Expression de l’antécédent
4° En grec, ὃς a pour antécédent οὗτος, de même τοιοῦτος sert d'antécédent à οἷος, τοσοῦτος à ὅσος, τηλιχοῦτος à ἡλίχος, etc.
REMARQUES. — I. Si l'antécédent est un substantif, on le place souvent (mais, en ce cas, ordinairement sans article) après la proposition relative, rarement après le relatif.
Ex. : Tauc., VI, 39, 2 : ἀμαθέστατοί ἐστε ὧν ἐγὼ οἷδα Ἑλλήνων. — XEÉN., Mém., 1,1, 1 : ἀδιχεῖ Σωχράτης, οὗς ἣ πόλις νουίζει θεοὺς où νομίζων. -- Ῥέμν., XX, 442 : μὴ ἀφέλησθε ὑμῶν αὐτῶν ἣν διὰ παντὸς ἀεὶ τοῦ χρόνου δόξαν χέχτησθε καλήν. Etc. |
11. Pour donner plus d'importance à la proposition relative, on met souvent après elle le pronom démonstratif antécédent avec la proposition dans laquelle il est sujet ou complément.
Ex. : XÉN., Mém., 1, 2, 22 : πολλοὶ τὰ χρήματα χαταναλώσαντες, ὧν πρόσθεν ἀπείχοντο χερδῶν, αἰσχρὰ νομίζοντες, τούτων οὐχ ἀπέχονται. -- Isocr., 1, 45 : ἃ ποιεῖν αἰσχρόν, ταῦτα νόμιζε μηδὲ λέγειν εἶναι χαλόν. Etc.
III. Si le relatif est précédé d'une préposition, on la répète devant le démonstratif, quand la proposition relative précède (cf. p. 790, ἢ. 1).
Ex. : PLAT., Rép., 423 : πρὸς ὅ τι τις πέφυχε, πρὸς τοῦτο Eva πρὸς ἕν
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ἕχαστον ἔργον δεῖ xouibeiv. — Xén, Cyr, I, 6, 22 : aux ἔστιν, ὦ παΐ,
{. En d'autres termes, au lieu de pro 6a, qua es prudentia ou de pro tua prudentia, on emploie qua prudentia es ou qu& tua est prudentia.
\ ' e Où ; s\ Ὁ ΄ “᾿ « συντρμωτέλα ὁδὸς πεβὶ ὧν ἂν βούλῃ Doxv φρόνιμος εἶναι ἢ τὸ γενέαθαι πέρὶ τούτων φρόνιμον. Εἰο.΄.
IV. Les démonstratifs de qualité ou de quantité (τοιοῦτος, τοσοῦτος, τηλιχοῦτος) doivent être suivis de leurs corrélatifs οἷος, ὅσος, ἡλίχος, quand il y a comparaison.
V. Le pronom d'identité ὃ αὐτός peut avoir pour corrélatifs ὅς ou ὅσπερ, ou χαὶ, ou le datif "..
2 En latin, qui a pour antécédent is (ou idem)*; de même talis sert d'antécédent à qualis, tantus à quantus, tot à quot, tam à quam, etc.
REMARQUES. — I. L'antécédent du pronom relatif peut être implicitement contenu dans le pronom possessif (voy. ci-dessus, $ 33).
II. On place la proposition relative avant celle où se trouve l'antécédent, quand on veut marquer plus fortement le rapport des deux propositions et insister sur l'idée exprimée par l'une d'elles.
Ex. : Cic., ad Fam., 11, 16, 2 : nam non eam cognovi aciem ingenii tui, quod ipse videam, te id ut non putem videre, je connais trop bien ta sagacité pour penser que tu ne vois pas ce que je vois moi-même. Bruf., $ 86 : cum in ceteris rebus tum in dicendo semper, quo nihil est melius, id laudari, qualecumque est, solet, dans tout, mais surtout dans l'éloquence, ce qui vaut relativement le mieux cst ordinairement loué, quel qu'en soit le mérite réel. Etc. ὅ.
