‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 37 sur 306 · Voy. Basnous, ἐ, l · texte numérisé non relu

Voy. Basnous, ἐ, l

&. 11 ne renferme d'ailleurs aucune ellipse ; c'est comme s'il y avait: « la Cécilia de Metellus », « ἐξ Jucundus de Domitia ». De même en Italie, on trouve certains noms de famille en -é qui sont des génitifs : on a dit d’abord : Niccolo Niccoli (Niccolo fils de Niccoli), puis Niccoli s'est employé tout seul.

ἄ, 4 AT sf.

Des tours analogues peuvent être considérés comme des emprunts faits au grec, d'autant plus qu'on ne les rencontre guère en latin qu'en parlant de Grecs ou, en général, d'éfrangers!.

YI. En grec, le style familier fait souvent l’ellipse d’un mot signifiant demeure entre

les prépositions ἐν, εἰς (quelquefois ἐξὺὴ et le génitif désignant la personne à laquelle appartient la demeure : À LE /

Ex.:PLAT., Protag., 320 : Πρῤικλῆς Κλεινίαν χαταθέμενος ἐν ᾿Αρίφρονος ἐπαίδευεν. Théét., 200 : μανθάνειν ἐν κιθαριστοῦ. Prem. Hipp., 304 :

εἰσῆλθον οἴχαδς ἐς ἐμαυτοῦ. Pro/ag., 326 : ἐκ διδασκάλων ἀπαλλάττεσθαι.

Enfin l’on connaît les expressions consacrées φοιτᾶν ἐς διδασκάλου (ou διδασκάλων) et surtout εἰς Αιδου ou ἐν Αιδου.

En latin, on peut ne pas exprimer le mot qui signifie temple entre la préposition ad et le génitif qui désigne le dieu auquel le temple est consacré.

Ex. : habitabat ad Jovis Statoris, il habitait près du femple de Jupiter Stator.

La même ellipse se rencontre encore, dans le même cas, mais plus rarement :

Après 8 (Cic., ad Fam., XIV, 2, 2. — T.-LivE, X, 47, 4); après ante (Cic., Phil., 6, 5, 43); après prope (T.-Live, III, 48, 5}; après in (Cic., ad Att., XVI, 14, 1). On trouve même dans T.-LivE, 11, 7, 12 : ubi nunc Vicæ Potæ est, où se trouve maintenant le temple de Vica Pola, passage que Madvig a voulu corriger ainsi : ubi nunc Vicæ Pots <ædes > est.

103. — Le génitif possessif peut être rattaché au substantif par le moyen d'un verbe (génitif attribut)°.

1. En grec, ce verbe est, en général εἶναι, γίγνεσθαι, et, chez les poètes, πεφυχέναι ou φῦναι, synonymes de εἶναι ὃ.

Ex. : Piréuon, Fragm., 31 : δοῦλοι βασιλέων εἰσίν, ὁ βασιλεὺς θεῶν, ὁ θεὸς ἀνάγκης. — Din, IX, 56 : ἤσαν ἐν ᾿Ολύνθῳ τινὲς μὲν Φιλέππου. τινὲς δὲ τοῦ βελτέστου. — Ριλτον, Soph., 3038: πατρὸς τίνος ἐστι χαὶ μητρὸς ὁ “Ερως ; Ménon, 94 : Θουχυδίδης οἰκίας μεγάλης ἢν. -- Χέν., Anab., VII, 3, 19 : Æevoφῶν πόλεως μεγίστης ἦν. — Tuuc., I], 29, 2 : Τηρεὺς χαὶ

Τήρης οὐ τῆς αὐτῆς Θράκης ἐγένοντο. ee A

On connait les expressions ER Uri ἦν

Vo 4 5

ἑαυτοῦ γίγνεσθαι, ne relever que de soi-même et un (οὐχ) “ekvtod γίγνεσθαι, n'être plus maître de soi.

4. L'influence du latin s'est fait aussi sentir sur le grec. Mxisrsnmans (Gr. der Aft. Inschriften, p. 167) remarque qu'à l'époque romaine on ajoute υἱός dans la formule officielle désignant un cituyeo. 2 Construction qui se retrouve en sanscrit.

