Pour l'accord, voy. ci-dessus
3. Le géanitif explicatif dépend logiquement du participe présent du verbe âtre dont l'idée cest sous-entendue.
4. Ce génitif existe en lithuanien (cf. Decsatcx, Grundl., p. 39) ; donc il n’est pas possible de voir dans
le grec un génitif remplaçant l'ablatif latin. Le génitif de matière est un génitif proprement dit et devait appartenir à la langue primitive.
SYNTAXE DES CAS. 121 a) Comme génitif épithète :
Ex. : How, Od., XXI, 1: κώπη ἐλέφαντος. 11., XVIII, 564 : ἔρχος κασσιτέροιο. -- Ριατ., Phédon, 111 : ἐχεῖ λέγουσι ῥεῖν πολὺ πῦρ καὶ πυρὸς ποταμοὺς μεγάλους. Lois, 105 ἃ : νόμισμα ἀργύρου χαὶ χρυσοῦ. -- Χέν., Anab., VI, 2, 4 : χρήνη ἡδέος ὕδατός ἐστιν ἐπ᾿ αὐτῇ TA θαλάττῃ. — Escmns, III, 181 :
΄ 4 7 , , τότε μὲν nv ὁ τοῦ θαλλοῦ στέφανος τίμιος.
b) Comme génitif attribut :
Ex. : Tuve., 1, 93, 2 : οἱ θεμέλιοι παντοίων λέθων ὑπόχεινται (— oi θεμέλιοι οἱ ὑποχεῖνται παντοίων λίθων εἰσίν). — Χέν., An., III, 4,10: ἡ χρηπὶς nv λίθου ξεστοῦ χογχυλιάτου. Cyr., V, 22 : φοένικος αἱ θύραι πεποιημέναι. Ib., VI, 1: τὸν δίφοον τοῖς ἡνιόχοις ἐποίησεν ἐσχυρῶν ξύλων. -- Déu., XXII, 70 (εἰ. XXIV, 1117) : οἱ στέφανοι ῥόδων ἤσαν, ἀλλ᾽ οὐ χρυσίου, etc.
REMARQUE. — Ce génitif n'existe pour ainsi dire pas en latin. Toutefois l’on peut citer :
Cés., de Bello Gall., VII, 25, 2 : sevi ac picis.. glæbas, des boules de suif et de poix. — CIc., de Div., 1, 43 : sæpe lapidum, sanguinis nonnunquan, terræ interdum, quondam etiam lactis imber defluxit.
Au lieu de imber lapidum, Cicéron et Tite-Live disent RDS lapideus. © dun ne εἰν ἐμ
8 5. — Génitit partitif!.
ER. ee
110. — Comme complément d’un substantif, le génitif peut désigner le tout dont l'objet signifié par l’autre substantif est une des parties; c'est ce qu'on appelle le génitif partitif.
a) Comme génitif épithète on le trouve
4° Après tous les mots qui indiquent une idée de division, c.-à-d. en grec et en latin, après des substantifs signifiant nombre, multitude, foule, partie, ete., μέρος τι (τὰ δύο μέρη) τῆς στρατιᾶς. magna pars hominum, navium multitudo, ctc.
ou encore en grec, après toute sorte de substantifs.
Ex. : Xéw., Cyr, 11, 2, 22 : ἄνδρ᾽ οἶδα τοῦ δήμου. — Tuuc., VIII, 92, 1 : ἐδοήθει ᾿Αρίσταρχος καὶ τῶν ἱππέων νεανίσχοι.
ee . .-... ....... ...-. ..ὲ .. -ος..-.ὦὄὔ. RS — ———— = -- ὩΡΕῚ
4. Le génitif partilif se retrouve dans toutes les langues de la famille indo-curopéenne. Voy. Bavasanx- Dacsaîcx, our, cil.,t. ΗΠ, p. 335 sqq.
