De même avec les nombres employés abstraitement
Ex. : Puar., Rép., 337 a : εὖ οὖν ἤδησθα ὅτι, εἴ τινα ἔροιο ὁπόσα ἐστι τὰ δώδεχα.... μὴ ἐρεῖς» ὅτι ἔστι τὰ δώδεκα δὶς ἕξ (que douse, c.-à-d. le nombre douze c'est deux fois six).
[ 2, On remarquera que les noms de peuples employés sans article désignent foute La nation où l'État. 3. Les noms de pays prennent ordinairement l’article, étaot pour la plupart, originellement, des adjectifs (ἢ ᾿Ελλάς « la terre Hellade, la Grèce », ἢ ᾿Αττιχή « la terre Attique »). Mais l'étymologie de ces adjectifs ayant été plus tard oubliée, on les considéra comme des noms propres et pour cette raisss onu omit l'article, voy. Koca, Gramm. grecque (trad. Rouff, p. 238, Rsx. 1X). 4. On peut ajouter le mot θάλαττα qu'on emploie sans article pour désigner la mer par oppositsn au continent, mais qui preud l'article (ἡ θάλαττα) quand 1l désigue telle mer déterminée.
éd
1° Avec les noms qui désignent les divers membres de la famille (père, mère, enfants, etc.), quand il s’agit des parents mêmes de la personne en question ; il en est de même de πατρίς, la patrie, de πόλις, la ville natale.
Ex. : ANDOC., 1, 48 : ἦχον δὲ τῷ μὲν μήτηρ, τῷ δὲ ἀδελφή, τῷ δὲ γυνὴ χαὶ παῖδες. — PLATON, Rép., 514 ἃ : αὐτὸς ἀξιώσει νεώτερος ὧν πατρός τε χαὶ μητρὸς πλέον ἔχειν. — Lys., XII, 69 : ἐπιτρέψατε αὐτῷ πατρίδα χαὶ παῖδας χαὶ γυναῖκας ΄. Etc.
700. --- Quand l'article marque que le substantif est pris dans toute son extension, le singulier exprime qu'on prend un individu pour type de l'espèce.
Ex. : Déu., XVII, 242 : πονηρὸν ὃ συκοφάντης ἀεὶ, 16 calomniateur est toujours quelque chose de méchant.
Le pluriel signifie que le substantif désigne tous les individus compris dans l'espèce ou toutes les espèces du genre.
Ex. : XEN., An., I, 9, 13: οὐχ ἄν τις εἴποι ὡς Κῦρος τοὺς κακούργους χαὶ ἀδίκους εἴα χαταγελᾶν (se laissait bafouer par les malfaiteurs et Les scélérats), ἀλλ᾽ ἀφειδέστατα ἐτιμωρεῖτο. — Dés. XVII, 35 : τὰς οἰκειότητας Bebaroüv, affermir les amitiés de toute espèce.
REMARQUES. — I. Les noms abstraits (vertus, vices, arts, sciences) s'emploient réguliérement sans article, sauf quand le nom abstrait se rapporte à une personne ou à un objet déterminé.
Ex. : XÉN., Mém., 1, 1,2: Σωχράτης μαντικῇ χρώμενος οὐχ ἀφανὴς ἦν. — 1soc., I, 33 : ἀρχὴ φιλίας μὲν ἔπαινος, ἔχθρας δὲ ψόγος. Etc.
Mais on devrait dire : ἣ Σωχράτους σωφροσύνη, la modération de Socrate,
1[. Les mots θεός, ἄνθρωπος, ἄνθρωποι sont souvent employés sans article, quand ils ne désignent pas un dieu, un homme, des hommes déterminés.
Σ τς 1 Ex. : PLAT., Théél., 118 Ὁ : πάντων μέτρον ἄνθρωπος rw. Bang., 202 e : χαὶ γὰρ πᾶν τὸ δαιμόνιον μεταξύ ἐστι θεοῦ τε χαὶ θνητοῦ...., ἑρμηνεῦον χαὶ διαποοθμεῦον θεοῖς τὰ παρ᾽ ἀνθρώπων χαὶ ἀνθρώποις τὰ παρὰ
θεῶν. Etc.
1. L'article est omis aussi dans les locutions suivantes formées de la préposilion ἐν (ou εἷς) el de noms communs qu'on était arrivé à considérer comme des noms propres: εἰς πόλιν, ἐν πόλει « dans l'acropole (ef. C. I. A., 1, Suppl. 27 a, 1. 60 ; Tauc., V, 13; 23 ; 47, ete.), elç βουλευτήριον « dans le lieu de délibération du sénat » ; ἐν νεωρίοις « dans les chantiers maritimes»; ἐν πρυτανείῳ «au prytanéc ». Voy. Kocu, Gramm. grecque, trad. fr., p. 238, n. 3 (note du traducteur) et pour les exceptions à cet usage, οἵ. Meisteauaxs, Gramm. der Att. Inschriflen, ὃ 44, 3, ἃ.
2. De là vient que le singulier contient souvent l'idée que le français rend en ajoutant « par excellence ν.
Ex. : Piar., Mféner., 248 ἃ: οὗτός ἐστιν ὦ σώφρων xal οὔτος 6 ἀνδρεῖος χαὶ φρόνιμον. — Xin., Cyr. I, 3,4: ἀνεχάλουν Κῦρον τὸν δὐεργέτην, τὸν ἄνδρα τὸν ἀγαθόν. — Εκοβικε, I, 166 : ταῦτ᾽ ἐστὶν ὁ προδότης χαὶ τὰ τούτοις ὅμοια.
