Les poëtes emploient ce dalif assez librement
Ex.: Hon., Z1., XVIII, 578 : μολπῇ τ' ἐυγμῷ τε ποσὶ σχαίροντες ἕποντο. Od., XIII, 76 : χαθῖζον ἐπὶ χληῖσιν ἕκαστοι κόσμῳ. — Sopu., Œd. r., 51: δαφαλεέᾳ (— SR
Ant., 620 ; σοφίᾳ, « avec sagesse ».— Eun., Alc., 286: δῶμα ναίειν τυραννίδι, etc.
2. Les poètes construisent ainsi maritus et, par extension, lo verbe maritare.
Ex. : Hos., Carm.. III, 5 (5-6) : conjuge barbarä maritus. — Ov., Hér., 3, 134 : fratre q/ marita soror.— Hog., Épod., ὁ, Ki : vitium propagine alta maritat populos (ef. Cou, XI, 2, 79 : ulmi quoque vitibus recte mari ntur). / /
GRAMM. COMP. DU GREC ET DU LATIN (Syntaxc). |
En., 1, 312; Π, 580; IX, 48; X, 186; Tac., Agr., 40; Ann., XIV, 8). Phil., 2, 3,6 : stipatus armatis (cf. T.-Liv., III, 56, 2). Ibid., 5, 7, 20 : mendicitas avidigate conjuncta.
2 En parlant d'opérations militaires, on met à l'ablatif, à côté d'un verbe signifiant marcher, le nom qui désigne les troupes que le général ἃ avec lui.
Ex. : Cés., de Bell. civ., 1, 4, 2 : Omnibus copiis... ad Ilerdam' proficiscitur. — T.-Live, XXI, 26, 3 : profectus... sexaginta
longis navibus (cf. XXVIIL, 38, 1).
REMARQUE. — En pareil cas, l'addition de cum à l'ablatif est très fréquente? ; elle est presque obligatoire, quand le chiffre des troupes emmenées est indiqué d'une façon précise.
Ex. : CÉs., de B. Gall., 1, 38, 1 : Ariovistum cum suis omnibus copiis ad occupandum Vesontionem... contendere. (Cf. Jbid., 1, 2, 1; IV, 21, 3; VII, 62, 10; 19, 1, etc.). — De B. Gall., LI, 1, 13 : P. Crassum cum cohortibus legionariis duodecim et magno numero equitatus in Aquitaniam proficisci.
3° Avec la préposition cum, avec, c.-à-d. en compagnie ἀ6..., l’ablatif tient la place d'un instrumental primitif.
Ex. : Cés., de B. civ., 11, 39, 1 : Curio cum omnibus copiis exierat. de B. Gall, 1, 47, 1: de his rebus... agere cum eo.
181. — Par extension, l’ablatif d'accompagnement sert aussi à marquer :
1° les circonstances qui accompagnent une action; 2° la manière dont l'action se fait.
182. — Ablatif indiquant les circonstances d’une action. — L'ablatif exprime souvent les circonstances qui accompagnent une action, cet emploi de l’ablatif est plus étendu que l'emploi correspondant du datif grec.
Ex. : Cic., de Fin., 11, 31, 69 : pulcherrimo vestitu et ornatu regali in solio sedentem. — T.-Live, XXI, 35, 4 : saltus… haud sine clade, majore tamen jumentorum quam hominum pernicie superatus est. XXII, 46, 6 : Hispani linteis.., tunicis... constiterant.
Dans ce cas, on emploie fréquemment, au lieu de l’ablatif seul, l'ablatif précédé de cum.
Ex. : Cic., In Verr., 11, 4, 24, 54 : În hac officina majorem partem diei cum tunica pülla Sedete solebat. — T.-Live, Il, 45, 10 : CUM majore sua quaï hoëtiutñ jacturä dimicavit.