11. Quand il y a comparaison, les pronoms ou adjectifs idem, talis, tantus, etc., doivent avoir pour conséquents leurs corrélatifs.
1. Mais, quand l'antécédent précède, on ne répète pas la préposition devant le relatif.
Ex. : Prar., Rép., 533 e : où περὶ ὀνομάτων À ἀμφισθήτησις οἷς τοσούτων πέρι σχέψις ὅσων ἡμῖν πρόχειται, — Xim., Bang., ἃ. 1: ἐγὼ ἂν τῷ χρόνῳ ᾧ ὑμῶν ἀχούω ἀπορούντων τί τὸ δίκαιον, ἐν τούτῳ δικαιοτέρους τοὺς ἀνθρώπονς ποιῶ. — Dia. XIX, 342 : ἐπὶ τῆς αὐτῆς ἧσπερ νῦν ἐξουσίας μενεῖ.
2. Sur la valeur du datif avec αὐτός, voy. ci-dessus, p. 90 (ὃ 86, Rem. III). Toutefois, d'après Κύπκκα- κατη, ausf. Grammatik der griechischen Sprache, ξ 423, Anm. 9 (p. #12), on peut se demander si ce dalif n'a pas dans certains cas la valeur d'un instrumental exprimant une idée d'accompagnement (cf. ci-dessus, $ 176); par exemple τὸ αὐτὸ μλῖν σπεύδετε peut être rendu littéralement : « vous avez le même but avec nous » et τὰ αὐτὰ Κύρῳ ὅπλα εἶχον, « ils avaient les mêmes armes are Cyrus ».
3. £t non pas hic, car hic, qui. significrait « celui-ci, qui... » et non « celui qui... ». Voy., par exemple, Cic., Orat., 68, 229 : qualis eorum (« de ceux ») motus quos ἀπαλαίστρους Græci vocant, talis horum (« de ces gens-ci, de ces gens comme il y en a beaucoup aujourd'hui ») mibi videtur oratio, qui non claudunt numeris sententias.
Les dérogations à cette règle qu’on a cru rencontrer chez certains auteurs classiques viennent de fautes de copistes : en effet, rien n'est plus fréquent dans les manuscrits des auteurs que la confusion entre is, 18, cthis hiis(!), i, ii et hi, hii (voy. O0. Rinwaux, Études sur .… T.-Live, 2° éd., p. 162, n. 1).
Toutefois la confusion entre i8 et hic parait être du fait de l’auteur et non des copistes dans on passage comme celui-ci :
Q.-Curcs, X, 7, 18 : hos (— eos) qui Alexandri corpus tueri vellent sevocat.
Enfin la règle n’est applicable qu'aux cas où la proposition relative suif le pronom démonstratif ; au contraire, qui... 15..., qui..., ii... peuvent être remplacés sans grande différence de sens par qui, hic..., qui.…., hi...
Er. : Cic., Tusc., I, 18, 41 (citant un vers): quam quisque norit artem, in hac se exercent. — Cis., de Bell. Gall., 1, 14,5: quos… ulcisci velint, his secundiores… res... concedere (texto mieux autorisé par les mss. que 118).
4. Cf. Cu. Taunor, Cours professé à l'École normale, notes aulographiées, p. 207.
Ex. : Cic., de Am., 22, 82 : plerique perverse amicum talem volunt, quales ipsi esse non possunt. De Imp. Cn. Pomp., 16, 48 : nemo unquam tam impudens fuit, qui ἃ diis immortalibus {ot et tantas res tacitus auderet optare, quot et quantas dii immortales ad Cn. Pompejum detulerunt. Etc.
696. — Suppression de l’antécédent. — En grec, le pronom οὗτος, en latin, le pronom is, antécédents du relatif, peuvent être sous-entendus, non seulement lorsqu'ils devraient être au même cas que le relatif, mais même quelquefois! lorsqu'ils auraient été à un cas différent.
