HT
3° Avec un verbe passif au parfait ou à un temps dérivé du parfait, afin d'indiquer la personne pour laquelle telle ou telle action est (sera, a été) un fait accompli.
Ex. : Ixscr. αττ. ‘cf. MRiISTERHANS, Gramm., 2° éd., p. 156, 172) : ἐψήφισται τῇ βουλῇ, litt. pour le conseil, le vote est un fait acquis. --- ANTIPRON, V, 52 : εἴ τι μοῖ τοιοῦτον εἴργαστο, lili. si pour moi un crime pareil existait à l'état de fait accompli. — Lystas, XXIV, 4 : τοσαῦτά pot εἰρήσθω. — XEX., Anab., 1, 8, 12: πάνθ᾽ ἡμῖν πεποίηται, etc.!.
Cic., ad Fam., V, 49, 2 : mihi consilium captum jamdiu est:. — PLaute, Epid., 1Π, 4, 31 : argenti quinquaginta mi illa emptast minis. — Cic., Tusc., Il, 1, 2 : disputatione, quæ mihi nuper habita est (que j'ai soutenue et qui existe pour moi à l'état de fait accompli. — θαι, Jug., 10, 2 : ex hoc facto illi gloria opesque inventæ (sunt), ce qui avait été pour lui une source de gloire et de profit, etc.
REMARQUES. — I. Par analogie avec ces constructions, on finit, en latin, par employer le datif comme complément de formes d'aoriste passif.
Ex. : Cic., Tusc., 11, 4, 10 : est igitur ambulantibus ad hunc modum sermo ille nobis constitutus. Ad A/é., VIII, 3, 1 : legionem Fausto conscriptam.
Cette construction, assez rare chez Cicéron, devient plus fréquente chez Tite-Live et se généralise chez les écrivains postérieurs.
Il. Enfin les poëles et certains prosateurs, comme Tacite, emploient avec une forme quelconque du passif le datif®, au lieu de ab et de l'ablatif, pour désigner l'auteur de l'action *,
1. Bacomaxx, Griech. Gr.?, p. 209, fait remarquer que dans les phrases de ce genre le datif et l'istrumental se touchent de très près et qu'il est souvent difficile de les séparer l'un de l'autre. Toutefois il est des cas où l’on voit nettement que le datif exprime une nuanco de sens particulière ; une locution comme : τοσαῦτά μοι εἰρήσθω, présente la personne désignée comme considérant le résultat de son action (εἶ. Kocu, trad. Rouff, p. 318). C'est là l'usage classique et régulier de ce datif ; mais dans la laogue courante on en vint à employer ce cas au lieu de ὕπό avec le génitif. L'exemple le plus curieux et celui-ci que cite Meisterhans ( 47, datif, 4), d'après uno inscription : ἀπὸ τοῦ ὠφλημένον Σωκόλιδι ἀργυρίου « au moyen de l'argent dû par Sopolis », et non « dû à Sopolis ».
3. Ea latin, cet emploi particulier du datif semble bien sc rattacher au datif possessif dont il vient d'être qesios. Res mihi cognita est équivaut en effet à rem habeo cognitam, périphrase qui sert à exprimer plus fortement que le parfait COgnOVI qu'on est en possession du résultat de l'examen fait. Comparez Cic., dir. in Cæc.,4, 11 : meam fidem quam habent spectatam jam et cognitam, «6,20: eum... cujus fides est nobis cognita. D'autre part, un sait que l'idée de possession est savent très effacée. De mème qu'on dit en français : « J'ai une opinion très arrêtée, » « j'ai du plaisir ak voir », sans qu'il y ait dans ces locutions l'idée d'une possession réelle, de même en grec et en latin, kdatif avec est donne naissance à des expressions d'un sens très général, signifiant que tel ou tel état de choses existe pour telle personne. C'est à ces locutions-là que se rattache le datif complément des parfaits
4. En grec, on trouve aussi le datif avec des formes autres que celles du parfait ou des temps qui ea dérivent, mais cet emploi est très rarc.
