‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 55 sur 306 · Sur ἐνάντίος, voy. ci-dessus, ἃ 86, 1°, Res. 11, p · texte numérisé non relu

Sur ἐνάντίος, voy. ci-dessus, ἃ 86, 1°, Res. 11, p

ὅ. Voy. Bazsous, ouv. cité, p. 109, qui croit que l'influence grecque a été décisive.

(cf. gr. λύειν ou xoupiberv τινὰ τινος). — TIBULLE, I, 7, 40 : pectora tristitiæ dissoluenda dedit. — QUADRIG. AP. GELL., IX, 13, 8 : Gallus manu significare cœpit, utrique ut quiescerent pugnæ. — VIRGILE, Én., X, 441 : tempus desistere pugnæ. — Hor., Carm., Il, 9, 11: desine mollium | tandem querelarum (cf, Sis., X, 84 : consul non desinit iræ). Carm., 111, 27, 10 : abstineto.. irarum calidæque rixæ. — PETRONE, Sat., 19 : ego crudelissimæ severitatis non potui moe tenere (cf. pour tous ces verbes les tours grecs correspondants ἀπέχεσθαι, ἀφίστασθαι, παύεσθαί τινος, elc.).

Par analogie avec ces Verbes ou par imitation du grec, les poètes et les écrivains qui recherchent l’archaïsme emploient avec un génitif les adjectifs liber (VirG., Hon.)', nudus (SALL.), vacuus (SALL.), purus CHOR.;, le participe desolatus (SiL., VIII, 590), pour privatus, et l'adverbe longe (APuL. }°.

448. — Ablatif d'origine. — δ latin, c'est aussi avec l'ablatif

proprement dit qu'on construit les participes passés natus, ortus et les mots analogues signifiant né de, originaire de, issu de,

4° On emploie presque toujours sans préposition les ablatifs qui désignent la famille, la conditiun, etc., d’où quelqu'un est sorti.

Ex. : Cés., de B. Gall., IV, 12, 4 : Piso Aquitanus, amplissimo genere natus. Jbid., VII, 117, 3 : SUMMO in Arvernis Î10C0 ortus. Ibid, ΝΠ, 37, 1 : amplissimä familiä nati adulescentes.

2 L'ablatif qui désigne la mère ou le père dont quelqu'un est né peut être précédé de la préposition ex, mais ce n'est pas une règle absolue.

Cic., de Nat. deor., IH, 24, 62 : quod ex nobis natos liberos appellamus. — T.-Live, XLIII, 3, 2 : ex militibus Romanis etex Hispanis mulieribus... natos se memorantes.

1, Voyez ce qui a été dit ci-dessus, p. 182, n. #. 2. D’autres emplois du génitif se rencontrent après les verbes ou adjeclifs exprimant une idée de diselte. Voy. ci-après, p. 190 sq.

3. Quand esse signifie « sortir de », il se construit avec 6x el l’ablatif. Ex. : Cic., p. Planc., 6, 14 : reliquos video esse ex equestri loco.

En général, l'ablatif d'origine qui accompagne les verbes signifiant « naitre » (ou « donner la naissance »)

est précédé de 6x. Une construction comme : nagsci aliquo (Cac., p. Rosc. Am., 16, 46) est asser rare.

4. Voy. Kaxss-Scuwaiz, Antibarbarus, s. v. nasci, Quand le nom propre du père n'est pas cité, on se scrt ordinairement de l’ablatif sans préposition.

x. : Cic., p. Rosc. Am., 16, 46 : patre certo nagsci. — Nér., Cim., 2 (cf. Epam., 2, 1): eodem patre natus. — δέν. nm., Conéron., X, 29, 16: be principe equestris ordinis natus. — Suér., /Ver., 33 : quæstorio patre nata.

Quand le nom propre de la mère n'est pas cité, on met souvent l'ablatif avec 6x.

x. : Cie, de Orat., 1, 40, 183 : cum ex utraque (uxore) filius natus esset. (Cf. ad Fam.

ΧΠΙ, 8, 1; de Rep., II, 21, 37).

