PASSÉ
scripsero, j'aurai fini d'écrire.
( ue
3* Temps exprimant l’idée verbale pure et simple sans aucune idée de durée (temps formés du radical de l'aoriste et du radical du futur!) :
Grec.
] PRÉSENT N'existe pas (cf. ὃ 229).
( ἀπέθανεν, il mourut.
PASSÉ : ἐβααέλευσεν. ilfutroiouil devint roi. l ἔργαψεν, il écrivit.
, ἃποθανεῖταςε, il mourra.
FUTUR | βασιλεύσεε, il sera roi ou il devien-
Latin.
Empruntéau radical n°1 (scribo, j'écris).
interiit (aor.),il mourut.
PRÉSENT
ΕιβΞὲ ἱ scripsi (ao), j'écrivis, j'ai écrit.
Empruntéau radical n°1
SUR scribam, j'écrirai.
l dra roi.
γράψω, j'écrirai.
1. I faut dire Lemps formés du radical do l'aoriste et du radical du futur, car l'indico du futur grec | n'est pas le même que celui de l'aoriste. cf. Decsatcx, die Grundlagen der griechischen Syntax, p. 98.
2. Les exemples ἐθασίλευσεν, « il devint roi » et βασιλεύσει, « il deviendra roi », montrent qu'en grec le radical de l'action verbale pure ct simple peut, en certains cas, signifier le fait d'entrer dans tel ou tel état. Selon Derentcx (our. cité, p. 111-112), il y aurait même eu en grec, à l'origine, des présents exprimant aossi l'entrée de l’action dans la réalité. Pour lui les formes d'aoriste second comme ἔστη ne seraient pas autre chose que des imparfaits formés du radical de ce présent et des locutions comme βάσχ᾽ ἴθι auraient signifié proprement et primilivement « mets-loi en mouvement οἱ va ».
20. — On distingue quelquefois les temps du verbe en temps prinμα et temps secondaires.
estemps principaux sont le présent, le parfait, le futur et le futur rieur grec; les temps secondaires sont l'imparfait, l'aoriste grec, arfait latin (équivalant à l'aoriste) et le plus-que-parfait.
Ι. — Temps de l'action non encore accomplie.
A. — Présent.
21. — Présent marquant une action qui dure. — Par nition, l'indicatif présent est la forme verbale que l'on emploie nd on veut indiquer que l'action dure et qu’elle est en train de se
se
Ex. : γράφω, scribo, (au moment où je parle) je suis occupé à écrire. — Annum jam audis Cratippum (d'après Cic, de Of, 1, 1, 1). Πόλις οἰκοδομεῖται, urbs ædificatur, la ville se bätit (on bâtit la ville). |
22. — Il suit de là que l'indicatif présent peut être employé aussi :
° Pour indiquer un effort, une tentative (l'action qui est en train de se faire n'aboutira peut-être pas) :
Ex. : How., J1., IX, 261 : σοὶ δ᾽ ᾿Αγαμέμνων | ἄξια δῶρα δίδωσι (il te donne, c.-à-d. il t'offre) μεταλλήξαντι χόλοιο. Cf. Χέν., Cyr. I, 8, 14. — Isocn., V, 42 : ταύτην (τὴν δόξαν) πεέθουσιν (ils cherchent à persuader, ils engagent) ἡμᾶς ἀποθαλεῖν. Praur., Mil., 36 : quid illuc quod dico? qu'est-ce donc que je veux dire? — Cic., de Off., WI, 13, 55 : domum... vVendo, je cherche à vendre (je mets en vente) une maison. -— T.-Liv., XXII, 60, 43 : reduces (vos) in patriam ad parentes, ad conjuges ac liberos facit (il veut vous ramener).
° Pour indiquer une action qui se répète soit dans le présent soit dans tous les temps, c’est-à-dire une habitude prise, une coutume (il y a un rapport évident entre la durée et la répétition continue d'une même action) :
Ex. : Puar., Phédon, 58 a: πλοῖον ἐς Δῆλον ᾿Αθηναῖοι πέμπουσιν | (envoient {ous les ans). — Dém., XIX, 46 : οὐδὲν θαυμαστόν, ὦ ἄνδρες ᾿Αθηναῖοι, μὴ ταὐτὰ ἐμοὶ καὶ Δημοσθένει δοχεῖν᾽" οὗτος μὲν γὰρ ὕδωρ, ἐγὼ δ᾽ οἶνον πένω.
Cic., de Leg., WI, 1, 2 : facile omnes, cum valemus, consilia ægrotis damus.
