 148 et suiv.).

3. L'ambassadeur faisant lui-même partie du peuple qui l'envoie peut parler au nom de ce peuple en employant la première personne du pluriel, qui dans le style indirect devient le réfléchi ; et, dans les cas qui ne s'expliquent point par cette considération, l'on peut dire que l'ambassadeur ne fait que répéter les paroles qu'un autre l’a chargé de transmettre. Voy. Kümmasr, Livianische Syntaz (p.91) et O. Rismaux, Études sur... T.-Live, $ 31, à qui sont empruntées les lignes ci-dessus.

Ex. : T.-LIVE, XXXI, 14, 3 : Atheniensium legati orantes ut se obsidione eximeret (style direct : nos obsidione exime). Cf. XXII, 37, 2 sqq. : legati… nuntiarunt cædem C. Flamini..…. adeo ægre tulisse regem Hieronem ut nulla sua (réfléchi qui renvoie ou sujet de la proposition subordonnée)... clade moveri magis potuerit ; [3] itaque (lettre d'Hiéron qu'il a chargé les ambassadeurs de lire aux Romains), quanquam probe sciat, etc...; [4] tamen se (Hiéron) omnia.. misisse ; ...se.….. orare. [5] Jam omnium primum... afferre sese (les ambassadeurs)... [6] Advexisse etiam (s.-ent. se)... et... subvecturos (les 88 5-6 forment une parenthèse où les ambassadeurs interrompent la lecture de la lettre pour parler en leur propre nom). [1] Milite atque equite scire, etc. (la lettre d'Hiéron reprend).

684. — Emploi du pronom is au lieu du réfléchi. — On emploie le pronom 18, en règle générale :

4° Dans une proposition simple, pour renvoyer à un nom qui n'est pas le sujet grammatical.

Ex. : Cic., Tusc., 1, 28, 10 : Deum agnoscis ex operibus ejus. 4d Fam. IX, 14, 5 : semper amavi. M. Brutum propter ejus summum ingenium. Etc.';

2° Dans une proposition subordonnée, pour renvoyer au nom d'une personne dont il est question dans la proposition principale,

mais dont la proposition subordonnée ne représente pas la pensée.

4. Dans toute cette question de l'emploi du réfléchi ou du pronom is, les Latins se règlent tantôt sar les rapports grammaticaux des mots, tantôt sur leurs rapports logiques, et il s'ensuit que, dans certains cas, l'usage peut être incertain.

Que l'on compare, par exemple, les deux passages suivants :

Conx. Νέρ., Them., 8, 2 : hic (adv.) cum, propter multas ejus (supprimé par Hal) virtutss, magna cum dignitate viveret (Themistocles).. et Cic., ad Fam., XV, 14, 1: ἃ me diligitur (Fadius) propter summam suam humanitatem.

Dans le premier, ejus semble incorrect au point de vue grammatical, mais peut se justifier per cette considération que proper multas ejus virtutes est une réflexion de l'historien, un fait complètement indépendant de la pensée du sujet de viveret; dans le second passage. au contraire, c'est la construction gramæmaticale qui entraine guam, εἰ propter summam ejus humanitatem (pensée de Cicéron, et non de Fadius) semblerait plus logique. Voy. O0. Rismaxx, Études sur... T.-Live, 2e éd., p. 134.

2. 11 résuite de cette règle qu'on peut renvoyer au sujet de la proposition principale par le pronom 18. quand on ne veut pas présenter la proposition subordonnée comme la pensée de ce sujct.

Ex.: T.-Livs, XXVIII, 26, 9 : excepti sermonibus de industria compositis, lætum

opportunumque adventum eorum esse (paroles de ceux qui les accueillent : SuumM serait inadmissible). Εἰς.

Souvent on peut employer le réfléchi ou is à peu près indifféremment, suivant le point de vue où l'os veut se placer.