Mais on peut aussi employer l'ablatif seul.

Enfin quand le nom propre est cité, l'ablatif s'emploie ordinairement seul.

Ex. : Cic., de Nat. deor., 11, 17, 44 : quos omnes Erebo et Nocte natos ferunt (cf. ibid., ΜΠ, 16, 42; 20, 51; de Fato, 13, 30, εἰς.).

3° L’ablatif du nom d'un ancètre d'où quelqu'un descend est régulièrement précédé de ab.

Ex. : Cic.. p. Mur., 31, 66 : quoniam ab 1110 (Catone proavo) ortus es (cf. Nér., Al, 18, 3 et Cic., p. Planc., 21, 61: ἃ me ortus, moi qui n'ai pas d'ancêtres). — Cés., de B. Gall., II, 4, 1 : Belgas esse ortos 8 Germanis. — T.Live, VII, 32, 13 : patricius eras et a liberatoribus patriæ ortus.

449. — En grec, l'ablatif d'origine est remplacé par le génitif dans les expressions γίγνεσθαί τινος, εἶναί τινος, naître de quelqu'un, être fils de quelqu'un, descendre de quelqu'un. e/ gr € 03. D pese 1

Ex. : Xéx., Anab., I, 1, 1 : Δαρείου χαὶ Παρυσάτιδος παῖδες γῆγνονται δύο. — Err., lon., 803 : μητρὸς δ᾽ ὁποίας ἐστίν, οὐχ ἔχω φράσαι'.

REMARQUE. — On trouve souvent γίγνεσθα! ἔκ τινος (Ηοκ., 1ἰ., V, 548; HÉR.. VIl, 11; EUR., Jph. in Aul., 406, etc.) et c'est toujours ἀπό τινος γίγνεσθαι que l’on emploie, quand on veut signifier tirer son origine de quelqu'un ἢ,

450. — Pour indiquer la patrie dont on est originaire on emploie ordinairement un adjectif.

Ex. : Conx. Νέρ., Milt., 1, 1 : Miltiades, Cimonis filius, Atheniensis. Paus., 1,1 : Pausanias Lacedæmonius. Etc., etc.

Mais on trouve aussi soit l'ablatif seul soit l’ablatif précédé de ex°.

Ex. : Cés., de B. civ., 1, 24, 4 : N. Magius Cremonä. De Bell. Gall., \. 21, 1 : Q. Junius ex Hispaniä quidam.

C'est à l’ablatif qu'on mettait le nom de la tribu à laquelle apparte-

1, B.-Deusaïcx, Vergl. Synt., p. 207, n'admet pas qu'après εἶναι le génitif remplace un ablalif primilif ; se fondant sur les autres langues de la famille indo-européenne, il y voit un génitif proprement dit. Pourlant on peut sc demander si le grec, en construisant εἶναι avec un génitif d'origine, ne suivait pas tout simplement l'analogie de γίγνεσθαι. On comprend, à la rigueur, que dans une phrase comme celle-ci (Xén., Anab., VII, 3,19 : σὺ πόλεως μλεγέστης ci), le génilif πόλεως soit un génitif POmessif, parce qu'on peut traduire « tu appartiens à nne très grande cité ». Mais dans le vers d'Euripide cité, cela n'est pas possible. Quant au génilif avec γίγνεσθαι, c'est évidemment un génitif-ablatif ; car, en sanscrit, le verbe correspondant s'emploie avec l'ablatif. Cette construction remonte aux plus anciens temps de la langue grecque (cf. How., Od., XV, 248 : ποῦ δ᾽ υἱεῖς éyévovr’ ᾿Αλχμαίων ᾿Αμφίλοχός τε. Il, XXI, 89 : τῆς δὲ δύω γενόμεσθα).

2. Les poètes étendent la construction du génitif d’origine aux verbes φῦναι, βλαστεῖν, εἰς.

Es. : Sora, Trach., 401 : ὧν δ᾽ ἔδλαστεν, οὐκ ἔχω λέγειν. Et, par analogie, Sophocle va jusqu'à dire :

Phil. 3 : κρατίστον πατρὸς ᾿Ελλήνων τραφείς.