προ 1 ne faut pas confondre les constructions qui sont étudiées ici avec celles dont il scra question plus $ 5149, β σι. 18

GRAMM. COMP. DU GREC ET DU LATIN (Syntaxe). 8

ra Las νυ 12:

dy tou As

His ΜΗ 7]

Hendf Vrarrauf

Cet emploi est très étendu.

Cf. Tnuc., ΠΙ, 39, 2: ἀπόστασις τῶν βίαιόν τι πασχόντων ἐστίν, la défection suppose une oppression violente. I, 142, 9 : τὸ ναυτιχὸν τέχνης ἐστίν. la marine est affaire de pratique et de métier.

En latin, c'est ordinairement le verbe esse ou le verbe fio qui servent d'intermédiaires.

Cic., ad Fam., 11, 43 : ego totus Pompei sum. Ibid., IX, 15 : hic versus Plauti non est. — T.-Live, ΧΧΧΙΙ, 13 : Thebæ populi Romani belli jure factæ sunt.

REMARQUES. — I. Quand le sujet du verbe est un infinitif, le génitif attribut équi-

vaut aux expressions françaises le propre, l'ordinaire, le fait, le devoir, le signe, la marque, la destinée, le lot de, etc.

MÉNANDRE, Sené., 191 : δὶς ἐξαμαρτεῖν ταὐτὸν οὐχ ἀνδρὸς σοφοῦ. Ibid., 468 : πενίαν φέρειν, οὐ παντός, ἀλλ᾽ ἀνδρὸς σοφοῦ.

Cic., Phil., 12, 2 : Cujusvis hominis est errare, nullius, nisi insipientis, in errore perseverare.

IT. — Quelquefois, mais rarement, le süjet est un nom de personne et le génitif un

nom de chose.

. Ex. : Tauc., 1, 143, 2 : ὅσοι τῆς αὐτῆς γνώμης ἤσαν, ous ceux qui étaient de la même opinion (politique), qui appartenaient au même parti. — ARISTOPH., Plul., 246 : ἔγωγε τούτου τοῦ τρόπου πως εἰμὶ ἀεί. — DÉM., XXV, 88 : οὐ τῶν αὐτῶν οὔτε λόγων οὔτε ἔργων ἐστὶν à νεότης τῷ γήρᾳ.

2. Le génitif possessif se rencontre aussi comme attribut, en grec et en latin, après des verbes signifiant attribuer à quelqu'un telle ou telle qualité (par la pensée, la parole ou l'action) et employés soit au passif, soit aussi à l'actif.

Ex. : Μέν., Sent., 302 : ἀεὶ νομέζονθ᾽ οἱ πένητες τῶν θεῶν. — Dax. XL, 34: τοῦ αὑτοῦ ἐμοὶ xx! πατρὸς χαὶ δήμου προσαγορεύεται, on le désigne par le même nom de père et de dème que moi. — Χέν., Agés., 1, 33 : οἱ Πέρσαι τὴν ᾿Ασίαν ἑαυτῶν ποιοῦνται. — Eun., Phén., 392 : δούλου τόδ᾽ εἶπας, μὴ λέγειν ἅ τις φρονεῖ. — Dém., 1, 10 : τὸ μὲν γὰρ πολλ᾽ ἀπολωλεχέναι... τῆς ἡμετέρας ἀμελείας ἄν τις θείη διχαίως (on le mettrait justement sur le compte de notre négligence).

Sac. Jug.,19,8: Græci optionem Carthaginiensium faciunt.…. Ibid., 85, 34 : neque gloriam meam, laborem illorum faciam, et je ne ferai pas de la gloire mon partage, de la peine le leur. — Cic., ad Fam., IV, 9 : tempori cedere semper sapientis habitum est.

Mais, en somme, l'emploi du génitif possessif attribut est moins étendu en latin qu'en grec.

1. 11 faut bien se garder de prendre ces génitifs pour des génitifs de qualité : it n'y en a pas en grec.

nr le À ob εἰ “εις Ἔ des dupe 7.

