‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 56 sur 306 · Pour 6480, voy. ci-dessus, ὃ 118, 7°, Rem. (p · texte numérisé non relu

Pour 6480, voy. ci-dessus, ὃ 118, 7°, Rem. (p

6. L'adjectif exheres se trouve une fois chez Plaute avec l'ablatif,

Ex. : Most., 234 : ut ego exheredem meis bonis me faciam..

Ex. : Cic., Bri:t., 10, 247 : nOn inops verbis. Ad Att., 11, 8,1 : nulla abs te per hos dies epistula inanis' aliqua re utili et suavi venerat. — Vinc., Én., 11, 85 : nunc cassum Jumine lugent. — Piaure, Pers., 509 : ea res me domo expertem facit (cf. Asin., 45; Amph., 113: Tunrpil. ar. Nox., p. 500, 23). — SaLL., Calil., 33, 1 : plerique patriæ, omnes fama atque fortunis expertes sumus.

156. — Æ'n grec, le génitif remplace l'ablatif avec les verbes δεῖσθαι, avoir besoin, demander ; ἀπορεῖν, σπανίζειν, manquer de, χενοῦν, ἐρημοῦν, vider de, ἀποστερεῖν , ὈΓΙΝΟΓ, dépouiller de, στέρεσθαι, se trouver dépouillé de.

Ex. : Gxou. : ὁ μηδὲν ἀδικῶν οὐδενὸς δεῖται νόμου. — Χέν., Anab.. 11, 2, 1 : τῶν ἐπιτηδείων οὐχ ἀπορήσομεν. Hier., 10,1: φιλίαν χτησάμενος ἄρχων οὐδὲν ἔτι δεήσεται δορυφόρων. Hier., 1, 14 : τοῦ ἡδίστου ἀκροάματος ἑπαένου, οὔποτε σπανίζετε. -- Piar., Bang., 191 ἃ : (ὁ Ἔρως) ἡμᾶς ἀλλοτριό- TNTOG μὲν χενοῖ, οἰχειότητος δὲ πληροῖ. — Dém., XXIX, 3 : οὗτος ἐμὲ τῶν πατρῴων ἁπάντων ἀπεστέρηχε. — XEN., Anab., Ml, 2, 2 : χαλεπὰ τὰ παρόντα, ὁπότε ἀνδρῶν στρατηγῶν τοιούτων στερόμεθα.

RemarQUES. — 1. L'impersonnel δεῖ correspondant au latin opus est se construit comme δέομαι avec un complément au génitif. On dit δεῖ μοί τινος, j'ai besoin de quelque chose; πολλοῦ δεῖ, il s'en faut de beaucoup, ὀλίγου δεῖ, il s’en faut de peu’.

11. Quand δέομαι est suivi d'un pronom ou d'un adjectif neutre comme complément, le pronom ou l'adjectif doit être à l’accusatif (cf. ci-dessus ὃ 62, 3° et 4°).

Ex. : δέομαι Tt, j'ai besoin de quelque chose, δέομαι οὐδέν, je π᾿ δὶ besoin de rieu.

III. Le verbe δέομαι suivi du génitif d'un nom de personne signifie ordinairement prier.

Ex. : δέομαί δου, je te prie; τοῦτό σου δέομιχι, je Len prie. Cf. Escu., III, 61 :

δεήσομαι ὑμῶν μετρίαν δέησιν, je vous adresserai une jusle prière, C.-à-d. je vous demanderai une chose juste.

1. Toutefois inanis signifiant « vide de », se construit parfois avec un génitif. Ex. : Cic., de Orat., 1, 9, 37 : Omnia plena consiliorum, inania verborum videmus.

Mais dans cet exemple, il semble bien que le génitif soit amené par une raison de symétrie (cf. plena consilior um); à moins que ce soit l’analogie des contraires qui ait conduit à mettre le génitif après ua adjectif de disette, comme on l’avait mis avec un géuitif d'abondance.

2. Entre les deux locutions il n°ÿ a qu'une analogie de sens ; la construction de δεῖ diffère tout à fañ de celle d'opus est (cf. ci-après, 8 188, 14° [p. 221]). Avec opus est l'ablatif latin est un isstrumental ; avec δεῖ, le génitif grec remplace un ablatif signifiant la chose dont on est privé, c'est-à-dire, en somme, séparé.