3. En pareil cas, T.-Live emploie très fréquemment ab et l'ablatif (εἴ. 1, 50, 3 : Turnus Herdonius ab Aricia), mais cet usage est peu correct et semble appartenir plutôt à la langue familière qu'à la prose liltéraire,

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naitun citoyen romain; voyez, par exemple, ces désignations officielles :

P. Rupilius P. f. Men., P. Rupilius, fils de Publius, originaire de la tribu Ménénia. — Serv. Sulpicius Q. f. Lem. Rufus, Servius Sulpicius Rufus, fils de Quintus, originaire de la tribu Lemonia!.

4514. — En grec, pour indiquer le dème auquel appartient un citoyen athénien, on emploie ordinairement un adjectif en -eus dérivé du nom du dème.

Ex. : Δημοσθένης Δημοσθένους Παιανιεύς, Démosthène, fils de Démosthène, originaire du dème Pæanie.

C'est la forme officielle. Mais on peut employer aussi soit un adverbe en -θεν, soit la préposition ἐκ suivie du nom du dème au génitif. 452. — À l'ablatif d'origine on peut rattacher :

4° L'ablatif de matière, qui, en règle générale, doit être précédé de ex, mais qu’on rencontre aussi sans préposition chez Virgile et chez les prosateurs, de l'époque impériale.

Ex. : Virc., Én., Il, 765 : crateresque auro solidi (cf. Tac., Ann., Il, 33 : vasa auro s0lida). — Pzine L'ANCIEN, Hist. nal., XXXVI, 86: 0Mnes lapide polito fornicibus tecti. — Tac., Ann., XII, 16 : mŒnia non saxo, sed cratibus et vimentis ac media humo*.

2° L’ablatif employé avec ab après les verbes passifs® ou après un verbe intransitif équivalant, par le sens, à un passif, quand le sujet logique d'où part l’action est un nom de personne.

Ex. : Cés., de B. Gall., 1, 1, 4 : memoria tenebat L. Cassium consulem occisum... ab Helvetiis. — Cic., de Of., 11, 1, 26 : non ex insidiis interiit (— interfectus est). non a paucis. — T.-Live, XXI, 51, 2 : Captivi. ἃ consule... venierunt (furent vendus). — Crc., ad Att., VI, 2, 10 : salvebis a meo Cicerone (c.-à-d. sois salué par, reçois les salutations ἀ6...). — Quinr., IX, 2, 12 : rogatus an ab reo fustibus vapulasset (s’il avait été battu à coups de bâton).

1. Sur les inscriplions grecques où se trouvent des transcriptions de cette façon officielle de désigner les citoyens romains, on lit le nom de la tribu au datif ; mais l'1 adscrit étant souvent négligé, il semble souvent que ce soit le nominalif. Voy. Revue critique, 1881, p. 41-42.

2. On peut se demander pourtant si dans la plupart de ces exemples l'ablatif ne remplace pas l'instrumental. Le seul argument sérieux qu'on puisse faire valoir en faveur de l'ablatif proprement dit, c'est que dans la construction classique l’ablatif de matière est précédé de la préposition 6x dont la fonction est de signifier l'origine. Mais en grec le génitif ne remplace pas un ablatif primitif, comme le prouve la comparaison avec les autres langues de la famille, par exemple le sanscrit védique, le lithuanien et le slave. Voy.B.-DeronCcx, Vergl. Synt., p. 340 et cf. ci-dessus, p. 120, note 4.

3. Mais non pas le génitif grec avec ὑπό, car ὑπό veut dire « sous l'influence de » οἱ ne marque pas l'origine ; ce qui marque l'origine c'est la construction peu correcte (voy. Revue des Revues, t. V, Ρ. 314) : ἔχ τινος, παρά τινος, ἀπό τινος, au lieu de ὑπό τινος.

153]. | Chat.

De même avec fio, verbe intransitif, qui sert de passif à facio.

Cés., de B. civ., 1, 41, 4 : Opus... a tertia acie fiebat. 10.. 1, 74. 5 : idem hoc fit a principibus Hispaniæ.

