‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 6 sur 306 · Rismanx, Synlare laline (2e édit.), p. G οἱ suiv · texte numérisé non relu

Rismanx, Synlare laline (2e édit.), p. G οἱ suiv

2. Consulter Waœrrriu (Bemerkungen ûber das Vulgærlatein, Philologus, XXXIV, p. 137 sqq.) qui a le premier attiré l'attention sur ces questions; Hellmuth, de sermonis proprietatibus quæ in prioribus Ciceronis orationibus inveniuntur, et Kœbhler, de auctorum Belli À fricani et Belli Hispaniensis latinitate (dans les Acta seminarii philologici Krlangensis, 1, 1878); Tniszmawx, de sermonibus proprietatibus quæ leguntur apud Cornificium et in primis Ciceronis libris, Strasbourg, 1879 ; Knaur, Uber das rulgære Element in der Sprache des Sallustius, Progr. de Blaubeuren, 1881; Uni, quatenus apud Sallustium sermonis lalini plebeji aut cotidiani vestigia appareant, Paris, Hachette, 1885 ; les études de Schmalz sur la langue des correspondants de Cicéron dans la livraison de février-mars de la Zeitschrift f. Gymn., 1881, dans Île Progr. du gymn. .de Mannheim, 1881, et dans la Festschrift zur XXXVI Versammlung deutscher Philologen, 1882, p. 76-101 ; J. Pnaux, Bemerkungen sur Syntar des Vitruv, Progr. du gymn. de Bamberg, 1885 ; À. von Guanicus, de linguæ vulgaris reliquiis apud Petronium et in inscriplionibus parielariis Pompeianis, Gumbinnen, 1875: cf. J. Sxosnavx, observaliones grammatiez et criticæ in Petronium; H. Gowizen, Étude... sur la latinité de saint Jérome et Grammaticæ in Sulpicium Severum observationes, Paris, Hachette, 1884, etc.

griechischen Sprache, 2° édit., Hannover, Hahn, 1870-1832)1, et des renvois permettent au lecteur de se reporter sans cesse de l'une à l'autre. De même Ja syntaxe grecque de Madvig est construite en partie sur le même plan que sa syntaxe laline, et dans la traduction francaise qu’en a donnée M. J'abhé Hamant?, on a placé — à côté du chiffre de chaque paragraphe — d'autres chiffres qui renvoient aux paragraphes correspondants de la grammaire latine*. Enfin, en composant sa syntaxe latine‘, Riemann a adopté, autant qu'il était possible, l'ordre suivi dans la petite syntaxe grecque de A. von Bamberg, traduite et appropriée aux besoins des étudiants français par Ch. Cucuel 5. Mais, en France, personne jusqu'ici n’a réuni les deux syntaxes dans le même ouvrage, de façon à ce qu’on apercoive, pour ainsi dire d'un seul coup d'œil, en quoi elles se ressemblent et en quoi elles diffèrent. C’est ce que nous tentons de faire ici.

La syntaxe latine présente, on le sait, de nombreux points de contact avec la syntaxe grecque; cela n’a rien d'étonnant, puisque les deux langues appartiennent à la même famille; mais, comme elles ont eu longtemps une existence tout à fait indépendante, il est naturel aussi qu’elles se séparent sur beaucoup de points. C’est à quoi n'ont pas pris garde nombre de grammairiens qui cherchent à expliquer certaines constructions latines par des emprunts directs faits à la langue grecque. Cela peut être vrai de certains tours poétiques; il paraît bien certain, pour prendre un exemple, que l'emploi de l'infinitif après les verbes signifiant « donner, prendre, abandonner » soit emprunté au grec par les poètes. Mais dans la prose classique, les hellénismes de ce genre sont des exceptions, et, en général, il faut, avant de conclure à une #mnilation voulue de la syntaxe grecque, s'assurer que les lois mêmes de la langue latine ne fournissent pas l'explication cherchée.

Ainsi, comparer les deux syntaxes grecque et latine partout où elles sont d'accord, signaler et expliquer les cas où elles diffèrent, suivre en même temps, autant que ce sera possible, le développement historique des diverses constructions, mais insister surtout sur l’usage qu’on peut appeler classique; enfin ne donner aucune règle qui ne soit appuyée sur un assez grand nombre d'exemples sûrs ou, en tout cas, contrôlés : tel est le plan que nous nous sommes proposé en commencant cette étude et que nous croyons avoir fidèlement suivi.

4. Une 3° édition faite par les soins de M. F. Blass est en cours de publication.

2. Syntare de la langue grecque (principalement du dialecte attique), par Madvig, traduite par M. l'abbé Hamant avec une préface de O. Riemann, Paris, Klincksieck, 1884.

3. Grammaire latine de Madvig, traduite en français par M. Theil, Paris, Didot.

4. Syntaxe latine par O. Riemann, 3° édit., revue par M. l'abbé Lejay, Puris, Klincksicck, 1894.

5. Règles fondamentales de la syntaxe grecque d'après l'ouvrage d'A. von Bamberg, seconde édition, entièrement remaniée par Ch. Cucuel sous la direction de O. Riemann, Paris, Klincksieck, 1888.

6. Cf. Honacr, Carm., I, 26, 1-3... « tristitiam et metum | tradam protervis in mare Creticum | portare ventis, au lieu de « portanda ventis ».

7. Voir sur cette question le travail exact et consciencieux de J. Baexocs, Étude sur les hellénismes dans la syntare latine (Paris, Klincksieck, 1895).

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