3. Le tour impersonnel peut être remplacé par le tour personnel sans que la construction change : Ξξολλοῦ δέω ἔχειν « je suis loin d'avoir », τοσοῦτον δέω ἔχειν ὥστε... « je suis si loin d'avoir.., que...

ἐξ Het

IV. Le verbe ἀποστερεῖν se construit ordinairement! avec l'accusatif de la personne et le génitif de la chose (toutefois νου. ὃ 58, REX. 1), mais le passif στέρεσθαι veut toujours son complément au génitif.

457. — Les adjectifs grecs marquant la disette se construisent aussi avec le génitif. Ce sont évôeñs ou ἐπιδεής, qui manque de, ἔρημος, γυμνός; χενός, vide, privé de, &yvos, pur de, etc.

Ex. : PLar., Rép., 381 € : οὐ γάρ που ἐνδεᾶ γε φήσομεν τὸν θεὸν κάλλους ἢ ἀρετῆς εἶναι. — Χέν., Mém., IV, 4, 24 : φίλων ἀγαθῶν ἔρημοι. — PLar., Lois, 159 c (cf. 840 d) : φόνου ἁγνός.

458. — Ablatif de comparaison?. — Après le comparatif des adjectifs ou des adverbes, le latin remplace souvent par un ablatif? la conjonction quam suivie d'un nominatif ou d'un accusatif.

Ex. : Cic., de Leg., 1, 1, 22 : quid est in homine ratione divinius ? - Cés., de B. Gall., VII, 19, 5 : nisi eorum vitam sua salute habeat cariorem. — T.-Live, XXII, 3, 4 : ut potiorem irà salutem atque utilitatem vestram habeatis.

REMARQUES. — I. L'ablatif de comparaison se rencontre, à l'exclusion de tout autre tour, dans un latinisme bien, Fe f' τ ὃ; " " -

Ex. : CÉs., Fragm., 143, 3 : quo mihi gravius abs te nil accidere potest, le plus grave ennui que lu puisses me causer.

C'est le seul cas où le comparatif ne peut pas se construire avec quam*.

II. On enseigne qu’une phrase comme celle-ci : « Pourquoi croire Hérodote plus véridique qu'Ennius? » devrait se rendre en latin par : Herodotum cur veraciorem ducam quam Ennius erat? Mais, en réalité, on pouvait aussi bien dire, comme Cicéron, de Div., 11, ὅθ, 115 : Herodotum cur veraciorem ducam ÆEnnio? La vraie règle, c'est qu'en pareil cas l’ablatif ne peut remplacer la proposition avec quam, que si le comparatif lui-même est au nominatif ou à l’accusatif.

Ex. : Cic., Læl., 8, 26 : nihil est amabilius virtute. De Orat., 11, 37, 154 : non tulit ullos hæc civitas aut gloriä clariores aut auctoritate graviores aut humanitate politiores P. Africano, C. Lælio, L. Furio.

1. Il peut aussi (mais plus rarement) se construire comme ἀφαιρεῖσθαι avec deux accusalifs, celui de la personne et celui de la chose (voy. ci-dessus, & 58).

Ex.: Dén., XXVIIT, 13 : τὴν τομὴν ἀποστερεῖ με.

2. Voy. Ἐν. Waærrriix, der Ablativus comparationis (dans l'Archiv de Weælfflin, t. VI, p. 647 elsuiv.).

3. Cet ablatif peut sc rameucr à l'ablalif du point de départ. Quand on dit doctior Petro. c'est eu partant de Pierre pris comme terme de comparaison qu'on affirme la supériorité de tel ou tel. Celle construction appartenant à la plupart des langues indo-européennes doit étre considérée comme proethnique. Voy. B. Daienücx, Vergl. Synt., p. 216 οἱ dans les Gbütting. Gelehrt. Anz. (1884, n° 13) le compte rendu fait par Piscuec, du travail de H. Ζιεμεν, Vergleichende Syntaz des indo-germanischer Komparativs, ete. (Berlin, 1884). Je rappelle ici l'étude d'Otto Schwab que j'ai déjà sigualée dans l'Introduction (p. 13, n. 1) : Historische Syntax der griechische Comparation in der klassischen Litteratur (Würzburg, 1893, 1894, 1895).

