‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 59 sur 306 · SA · texte numérisé non relu

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1° Souvent enfin devant l'ablatif d'un substantif accompagné de totus et quelquefois aussi devant l'ablatif d'un substantif accompagné de omnis, de medius ou de universus.

Ex. : Ge, p. Flacc., 13, 30 : qui... {oto mari dispersi vagabantur. -- Conx. Nér., Chabr., 1, 3 : hoc. totä Græciä! famä celebratum est. .-- Cés., de B. civ., 1, 2, 2: delectus totä Italiä habiti. — Cic., in Verr., IL, 2, 54, 136 : Timarchidem omnibus oppidis per triennium scitote regnasse. — Cés., de B. cir., ΠῚ, 5,1 : hiemare Dyrrhacii, Apolloniæ, omnibusque oppidis maritimis constituerat (cf. ibid., ib., 2 : omni ΟΥ̓ ἃ maritimä classem disposuerat). — Cic., de Rep., ΠῚ, 20, 30 : cum sit nullus medio mari testis. — Cés., de B. civ., IN, 89, 2 : media 8016 (cf. T.-Live, XL, 32, 4). — T.-Live, XXII, 19, 9: medio amni. — Jusrx, XII, 5, 4 : fremere omnes universis castris cœpere.

REMARQUE. — En dehors des cas qui viennent d'être énumérés, l'omission de la préposition in se rencontre surtout chez les poètes et chez les écrivains qui les imitent. Toutefois il semble aussi qu'on en trouve un certain nombre d'exemples dans ce qu’on appelle la Jangue familière; et c’est par l'influence de cette langue qu’on est convenu d'expliquer les anomalies qu'on rencontre même chez Cicéron et chez César. En voici une : Cicéron, au lieu de la tournure régulière : Antiochiæ, in urbe celebri a écrit :

P. Arch., 3, 4 : Antiochiæ (nam ἰδὲ natus est loco nobili), celebri quondam urbe et copiosa..… celeriter antecellere omnibus ingenii gloriäà contigit. Voy. sur cette question, DRÆGER, our. cité, L°, p. 525 et suiv.

169. — Datif grec de temps. — Le datif remplace, en grec, le locatif, pour marquer d'une façon précise le moment où se passe une action ou la date d’un événement (question quando).

On construit, en pareil cas, au datif sans préposition :

1° Les mots signifiant jour, nuit, mois, année, lorsqu'ils sont accompagnés d'une détermination (article, adjectif, nom de nombre ordinal, génitif) indiquant de quel jour, de quel mois, etc., il s'agit.

1. Sur l'emploi de l'ablatif seul ou de l'ablatif précédé de in avec totus, του. Revue de Philologie, L XII, p, 118 et suiv. Rixmaxx (Syniare latine, 2° éd., p. 129, n. 4) résume ainsi les résultats de ses

« Il faut distinguer deux cas : 15 Dans les phrases où il s'agit d'une action qui s'étend à un certain espace tout entier, on trouve presque toujours l'ablalifsans préposition (voir les deux premiers exemples Cilés dans le texte). Mais des exemples pareils dnivent peut-être piutôt ètre considérés comme des ablatifs de la question qua (totä Græcià — per totam Græciam, cf. 8 189). 2° Là, au contraire, où il sagit de savoir quelles sont, dans les limites d'un espace donné, les personnes ou les choses qui répondent à telle ou telle condition, l’ablatif du substantif accompagné de totus s'emploie tantôt avec in, lolit sans in : Cic., de prov. cons., 4, 7 : qui locus.. in Græciä totä tam sanctus fuit... 1 ἃ ché de : P. leg. Manil., 11, 31: quis.. toto mari locus... tam firmum habuit præsidium...? T.luve, XXIX, 14, 8 δι Scipionem... in totä civitate virorum bonorum ἝΞ esse, à côté de : XXVI, 38, 12 : erant Rhodiæ (naves) longe omnium celerrimæ