Ex. : Cic., de Off., 1, 22, 86 : perfuga ... venit in castra Fabricii eique est poilicitus, 81 præmium sibi proposuisset, 56... clam in Pyrrhi castra rediturum et eum veneno necaturum (la proposition si... proposuisset faisant partie des paroles du transfuge rapportées en style indirect, l'emploi de g8ibi est tout naturel). — Conn. Nér., Dat., 10, 1 : is pollicitus est regi se eum interfecturum., si ei rex permitteret ut quodcumque vellet liceret impune facere (ici ei semble moins naturel, mais si l'on songe que si... permitteret est conçu comme représentant les paroles du roi: ἰδὲ permitto ut quodcumque velis liceat impune facere, o comprend que tibi du style direct soit remplacé par Θὲ dans le style indirect). Voy. 0. Rismanx, ouv. cils, p. 140 avec la note,

LE PRONON. 737

Ex. : Cfs., de Bell. civ., I, 28, 4 : tirones... jurejurando accepto nihil 115 nocituros hostes, se Otacilio dediderunt (la proposition nihil... hostes représente la pensée exprimée par Otacilius, qui prête serment, et non pas la pensée des tirones). — T.-Live, ΧΙ], 26, 5 : quæsitum est, quid ita non adissent magistratum, ut... sciretur denique venisse e0s et super qua re venissent (paroles de ceux qui les interrogent ; style dir. : vos venisse; si T.-Live avait voulu dire que telle personne était allée trouver le magistrat dans l'intention de faire savoir son arrivée, il aurait pu mettre : adiit magistratum, ut sciretur venisse se). XLV,4,6:itaque alteræ litteræ... et petiere et impetravere ut aliqui ad eum mitterentur (c'est l'historien qui parle : s'il n’y avait eu que petiere, T.-Live aurait peut-être mis se). Etc.

REMARQUES. — I. L'emploi de is, dans des cas où il faudrait nécessairement le réfléchi, est une incorrection fréquente dans la langue vulgaire.

Ex. : JUSTIN, 1Π, 3, 11 : jurejurando obligat civitatem nihil eos de ejus legibus mutaturos priusquam reverteretur (il faudrait ou bien nihil se de ejus legibus, en considérant nihil.. mutaturos comme la pensée de ceux qui prètent le serment, ou bien nihil eos de suis legibus, en considérant ces mots comme la pensée de Lycurgue qui exige ce serment).

Il. Contrairement à la règle ἃ 684, on emploie le réfléchi, et non le pronom is, pour renvoyer, dans une même proposition, à un nom autre que le sujet grammatical :

1° Lorsque le nom de la personne qui possède et le nom de l’objet qu'elle possède sont reliés par cum.

Ex. : Cic., Tusc., 1, 18, 41 : Dicæarchum vero cum Aristoxene æquali et condiscipulo 580... omittamus'. — T.-Live, XXII, 32, 11 : Magonem cum classe sua copiisque in Hispaniam mittunt. Etc.

2° Dans certaines expressions toutes faites formées au moyen de prépositions : per se, propter se, inter se.

Ex. : Cic., ad Fam., X, 3, 1 : cum ipsum Furnium per se vidi libentissime, tum hoc libentius, quod.….. De Fin., V, 17, 47 : cour non etiam.… propter se formæ dignitatem sequamur. — T.-Live, XXXII, 20, 2 : res (accus.) inter se sequentes?.

4. 1 fant prendre garde à des exemples comme celui-ci : Cic., Orat., 30, 105 : quoniam... hunc tu oratorem cum ejus studiosissimo Pammene..…. totum diligentissime cognovisti.

lei Θ᾽ 18 est nécessaire parce que le sens est hunc oratorem tu et Pammenes cognovistis. 2. Lorsque inter 86 ne renvoie pas à un nominatif ou à un accusatif, il peut être remplacé par inter ipsos.

Ex. : Cic., de Leg., 11. 7, 16 : quamque sancta sit societas civium inter ipsos. Mais inter 80 ips08 ne s'emploie que sl y a l'idée d'une opposition exprimée ou simplement contenue dans la pensée :

Ex. : T.-Live, XXXIX, 39, 13: ingens certamen tribunis et inter se ipsos et cum consule fuit. 11, 43, 9 : sed ad bella externa prope supererant vires, abutebanturque iis inter semet ipsos certando.