19 En grec, la proposion relative ainsi construite est traitée absolument comme un substantif qui serait *) au nominatif, ἢ) à l'accusatif, 5) au datif, *) au génitif, 5) dépendant d'une préposition, ἢ uni par καί à d'autres substantifs?.
a) Ex. : Χέν., Βαπᾳ., 4, 42 : οἷς μάλιστα τὰ παρόντα ἀρχεῖ ἥχιστα τῶν ἀλλοτρίων ὀρέγονται. — Μέν., Sent., 128 : ὃν οἱ θεοὶ φιλοῦσιν ἀποθνήσχει νέος. Etc.
b) Ex. : Tavc., VIII, 14, 1: ὅσοις ἐπιτύχοιεν ξυνελάμθανον. — Χήν., Βαπᾳ., 8, 17: τίς μισεῖν δύναιτ᾽ ἂν ὑφ᾽ οὗ εἰδείη χαλός τε χαὶ ἀγαθὸς νομιζόμενος ; Mém., IV, 8, 3: ἐπιμελῶς οἱ θεοὶ ὧν οἱ ἄνθρωποι δέονται χατεσχευάχασιν. Etc. |
c) Ex. : Tauc., Il, 61, 2: ταπεινὴ ὑμῶν ἢ διάνοια ἐγκαρτερεῖν ἃ ἔγνωτε. — XEN., Mém. 1,2, 6: Σωχράτης τοὺς λαμθδάνοντας τῆς ὁμιλίας μισθὸν ἀνδραποδιστὰς ἑαυτῶν ἀπεχάλει διὰ τὸ ἀναγχαῖον αὐτοῖς εἶναι διαλέγεσθαι παρ᾽ ὧν ἂν λάθοιεν τὸν μισθόν. --- Μέν., Sent., 391: χαλὸν τὸ θνήσχειν οἷς ὕύριν τὸ ζῆν φέρει. Etc.
ἃ) Ex. : Eun., Jon, 560 : ἢ θίγω 00° οἱ μ᾽ ἔφυσαν; --- XEN., Cyr, V, 2, 35 : αἱ νῖχαι ἐν τοῖς πολεμιχοῖς ἔργοις οὐχ εἰσὶν ὁπότεροι ἄν πλείονα ὄχλον ἀπαριθμήσωσιν. — Déu., XXVI, 21 : ὧν ἔργῳ πεῖραν εἰλήφατε τί δεῖ τοῖς λόγοις πιστεύειν ; Etc.
e) Ex. : Χέν., Écon., 3, 5 : πολλοὶ ἀναλίσχουσιν οὐχ εἰς ἃ δεῖ μόνον, ἀλλὰ χαὶ εἰς ἃ βλάδην φέρει. Mém., II, 6, 34 : ἐγγίγνεταί μοι εὔνοια ᾿ πρὸς οὗς ἂν ὑπολάδω εὐνοϊκῶς ἔχειν πρὸς ἐμέ. Etc.
f) Ex. : Tauc., II, 9,2 : οἵ τε ἀφιστάμενοι χαὶ ἀφ᾽ ὧν διαχρίνονται ἴσοι εἰσίν. — Χέν., Cyr., V, 1, 26 : ἐγὼ χαὶ ὧν ἐγὼ χρατῶ μενοῦμὲν παρὰ σοί. VII ὅ, 12: ἔχομεν καὶ γῆν πολλὴν χαὶ οἴτινες ταύτην ἐργαζόμενοι θρέψουσιν ἡμᾶς. Etc.
1. Toutefois cet usage est en somme plus fréquent en grec qu'en latin. 2. Voy. Kaüoza, Griech. Sprachlehre, 8 51, 18.
REMARQUES. — I. Comme 16 relatif sans antécédent a souvent un sens d’indétermination, il se trouve, en grec, employé comme équivalent de ei τις :
1° Avec des substantifs de différents genres et avec des adjectifs neutres qui expriment une idée de qualité (en pareil cas le verbe ἔστιν est le plus souvent sous-entendu avec le substantif ou l'adjectif ; enfin, on n'emploie ainsi que les relatifs qui se ranportent aux personnes).