Ex. : Xéx., Hell. 1,1,.18: τῇ ἄλλῃ ἡμέρᾳ περὶ ἀρίστου ὥραν ἦχον εἰς Προιχόννησον (cf., avec ellipse du mot ἡμερᾷ : τῇ προτεραίᾳ, τῇ ὑστεραίᾳ, τῇ προτέρᾳ, τῇ πρώτῃ, τῇ δευτέρᾳ, etc.). — Εβοπινε, 11, 90: ἱἹερὸν ὅρος χατείληφε Φίλιππος

/ ᾿Ἐλαφηθολιῶνος μηνὸς ἕκτῃ (sc. ἡμέρα) φθίνοντος. — Tuvc., 1, 147, 3 : οἱ Σάμιοι ἐξεπολιορχήθησαν ἐνάτῳ μηνί. — Ριλτ., Lois, 161 : μέλλει νέος ἐνιαυτὸς μετὰ θερινὰς τροπὰς τῷ ἐπιόντι μηνὲ γίγνεσθαι. — Tuuc, I, 103, 1 : οἱ ἐν Ιθώμη τετάρτῳ ἕτει ξυνέδησαν. — Ansr., Acharn. 85: τῇ πανσελήνῳ (s.-ent. ox), au moment de la pleine lune. Nuées, 1197 : ἕνῃ καὶ véa (la précédente lune et la nouvelle, c.-à-d. le dernier jour du mois). — Tuvc., II, 28, 1 : τοῦ δ᾽ αὐτοῦ θέρους γου» μηνίᾳ χατὰ σελγνην, le premier jour du mois. — Anpocne, , | 137: χειμῶνος ὥρᾳ, dans la saison d'hiver,

9 Les mots désignant des fêtes.

Ex. : AriIsToPRANE, Ois., 1519 : Θεσμοφορίοις νηστεύομεν. — A LAON: arr } ch:

Bang., 114 a : χθὲς αὑτὸν διέφυγον τοῖς ἐπινικίοις, pendant les fêtes de la victoire. — Dé, XVIII, 54 : Διονυσίοις τοῖς μεγάλοις, τραγῳδοῖς καινοῖς (cf. Luaex, Tim., 51).

REMARQUES. — [. Quand les mots signifiant jour, mois, elc., ne sont pas accompagnés d'une détermination, ils se construisent avec la préposition év!.

Ex. : MÉN., Sené., 150 : ἐν νυκτὲ βουλὴ τοῖς σοφοῖσι γίγνεται. — XÉN., Écon., 17, 3 : δοχεῖ βέλτιον εἶναι ἐν τῷ χειμῶνι παχέα ἱμάτια φορεῖν.

Toutefois dans ces expressions toutes générales, c'est ordinairement le génifif que l'on emploie. Voy. ci-dessus, καὶ 137, 1°. Β΄ 1:

IT. Quand les mots jour, nuit, mois, année sont accompagnés d'un adjectif démonstratif, on ajoute très souvent ἐν. Ainsi à côté de τῇδε (ταύτῃ, ἐχείνη) τῇ ἡμέρα, On trouve très souvent ἐν τῇδε (ταύτῃ, Éxeivn) τῇ ἡμέρᾳ.

II. On ajoute presque loujours ἐν aux mots χρόνος et χαιρός. Ainsi l’on dit ordinairement ἐν τούτῳ ou ἐχείνῳ τῷ χρόνῳ, τῷ χαιρῷ. e. hip κα.

IV. On ajoute {oujours ἐν aux expressions formées d'adjectifs ou d'adverbes employés substantivement, comme ἐν ὑστέοῳ, ἐν τῷ παρόντι, ἐν τούτῳ, ἐν τῷ more, ἐν τῷ παραχρῆυα. Τοῦ:

1. On ajoule aussi la préposition ἐν, quand la date cst indiquée par tel ou tel événement.

Ex.: Escuue, 11, 193 : φής με ἐν τῇ προτέρᾳ πρεσδείᾳ λαθεῖν σαυτὸν συνεστηκότα ἐπὶ τὴν πόλιν, ἐν δὲ τῇ ὑστέρᾳ αἰσθέσθαι.