Pare κε clfrert LES

3° Lorque l'adjectif possessif est employé à côté de quisque.

Ex. :T.-LivE, XXI, 48, 2 : in civitates quemque suas (on attendrait plutôt in suas quemque civitates) dimisit !.

685. — Idée de réciprocité. — Pour marquer une action réciproque, on se sert en latin de inter nos, inter vos, inter se avec ellipse obligatoire du pronom qui devrait être le complément direct du verbe.

Ex. : Tér., Ad., V, 3, 41-42 : video eos sapere, intellegere..., inter se amare. — Cic., in Cat., 3, 5,13 : furtim nonnunquam inter se aspiciebant. De Orat., II, 3,13: qui cum inter 86... amicissime consalutassent. Etc.

REMARQUE. — Inter 8e, réciproquement, peut être accompagné de in vicem, alternalivement :

Ex. : T.-LiVE, IX, 43, 17 : in vicem inter se gratantes.

Ce sont peut être les phrases où les deux expressions se trouvaient à côté l’une de l’autre qui ont donné à penser que in vicem pouvait être pris au sens de réciproquement. Cet emploi incorrect de in vicem, réciproquement, qui est peut-être d’origine vulgaire, est fréquent à l’époque impériale, et au lieu de amant inter se on dit alors, soit amant in vicem, soit (plus rarement) amant se in vicem (cf. PHÈDRE, Fab., III, 7, 3: QUINTILIEN, 1, #4, 16; Il, 2, 10; 1V, 5,13; V, 13, 33; XII, 10, 1, etc.; PLINE, Hist. Nat., XXXVI, 117; PLINE LE JEUNE, Ép., VII, 20, 1; Panég., 51,4; TAC., Hist., Il, 47; Ill, 46; Ann., XII, 47; XIII, 2 ; XIV, 17; etc.

686. — En grec, l'idée de réciprocité est exprimée ordinairement à l'aide du pronom ἀλλήλους, ἀλλήλων, etc.

Ex. : Χέν., Cyr., VI, 4, 17 : χωλύσουσιν ἀλλήλους μάχεσθαι. Mém., II,

6, 20 : φθονοῦντες ἑαυτοῖς μισοῦσιν ἀλλήλους. Etc. | Mais on voit déjà dans ce dernier exemple que les pronoms réfléchis au pluriel (cf. ἑαυτοῖς) peuvent s'employer au lieu du pronom

réciproque ἀλλήλους.

Ex. : Χέν., Hell., 1,1, 8 : οἱ συγγενεῖς σύνεισι σφίσιν αὑτοῖς. — Pur. Rép. 621 ς: διχαιοσύνην ἐπιτηδεύσομεν, ἵνα χαὶ ἣμῖν αὑτοῖς φίλοι ὦμεν χαὶ τοῖς θεοῖς. — Dé, IX, 21 : ἀπίστως καὶ στασιαστιχῶς ἔχουσι πρὸς αὑτοῷὺς οἱ Ἕλληνες. ΧΕΙ, 6 : ἡμῖν αὑτοῖς διαλεξόμεθα.

| L'emploi de ces pronoms, au lieu du pronom réciproque, est tout naturel, quand ils s'opposent à ἄλλος exprimé ou sous-entendu. | Ex. : Isocn., IV, 15: χρὴ διαλυσαμένους τὰς πρὸς ἡμᾶς αὐτοὺς ἔχθρας (les haines que nous entretenons les uns contre les autres) ἐπὲ τὸν βάρόαρον τράπεσθαι((.1,γ8., VIIL,19; XIV, 42; Déu., XXII, 8; etc.)

1. En dehors des cas qui précèdent, il est très rare quo le réfléchi renvoie à un autre mot que le sujet. Une phrase comme celle-ci :

Cox, Νέρ., Épam., 7, 1: cum eum propter invidiam cives sui præficere exercitui noluissent est tout à fait incorrecte.