4. Une tournure analogue existe en grec avec le génitif de comparaison.

Ex.: Isocn.. 1, 5 : τῆς ἀρετῆς ἐφιχέσθαι δύνασθε, ἧς οὐδὲν χτῆμα σεμνότερον οὐδὲ βεθαιότερόν ἐστιν.

.0] | Hat.

SYNTAXE DES Cas. 193

Horace s’est exprimé d'une façon peu correcte en disant :

En dehors de ces deux cas, l’ablatif, au lieu de quam, est tout à fait exceptionnel. Ép., 1, 10, 11 : pane egeo, jam mellitis potiore placentis.

159. — En grec, le génitif-ablatif de comparaison peut remplacer

: la conjonction % suivie non seulement d'un nominatif ou d’un accu-

| satif, mais quelquefois même d'un autre cas. L'usage du génitif est

donc beaucoup plus libre en grec que l'usage correspondant de l'ablatif en latin.

Ex. : Isocn., 1, 31 : πολλῶν χρημάτων χρείττων ὁ παρὰ τοῦ πλήθους ἔπαινος. — Ριάτ., Apol., 39 a : πονηρία θᾶττον θανάτου τρέχει. — Isocr., 1, 16 : ἡγοῦ τῶν ἀχουσμάτων πολλὰ πολλῶν εἶναι χρημάτων χρείττω. -- PLAT., Gorg., 419 : ἀθλιώτερόν ἐστι μὴ ὑγιοῦς σώματος (— ἢ μὴ ὑγιεῖ σώματι) μὴ ὑγιεῖ ψυχῇ ξυνοιχεῖν. — Turc, I, 85, 2 : ἔξεστι δ᾽ ἡμῖν (sc. βουλεύειν) μᾶλλον ἑτέρων (— μᾶλλον ἢ ἑτέροις) dix ἰσχύν. — Aristote, Polil., Υ, Ἵ, 15 : ἐν στρατηγίᾳ δεῖ βλέπειν εἰς τὴν ἐμπειρίαν μᾶλλον τῆς ἀρετῆς (— ἢ εἰς ἀρετην). — Tavc., VIN, 52, 1 : πλείοσι ναυσὶ τῶν Αθηναίων (— ἢ οἱ ᾿Αθηναῖοι εἶχον) παρῆσαν.

REMARQUE. — On trouve, en laulin, quelques exemples du génitif après un comparatif.

Comme ce tour se rencontre surtout chez les écrivains dont la langue est incorrecte, on enseigne ordinairement que c’est un vulgarisme.

Ex. :PLINE, His. nat., VII, 31 : salve (M. Tulli), omnium triumphorum lauream adepte majorem! — APuL., Mé!., IX, 38 : nec tamen sui molliorem.

\lais on peut se demander si ce n'est pas plutôt un hellénisme ; car Vitruve (cf. V,1,3: superiora inferiorum fieri contractiora)}, Symmaque et Ammien Marcellin (dont la langue est pleine de locutions grecques) s'en sont servis aussi. En tout cas, il n’est pas douteux que les écrivains ecclésiastiques n'aient emprunté directement cette construction au grec!.

160. — 4° ΔῊ latin, les ablatifs æquo (GCrc.), justo, solito, dicto (Ροέτ. et T.-Live), 8pe, exspectatione, opinione, necessario, etc., construits comme compléments du comparatif, remplacent une proposition entière.