S 2. — Génitif de l'objet. — Génitif du sujet.

104. — Une expression comme ὁ o6606 τῶν ἐχθρῶν, metus hostium, la crainte des ennemis peut, suivant les cas, signifier ou bien la crainte qu'on éprouve des ennemis Où bien la crainte qu'éprouvent les ennemis. Le contexte seul peut indiquer le sens qu'on doit adopter. Dans 16 premier cas, on dit du génitif que c'est un génitif de l'objet, et, dans le second cas, que c'est un génilif du sujet'.

Par conséquent, à côté d'un substantif verbal, le génitif désigne l'objet ou le sujet de l’action exprimée par ce substantif.

a) Génitif de l'objet

Hox., 11.. VI, 335 : Τρώων... χόλῳ, par colère contre les Troyens (cf. Sopx., Aj., 41)", Od., XV, 8: μελεδήματα πατρός. inquiétudes touchant son père. — PLAT., Cril., 52 Ὁ : οὐχ ἐπιθυμία GE ἄλλης πόλεως ἔλαόεν. Lois, 840 ε : ἣ τῶν ἡδονῶν νίχη, la

victoire sur les plaisirs, etc.

* PLAUT., Asin., II, 1, 31 : InOpiæ excusati0. — Cic., Leg., 11, 7 : quam multos divini supplicii metus a scelere revocavit? — T.-Liv., I, 33 : auxilii latio. IX, 7 : pudor intuendæ lucis, etc. Ἷ

b) Génitif du sujet :

How., 11., XV, 138: τῷ σ᾽ αὖ νῦν χέλομαι μεθέμεν χόλον υἷος “Ὁ ἑῆος — EurtPine, Hipp., 1102 : μελεδήματα θεῶν. ς-. XEN., nn pe Anab., 1, 2, 18 : 06606 βαρδάρων", etc.

Sazc. ap. Geu. (IX, 12) : id bellum excitabat metus Pompei.,

— T.-Liv., XXXI, 93 : metus hostium, etc.

Le génitif du sujet se confond le plus souvent avec le génitif possessif (voy. ci-dessus, 8 102, Rewanoves). ! ΝΝΝ t

RexaRQues. — I. En grec, le génitif de l’objet ne s'emploie pas seulement avec des substantifs tirés de verbes qui se construisent soit avec le génitif, soit avec l’accusatif* ;

1. Quelques grammairiens se servent des expressions : génilif objectif, génitif subjectif. Ce double emploi du géoitif se retrouve en sanscrit et devait appartenir à la langue primitive, Cf. B.-DuLsnicx, Grundl,, dc., p. 39. no ὶ

2. Ce tour a été imité par Virgile (Én., II, 413 : ereptæ virginis ira), à qui T.-Live l'& τ. ra. vrüsemblablement emprunté, cf. 1, 5 : ira prædæ amissæ, et XXVII,7, 13: ira fugæ.

.$. On enseigne que le grec distinguait par la construction le génitif du sujet du génitif de l'objet : 7" aiosi 26606 τῶν ἐχθρῶν anrait signifié « la crainte qu'on a des ennemis » et ὁ τῶν ἐχθρῶν φόθος la crainte que les ennemis éprouvent ». Mais cette distinction n'est pas fondée et, en réalité, ὁ 660$ τῶν ἐχθρῶν peut avoir l’un et l'autre sens.

4. Nime avec l'accusatif de qualification : en effet, comme on dit νιχᾶν ναυμαχίαν, Thucydidé a pu dire μία γίχη ναυμαχέας. Mais on pourrait voir là un génitif explicatif. Voy. $ 107.

mais on s'en sert fort librement avec des substantifs tirés de verbes dont le complément se met * au datif ou?) est précédé d’une préposition.

a) Ex.:Tauc., I, 8, 3: οἵ ἥσσονες ὑπέμενον τὴν τῶν κρεισσόνων δουλείαν. 1, 3, 4: οἱ Ἕλληνες οὐδὲν πρὸ τῶν Τρωιχῶν δι᾽ ἀμιξίαν ἀλλήλων ἔπραξαν. --