Pour la discussion d'autres cas particuliers, νου. Ὁ. Rixuasm, Études sur... T.-Live, 2° 6d., p. 132.

2. Sur cetle question, voyez KÜnmna-Gearn, ouv, cité, ξ 455, 8-9, p. 574 et suivante.

3. Pour l'expression de l’idée de réciprocité à l'aide de la voix moyenue, voy. ci-dessus, δ 308 (p. 239).

ne

ὃ 3. — Pronoms démonstratifs!.

687. — Emploi des démonstratifs dans les oppositions. — 4° Lorsqu'il y a simplement, d'une manière générale, l'idée d'une opposition entre deux objets, deux groupes de personnes, deux directions, etc., sans qu'on veuille par l'emploi d'un pronom spécial désigner l’un plutôt que l'autre des deux objets qu’on oppose entre eux, c'est, en pareil cas, € μὲν... ὃ δὲ... en grec, hic... 1116..., en latin, qui correspondent tout à fait à l'un. l'autre.

EX. : Piar., Rép., 415 : τὸν φιλόσοφον σοφίας ἐπιθυμητὴν εἶναι où τῆς pe τῆς δ᾽ οὔ, ἀλλὰ πάσης. Crit., 414: οὐ πάσας χρὴ τὰς όξας τῶν ἀνθρώπων τιμᾶν, ἀλλὰ τὰς μὲν τὰς δ᾽ οὔ (cf. Tauc., VI, 100,2: ἢ ἄλλη στρατιὰ ἣ μὲν [une partie] πρὸς τὴν πόλιν ἐχώρουν [cf. ci-dessus,$22], À δὲ [l'autre partie] πρὸς τὴν πυλίδα). -- XÉN., Anab., ΠῚ, 3, 19 : ὁρῶ ἵππους ὄντας ἐν τῷ στρατεύματι, τοὺς μέν τινας παρ᾽ ἐμοί, τοὺς δὲ Κλεάρχου χαταλελειμμένους. Ib, IV, 8, 10 : τῇ μὲν ἄνοδον, τῇ δὲ εὔοδον εὑρήσομεν τὸ ὄρος (Cf. PLar., Lois, 838 ἃ : τέχνην τῇ

μὲν ῥᾳδίαν ἔχω, τῇ δ᾽ αὖ χαλεπωτάτην). Etc.

T.-Live, Il, 51,9 : inter duas acies Etrusci, cum in vicem his atque illis terga darent, occidione occisi. XXVII, 6, 10 : nunc huc, nunc illuc verso mari. XXXIV, 46, 2: nec ante in hanc aut illam partem moveri acies potuerunt. Etc.

2° Mais quand il s’agit de renvoyer d’une façon déterminée à l’un ou à l’autre des deux objets opposés entre eux, οὗτος et hic renvoient

1. Pour les raisons données ci-dessus, p. 741, n. 1, on ne traitera pas ici des questions suivantes : 4° Pronoms démonstralifs marquant proximité ou éloignement (68e, hic « ici présent », « qui est à côté de moi », a qui est devant nous », « d'aujourd'hui » ; igte « que tu connais, que tu vois, qui a lieu là où tu es», ete. ; ἐχεῖνος, 1116 « qui est là-bas », « qui ἃ eu lieu auparavant », « d'autrefois », etc.). 2° Pronoms démonsitratifs marquant opposition relativement à une autre personne (ἐχεῖνος, ille : εἴ, Xéx., An.,1, 8,26 : Κῦρος χαθορᾶ βασιλέα καὶ τὸ ἀμφ᾽ ἐκεῖνον στῖφος, ete. ; Cic.. p. Sest., $ 3 : et ad eum filiam ejus adduxit, ut 1116... aliquam partem mæroris sui deponeret); 3° Pronoms démontratifs exprimant la notoriété (ἐκεῖνος, ile « le célèbre ») ; 4° Pronoms démonstralifs employés pour rappeler ce qui précède ou pour annoncer ce qui va suivre (οὗτος et les composés τοιοῦτος, τοσοῦτος, οὕτως, les cas obliques ἀ᾽ αὐτός employés plus particuliérement pour rappeler ce qui précède : ὅδε, τοιόσδε, τοσόσδε, ὧδε pour annoncer ce qui va suivre, bien que ces distinctions soient très souvent effacées : is, souvent hic οἱ même iste, employés pour rappeler ce qui précède ; is, hic et ille employés pour annoncer ce qui va suivre, 1110 avec cetle nuance que cc qui va suivre est nouveau ou notoire); 5° Pronoms démonstratifs marquant identilé ou opposition (αὑτός, ἦρ8θ « même » signifiant opposition, équivaut au français « pur, sans mélange » ou encore « précisément » ; ὁ αὐτός, idem « le mème » d'où «a en même temps, aussi » et par extension « pourtant » ; 6° Pronoms démonstratifs marquant diversité (£tepos, ἄλλος, alter, alius).