REMARQUES. — 1. C’est parce que le présent sert à marquer un fait habituel ou une action répétée qu'on l'emploie aussi dans les sentences, dans les maximes générales tenfin pour l’expression d'une vérité toujours actuelle.
Ex. : EURIPIDE, Fragm., 134 : ἀρετὴ δέ, χἂν θάνῃ τις, οὐχ ἀπόλλυται. — Hon., Carm., Il, 14, 1 sq. : Eheu fugaces, Postume, Postume, Jabuntur anni... IIl, 2, 13 : Dulce et decorum est pro patria mori.
ὋὉ ἄνθρωπος θνητός ἔστιν. — Homo mortalis est.
Il. Le grec et le latin, comme le français, emploient le présent dans les locutions sonlit dans Cicéron... », « Xénophon raconte que... » parce que le fait rappelé ou rapporté est toujours ac{uel, en quelque sorte.
223. — Emplois figurés du présent. — Comme tous les mots, les formes verbales qui appartiennent au présent, peuvent prendre des acceptions figurées et dérivées. C’est ainsi qu'on trouve le présent employé tantôt au lieu du passé, tantôt au lieu du futur,
24. — Présent au lieu du passé. — En greë. comme en français, on se sert du présent en parlant d'un temps qui vient à peine de s'écouler.
Ex. : Ecn., Méd., 85 : ἄρτι YLYVOOKELS (tu viens de L'apercevoir) τόδε | ὡς πᾶς τις αὑτὸν τοῦ πέλας μᾶλλον φιλεῖ. — Τέκ., Ad., 239 : modo dolores, mea tu, occipiunt primulum.
25. — Une action passée dont les effets subsistent au moment de la parole ou dont on considère les résultats actuels peut ètre exprimée par le présent.
En pareil cas, le grec et le latin rattachent souvent l’action au passé en employant à côté du présent les adverbes πάλαι (72906. Ho), ποτέ, dudum, jam dudum, jam diu, etc.
Ex. : How., Odyss., VII, 201 : ἀεὶ γὰρ τὸ πάρος γε θεοὶ φαένονται
ἐναργεῖς 1 ἡμῖν, εὖτ᾽ ἔρδωμεν ἀγαχλειτὰς Exatoubac. —
Eun., Rh., 392 qq. : ἀλλ᾽ οὐδὲν αὐτῶν (τῶν φίλων) δεόμεθ᾽,
οἵτινες πάλαι | μὴ ξυμπονοῦσιν, ἡνίχ᾽... *Apnç | ἔθραυε
λαίφη τῆσδε γῆς. Élect., 416 : ἡσθήσεται | ζῶντ᾽ εἰσαχούσας
παῖδ᾽, ὃν ἐκσῴζει ποτέ. — Déu., XX, 141 : μεγίστας δέδοτε
Ριλῦτ,, Stich., ΙΝ, 1, 23: quam dudum in portum venis? 4sin. Il, 3, 450 : Jamdudum est intus. — Τέκ., Heaul., V, 1, 9: quid illic jamdudum gnatus cessat cum Syro? — Cic., Catil., 1, 5 : quod te jamdudum hortor. Læl., 22, 82 : 61 jamdudum tractamus (cf. 18, 65). — SEex., Epist., LXX, 22 : quare non omne tormentum... jamdudum effugio?
Hé φεῦ,
226. — Mais le grec et le latin donnent la valeur du parfait au présent de certains verbes, sans qu'il soit nécessaire d’y ajouter aucun adverbe; p. ex : νιχῶ et χρατῶ, je suis vainqueur (cf. lat. vinco), ἡττῶμαι, je suis vaincu, ἀδιχῶ, je suis dans mon tort, προδίδωμι, je suis un traitre, διώχω, je joue le rôle d'accusateur (de demandeur), φεύγω, je suis accusé (défendeur) ox exilé ou en fuite !.
Ex. : Χέν., Anab., II, 1,4: ἀπαγγέλλετε ᾿Αριαίῳ, ὅτι ἡμεῖς γε νικῶμεν βασιλέα, καί, ὡς ὁρᾶτε, οὐδεὶς ἡμῖν ἔτι μάχεται. -- Ταυα, 1, ὅ, 5: οἱ προδιδόντες. — Χέν., Anab., V, 1, 29 : εἰ μὲν ἀδικεῖ ὑμᾶς, οἴχεται ἀποπλέων᾽ εἰ δὲ un ἀδικεῖ, φεύγει ἐχ τοῦ στρατεύματος.