2° Après des mots employés substantivement, c'est-à-dire après des noms de nombre (δέκα τῶν στρατηγῶν, milia passuum); mais tandis que le génitif après les noms de nombre est d'un usage courant en grec, on ne le trouve en latin qu'après milia, à toutes les périodes de la langue (voy. aussi ci-après, $ 112, 4°, n. 1). Le génitif partitif après les autres noms de nombre est très rare en latin avant Tacite!.
3° Après les adjectifs et participes accompagnés de l'article, en grec.
Ex. : ARISTOPHANE, Plut., 490: οἱ χρηστοὶ τῶν ἀνθρώπων. — Tauc., V, 64 : οἱ ᾿Αρκάδων ἡμέτεροι ξύμμαχοι ὄντες. — Din, XXI, 41 : ἐάν τις ὑδρίζη εἴς τινα ἢ παῖδα ἢ γυναῖκα ἢ ἄνδρα τῶν ἐλευθέρων ἢ τῶν δούλων, γραφέσθω ὁ βουλόμενος
ac ᾿Αθηναίων.
REMARQUES. — 1. En latin, la prose classique ne connaît pôint, en général, la construction du génitif partitif avec un adjectif (ou participe} masculin ou féminin au positif. T.-Live paraît être le premier qui ait écrit
rar or. mt!
expediti militum, circumfusi militum, ultimi militum, reliqui peditum. Après lui on trouve :
PLINE, ἢ. N., VIII, 8 : lanarum nigræ nullum colorem bibunt. XI, 50 : canum degeneres, et dans TACITE, Ann., III, 39 : leves cohortium. Il, 61 : supplicibus Amasonum. XIV, 8 : obvios seniorum, etc.
Peut-être faut-il chercher la raison de l'extension prise par cette tournure dans des constructions comme celle-ci :
T.-Live (cf. XXXII, 35, 6, éd. Weissenhorn) : delecti patrum",
où le mot delecti implique l’idée d’un superlatif (νον. ci-après, p. 123, 5°). Mais c’est surtout à l'influence de la syntaxe grecque qu'on doit attribuer la fortune qu'elle a eue en latin; on peut ajouter que la langue latine n'y répugnait point.
Il. Il en est de même pour la question du génitif partitif construit avec un adjectif ou un participe neutre. C’est un emploi qui semble avoir été étranger à la prose de l'époque archaïque et de l’époque classique (en exceptant, bien entendu, la construction de dimidium, tantum, quantum, etc., avec le génitif, ΝΟΥ. ci-après, $ 112). On trouve
1. Cf. Dnæcun, Hist. Synt. d. lat. Spr., 18. p. 106 et p. 447 sqq. 2. Dans les exemples du genre de celui-ci, la place du génitif est irrégulière ; on attendrait en effet : ᾿Λρκάδων οἱ ἡμέτεροι ὄντες ξύμμαχοι.
En effet, il faut distinguer deux cas : le génitif est posgessi(. ou il cest partilif. LRU NUL 1° Ordre avec le génitif possessif : 6 (πῶν) ᾿Αθηναέξων δῆμος, ou ὁ δῆμος ὁ (τῶν; ᾿Αθηναέων, ou enfin ὁ δῆμος τῶν ᾿Αθηναέων, rarement τῶν ᾿Αθηναίων ὁ δῆμος. 2° Ordre avec le génitif partitif : πῶν ἱππέων νεανίσχοι, ᾿Αρκάδων οἱ ἡμέτεροι ξύμμαχοι, rarement οἱ ᾿Αρκάδων ἡμέτεροι ξύμμαχοι. D, ÿ 13 "τι ἦν 8. ΑΓ. Kiuxasr, Livianische Synt., p. 78. — O. Rixmanx, Études... sur T.-Live, 2° 6d., Ῥ. 268. 4. Cf. Hon., Carm..I, 10, 19 : .… superis deorum | Gratus et imis. — Tac., Ann., XV, 20: prævalidi provincialium.