REMARQUES. — I. On emploie aussi l'ablatif précédé de ab, quand le sujet logique d'où part l’action est une chose que l’on considère comme personnifiée.

Ex. : Cic., de Off., 1, 20, 68 : vinci a voluptate (le plaisir est comparé à un ennemi contre lequel on a à lutter).

En dehors de ce cas, ab et l’ablatif avec un nom de chose est une incorrection, propre peut-être à la langue familière (bien qu’on la trouve même chez CÉSAR, de B. Gall., ll, 13, 9).

Il. Quand le sujet d'où part l’action est un nom d'animal, le verbe passif se construit aussi avec δ΄.

Ex. ; Cic., ad Fam., VII, 1, 3 : sed quæ potest homini esse polito delectatio, cum aut homo imbecillus a valentissimaä bestiä laniatur aut præclara bestia venabulo transverberatur? — T.-Live, XXI, 5, 45 : quidam.. ab elephantis obtriti sunt.

III. Quand le complément du verbe passif est un nom de chose, c'est l’ablatif sans préposition que l’on emploie; mais dans ce cas l'ablatif latin correspond au datif grec et c'est proprement un instrumental marquant la cause. (Pour cette question, voy. ci-après, $ 181.)

453. — 1° Les verbes latins qui signifient apprendre quelque chose de quelqu'un se construisent avec l'ablatif précédé de ab, ex ou de. L’ablatif marque en pareil cas l'origine de l'information.

Ex. : Cés., de B. Gall., 11, 31, 4 : pro suâ clementiä ac mansuetudine, quam ipsi ab aliis audirent…. Jbid., VI, 31,9 : ut 6x Captivo audierant (cf. Cic., Læl., 4, 14; ad Fam., IX, 2,1; de Leg. II, 49, 41). — Cic., Brut., 12, 252 : de ROC (de Cicéron que voici) hujus generis (en fait d'éloquence) acerrimo existimatore sæpissime audio, illum omnium fere oratorum Latine loqui elegantissime (cf. ad Fam., XI, 12, 2; ad Att., XVI, 1, 8; in Verr., 11, 3, 51, 130; de Orat., II, 33, 133; de Rep., 11, 15, 28). — Cés., de B. Gall., IV, 19, 1 : hæc ab 118 cognovit. Jid., IV, 23, 5: quæ ex Voluseno cognosset*?.

4. Celle règle est fondée sur l'usage des bons écrivains. Scaurrz, lat. Sprachlehre, ὃ 284, Ann. 3, préteud qu'en parlant d'animaux on u'emploie pas l’ablatif avec ab et il cite: bubus arare, equo vehi. Mais il ἃ confondu deux cas : dans les exemples qu'il allègue l’ablatif est un ivstrumental, parce que ce qu'il s’agit d'exprimer c'est le moyen employé pour labourer, pour se transporter, etc. De même, si l'on voulait dire « faire nourrir ses enfants par une chèvre », c.-à-d. par le moyen d’une chèvre, il faudrait dire : curare ut liberi capra alantur. Mais quand il s'agit d'exprimer nettement de quel animal part l'action, c’est l'ablatif avec ab qu'il faut employer.

2. Avec cognoscere, Cicéron emploie ordinairement 6x (rarement ab) et l'ablalif du nom de la personne qui a donné l'information, tandis que César emploie presque aussi souvent l'une des deux tournures que l'autre.

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de En grec, ἀχούειν se construit avec le génitif de la personne, seul ou accompagné de παρά, dans le sens de apprendre quelque chose de quelqu'un. Ici, le génitif a le sens de l'ablatif latin.

Ex. : Pzar., Apol., 11 b : ἐμοῦ ἀχούσεσθε πᾶσαν τὴν ἀληθειαν. — Χέν.. Anab., 1, 2, 5 : ἤχουσε παρὰ Τισσαφέρνους τὸν Κύρου στόλον᾽.