Mais cetle règle parait ne s'être établic qu'assez tard; les exceptions sont fréquentes, surtout chez Thucydide, qui écrit :

Τῇ προτέρα παρουσία (1, 128, 8), ἐκείνη τῇ ἐσδολῇ (II, 20, 1; 3; cf. Hin., VI, 92), μάχῃ ἐν τῇ ἡμετέρα χώρα γενομένη (ΠῚ, 54,2; cf. Hin., IX, 103), τῇ προτέρα ἐχχλησία (1, δέ, 1; οἴ, Escaime, II, 65 ; ΠΙ, 34), à côté de ἐν τῇ ὑστεραία (sc. ÉxxArola).

"11 | docdef.

470. — Quand on veut indiquer, non pas la date d’un fait, mais l'espace dans les limites duquel se place tel ou tel événement, on emploie nécessairement la préposition ἐν avec le datif.

Ex. : Lvsus, XIX, 60 : ἐν ἑδδομήκοντα ἕτεσιν οὐδ᾽ ἄν εἷς λάθοι πονηρὸς ὦν.

REMARQUE. — De mème ἐν est nécessaire, quand on veut marquer combien de lemps il faut pour que telle ou telle chose se fasse'.

Ex. : Tauc., Il, 58, 3 : ὃ μὲν οὖν “Αγνων... ἀνεχώρησεν..." ἀπὸ τετραχισχιλίων δπλιτῶν χιλίους καὶ πεντήχοντα τῇ νόσῳ ἀπολέσας ἐν τεσσαράκοντα μάλιστα ἡμέραις". — ὈΙΡΗΠΙΕ, fr., 99 : ἔργον συναγαγεῖν σωρὸν ἐν πολλῷ χρόνῳ, | ἐν ἡμέρᾳ δὲ διαφορῆσαι ῥάδιον. — MÉN., Sent., 492 : οὐ ῥᾷδιον ἄνοιαν ἐν μικρῷ μεταστῆσαι χρόνῳ. — Lys., Il, 54 : οὐ ῥᾷδιον τὰ ἐν ἅπαντι τῷ χρόνῳ πραχθέντα ἐν μιᾷ ἡμέρᾳ

Toutefois on dit aussi souvent μιᾷ ἡμέρᾳ, μιᾷ νυχτί que ἐν μιᾷ ἡμέρᾳ, ἐν μιζ γυχτί, en un seul jour, en une seule nuit‘.

Ex.: Tauc., VI, 27, 1: Ἕρμαϊ μιᾷ νυκτὶ oi πλεῖστοι περιεκόπησαν τὰ πρό- GWT.

471. — Ablatif de temps. — L'ablatif sert en latin à remplacer le locatif, quand il s'agit de marquer le moment précis où se fait une action (question quando).

On construit, en pareil cas, à l’ablatif sans préposition :

1° Les substantifs signifiant heure, jour, nuit, mois, année, été, hiver, temps, époque, etc.

Ex. : Cie, de Nat. deor., 1, 61, 69 : quä nocte natus est Alexander, eädem Dianæ Ephesiæ templum deflagravit. — Gés.:-de 8. Gall,, VH, L4, 6 : ΒΘ nOGÉ6 {de nuit) 6X Oppido perfugerent. IV, 29, 1 : eädem nocte accidit, ut..* De B. civ., Il, 23, 2 : hic locus... habet non incommodam æstate stationem. De

ἢ. L'omision de ἐν en pareil cas est rarc à la bonne époque, mêmo chez les poètes (voy. KnCozr, our. cilé, 2e partie, Syntare poétique et dialectale, p. 45, Rem. IX). Quand la préposition manque, c'est que le datif remplace l'instrumental: en tout cas, on peut le considérer comme tel. Voy. en latin : Agamemnon vix decem annis urbem unam cepit, où l'ablatif est un instrumental (cf, C-après, $ 188, 4°) indiquant le nombre d'années qu'il a fallu pour prendre Troie. | 2. Pour rendre cette idéo : « en moins de (vingt jours », etc.), le grec s sert ordinairement de la préposition ἐντός suivie du génilif.

Ex.: Tauc., 1V, 39, 3: ἐντὸς γὰρ εἴκοσιν μερῶν ἤγαγε τοὺς ἄνδρας, ὥσπερ ὑπέστη. Conp. Ixsca. Arr., 1, 57, 6; 2, 14: ἐντὸς πριάνγοντα ἡμερῶν. Voy. Mrisrunuans,

ouv. cité, p. 167, 14.