Γ΄ ΡΙΆΤΟΝ, Lois, 854 : τῶν κακῶν συνουσίας φεῦγε ἀμεταστρεπτί. —

socr, XV, 57 : ὁ λόγος τοὺς “Ἕλληνας παραχαλεῖ ἐπὶ τὴν τῶν βαρ-ῸῚ

7 \6&p@y (contre les barbares) στρατείαν. -

b) Hom., Od., V, 345 : νόστος γαίης Φαιήχων (cf. ibid., XXIII, 68). —

HéronoTE, VI, 135 : ἡσυχίη τῆς πολιορκίης. — Tauc., 1, 108, 5 : ἐν

δ ᾧ ἀποθάσει τῆς γῆς, pendant la descente à terre. — PLAT., Gorg., #19d :

ἐμμονὴ τοῦ κακοῦ, persévérance dans le mal (Cf. ἐμμένειν ἐν τῷ χαχῷ).

δ Timée, ἼΔ Ὁ : πρόθληνα χειμώνων, abri contre les intempéries. — XÉN.,

fAn., Ἡ, 5,7: τὸν θεῶν (contre les dieux) πόλεμον. Ib., IV, 5, 13 : ἐπι-

᾿ χούρημα τῆς χιόνος, abri contre la neige. — DÉM., IV, 5 : ἐπιτειχίσματα TÀS αὑτοῦ χώρας (contre son territoire); etc.

On peut rapprocher de cet usage l'expression de Thucydide,

1, 140, 4 : τὸ Μεγαρέων ψήφισυα, le décret relatif aux Mégariens! (cf. ci-dessus. δ 102, RE. 1).

Il. En lalin, l'emploi du génitif de l'objet est un peu moins libre qu'en grec, bien qu'on trouve couramment des expressions comme studium alicujus rei (οἷ. studere alicui rei) et voluptatum fructus (cf. frui voluptatibus [abl.]}; mais cela, mis à part, on rencontre aussi :

a) Ex.:PLAUT., Amph. (prol. 108) : usuram corporis (cf. uti corpore [abl.]). — Cic., de OQff., 1, 28, 97 : excellentia præstantiaque animantium reliquarum (cf. præstare alicui). Cf. Orat., 55, 184; 57, 191 ; 59, 201 : similitudo alicujus rei. De Leg., 1, 13 : obsequium corporis (cf. obsequi alicui).

b) PLaur., Epid., 11, 2, 97 : consultatio nuptiarum (— de nuptiis). Cas., V, 2, 18 : illecebram stupri (— ad stuprum). — Cic., p. Mur., 13 : cujus belli victor?. De Nat. deor., 1, 12 : in deorum (touchant les dieux) Opinione. Ad Fam., 1,9, 2 : propter tuam propugnationem salutis mesæ. Pro Arch., 10, 23 : hoc maximorum... periculorum incitamentum (un encouragement à affronter les périls). — CÉs., de Bell. Gall., V, 48 : dubitatio adventus legionum. De Bell. cir.,1, #7 : hæcejus diei opinio.— T.-Liv., II, 21 : errores temporum (-= de temporibus). XXVII, 30, 7 : litoram appulsu (cf. Tauc., 1, 108, 5 : ἐν amobaioer τῆς γῆς), etc.

1. De même l'expression bomérique (J/., 11, 396) : χύματα παντοΐέων ἀνέμων (undæ variis ventis excitalæ) peut se rattacher à cet emploi du géaitif de l’objet. Par contre (Od., V. 292), ἄελλαι παντοίων ἀνέμιων renferme, non pas un génitif de l'objet, mais un génitif explicatif. Voy. ὃ 107.

La langue poétique possède un grand nombre de tours hardis dus à l'emploi du génitif de l'objet. Cf. Küsxen, op. cit.,t. 11, 8 414, p. 286 sq.