Ex: Tacc., 1, 51 : κοῖς pr οὐχ ἑωρῶντο ai νῆες (x étaient invisibles pour. » — Mex., Sent., 511 : ταληθὲς ἀνθρώποισιν οὐχ εὑρίσκεται (« est introuvable pour... »).
4. Kümma, ausf. Gr. d. lat. Spr., t. IL, p. 240, cite trois exemples de ce tour dans Tite-Live; mais
Ex. : VinG., Én., III, 390 : cuncta malis habitantur mœnia Graïis. Ibid., #12 : læva tibi tellus et longo να petantur | Æquora circuitu, etc.—TAc., Agr., 10 : Gallis in meridiem etiam inspicitur. Germ., 16 : nullas Germanorum populis urbes habitari, etc.
A l’époque classique, les verbes passifs probari et intellegi sont les seuls qui admettent cette construction avec le datif.
Ex. : Cic., de Orat., 1Π 10, 37 : ut. id a me genus exprimi sentiretis quod maxime mihi ipsi probaretur'. De Sen., 11, 38 : semper.… in his
studiis laboribusque viventi non intellegitur quando obrepat senectus.
HI. 1] ne faut pas confondre les constructions dont on vient de parler avec celles dans lesquelles le datif a le sens très net du datif d'avantage.
Ex. : Cic., de Nat. deor., 11, 48, 193 : sic dissimillimis bestiolis communiter cibus quæritur (il y aurait à l'actif sic dissimillimæ bestiolæ sibi cibum quærunt). In Verr., II, 5, 45, 118 : cui ex omni gemitu doloreque certa merces comparabatur (— qui sibi mercedem comparabat). Tusc., V, 24, 68 : sumatur.. nobis quidam præstans vir optimis artibus (— sumamus nobis virum quendam), etc.
4 Avec l'adjectif verbal en -τέος et avec l'adjectif verbal en -ndus
pour marquer que telle ou telle obligation existe pour telle personne*.
Ex. : Χέν., Mem., IN, 6, 3 : ὠφελητέα Got ἢ πόλις ἐστίν. — έν. VI, 28 : περὶ τῶν ὑμῖν πραχτέων. 3° :
Cic., in Verr., 11, 3, 43 : sentio moderandum mihi esse jam
orationi meæ. De Orat., 1, 23, 105 : gerendus est tibi mos adulescentibus.
Dans chacun de ces deux exemples, l'autre datif est le complément direct du verbe : moderari orationi; — morem gerere adulescentibus.
daus le premier (1, 23, 10) il faut considérer quærentibus utrinque comme un ablatif absolu sans sujet exprimé (cf. ci-après, À blatif) et traduire : « comme on cherchait des deux côtés ; » quant au troisième exemple (XXII, 34, à), Madvig a corrigé : contemni ἃ patribus, au lieu de contemni patribus. Fa revauche, Kühner ne cite pas ὑπὸ phrase de Cicéron où mihi parait bien étre mis pour ἃ me : ad Attic. XYI, 13 a, 1 : ante scripta epistula.… prior mihi legi cœpta est. On prend ordinairement Jegi comme synonyme de recitari dans ce passage ; mais la suite de la lettre ne permet pas d'accepter cette interprétation.
1. Dans le sens de « être approuvé » on trouve aussi le verbe probari avec un complément à l'ablatif précédé de ab, et ce tour est très classique, cf. Cic., ad l'am., XI, 14, 1 : mea consilia.… a te probari. Il est inutile de citer les passages où aliquid probatur alicui est le passif régulier de probare aliquid alicui « faire approuver quelque chose à quelqu'un ».
2. Tandis qu'en grec la construction du datif est la seule autorisée avec l'adjectif verbal en -<é0€, on peut, en latin, employer ab avec l'adjectif verbal ca -ndus ; mais dans ce cas, le sens est différent.