Ex. : Cic., Brut., 1,1 : Opinione omnium majorem animo cepi dolorem, j'ai ressenti un chagrin plus grand qu'on ne le croyait généralement. De Am., 16,58 : neque verendum est ne plus æquo quid in amicitiam congeratur. — Cés., de B. Gall.

| 1. Voy, Eo. Wavrriux, der Genelivus comparationis und die præposilionalen Umschreibungen (dans l'Archit de Wælffin, t. VII, p. 115 et suiv.). Cf. H. Gosizen, Étude lexicographique et grammaticale de la latinité de saint Jérôme, p. 322. À cet endroit, j'ai commis la même élourderie que Daæoen (Hist. Synt. d. lat. Spr., ξ 212) en cilant Tacrre (Ann., IV, 63) οἱ Surroxe { Aug., 38); dans ces deux exemples QUAM esl sous-entendu et la construction est très naturelle. Cf. Scnuzrz, lat. Gramm., p. 366-7 ct voy. Phil. Rundschau, 1, 1, p. 25. Pouc la question de l'hellénisme, voy. Barxocs, ouv. cité, p. 140.

GRAMM. COMP. DU GREC ET DU LATIN (Syntaxe). 48

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VI, 16, 3 : cum longius necessario procederent. — T.-Live, IV, 24, 1: ea res aliquanto exspectatione omnium tranquillior fuit. VII, 45,7: Minucia Vestalis suspecta propter mundiorem justo cultum. XXXIII, 19, 11 : imbribus continuis citatior solito amnis. Etc.

d En grec existe aussi un emploi elliptique du génitif-ablatif complément du comparatif, mais ce tour est beaucoup plus étendu que le tour correspondant du latin.

Ex. : XEN, Mém., Il, 1, 2 : ἢ Καχία ἐχεχαλλώπιστο τὸ μὲν χρῶμα ὦστε λευχοτέραν χαὶ ἐρυθροτέραν τοῦ ὄντος δοχεῖν oxiveσθαι. --- IsocrATE, IL, 7 : ὐαγόρας χαταδεεστέραν τὴν δόξαν τῆς ἐλπίδος ἔλαύεν. — Εβαπινε, III, 80 : Φίλιππος Θηδαίους περαιτέρω τοῦ καιροῦ χαὶ τοῦ ὑμετέρου συμφέροντος ἰσχυροὺς χατεσχεύασεν. -- XÉN., Mém., III, 11, À : χρεῖττον ἦν λόγου τὸ χάλλος τῆς γυναιχός. — Tue. I, 84, 3 : ἀμαθέστερον τῶν νόμων τῆς ὑπεροψίας παιδευόυεθα χαὶ σωφρονἔστερον ἢ ὥστε αὐτῶν ἀνηχουστεῖν (c'est comme s'il y avait ἀμαθέστερον παιδευόμεθα ἢ ὥστε νόμους ὑπερορᾶν). -- Lys, XII, 96 : ἡγούμενοι τὴν αὑτῶν ἀρχὴν βεδαιοτέραν εἶναι τῆς παρὰ τῶν θεῶν τιμωρίας, croyant leur domination trop solidement assise pour avoir à redouter la vengeance des dieux. — DÉm., Il, 94: οἱ πρόγονοι χρείττω τὴν ἐπὶ τοῖς ἔργοις δόξαν τῶν φθονούντων χατέλιπον (une gloire si grande qu'elle est au-dessus des attaques de l'envie).

461. — Par analogie avec la construction du comparatif, le grec met au génitif le complément de certains adjectifs au positif qui impliquent l'idée d'une comparaison; tels sont περισσός, supérieur a!, ἄλλος (et par analogie ἀλλοῖος, ἀλλότριος), ἕτερος, différent de? ; δεύτερος et ὕστερος, qui vient après; et enfin les adjectifs en -πλάσιος et en -στος.

Ex. : Xëx., Cyr, VIN, 2, 22 : ἃ ἂν εἰδῶ περιττὰ ὄντα τῶν ἐμοὶ ἀρκούντων, τούτοις τὰς ἐνδείας τῶν φίλων ἐξαχοῦμαι..-- Ριλτ., Charm., 163: ποίησιν πράξεως χαὶ ἐργασίας ἄλλο ἐνόμιζε. Μέη.. 81: πότερόν ἐστιν ἐπιστήμη ἢ ἀρετὴ ἢ ἀλλοῖον ἐπιστήμης; Gorg., 500 6 : ἑτερὸν τὸ ἡδὺ τοῦ ἀγαθοῦ. — Ecr., Arch. 30 : τυραννὶς τῶν θεῶν δευτέρα νομίζεται (qui vient immédiatement après les dieux). — Isocn., XVI, 31 : Ἱππόνιχος nv γένει οὐδενὸς