3. Mais si l'adjectif μιᾷ n'est pas exprimé, il faut de loule nécessité dire : ἐν ἡμέρα « en un jour ».

. δ, Le latin ne distingue pas comme le grec γυχτός « de nuit » et ἐν vuxti, ou (sans préposition, avec l'article, un démonstratif, etc.) τῇ νυχτί, ταύτῃ τῇ νυχτί, εἰς.

B. Gall., IV, 1,1 : θᾶ, quæ secuta est, hieme... VI, 31,1: hoc ipso tempore Germani equites interveniunt'.

Les substantifs désignant les fêtes.

Ex. : Praute, Cas. prol., 21 : ludis, à l'époque des jeux. — Cic., Brut. 18, 73 : Livius docuit fabulam Judis Juventatis. 44 Fam., xXH, 25,1 : Liberalibus (sc. ludis) litteras accepi tuas. Ibid, Quinquatribus îfrequenti senatu causam tuam egi. Ad Att., II, 19,3 : gladiatoribus, au moment des combats de gladiateurs. Etc.

Des substantifs désignant tel ou tel événement qui sert à en dater un autre* : |

Cés., de B. Gall., 1, 50, 3 : solis occasu suas copias Ariovistus reduxit (on dirait aussi ortu 50118). — Caic., de imp. Pomp.. 8, 20 : Lucili adventu maximæ Mithridatis copiæ omnibus rebus ornatæ atque instructæ fuerunt. (Cf. Cés., de B. Gall., WI, 93,4; VII, ὃ, 2: 65, 5; V, 54, 9, etc.) In Cat., 1,3,1: discessu ceterorum. Brut. 18, 13: Senensi prœælio, à l'époque de la bataille du Métaure {près de Sienne). — Con. Nép., Pel., 4, 2 : Leuctricä pugnä. - Cric., Cat. maj., 6, 16 : Pyrrhi bello (cf. secundo bello Punico). — T.-Live, ΧΧΠΠ, 14, 4 : commissione Græcorum (sc. ludorum), lors de la célébration des ἐμαὶ Græci. — Cic., Phil., 8, 3 : bello vacationes valent, tumultu non valent.

MARQUE. — Toutefois, en pareil cas, l’addition de in n’est pas une faute et se ntre assez souvent.

vec les mots tempus, tempestas ct ætas, on ajoute quelquefois in, mais, en pareil cas, ssion prend un sens figuré. Ainsi tempore (toujours chex Cicéron) ou in tempore (cf gr. ἐν ) signifie « à propos »; in tempore hoc (Ten.. Andr. 819) « dans cette circonstance»; in Impore civitatis « dans cetle grave situation, dans ce dauger de l'Etat » (Cic., Phil. 5,4); pmpore ou in tali tempore « dans une situation si grave» (cf. Scuwaur, über den Sprachch des Asinius Pollio, p. 85) ; alia in tempestate (Sau., Jug., 78, 2) « dans une autre tance, avec un autre état de l'atmosphère »); Sauz., /ug,. 66, 3: milites palantes, inermos, e in tali die (« un jour de fête ») ac sine imperio aggrediuntur; T.-Live, 1, 18, 1 : us Sabinis habitabat consultissimus vir, ut in illä quisquam ætate («x à une aussi reculée [οἱ si arriéréc) ») esse poterat. Pour l'usage de Cicéron, voy. Senezrz, our. cité,

[Ἴος substantifs désignant un des âges de Ja vie, l'usage classique exige l'emploi de la préposition In. .: in pueritia, in adulescentia, in juventute, in senectute, in vita,

and ces substantifs sont accompagnés d'un adjectif.

.: summä, extremä senectute; ineunte ætate, οἷς.

; la latiaité postérieure, l'emploi de in devant uu ablatif de temps se généralise de plus en plus. πεῦκα, ouv, cité, t.1%, p. 532.

ette construction est Lout à fail exceptionnelle en grec. Voy, ci-dessus, p. 202, n. 1.