Liv., Il, 7, 2 : vincere (— victorem esse) bello Romanum. ΧΧΙ, 43, 13 : ab Herculis columnis.. vincentes huc pervenistis. XXIV, 1,6 : refugientes pauci aliam omnem multitudinem in potestate hostium esse afferebant.
REMARQUES. — [. Les présents ἀχούω (poét. χλύω), πυνθάνομαι, μανθάνω, αἰσθάνομαι, γιγνώσχω et, en latin, audio, accipio, video, cognosco, s'emploient souvent en parlant d’une nouvelle que l'on a apprise, d'une remarque que l'on a faile, etc.; mais dans presque tous les cas le présent s'explique très bien par lui-même et c'est seutement en apparence qu'il tient la place d'un passé.
Ex. : Hou., I1., XV, 403: νῆσός τις Συρίη χιχλήσχεται, εἴ που ἀκούεις (c.-à-d.
si par hasard tu l'as entendu nommer et si tu m'’entends en ce moment). — XEN., Anab., 1, 9, 28 : ἐξ ὧν ἀκούω (c.-à-d. d'après ce que j'ai toujours entendu dire, ct d'après ce que j'entends dire encore à chaque instant).
Cic., de Orat., 1, 60, 255 : multi oratores fuerunt, ut illum Scipionem audimus (mème traduction que ci-dessus), etc.
PLAT., Bang., 216 c : οὐδεὶς ὑμῶν τοῦτον γιγνώσκει (c.-à-d. personne parmi vous n'a-t-il pas appris à connaître Socrate οἱ ne le connaît-il phs 9).
Cic., Tusc., 1V, 3, 5 : quibus adulescentibus Diogenem et... Carneadem
video ad senatum missos esse legatos (c.-à-d. j'ai toujours fait et je fais encore la remarque que...).
Il. Les présents ἥχω et οἴχομαι ont toujours le sens du parfait : « je suis venu, je suis parti. »
227. — Dans toutes les langues et particulièrement en grec et en latin, on emploie dans un récit le présent, au lieu du passé, quand on eut mettre le fait en quelque sorte sous les yeux du lecteur ou de l'auditeur. C'est ce qu'on appelle le présent historique.
Ex. : Tuvcyrmne, 1, 89, 4 : αἱ δὲ τριάχοντα νῆες τῶν ᾿Αθηναίων ἀφικνοῦνtas ἐς τὰ ἐπὶ Θράκης χαὶ καταλαμδάνουσι Ποτιδαίαν. Cf. ibid., 136 (le ch. tout entier). — Χέν., Anab:, 1, 7, 16 :
1: Cf. en grec ot φεύγοντες « les fuyards v ct aussi « les cxilés ».
Τέκ., Andr., 105 sqq. : Chrysis vicina hæc moritur...; egomet quoque ejus causa in funus prodeo;... ecfertur, imus, etc. — Cc, in Verr., 11, 4, 18, 38 sq. : sic cupiditate inflammatus est. ut Diodorum ad se vocaret ac posceret. Ille. respondet Lilybæi se non habere (pocula)...; tum iste continuo mittit homines.. scribit ad quosdam Melitenses...; rogat Diodorum, etc.
REMARQUES. — J. On trouve parfois chez [68 poètes grecs et latins le présent de l'indicatif employé au lieu du passé méme en dehors du récit.
a) Les poètes dramatiques grecs s'en servent dans les interrogations vives et passionnées se rapportant au passé :
Ex. :Sopn., Œd.-R., 113 : πότερα δ᾽ ἐν οἴχοις ἢ ν ἀγροῖς ὃ Atos | à γῆς ἐπ᾽ ἄλλης τῷδε συμπίπτει φόνῳ. pee 4 Rasoirs βου !
b) Les poètes latins l'emploient toutes les fois qu'ils croient devoir faire, en quelque sorte, assister le lecteur au fait qu'ils rappellent.
Ex. : Corp. INSCR. LAT., t. 1, n° 30 (inscr. en vers saturniens du tombeau de L. Cornelius Scipio Barbatus, gravée après l'an 258 av. J.-C.) : « Taurasia… cepit, subigit omne Loucanam opsidesque abdoucit. » — Virc., Én., 11, 914. sq. : « Quantum mutatus ab illo | Hectore, qui redit (que je crois voir encore revenir du combat) exuvias indutus Achillil » Cf. Én., 1, 665: VIII, 441.
IT. Chez les poètes latins on trouve souvent des substantifs qui expriment une condition durable (comme donum, munus, etc.) remplacés par une proposition relative de signification analogue dont le verbe, au lieu d'être au passé, est au présent.