1. Le verbe περισσεύω suit, pour la construction, l'analogie περισσός, dont il est dérivé. Ex. : Xëx., Bang., 4, 34: τἀρχοῦντα ἔχει καὶ περισσεύοντα τῆς δαπάνης. 2. L'adjeclif qui, en sauscril, signifie « autre, différent », se construit avec l'ablatif. Voy. B.-Dacnnîcx, Vergl. Synt., p. 216.

3. Cf. en latin duplet quam (Coz., 1, 8, 8: Pitme, XIX, 1 [2]; Quimr. Il, 3, 3), multiplex quam…. (T.-Live, YIL, 8).

ὕστερος τῶν πολιτῶν. --- Ménaxpre, Sent, 599 : ἐχ φειδωλίας χατέθετο μῖσος διπλάσιον τῆς οὐσίας. -- Piar., Rép., 581 : τριπλασίου τριπλάσιον ἀριθμῷ ἀληθοῦς ἡδονῆς ἀφέστηχε τύραννος. -- Χέν., Écon., 8, 22 : μυριοπλάσια ἡμῶν πάντα ἔχει ἡ πᾶσα πόλις. — Lysus, XIX, 39 : πολλοστὸν μέρος ἦν τὰ χρήματα ὧν ὑμεῖς προσεδοχᾶτε.

Remarques. — I. Cicéron semble avoir imité la construction grecque de δεύτερος, quand il a dit :

Oral., 1, ἃ : nam in poetis non Homero soli locus est... aut Archilocho aut Sophocli aut Pindaro, sed horum vel secundis (τούτων δευτέpotç). Brul., 69, 242 : Q. Arrius, qui fuit M. Crassi quasi secundarum ‘sc. partium actor})*.

Il. La langue latine archaïque construisait alius, autre que, avec l'ablatif, et cette construction se retrouve dans une lettre de Brutus et Cassius {chez Cic., ad Fam., XI, 2, 2); de mème æque, pareillement que est suivi de l'ablatif chez Plaute. Enfin Salluste Hist,, IV, 14, éd. Krilz) et Ovide (Fast., VI, 804) construisent avec l'ablatif par signifiant, de mêmes dimensions, de même rang que.

102. — De même, en grec, on construit avec le génitif-ablatif les verbes qui renferment une idée de comparaison, comme πλεονεχτεῖν, avoir l'avantage sur, ἡττᾶσθαι, avoir le dessous, se laisser vaincre, μειονεχτεῖν, être dans une situation inférieure, ὑστερεῖν, arriver plus tard (que quelqu'un) ou arriver trop tard (pour quelque chose); περιγίγνεσθαι, περιεῖναι, l'emporter sur, προέχειν, ὑπερέχειν, dépasser, surpasser; λείπεσθαι, ἀπολείπεσθαι, rester en arrière de ὃ,

Ex. : Ριατ., Lois, 635 d : ταὐτὸν πείσονται τοῖς ἡττωμένοις τῶν φόδων, — χέν., Hell, NV, ἃ, 5 : ἡττῶντο τοῦ ὕδατος. --- Dem, XVII, 244 : οὐδαμοῦ ἡττηθεὶς ἀπῆλθον τῶν παρὰ Φιλίππου πρέσ-

!. Mais il ne faudrait pas voir un génitif de comparaison dans une phrase comme celle-ci : Piar., Ménez., 240 : Λαχεδαιμόνιοι τῇ ὑστεραία τῆς μάχης ἀφίχοντο. C'est un génilif possessif analogue à celui que nous trouvons en latin dans des constructions comme :

Cic., ad Att., AT, 7, 1 : post diem tertium ejus diei (cf. pridie, postridie ejus diei) et qui a passé dans les locutions francaises : α la veille, le lendemaiu de cc jour. » D'ailleurs, voy. ci-dessas, p. 410, nole 1.

