‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 58 sur 306 · Cette règle souffre un certain nombre d'exceptions · texte numérisé non relu

Cette règle souffre un certain nombre d'exceptions

Ainsi l’on n'exprime pas la préposition in :

4° Devant les noms de villes, qui sont au pluriel ou à la troisième déclinaison.

Ex. : natus est Athenis ou Lacedæmone.

REMARQUE. — Cette règle s'applique même à des cas comme celui-ci : Cic., ad Att., XVI, 6, 2 : Athenis tuis*.

9e Devant l’ancien ablatif foris devenu adverbe.

1. Voy. Momo, À Grammar of the Homeric dialect, 2° éd. (Oxford, 1891), p. 139.

2, 11 semble même que dans la langue archaïque ou familière l'ablatif seul ou précédé de in tendait à supplanter le locatif pour les noms de ville de la première ou de la deuxième décliuaison, :

Ex.: Practs, Bacch., 306 : in Epheso. — Jusrux, XX, 3, 9 : Corintho. et Ur Mais il ne [δαὶ rien exagérer ct surtout se garder de grossir sans nécessité la liste des passages où l'on peut relever cette incorrection, Ainsi dans Cicéron (Brut., 18, 72: captum Tarento.…. Livium), et dans César (de B. civ., I, 34, 1: Gorfinio Captum), les ablatifs Tarento ct Corfinio ne remplacent pas un locatif: ce sont des ablatifs proprement dits, des ablatifs de la questiou unde, comme le prouve cet exemple :

In Verr., I, 4, 57, 129 : 6x Macedonia captum, « emmené prisonnier de Macédoine, »

Enfia, chez Cic., ad Att., VII, 3, 6: in Cajetä s'explique par ὑπὸ raison analogue à celle qui a été donnée ci-dessus, $ 67, Ram. IE. Voy. aussi L. Haver, Rev. de Phil.,t, XI, p.76.

3. Voy. Scucurz, La!. Sprach. (Paderborn, Schôningh, 79 éd., 1871). p. 319. Pour Cicénox (ad At, XI,16, 1), τοῦ. Inh'od., p. 10.

3° Quand les mots terrä, sur terre, mari, sur mer, sont opposés l’un à l’autre(comme dans l'expression terrä marique, parexemple), et même quand ils sont employés isolément.

Ex. : Varin. ar. Cic., ad Fam., V, 9,2: terrä marique' conquirere. — Conx. Νέρ., Con., 1, 1 : magnas res mari gessit. — T.-Livx, XXII, 40, 2 : ut terra rem gereret.

4 Ordinairement devant l’ablatif de locus, quand il est accompagné d’un adjectif, quelquefois devant l'ablatif de pars ou de regio, quand il est accompagné d'un adjectif.

Ex. : Cic., ad Fam., ΝῊ, 20, 2 : remoto, salubri, amœno 1060. Ibid., XV, 4, 10 : altissimo et munitissimo 10C0. De Of., 1, 40, 112: ordinem sic definiunt : compositionem rerum aptis et accommodatis locis®. — Cés., de B. civ., 111, 69, 3 : Θᾶ parte se recipiebat. 11, 112, 7 : reliquis oppidi partibus est pugnatum. — T.-Live, XXII, 8, 8 : hortus erat posticis ædium partibus. V, 8, 1 : eä regione, quä M. Sergius præerat, castra adorti sunt.

5° Souvent devant loco, quand il signifie en son lieu, à propos.

Ex. : Cic., ad Fam., IX, 16, 4 : etsi posuisti 10CO versus Accianos. ΧΙ, 16, 1 : epistulæ offendunt non loco redditæ.

6° Souvent devant loco ou numero dans les expressions suivantes :

EX. : Cic., ad Fam., Y, 3, 1 : fratris 1000 esse, étre comme un frère, tenir lieu de frère. Dir. in Cæcil., 19, 61 : parentis 10C0 esse. — Ci. de B. Gall, VI, 71,3 : neque hos habendos civium 1000 (εἴ. de B. civ., 11, 25, 3, etc.). De B. Gall., NI, 6, 3 : hostium se habiturum numero confirmat…. 16., V, 21, 2 : obsidum numero (en qualité d'otage) mitti*.

1. Sur cette locution consacrée voy. Scnmaiz, Prog. Mannheim, 1881, p. 48; Taiximax, Apoll., p. 20, Anm.; Laxmanar, Bayer. Gymn.,t. XVI, p. 279 ; Orro (dans l'Archiv... de Wéælfllin, t. 1V, p. 1%). On trouve aussi, mais rarement, terrà mari (cf. T.-Live, XLI, 3, 1 ; XLIV, 22, 8), plus souvent terrä et mari (cf. Cue., ad Att.. X, 4, 3) ou mari atque (ac) terrà (cf. Cic., in Verr., 11. ?, 2, ἃ; Sare., Catil., 53, 2; Fion., NH, 8, 11). 11 est extrêmement rare que l'ordre des-deus-termes soit inter verli. On cite ‘comme une curiosité mari terräque (T.-Livz, XXXVII, 11, 9: 58, 3. Cf. aussi ce passage de T.-Live (XXUI, 26, καὶ : ut Gnœæus terrä, Publius navibus rem gereret), où mari est remplacé par navibus.

2. Cet usago remonte à la période archaïque. Yoy. Hozrzs, Synt. prise. script. latinorum, ἃ. 1, p. 480; R. KCnnzn, Aus, Gr. d. lat. Spr.,t. 1, 1, p.253, b; Dasoxa, Hist. Synt. der lat. Spr., 11,p. 520 οἱ suiv.

δ. On trouve aussi, en pareil cas, SUO ou idoneo 1060. L'emplui de in 10C0 appartient peut ètre à la langue familière (οἴ. Ten, Ad., 216 : pecuniam neglegere in 10C0; Hon., Carm., IV, 12, 28: dulce est desipere in loco). C'est d'ailleurs une expression figurée pour in tempore. Mais il n'est pas vrai de dire conune Dræger (our. cité, p. 521) que Cicéron ne l'emploie pas. (Οἵ. ἐπ Verr., II, 5, 14, 37

4. Il est à remarquer que César emploie aussi fréquemment la préposilion in que l'ablatif seul a numero. Cicéron hésite aussi entre les deux tournures. Voy, Kazss-Scænwauz, À nlibarbarus, 5. τ. wraentrs.

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