Fx.: Cic., de har, resp., 3,5 : eum nunquam a me esse accusandum putavi. Le sens est : « Je n'ai jamais cru qu'il convint qu’il fût accusé par moi (plutôt que par un autre). »
Avec mihi, il faudrait traduire : « Je n'ai jamais cru que ce fût pour moi un devoir de l’accuser », ce
qui, dans le cas présent, n'aurait aucun sens. Voy. sur cette queslion Aunoux, Aer. de phil, XI, p. 69-74.
S 3. — Datif de sentiment.
90. — En grec et en latin, on ajoute souvent au verbe le datif d'un pronom personnel, pour désigner une personne qu'on suppose devoir prendre un intérêt quelconque à l'action marquée par le verbe".
Ce tour très vif et parfois très énergique se rencontre souvent en grec, mais surtout dans la langue de la conversation familière et naturellement aussi dans les dialogues, dans la satire et dans le style épistolaire.
On emploie ainsi le pronom de la première personne.
Ex. : How., 1]., XIV, 501 : εἰπέμεναί μοι, Τρῶες, ἀγανοῦ ᾿Ιλιονῆος | πατρὶ φίλῳ χαὶ μητρὶ γοήμεναι, Trovens, dites, je vous prie, au père. d'Ilionée... de verser des larmes... Od., IX, 42 : ὡς μῆτις μοι ἀτεμθόμενος χίοι ἴσης, je ne veux pas que personne s'en aille dépouillé de la part égale qui lui revient. — XEN., Cyr., [, 3, 2 : ὁρῶν δὲ τὸν χόσμον τοῦ πάππου, ἐμόλέπων αὐτῷ, ἔλεγεν (Κῦρος) ᾽Ὦ μῆτερ, ὡς καλός μοι ὁ πάππος, que je trouve beau mon grand-père! — PLar., Rép., 389, ἃ : τί δέ; σωφροσύνης ἀρα οὐ δεήσει ἡμῖν τοῖς νεανίαις (dirons-nous, penseronsnous donc que...). — D£m., XVIII, 118 : τούτῳ πάνυ μοῖ προσἔχετε τὸν νοῦν, prêtez, je vous prie, votre attention à ceci.
Et aussi le pronom de la deuxième personne :
Ex. : Xéx., Cyr., L, 3, 14: ὦ παῖ, ἣν μένης παρ᾽ iuof, πρῶτον μὲν τῆς παρ᾽ ἐμὲ εἰσόδου got οὐ Σάχας ἄρξει (l'idée signifiée par σοι correspond à peu près au français : « Vois-tu cela? » — Luaen, Dial. des morts : ἂτε Exeivou τυφλός εἰμί got, © Πόσειδον (tu sais maintenant toute l'histoire), etc.
En latin, les premières traces de cette construction paraissent se trouver dans l'expression vive et familière em tibi si fréquente chez les comiques, quand il est question de coups, et avec laquelle on doit sous-entendre habeto, ce qui rattache directement le tour au datif d'intérêt’. On la reconnaît ensuite dans les locutions em (en) tibi
1. Cet emploi du datif est propre à toutes les langues : on le retrouve en français et l'on connait le vers de Boileau : « Prends-moi le bon parti, laisse là tous les livres. » Sous prétexte quo l'on peut supprimer le pronom au datif sans changer le sens général de la phrase, certains grammairiens avaient cru devoir dire qu'en pareil cas le pronom était explétif. Mais c'était méconnaitre l'importance particulière de cette tournure, qui sert à exprimer que la personne désignée prend part moralement ou iatellectuellement à l’action du verbe. Le premier, Buttmann a proposé d'appeler ce datif dativus ethicus, terme peu clair qu'on peut traduire en français par l'expression moins obscure dant nous nous sommes servis. Les explications qui précèdent montrent que ce datif de sentiment est une variété du datif d'intérêt.
