Cf. B. Drivntcx, Vergl. Synt., p
Au contraire, avec ἄρχεσθαι uÜ0wv, ἄρχειν λόγου, etc., et, d'une manière générale, avec tous les compléments, qui signifient l'action que l'on commence à faire, le génitif est un génitif proprement dit. Cf. ci-dessus, $ 118, 5°, p. 141 sq.
Il. Avec certains verbes, le rapport d’éloignement est exprimé d’une façon plus précise par les prépositions ἀπό et ἐξ, ou, du moins, on emploie volontiers ce tour dans les cas où il y ἃ, d’une façon claire et nette, l’idée d'un rapport de lieu. C'est ainsi qu’on emploie avec ἀπό les verbes διέχειν, χωρίζειν, εἴργειν, ἀπέχειν, ἀφίστασθαι". Toutefois, l'emploi du génitif seul, en pareil cas, semble être plus étendu en grec que l'emploi correspondant de l’ablatif seul en latin. La seule règle précise qu'on puisse donner, c'est que le verbe ἐλευθεροῦν, débarrasser, délivrer de, se construit avec un génitif précédé | de ἀπό, quand le complément est un nom de personne.
Ex. : Tauc., Il, 71, 2 : Παυσανίας γὰρ... ἐλευθερώσας τὴν Ἑλλάδα ἀπὸ τῶν Μήδων.
Nil. De même que ἐλευθεροῦν, débarrasser, délivrer de, l’adjectif ἐλεύθερος se construit aussi avec le génitif (cf. EscayLe, Choéph., 1060; EUR., Héc., 869; PLATON, Lois, 156 d, etc.).
IV. D'après l'analogie de διαφέρειν, on construit avec le génitif-ablatif διάφορος, différent de, ἐναντίος, opposé à, ainsi que l'adverbe διαφερόντως, ἃ un degré différent de.
Ex. : PLAT., Rép., 360 c : οὐδὲν διάφορον" τοῦ ἑτέρου ποιεῖ, ἀλλ᾽ ἐπὶ ταὐτὸν ἴασιν ἀμφότεροι. Protag., 811 b : ἐγὼ οὖν τούτων τὴν ἐναντίαν ἅπασαν 000v ἐλήλυθα". — XÉN., Πίεν., Ἴ, 4 : (ὑμεῖς οἱ τύραννοι) τιμᾶσθε διαφερόντως τῶν ἄλλων ἀνθρώπων.
V. En latin, dans la langue archaïque et poétique, on trouve, pour rendre l'idée de séparation, le génitif, au lieu de l'ablatif. Ce peut être, ou bien un reste de la syntaxe primitive gréco-italique (εἴ. ci-dessus, p. 173, ἢ. 5) ou bien une imitation voulue de la syntaxe grecque’.
Er. : AFRAN. AP. NON. (p. 498, 17) : me quom privasti ἐπὶ (cf. gr. ἀποστερεῖν τινά τινος). — PLAUTE, Rud., 941 : me omnium jam laborum levas
1, Les poètes, au lieu d'employer ἀπό avec le génitif, se servent, en pareil cas, des verbes composés avec ὠξό, mivis du génitif. :
Ex. : Escuvix, Fragm., 222 : ὁδοί γε πολλοὶ κἀπάγουσ᾽ ἁμαρτίας. — Méx., Fragm., 649 : εἰ τἄλλ᾽ ἀφαιρεῖν ὁ πολὺς εἴωθεν χρόνος | μιῶν, τό γε φρονεῖν ἀσφαλέστερον ποιεῖ.
De même, ils préfèrent, dans la même cas, se servir d’autres verbes composés, comme μεθιστάναι, “ délivrer de », μεταστῆναι « sortir de, être délivré de », μεθιέναι (tr.) « laisser aller, détendre », βεθιέναι (intr.), ὑπιέναι (p. ὑφιέναι) et ἀνιέναι « se relâcher de », μεθορμίζειν « éloigner en faisant changer de place », etc., avec un complément au génitif.
Et.: Ecn., Hel., 1441: ὦ Ζεῦ, βλέψον πρὸς ἡμᾶς καὶ μετάστησον κακῶν. ARhés., 295 : ἐξδεξάμεσθα χαὶ μετέστημεν φόθον (εἴ. Tuvc., II, 67, 1: βουλόμενοι πεῖσαί τε αὐτόν, εἰ δύναιντο, μεταστάντα τῆς ᾿Αθηναίων ξυμμαχίας στρατεῦσαι χτλ.). — Βοκ., IL, XVI, 539 : xñp ἄχεος μεθέηχα (cf. Ηέκ., IX, 33, 3: Σπαρτιῆται μετίεσαν τῆς χρησμοσύνη,ς, « renoncèrent à leur désir d'acquérir »). —- Ηέκπονοτκ., I, 156 : ὑπεὶς τῆς ὀργῆς ἔφη οἱ πείθεσθαι. — Anisr., Pair, 318 : ἐξολεῖτέ μ᾽, ὦνδρες, εἰ μὴ πῆς ς ἀνήσετε. — Eun., Ale., 798 : μεθορμιεῖ σε πίτυλος ἐμπεσὼν σκύφον.
2. Sur la question en général, voy. R. Küaxen, ausf. Gramm. d. gr. Sprache, IX, 1, p. 342, Reu. 3. 3. Quand διάφορος signifie « qui est d'opinion différente, hostile », il se construit avec le dauf. Cf. Gi-desmsus, £ 86, 45, p. 90.