Ex.:CÉs.. de B. cir., 1, #1, 2 : primo congressu (mais ?bid., 1, 46, # : in primo congressu', au premier choc. — Cic., ad Aft., IX, 8, 3 : tertio consulatu. De Orat., 1, 1, 3 : consulatu! (à l'époque de mon consulat) devenimus in medium rerum omnium certamen atque discrimen (mais T.-Live, XXII, 34, 15 : subegerat in consulatu Sardos; cf. XXV, 2, 4 : cui Sicilia provincia in prætura fuerat). — T.-Li1VE, XXIV, 1 13 : pace ac bello: Il, 1, 1 : pace belloque {mais Cic., in Verr., Il, 4, 4, 7 : cum in pace, tum etiam in bello*.

De même, on dit principio ou in principio (Cic., de Orat., 1, 48, 209), au début.

412. — L'ablatif de temps s'emploie aussi pour marquer l'espace dans les limites duquel tel ou tel événement se place.

L'ablatif seul sert à désigner depuis combien de temps une chose n'a plus lieu.

Ex. : Cac, p. Rosc. Am., 21, 14 : qui Romam multis annis (depuis beaucoup d'années, non venit.

Mais, en dehors de ce cas particulier, l'ablatif peut être employé ἢ seul ou? précédé de la préposition in.

a; Ex. : Cic., in Verr., Il, 3, 8, 21 : Verres tot annis... inventus est qui hæc... everteret. — Sais, Jug., 38,9 : ut diebus decem (dans l'espace de dix jours) Italiä decederet.

Ὁ) Ex. : ὅδε, Jug., 28,2 : decrevere.. uti in diebus proxumis decem Italiä decederent*. — Conx. Née., de Reg., 2, 3 : neque in tam multis annis* cujusquam ex sua stirpe funus vidit.

REMARQUES. — I. Dans la bonne langue, on emploic {oujours la préposition in avec l'ablatif, quand il s’agit de marquer combien de fois une action se répète par heure, par Jour, etc.

1. Celle construction de consulatu, ctc., est tout à fait exceptionnelle, il faut bien le reconnaitre ; où la retrouve chez Tacits :

Hist., 1, 48 : Vinius proconsulatu Galliam Narbonensem severe integreque rexit. Ann., lil, 28 : sgexto demum consulatu Cæsar Augustus..., quæ triumviratu jusserat, abolevit.

2. T.-Live emploie indifféremment bello et in bello; voy. M. Mütuen (éd. de T.-Live, appcndice au livre 11. p. 152 et suiv.). Mais, quoique Cicéron emploie aussi bello tout seul, au lieu de in bello, il semble Lien qu'il se sert surtout de la première des deux constructions, quand bello cest accompagné d'un adjectif où d'un génitif.

3. Un exemple comme celui-ci : Saiz., Jug., 96. 1: Sulla sollertissumus omnium in paucis tempestatibus factus est, ne rentre pas dans le cas particulier dont il est question ici. On atlendrait plutôt l’ablatif instrumental. Voy. ci-dessus, p. 203, n. 1 et ci-après $ 188, 4°.

4. On esseigne quelquefois qu'on peut, en parcil cas, employer intra avec l'accusalif. Mais il faut remarquer qu'une expression comme intra dies Centum peut sigaitier soit « dans l'espace de cent jours (d'ici à cent jours) », soit « en moins de cent jours» (cf. gr. ἐντός avec le gén., ci-dessus, p. 203, 5. 2. On trogre aussi inter, qui peut sigaifier « dans l'espace de ».

Es.: Cic.. de imp. Pomp., 23, 68 : qui inter tot annos unus inventus sit quem socii. venisse gaudeant.

C'est une extension de l'emploi bien connu de inter siguifiant « pendant » (cf. inter prœlium).

docatÿ

Ex. : PLAUT., Bacch., 1127 : ter in anno. — Cic., Tusc., V, 35, 100 : bis in die saturum ΠΟΣῚ. De Nat. deor., 11, 40, 102 : sol binas in singulis annis reversiones facit!.

Il. L'expression paucis diebus, en peu de jours, peut signifier aussi peu de jours après.