2. Cf. cette inseription d'une balle de fronde trouvée à Ascoli : em tibi malum malo. Voy. ΖλκακsutsTen (Ephem. epigr., VI, p. 36) cité par Larmanar (Arcäiv... de αἰ Πα, t. VIII, p. 49), auquel j'ermprante ces exemples.
GRAMM. COMP. DU GREC ET DU LATIN (Syntaxe). 7
adest, adsunt, etc., (cf. Puaure, Mil., 841; AruL., Mél., 1, 18; Ju. VaL., Π 10}, puis dans l'expression en vobis crééc par T.-Live sur le modèle de la précédente (cf. V, 18, 3) mais qui eut peu de succès?. Parallèlement à la locution em ou entibi se développe ecce tibi, d'abord assez timidement (cf. PzauT., Stich., 511}, puis plus hardiment chez l’auteur de la Rhétorique à Hérennius, dans Varron, dans Cicéron (surtout dans sa correspondance), dans Virgile, Pline le Jeune et Minucius Félix. Enfin les particules en ou ecce sont remplacées souvent par at ou par hic dans les expressions at tibi et hic tibi*, celle-ci particulièrement fréquente à l'époque de Cicéron.
En dehors de ces cas, le datif du pronom personnel se trouve surtout dans les interrogations vives ou dans les apostrophes, plus rarement dans les propositions ordinaires.
Ex. : Pcaure, Mil., 1, 1,5 : nam ego hanc machæram mihi consolari volo. — Caron, de Re rust., 10, 45 : hoc vinum durabit tibi usque ad solstitium (tu le verras). — Tér., Eun., 1053 : mihi illam laudes? — Cic., in Verr., 3, 213 : tu mihi istius audaciam defendis (dans ces deux phrases mihi exprime l'indignation de celui qui parle). — Vine., Én., 1, 136 : post mihi non simili pæœna commissa luetis. V,162 : quo tantum mihi dexter abis? jbid., 391 : ubi nunc nobis deus 1116 magister? — Hor., Ép., 1, 3, 15: quid mihi Celsus agit? que fait mon cher Celsus? — T.-Live, XXII, 60, 25 : hæc vobis istorum per biduum militia fuit! — ΡΩΝ Le Jeuns, Ép., IV, 411,2 : quos tibi, fortuna, ludos facis? — Fronton, p. 35, 16: vide tibi istos equites. Cf. p. 23, 45 : plane multum mihi facetiarum contulit istic Oratius Flaccus. — Arur., Mét., IX, 5 : sicine otiosus ambulabis mihi?
REMARQUES. — I. L'emploi de ce datif est ordinairement borné aux pronoms de la première et de la deuxième personne.
En grec, on trouve quelques rares exemples du pronom de la troisième personne.
Ex. : PLATON, Rép., 343, a : εἰπέ μοι, ἔφη ὁ Σωχράτης, τίτθη σοι ἔστι; Τί δαί; ἦν δ᾽ ἐγώ " οὐχ ἀποχρίνεσθαι χρῆν Ἀπ᾿ τοὶ ἢ τοιαῦτα ἐρωτᾶν ; Ὅτι τοί σε, ἔφη, χορυζῶντα περιορᾷ χαὶ οὐχ ἀπομύττει δεόμενον, ὃς γε αὑτῇ οὐδὲ πρόθατα οὐδὲ ποιμένα γιγνώσχεις.
1. Quelquefois le verbe 8ἃ10886 doit être suppléé. Cf. Caruzzx, LXI, 149 : en tibi domus. Térence emploie le même tour, mais sans 6M ou en. Voyez le lexique de Térence de Lemaire (Paris, 1828) : mulier tibi adest ; Phædria tibi adest ; una adsunt tibi; jam hæc tibi aderit supplicans; illam simul tibi hic ego adfuturam hodie scio, etc. Dans aucune de ces constructions le datif ne peut être considéré comme le complément du verbe ; il indique la personne qui doit prendre intérêt à la présence d'un tel. Cf. Rirmaxx, Études, etc., p. 263, n. {, de la 2° édition.