S'il est fail une exception en faveur des questions traitées dans le toxte, c'est que ces questions touchent de près à la syntaxe et aussi qu'elles sont peut-être moins connues que les autres.

Pour les particularités relatives à l'accord du démonstratif, voy. ci-dessus, $ 27 et suiv.

a) soit à l'objet qui est logiquement le plus rapproché de la pensée (ἐχεῖνος et ille renvoient alors à l’objet qui est logiquement le plus éloigné);

b) soit, lorsque les deux objets sont logiquement aussi rapprochés l'un que l’autre, à celui qui a été nommé en dernier lieu (&xsivos et ille renvoient alors à l'objet qui a été nommé en premier lieu).

a) Ex. : Prar., Euthyphr., 14 ς : ἀνάγκη τὸν ἐρῶντα τῷ ἐρωμένῳ &xcλουθεῖν, ὅπῃ ἂν ἐκεῖνος (— ὁ ἐρώμενος) ὑπάγῃ. — Χέκ., Mém., 1, 3, 13 : τοσούτῳ δεινότερόν ἐστι τῶν φαλαγγίων, ὅσῳ ἐκεῖνα (les tarentules, dont il a été question plus haut)

ν᾿ μὲν ἁψάμενα, τοῦτο (l'objet qui occupe présentement la pensée) δὲ οὐδ᾽ ἁπτόμενον. — Lrs., XVI, 1: ὥστε πολὺ ἂν διχαιότερον ἐκεένοις τοῖς γράμμασιν ἢ τούτοις πιστεύοιτε᾽ ἐχ μὲν γὰρ τούτων χτλ. -- Βέκμ., VIII, 72: χαὶ (δεῖ) τὸ βέλτιστον ἀεί, un τὸ ῥᾷστον ἅπαντας λέγειν" ἐπ᾿ ἐκεῖνο (c.-à-d. τὸ ῥᾷστον) μὲν γὰρ h φύσις αὐτὴ βαδιεῖται, ἐπὶ τοῦτο (c.-à-d. τὸ βέλτιστον, le parti que l'orateur conseille précisément de suivre) δὲ τῷ λόγῳ δεῖ προάγεσθαι διδάσχοντα τὸν ἀγαθὸν πολίτην".

T.-Live, XXII, 18, 43: 116 enim cunctatio (fait déjà ancien: distulisse modo victoriam videri potuit, hic error (fait tout récent) vires ademisse ad vincendum. XXV, 29, 7 : ne plus apud vos Hieronymi quam Hieronis memoria momenti faciat : diutius ille (Hiéron, le plus éloigné dans le temps) multo amicus fuit quam hic hostis. Cf. ui, 72, 3 : hoc socios audire, hoc hostes, quo cum dolore hos (c.-à-d. socios, qui touchent de plus près celui qui parle), quo cum gaudio illos (— hostes)! Etc.°.

b) Ex. : PLar. Euthyd., 214 υ. ὃ.

1. Voyez aussi la note de G. À. Scazrsn : « Relationem dicas logicam, non grammaticam ; quippe τὸ ῥᾶστον removendum, τὸ βέλτιστον amplezandum. »

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