2, Cette locution est doublement hardie : le génitif de l’objet remplace in bello; de plus, il est très rare qu'ou le donne comme complément à un substantif concret. Plautc avait déjà dit (Amph., Il, 2, 6) : victor belli. Cicéron dira avec moins de hardiesse (Ep., IX, 6, 3) : civilis belli victoria ; cf. Sur. (Jul, 75).

3. Cicéron ἃ soin de remplacer le génitif de l’objet par une préposition quand la clarté l'exige ou quand le complément du substantif verbal doit être un pronom personnel,

Rx. : de Nat. deor., 1, 2 : pietate adversus deos sublata. De Officiis, 1, ἃ : amor in Θ08

qui procreati sunt. Ad fam., Ill, 12 : de saummo meo erga te amore. Voy. Dassn, op. cit., t. 13, p, 469.

Leg de {! bee diet} dus Juge

ΠΙ. Quelquefois un substantif qui implique l’idée d'une action est accompagné à la fois d'un génitif du sujet et d'un génitif de l'objet.

Ex. : HÉRODOTE, VI, 2 : ᾿ἱστιαῖος ὑπέδυνε τῶν Ἰώνων τὴν ἡγεμονίην τοῦ πρὸς Δαρεῖον πολέμου (le commandement des loniens dans la guerre conire Darius). — Tauc., II, 115, 6 : τὴν τοῦ Λάχητος τῶν νεῶν ἀρχήν. — PLAT. Phèdre, 244 © : τὴν γε τῶν ἐμφρόνων ζήτησιν τοῦ μέλλοντος. Cic., Tusc., 11, 15, 35 : labor est functio quædam vel animi vel corporis gravioris operis et muneris. — CÉs., de Bell. Gall., I, 30, 1 : tametsi pro veteribus Helvetiorum injuriis populi Romani (p. in populum Romanum) ab bis pœnas bello repetisset.

IV. En latin, le génilif de l’objet est quelquefois remplacé par un adjectif!.

Ex. : Cic., de Orat., 11, 79, 327 : servilis percontatio, le fait d'interroger un esclave. — SALL., Jug., 41, 2 : metus hostilis, la crainte qu'on avait des ennemis.

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4 À Dé “5. | 1] est plus rare que le geniti du sujel soit remplacé par un adjectif”. , ΠΣ τη r, + He à Ex. ; CIC., ad Att., NI, 1, 19: erratum fabrile. laicéiin : RENE γεν VE RTE

105. — Quand le complément du substantif verbal devrait être le génitif d'un pronom personnel, l'usage n'est pas le même en latin qu'en grec.

Le grec remplace régulièrement le génitif du pronom par l'adjectif possessif correspondant, quand il s'agit du génitif de l’ojet. Ainsi ὁ ἡμέτερος 06606 ne peut signifier ordinairement que la crainte qu'on a de nous.

Au contraire, les génitifs μου, σου, ἡμῶν, ὑμῶν servent régulièrement de génitifs du sujet. Ainsi ὁ o660oç ἣ μῶν signifiera la crainte que RouS éprouvons.

En latin, l'usage est tout différent. Ce n'est que par exception que l'adjectif possessif remplace le génitif de l’objet, comme dans Cicéron, de Off. 1, 39, 139 : habenda ratio non sua solum, sed etiam aliorum. On attendrait sui. Ailleurs Cicéron a écrit (ad Att., XII, 1, 3) : vehementer tuâ sui memoriä delectatur. Ce tour est le seul régulier, et, en même

1. Ce toar est exceptionnel ed grec et.ne se rencontre que chez les poètes, cf. Eu, Zph. Taur., 73 : Ἕλλην φόνος. Sorz., Aj., 65 : πολυκρέως φόνος (p. φόνος πολλῶν χερασφόρων). Cf. Epn., Iph. - Taur., 1112 : νόστον βάρδαρον ηλθον (p. νόστον βαρθάρων, c.-à-d. εἰς βαρδάρους) { Pourtant τς Hérodote a dit, mais par imitation des poètes, VII, 190 : ἄχαρις συμφορὴ παιδοφόνος « le triste destin, d'un bemme qui tue ses enfants. »

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