Cf. Revue de phil., t, XII, p
1° Après le neutre des pronoms employés bonne
Ex. : PLar., Rép., VI, p. 507 : τῷ ὁρῶμεν ἣμῶν αὑτῶν τὰ ὁρώμενα ; avec quelle partie de nous-mêmes voyons-nous les objets vus? — XÉN., Équit., 4, 1 : ἐν τοιούτῳ τῆς οἰχίας, ὅπου πλειστάκις ὁ δεσπότης ὄψεται. -- Tace., Il, 41, 5 : oi ᾿Αθηναῖοι ἐν τούτῳ παρασκευῆς ἤσαν. IV, 3, 2 : ἐπὶ πολὺ τῆς χώρας.
On peut citer en latin le génitif partitif loci apres. ῬᾺ ablatifs hoc, Θ0, eodem, quo.
Ex. : eo loci, quo loci, au lieu de eo 10co, quo loco, etc.
Remarques. — I. Un génitif partitif peut dépendre aussi d'un adverbe de lieu ou de\
temps. |
XÉN., Cyr., VI, 1, #2: παρασχευαζόμεθα ἐμθαλεῖν ποῦ τῆς τῶν πολε- Re μίων χώρας. — PLAT., Rép., Ill, p. 403 : οὐχ οἶσθα ὅπου γῆς εἰ. -- 4») εἰ ἐς vat Tauc., Il, 4. 4 : ἄλλοι ἄλλῃ τῆς πόλεως ἀπώλλυντο. — PLAT., Βόρ., I, p. 329 : οἱ ἄλλοι, ὅσοι ἐνταῦθα ἦλθον ἡλικίας. Lois, IX, p. 818 : οἱ ἄνω τοῦ γένους, ceux qui dans la lignée se trouvent en haut, c.-d-d. les ancêtres. — ARISTOPHANE, Ois., 1498 : πηνίκα τῆς ἡμέρας ;
Dans le latin archaïque surtout, on rencontre le génitif partitif après certains adverbes de lieu.
Ex. PLAUT., Cistell., I, 1,53 :ibidem loci res erit. Les génitifs le plus fréquemment employés de cette façon sont locorum, terrarum, gentium.
Ex. : Cic., ἐπ Verr., 11, 5, 55, 143 : ubicunque terrarum et gentium violatum jus civium Romanorum est, ad communem libertatis causam pertinet. On peut ajouter quelques locutions comme postea loci, plus tard, interea loci, cependant, adhuc locorum, jusqu'ici, jusqu'à présent, ad id loci ou locorum, jusque-là, jusqu'à cetle époque ?. Enfin, les adverbes 60, huc, quo, s'emploient avec le génitif d'un substantif abstrait, pour exprimer jusqu'à quel point de l’objet désigné s’est étendu le mouvement. Ex. : SALL., Jug., 5, 2 : 680... vecordiæ processit… I. En grec, l'adjectif singulier qui signifie la partie d'un tout (cf. πολύς, ἥμισυς,
λοιπός et les analogues) s'accorde souvent en genre avec le génitif partitif, au lieu de s'employer au neutre,
Ex. : 4 ἥμισυς, ὁ λοιπὸς τοῦ χρόνου.
Isocn., ΥἹ, 18 : Εὐχτήμων ἐδίω ἔτη ἕξ χαὶ «ἐνενήκοντα τούτου δὲ τοῦ χρόνου τὸν πλεῖστον ἐδόχει εὐδαίμων εἶναι. — XÉN., Cyr, Il, 2,2 :
Avec d'autres adjectifs cette construction est plus rare.
Ex.:Tauc., I, 2, 3 : τῆς γῆς ἡ ἀρίστη.
ne me M .,..-.-.-..- -..-..»... . ς.-.-.ὄ..Ψ.ό.-ς-ς-ς--..-.-.:.:-εαεαΣ»».ς-ςΞς...-...-.-..
ἱ Voy. toutefois, ci-après S 111.
+ Mais il faut ajouter que l'emploi de ces locutions appartient plutôt à la langue familière qu'à la
Ἔξ classique.
8° Quelquefois l’idée de division n'est pas indiquée par un mot.
Ex. : Tuvc., Il, 33, 3 : ἀποδάλλουσιν ἄνδρας σφῶν αὑτῶν, ils perdent quelques-uns de leurs hommes. ἰ, 27, 2 : ξυνέπλεον Παλῆς Κεφαλλήνων, parmi les Céphalléniens, les habitants de Ρα]ό. IV. 38, 1 : ξυνῆλθον ἐς λόγους Κλέων χαὶ ἐκείνων Στύφων. vi. 3, 2 : Συραχούσας ᾿Αρχίας τῶν Ἡρακλειδῶν OXIGEV. -- Χέν., Ποῖ]... 1, 6, 16 : Κόνων χαταφεύγει εἰς Μυτιλήνην xai τῶν δέκα στρατηγῶν Λέων χαὶ ᾿Ερασινίδης!. ICE. XEX., Hell., V, 4, 2.)
REMARQUE. — Ce tour s'emploie surtout quand on veut désigner un endroit particulier dans un pays.
Le génitif désigne le pays et s’emploie avec l'article, tandis que le mot signifiant l'endroit ne l'a que rarement ou jamais. Cela tient sans doute à ce que le pays est supposé plus connu que l'endroit particulier dont il s'agit ?.
Ex. : Tauc., 1, 111, 4 : ᾿Αθηναῖοι ἐστράτευσαν τῆς θεσσαλιάς ἐπὶ Φάρσαλον. — XÉN., Hell., 1, 1, 10 : où ᾿Αθηναῖοι ὡρμίσαντο τῆς Χερρονήσου ἐν ᾿Ελεοῦντι.
En latin, on trouve déjà chez César, de B. Gall., VI, 44, 1 : Durocortorum Remorum, et de B. civ., 111, 38, 7 : Asparagium Dyrrachinorum. A l'époque impériale, on rencontre souvent aussi des noms de villes comme Augusta Taurinorum, Augusta Trevirorum. Ces locutions expliquent que T.-Live ait pu introduire en latin les constructions suivantes, sans doute imitées du grec :
Ex. : XX VIII, 6, 7: 7, 3: Phocidis Elatia, Demetrium Phthiotidis. Cf. aussi T.-LiVE, XXIII, 30, 9 : Regini tantummodo regionis ejus, la ville de Regium, seule de toutes les villes de cette contrée, et TAC., His!., 11, 15, 5: Albigaunum interioris Liguriæ revertere.
b) Comme génitif attribut :
On trouve le génitif partitif employé en grec avec les verbes εἶναι, γίγνεσθαι et aussi avec ceux qui signifient penser, dire, nommer, choisir.
PLaTox, Rép., p. 29#, ἃ : τῆς βασιλικῆς ἐστιν ἢ νομοθετιχή. — Rép. des Lacéd., 1,1: Ἢ Σπάρτη τῶν ὀλιγανθρωποτάτων πόλεών ἐστιν. — Isocn., XV, 235: Σόλων τῶν ἑπτὰ σοφιστῶν ἐκλήθη. - Din, LV, 31 : Κάλλαρον ἐπεγράψατο τῶν ἐμῶν δούλων. — ARISTOTE, Rhét., II, 23 : Λακεδαιμόνιοι Χίλωνα τῶν γερόντων ἐποίησαν.