2. On ne la retrouve que dans ἀριιέξ, Apol., 63; ὅ5την., Ep. 1... 11, 2; Gnéa. px Tocas, Hist. fr, NH, 38. Cf. A. Kænten, Archiv... de Weælfflin, VI, 37.
3. Voy. aussi Sau., Cat., 52, 11 : hic mihi quisquam mansuetudinem et misericordiam nominat! «Hé! qu'on vienne me parler de douceur et de compassion ! » Ce scrait unc erreur de prendre mihi pour le complément indirect de nominat.
En latin les poètes emploient quelquefois la troisième personne.
Ex. : Hor., Saf.,1, #4, 34 sq. : dummodo risum | excutiat s1bi, pourvu qu'il ait le plaisir de faire rire. — Ov., Fast., VI, 173 : piscis adhuc illi populo sine fraude natabat.
Ovide remplace mème souvent le pronom de la troisième personne par un participe.
Ex. : Μόί., VI, 656, quærenti iterumque vocanti.… prosiluit. Jb., VII, 320 : mirantibus (balatum) exilit agnus.
Ces datifs sont déjà presque des datifs du point de vue, cf. δὲ 91 sqq.
IT. On peut rattacher à cet emploi du datif certaines expressions qui marquent les sentiments avec lesquels quelqu'un accueille une ac{ion ou une affirmation. Ex. : τοῦτό ἐστιν ἐμοὶ βουλομένῳ, ἡδομένῳ, ἀσμένῳ, ἀγθομένῳ, cela arrive alors que j'en suis content ΟἿ fâché, cela m'est agréable Ou désagréable. Certains auteurs latins (Salluste, T.-Live, Tacite) ont essayé d'introduire en latin l'expression hoc mihi volenti est, traduction d'une des locutions grecques citées. Cf.
T.-Live, XXI, 50, 10 : quibusdam volentibus novas res fore (un changement de régime sera bien accueilli de certaines gens ; lift. se présentera à certaines gens qui le désirent),
ὃ 4. — Datif de relation.
94. — Le datif pouvant exprimer, d'une manière générale, l'intérêt qu'une personne prend à tel ou tel fait, on comprend qu'on ait été amené à l'employer pour désigner la personne par rapport à laquelle une affirmation est vraie. Mais il semble qu'il faille chercher l'origine de cet usage dans des phrases où le datif peut se traduire par au jugement de... OU aux yeux de...
En grec, cette construction est fréquente surtout chez les Tragiques.
Ex. : Sopuocze, Œdipe à Colone, 1446 : ἀνάξιαι γὰρ πᾶσίν (lat. omnibus, omnium judicio) ἐστε δυστυχεῖν. Ant, 901: χαίτοι σ᾽ ἐγὼ ἐτίμησα τοῖς φρονοῦσιν εὖ' (aux yeux des gens raisonnables). 47.. 1282 : &p' ὑμῖν οὗτος ταῦτ᾽ ἔδρασεν ἔνδιχα ; Œdipe-Roi, 616 : χαλῶς ἔλεξεν εὐλαδουμένῳ πεσεῖν (aux yeux de quiconque veut éviter les faux pas). — Euririne, Médée, 580 : ἐμοὶ γὰρ ὅστις ἄδιχος ὧν σοφὸς λέγειν [πέφυχε, πλείστην ζημίαν ὀφλισχάνει. — Χένορπον, Μόηι., IV, 6, 4 : ὁ τὰ περὶ τοὺς θεοὺς νόμιμα εἰδὼς ἂν ἣ μῖν εὐσεθὴς ὡρισμένος εἴηἷ, -- Démosraène, XX, 54 : ὁ λόγος αἰσχρὸς τοῖς σχοπουμέvotg, etc.*.