De même, πυνθάνεσθαι, avec le génitif de la personne, signifie comme πυνθάνεσθαι παρά τινος, apprendre quelque chose de quelqu'un (cf. Escavue, Supp., 185; Sopn., Ed. R., 333; Anisr., Gren., 1417; Héron., II, 91; XÉX., Cyr., IV,

4, 2; PLATON, Bang. 119 e) Ou s'informer de quelque chose auprès de quelqu'un FA — τ ἢ pra (cf. XÉN., Anab., " 5, 25; PLAT., Gorg., 655 ὁ), etc.?.

154. — Ablatif de disette. — Æn latin, les verbes qui signifient manquer de se construisent ordinairement avec l’ablatif*, Tels sont egeo et careo.

Ex. : Cic., Tusce., V, 35, 102 : quotidie nos ipsa natura admonet, quam paucis, quam parvis rebus egeat*. Ibid., V, 22, 63 : miserum est carere consuetudine amicorum.

455. — L'analogie des verbes de disette est suivie par les adjectifs inops, inanis, cassus (poét.) et expers (plutôt archaïque), privé de‘.

1. On trouve aussi chez les poèles et dans la prose ionienne les préposilions πρός ou ἔχ.

Ex. : How, 7|., XIV, 524 : ὑπὲρ σέθεν αἴσχε' ἀκούω πρὸς Τρώων --- Sorn., Aj., 1235 : ταῦτ᾽ οὐχ ἀχούειν μεγάλα πρὸς δούλων χαχά « entendre de pareilles choses de la bouche d'esclaves, n'est-ce pas affreux? » — Hsnon., 1, 118: ἤχουσε πρὸς τοῦ βουκόλον τὸ πρῆγμα. Ill, 62 : ἀκούσας ταῦτα x τοῦ κήρυκος (cf. How., Od., XV, 374).

Thucydide est le seul auteur qui offre un exemple de la préposition ἀπό. 1, 125, 1 : οἱ δὲ Λακεδαιμόνιοι ἐπειδὴ ἂφ᾽ ἀπάντων ἤχονσαν γνώμην...

Mais les mots ἀφ᾽ ἁπάντων se rattachent plutôt ἃ γνώμην (= τὴν ἀφ᾽ ἁπάντων γνώμην) qu'au verbe ἤχονσαν.

Le verbe poétique χλύειν 8 naturellement les mêmes constructions (εἴ. Ηομ., Od., ΧΙΧ, 93 : ἐξ ἐμεῦ ou — Soru., (Κα. R., 429 : À ταῦτα δῆτ᾽ ἀνεκτὰ [« n'est-il point intolérable »] πρὸς τοῦτον Ἀλύειν ;).

2. On le aussi ἔχ τινος Chez Sopnocix (Ed. à Col., 1266), πρός τινος chez Hénovuts (III, 68) et enfin ἀπό τινος chez Escuvix (Choéph., 737).

3. Pour la construction des verbes et des adjectifs signifiant une idée d'abondance, voy. ci-dessus, Ε 118, 7°(p. 145)et cf. $ 130, 6° (p. 165). On ἃ cru longtemps que les verbes ou adjectifs qui marquent l'abondance devaient ètre réunis eu une seule règle avec ceux qui marquent La diselte : en effet, à part quelques exceptions peu importantes, les uns et les autres se construisent en grec avec le génilif et en latin avec l'ablatif. Mais la comparaison avec les autres langues de la famille indo-européenne ne permet pas d'attribuer à la construction la même origine dans les deux cas. Avec les verbes ou adjectifs qui marquent la disette, l'ablatif latin est un ablatif proprement dit exprimant la privation, c'est-à-dire la séparation εἶθ...» οἱ lc génitif grec remplace un ablatif primitif; au contraire, avec les verbes ou adjectifs qui marqueat l'abondance, le génilif grec est un génilif proprement dit (νον. ci-dessus, $ 118, 7° avec la note) et l'ablatif latin reunplace un instrumental (voy. ci-après, ξ 188, 1°).

4. A l'exception toutefvis du verbe indigere, qui se construit mieux avec ie génitif qu'avec l'ablatif. Cf. ci-dessus, ὃ 118, 7°, Rau. (p. 145.)

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