Ex. : CÉs., de B. civ., Il, 24, 4 : ipse Tarraconem paucis diebus pervenit. — SALL., Jug., 13, 6 : paucis diebus Romam legatos mittit. Zb:d., 35, 9 : ipse paucis diebus profectus est (cf. 39, 4).

De même paucis diebus quibus... signifie peu de jours après que.

Ex. : Cés., de B. Gall., LI, 23, 2 : oppidum paucis diebus, quibus eo ventum erat, expugnatum cognoverant (cf. 1b., IV, 18, 1; V, 26,1; de B. cir., 1, 48, 1; 11, 32, δ)", Cf. PLaxc. ap. Cic., ad Fam., X, 18, 4 : ipse diebus octo, quibus has litteras dabam (huit jours après la date de cette Icttre), cum Lepidi copiis me conjungam. — Cic., p. Rosc. Am., 317, 105 : mors Sex. Roscii quatriduo, quo is occisus est (quatre jours après le meurtre), Chrysogono nuntiatur.

ΠῚ. On ajoute à l’ablatif le démonstratif hic pour indiquer que le moment présent est compris dans l’espace de temps passé ou à venir qu'on a en vue. Ex. : Cic., de Rep., 1, 37, 58 : ergo his annis quadringentis (il y a aujourd'hui quatre cents ans) Rom& rex erat? — Somn. Scip., 2 : hanc urbem hoc biennio evertes (dans deux ans à partir d'aujourd'hui)”.

473. — Ablatif absolu. — C'est à l'ablatif de temps quil faut sans doute rattacher la construction de l’ablatif absolu. Souvent en effet une proposition à l’ablatif sert à déterminer le moment où a lieu l'action signifiée par la proposition principale et il est fort possible que ç'ait été là le point de départ du développement ultérieur de cette construction, bien que, dans certains cas, l’ablatif absolu puisse se rattacher à l'ablatif d'accompagnement.

Quoi qu'il en soit, la question de l’ablatif absolu appartient surtout à la théorie du participe et c'est au chapitre du Participe qu'il en sera traité. |

474. — Ablatif au lieu de l’accusatif. — L’ablatif se rencontre quelquefois au lieu de l'accusatif (ΝΟΥ. ci-dessus, $ 12 et δ 73) pour exprimer une idée d'étendue soit dans l’espace, soit dans le temps.

1. Les exceptions à cette règle sont assez rares à l'époque archaïque (cf. cependant Carox, 1. R., 157, 4) : elles deviennent plus fréquentes chez les poètes (cf. Vino., Ægl., 11, 42 ; HT, 34) ct surtout chez les écrivains de l'époque postérieure (cf. Spanr., Hadr., 9, cte.).

Δ. L'emploi de in, en pareil cas, parait appartenir à la langue familière.

Ex.: Tén., Andr., 104: forme in diebus paucis, quibus hæc acta sunt (« peu de jours après ces événements »), Chrysis vicina hæc moritur.

3. Voy. Zuurr, Lateinische Grammatik (Berlin, Dümmler, 12° éd., 1865), 8 484; Daæcen, out. cilé, 8.434, 8,t. 13, p. 533.

4. On pourrait rattacher à ces locutions les ablatifs longo intervallo ou intervallo tout senl (cf. Cic., p. Mur., 9, 21 : cum longo intervallo veneris; Or., 66, 222 : nisi intervallo

dixisset): mais il vaut peut-être mieux y voir soit un ablatif d'accompagnement (ξ 180), soit un ablatif de mauière ($ 183).

5, Voy, aussi ci-dessus, p, 73,n, 1.

né] | τς ul.

| L'emploi de l'ablatif pour désigner l'étendue dans l'espace est | exceptionnel, sauf dans les cas signalés plus haut ($ 72, κεν. 1)!.

: Quant à l'ablatif de durée, très rare chez Cicéron et chez César, il | devient plus fréquent à partir de T.-Live.

Ex.: T.-Live, XXI, 2, 1 : bello quod... novem annis gessit ‘cf. ib., 4, 10; XXII, 30, 9: 60, 10; 61, 9; XXII, 15, 3; 28, 6; XXVI, 9, 2; 51, 3, etc.).

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