Ex. : EUR., fragm., 28 : συμφορὰ ὃς ἂν (c'est un malheur pour quiconque...) τύχη χαχῆς γυναιχός ᾿ εὐτυχεῖ δ᾽ ἐσθλῆς τυχών. Iph. en Taur., 605 : τὰ τῶν φίλων αἴσχιστον ὅστις χαταύαλὼν ἐς ξυμφορὰς αὐτὸς σέσωσται. — Tauc., VI, 14. : τὸ χαλῶς ἄρξαι τοῦτ᾽ ἔστιν ὃς ἂν τὴν πατρίδα ὠφελήσῃ ὡς πλεῖστα. --- XÉN., Écon., 4, 19 : ἐγὼ τοῦτο ἡγοῦμαι μέγα τεχμήριον ἄρχοντος ἀρετῆς εἶναι D ἂν ἑχόντες ἕπωνται χαὶ
ν τοῖς δεινοῖς παραμένειν ἐθέλωσιν. Cf. Tauc., III, 45, 5 : πολλῆς εὐηθείας ὅστις οἴεται τῆς ἀνθρωπείας φύσεως ὁρμωμένης προθύμως τι πρᾶξαι ἀποτροπήν τινὰ ἔχειν. Etc. !.
20 Avec une proposition qui contient implicitement l'idée de l'antécédent et qui suit D la proposition relative.
Ex. : Tauc., 1, 70, 7 : (οἱ ᾿Αθηναῖοι) ἃ... ἂν ἐπινοήσαντες μὴ ἐπεξέλθωσιν, oixelwv στέρεσθαι ἡγοῦνται (= ἐὰν μὴ ἐπεξέλθωσιν ἃ ἐπενόησαν). — XÉN., Mém., Il, 2, 6 : ἃ ἂν αὐτοὶ ἔχωσιν οἱ γονεῖς ἀγαθὰ πρὸς τὸν βίον διδάσχουσιν " ἃ δ᾽ ἄν οἴωνται ἄλλον ἱκανώτερον εἶναι διδἄξαι, πέμπουσι πρὸς τοῦτον (s.-ent. διδάσχεσθαι) δαπανῶντες.
II. L'antécédent de οἷος, ὅς, ὅσπερ peut être contenu dans la signification de ἴσος, ὅμοιος, παραπλήσιος ἧ.
Ex. : PLATON, Rép., 590 : ὑφ᾽ ὁμοίου ἄρχεται οἴου (= ὑφ᾽ οἵου) ὃ βέλτιστος. — XÉN., Anab., V, 4, 84 : οἱ Μοσσύνοιχοι μόνοι ὄντες ὅμοια ἔπραττον ἅπερ ἂν μετ᾽ ἄλλων ὄντες. — IsocR., ΧΙ], 51 : Λαχεδαιμόνιοι παρα-
II. La proposition relative avec οἷος et ὅσος est très souvent construite avec une proposition principale qui contient implicitement l'idée de réflexion ὃ.
Ex. : EUR., Cresphonte, fragm. 13 : ἐχρῆν μὲν ἡμᾶς σύλλογον ποιουμένους | tèv φύντα θρηνεῖν εἰς ὅσ᾽ ἔρχεται | xaxx (— λογιζόμενος εἰς Oo ἔρχεται χαχά). — PLAT., Phédon, 116 : ἐγχαλυψάμενος ἀπέχλαιον ἐμαυτόν." οὐ γὰρ δὴ ἐχεῖνόν γε, ἀλλὰ τὴν ἐμαυτοῦ τύχην, οἴου (— λογιζόμενος οἵου) ἀνδρὸς ἑταίρου ἐστερημένος εἴην. -- XÉN., Anab., VII, 4, 1 : (κατέχαυσε) τὰς χώμας, ὅπως φόῤον ἐνθείη χαὶ τοῖς ἄλλοις (suppl. λογιζομένοις ou ἐνθυμουμένοις) οἷα πείσονται. Etc.
ες JV. Sur la locution εἰσὶν οἵ... δ, voy. ci-dessus, p. 433, REX. On emploie ἔστιν ὅστις dans les propositions interrogatives et négatives comme si l'on sous-entendait τις pour antécédent ὅ.