Quelquefois aussi le singulier désigne un individu quelconque de l'espèce et, en ce cas, répond plutôt’
au français « un » qu'à l'article défini.
Ex. : Χέν., An., 11, 6, 40: δεῖ τὸν στρατεώτην («un soldat ») φοθεῖσθαι μᾶλλον τὸν ἄρχοντα (« son général ») à τοὺς πολεμίους.
ΠῚ L'article peut manquer encore :
1° Devant les accusatifs de relation ὄνομα, γένος, μέγεθος, πλῆθος, etc. (vor. ci-dessus, 8 74, 2°, p. 14).
2° Toujours avec certaines désignations de temps ou de lieu, unies en général à des prépositions ou à des adverbes (ex. : ἅμα ἕῳ, ἀφ᾽ ἑσπέρας, ἀπ᾽ ἀνατολῶν ἐπὶ δυσμάς, ἔξω πόλεως, διὰ νήσων, ἐπὶ θύραις, etc.), et avec les indications générales de temps qui se mettent au génitif (cf. ci-dessus, ὃ 137, 1°, p. 171 avec la note #).
3° Avec les noms des fonctionnaires de l'État (cf. στρατηγοῖς εἰς Σιχελίαν, aus stralèges envoyés en Sicile ; ἑλληνοταμίαις χαὶ παρέδροις, aux percecpteurs et à leurs collègues ; ἀθλοθέταις χαὶ συνάρχουσι, à ceux qui donnent des jeux et à leurs collègues (voy. MEISTERHANS, 6)». der Alt. Inschriften, 8 44, 3, g).
101. — Article joint aux autres parties du discours. — L'article peut donner la valeur d'un substantif 4° à l'adjectif et au participe (cf. ci-dessus); 2° à l'infinitif (νου. $ 533); 3° à l'adverbe et aux prépositions (cf. oi πλησίον, les voisins, οἱ ἐχεῖ, les gens de là-bas, où ἔνδον, ceux qui sont à l'intérieur, οἱ νῦν, les modernes, les contemporains, οἱ ἔπειτα, les descendants, la postérité, οἱ πάλαι, ceux d'autrefois’, etc. To ἄνω, le haut, τὸ ἔνδον, l'intérieur, etC., τὸ μὲν αὐτίχα, ... τὸ δὲ μέλλον, dans le moment ρῥγόβθηϊ..., pour l'avenir; — οἱ παρὰ τοῦ Νιχίου, les envoyés de Nicias, οἱ ἀφ᾿ ᾿Αρμοδίου καὶ ᾿Αριστογείτονος, les descendants d'Harmodios et d'Aristogiton, οἱ ἐφ᾽ αὑτῶν, οἱ χαθ᾽ ἑαυτόν, leurs contemporains, ses contemporains, οἱ ἀμφὶ ᾿Αριστοτέλην χαὶ Μελάνθιον καὶ ᾿Αρίσταρχον, Aristote, Melanthios, Aristarchos et leurs partisans, οἱ ao Θεμιστοχλέα, Thémistocle et ses pareils: οἱ περὶ Νικίαν στρατηγοί, Nicias et ses collègues, etc.); 4° à une proposition tout entière (τὸ γνῶθι σαυτὸν, ἴα maxime connais-toi toi-même).
REMARQUE. — En grec, l'article au pluriel neutre suivi d'un génitif remplace,
suivant le sens général de la proposition, les mots propriétés, intérêts, affaires, rapports, sentiments, actions, etc. (voy. ci-dessus, p. 110, REu. Il)?.
{. En grec, l'article permet de donner la valeur d'un adjectif soit à un adverbe (ἡ τότε ναυμαχία), voy. ci-après, p. 800, Rex. ΠῚ), soit à une préposition accompagnée de son complément (ἡ ἐν Σαλαμῖνι ναυμαχία). En latin, l'absence d'article rend très dure la construction d'un adverbe ou d'une préposition accompagnée de son complément dans le sens d’un adjectif. Toutefois on rencontre assez sowrent unc expression adverbiale, beaucoup plus rarement (au moins chez Cicéron et chez César) un adverbe proprement dit remplissant, à eôté d'un substantif, les fonctions d'un adjectif.
Er.: T.-Live, Ill, 39, 4 : Romulum... deincepsque reges (— καὶ τοὺς ἐφεξῆς βασιλέα:). XXII, 45, 2 : Numidas ad invadendos ex Hinoribus Castris Romanorum aquatores (— τοὺς ἐκ τοῦ ἐλάττονος στρατοπέδον...) trans flumen mittit. — Cf. Cic., de Fin., 11,26, 84 : si tua sint Puteolis granaria (—ea granaria que sunt Puteolis). Phil., 4. 5, 11: nullus ei ludus videtur esse jucundior quam cruor, quam cædes, quam ante oculos trucidatio civium (— ante oculos facta trucidatio). Etc.
Mais c'est seulement par exception qu'on trouve en latin un adverbe ou une expression adrerbiale jouant le rôle d'un substantif, tour que la présence de l’article rend en grec si naturel οἱ si ordinaire. Ex. : Gic., ad Att., XI, 15, 1 : Achaïici, item ex Asia (cf. οἱ ἐχ τῆς ᾿Ασίας). * 2. Pour l'emploi apparent de hic ou de ille cn latin, dans le sens de l'article, voy. aussi ci-dessus p. 110, Rex. II. |
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