‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 41 sur 306 · Cf. Rismaxx, Études, etc., 2° éd., p · texte numérisé non relu

Cf. Rismaxx, Études, etc., 2° éd., p

bien dans Cicéron des comparatifs et des superlatifs au pluriel neutre, suivis du génitif, mais l'un des exemples cités est du Timée, qui est traduit du grec, les autres sont tirés de la correspondance qui, on l’a démontré!, est pleine de tours empruntés ou imités À 6 2°) da grec. Quant à la phrase de CÉSAR, de Bell. civ., 1Π, 105, 4. : in occultis ac reconditis templi..., quæ Græci ἄδυτα appellant, Kühner a fait remarquer justement? que la construction est due à l'influence immédiate du grec. 1] ne reste qu'un passage de César, de Bell. Gall., VI, 26, 2 : ab ejus summo (du sommet de cette corne) sicut palmæ ramique late diffunduntur, qu'on ne puisse contester. Mais, si l'on songe que cette construction extrêmement rare dans la prose latine avant Salluste se répand de plus en plus après lui, il est permis de conclure que l'influence du grec y est pour quelque chose. Il est hors de doute, en tout cas, que Salluste a voulu imiter sur ce point la tendance bien connue de son modèle Thucydide à multiplier les expressions abstraites ἢ qui sont souvent chez Jui « d’une psychologie très fine et très précise ». Mais si Salluste n'avait pas trouvé en latin le germe de ces expressions nouvelles, si la langue nationale n'avait pas déjà associé le génitifà dimidium, tantum, quantum, cic., on n'aurait pas toléré des constructions comme medio diei, incerto noctis, in æquo campi, etc. C'est parce qu'elles étaient dans l'analogie générale du latin qu’elles ont pu se propager et se multiplier.

III. Les poètes ont été plus loin encore, en employant le génitif après des adjectifs au pluriel neutre, sans qu'il y ait la moindre idée partitive. Horace dit, Carm., Il, 1, 23 : cuncta terrarum, au lieu de cunctas terras; Lucrèce et Virgile se servent de k strata viarum, pour signifier viæ (silice) stratæ, etc. On explique ces tournures par des emprunts faits à la syntaxe poétique grecque. be Fr. ͵ ue eus # aligs ἢ εξ. Lex Ex. :SoPpH., Anlig., 1909 : ἄσημα... βοῆς (pour βοὴ ἄσημος). — EUR., Phén., το.

1500 : &6pa παρηΐδος (pour ἁύρχν παρηΐδα). ὌΝ

sé à e “ ti: À

Mais il est au moins curieux de constater que les poètes latins ont développé un emploi, en somme, fort rare en grec*.

4 En grec, après l’article avec un adverbe ou avec une préposition suivie de son complément.

PLarox, Rép., VII, p. 515 : τὸ καταντικρὺ αὐτῶν τοῦ σπηλαίου, la partie de la caverne qui était en face d'eux. Ἂς | | ἣ

δ᾽ En grec et en latin, après les comparatifs employés au lieu du superlatif et après les superlatifs.

Ex. : Xéx., Anab., 1, 1, 2 : ὃ πρεσδύτερος τῶν παέδων παρὼν ἐγέveto (εἴ. major Pisonum, l'ainé des deux Pisons). — Déx., XVHI, 81 : où ᾿Αθηναῖοι πάντων ἀνθρώπων πλείστῳ σίτῳ

χρῶνται ÉTELGAXTE Ÿ.

4. Voy. Baznocs, Études sur les hellénismes dans la syntare latine, p. 67 sqq.

2. Cf. Kümnwe, ausf. Gr. d. lat. Spr., 1, 1, p. 174; οἵ, p. 317, — Bnenous, our. cil., p. 97.

3. Thucydide avait subi en cela l'influence de Gorgias. Voy. Thucydide, t. 1, éd. A. Croiset, p. 105 sq. de l'{ntroduction.

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