2. Toutefois, dans ce dernier exemple. on pourrait expliquer le génitif Crassi comme dépendant de l'idée cootenue dans l'expression Secundarum, ct qui est celle-ci: « Arrius était le second de Grassus. » Quant au premier exemple, le tour employé par Cicéroa l'obligeait à ne pas sa servir de la construction ordinaire : ab his secundis (car ou dit ordiaairement : ab hoc seoundus « qui vient immédiates ment eprès celui-ci») eut formé une loculion à peu près incompréhensible. Sur la construction de secundus, voy. Kaxes-Scuwaiz, Antibarbarus der lateinischen Sprache.

3. On enseigne qu'avec ceux de ces verbes quisont composés de περί, ὑπέρ ou πρό, le génitif est un génitif proprement dit dépendant de la préposition. Cela cst hors de doute pour ceux de ces verbes qui remontent aux origines de la langue; mais pour ceux qui se sont formés plus tard, ils ont fort bien pu suivre l'anelogie des verbes impliquant une idée de comparaison ; or, s'il on est aiusi, le géuitif dont ils sont saivis remplace bien un ablatif primitif. En lout cas, la question n'a point encore été tranchée, ct il a patu convenable de grouper ensemble des verbes qui se rapportent à un même ordre d'idées,

ὄεων. -- χέν., en ἀγαθοῦ peiovexret.

Anab., 1, 1, 12 : ᾿Αὐροχόμας ὑστέρησε τῆς μάχης ἡμέρας πέντε, Abrocomas arriva cinq jours trop tard pour la bataille. Agés., 2, :ὑστερήσειε τῆς πατρίδος. Cyr., II, 4, 19 : τάχει περιἐγένου αὑτοῦ. Ages, 5, 2 : (᾿Αγησίλαος) ἡγεῖτο ἄρχοντι προσήχειν οὐ μαλαχίᾳ, ἀλλὰ χαρτερίᾳ τῶν ἐδιωτῶν περ:εἶναι. — Tauc., II, 62, 4 : γνώμῃ προέχειν τῶν ἐναντίων. — Déu., 51, 24 : ἀπολείπεσθαί τινος, être distancé par quelqu'un, lui être inférieur (cf., au fig. : ἀπολείπεσθαι καιροῦ, laisser échapper l'occasion [lff. rester en arrière]).

REMARQUE. — On construit, comme προέχειν, avec le génitif, des verbes intransitifs correspondant au latin præesse (προεστάναι, προστατεύειν) οἱ quelques verbes transitifs προιστάναι (lat. præficere), προτιμᾶν, προχρίνειν, Rs préférer ?.

Au contraire, on construit ὑπερύάλλειν (et le moyen ὑπερθάλλεσθαι) avec l'accusatif de la personne (cf. XÉN., Hell., VII, 3, 6); il en est de même de ὑπερέχειν (cf. Eur., Hipp., 1365 : 60° ὃ σωφροσύνῃ πάντας ὑπερέχων). ΓΕ aus

Quant à ἐφεστάναι, être préposé à εἰ ἐφιστάναι, préposer à, ils se construisent avec le datif, qui dépend de l’idée contenue dans la préposition.

Ex.:Escn., Agam., 1202 : μάντις μ᾽ ᾿Απόλλων τῷδ᾽ ἐπέστησεν τέλει. — PLAT., 1 Alcib., 122 " : ἐφιστάναι στρατηγὸν τῷ στρατοπέδῳ. — ARIST., Guépes, 955 : (ἐφεστάναι) προδατίοις.

G. — LE LOCATIF δ. 1, — Le locatifs proprement dit‘.

463. — Définition. — Le locatif était un ancien cas dont la fonction était de marquer le lieu ou aussi, par extension, le temps dans lequel l’action se fait (questions ubi et quando).

Il ne reste plus que quelques traces de ce cas en grec et en latin: χαμαί, humi, oïxo:, domi; Πυθοῖ, à Delphes, Μεγαροῖ, ἃ Mégare; Romæ, Lugduni, ruri, Carthagini, militiæ, pridie, postridie (p. posteri die), cotidie (p.quotidie)*, diequarti ou diequarte, diequinti ou diequinte, etc.

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