Ex.: VIRG., Én., IX, 265 : Cratera anticum, quem dat Sidonia Dido. Cf. #bid., 359 sq. : Cingula..… quæ mittit dona…. — XI, 112. — X, 518 : juvenes.… quos educat Ufens.
On peut rapprocher de cet emploi du présent celui qu'on trouve chez les poètes grecs avet les verbes TixTW, γεννῶ, φύω, « être pére, être mère », θνήσχω;, « être mort », ὅλλυαὶ, être détruit.
Ex.: EuriP., Bacch., 2 : Διόνυσος, ὃν τίκτει ποθ᾽ ἢ Καδμου χόρη , — ΒΟΡΗ., Œd.-R., 431 : τίς μ' ἐκφύει βροτῶν. Ibid., 118 : θνήσκουσι, ils sont morts,
1. En grec, le présent historique est très usité ; on le trouve mème dans des cas où il surprend et où le français ne pourrait pas l'employer, comme dans Xéx., Anab., 1, 4, 1 : Δαρείου καὶ Παρυσάτιδος γἔγνονται καῖδες δύο « Darius et Parysatis eurent deux fils ». Cependant, cf. ci-dessous, Rex, IL.
2. Voy. Vins. ΓΝ ΥΠΙ, 45 : duris in cotibus illum | ... Garamantes | Nec generis n0stri puerum nec sanguinis edunt. Cf. Géorg., 1, 279; Ên., VIII, 441; 1, 630. — Paor., Elég., 1Ÿ, 1,121 : Umbria 16... edit. *
3. La prose classique emploie de la même facon le participe ἀποθνήσχων, cf. Isocn., IV, 21, On trotive de même dans un texte de loi cité par Dém., ΧΕΥ͂ΠΙ, 57 : τοὺς ἀπογινομένους θάπτειν.
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PAC TLL
228. — Présent au lieu du futur. — Un fait à venir peut paraitre si rapproché ou si sûr qu'on peut l’exprimer au moyen du présent.
Ex. : How., 11., XI, 365 sq. : ἢ Onv σ᾽ ἐξανύω γε Ue suis sûr de t'achever), xai ὕστερον ἀντιθολήσας, | el mou τις χαὶ ἔμοιγε θεῶν ἐπιτάρροθός ἐστιν. — Oracle cité par Ἠέπον., VII, 440 : οὔτε γὰρ ἣ χεφαλὴ μένει ἔμπεδον οὔτε τὸ σῶμα | …. οὔτε τι μέσσης (c.-à-d. πόλιος) | λείπεται, ἀλλ᾽ ἄζηλα πέλει" χατὰ γάρ μιν (c.-à-d. πόλιν) ἐρείπει | πῦρ. — Tuuc., IV, 95,2: ἐν μιῷ μάχῃ τήνδε τε (τὴν χώραν) προσχτᾶσθε χαὶ ἐχείνην μᾶλλον ἐλευθεροῦτςε.
On connaît l'emploi du verbe εἶμι dont le présent signifie ordinairement « j'irai»; Cf. le fr. j'y vais.
En latin, ex. : Cic., ad Att., ΧΙΠ, 40, 2 : quid mi auctor es? Advolone an Mmaneo 7 — Cés., de Bello civ., IN, 94, 6 : tuemini, inquit, castra...; ego reliquas portas circumeo et castrorum præsidia confirmo?
REMARQUES. — I. Cet emploi particulier du présent explique pourquoi on le rencontre en latin dans une proposition conditionnelle dépendant d'une proposition principale dont le verbe est au futur. *”
PLAUT., Truc. IV, ἃ, 23 : si aufers puerum... omnis mihi spes animam efflaverit!. — Cic., ad Fam., XVI, 1, 2 : si statim navigas, nos Leucade consequêre. — SALL., Cal., 58, 9 : si vincimus, omnia nobis tuta erunt.…. — T.-Live, XXIII, 5, 15 : si parem fortunæ vestræ fidem habetis, nec Hannibal se vicisse sentiet nec Romani victos esse.
11. Quelquefois, en grec et en latin, la proposition principale est au présent et la conditionnelle au futur. En ce cas, le présent marque que le fait exprimé dans la proposition principale est une conséquence immédiale de la proposition conditionnelle.
Ex. : EUR., Andr., 381 : nv θάνῃς σύ, παῖς 00 ἐκφεύγει μόρον. — XÉN., Anab., IV, 7, 8: τῇ στρατιζ οὐχ ἔστι τὰ ἐπιτήδεια, et μὴ ληψόμεθα τὸ χώριον.
PLAUT., Rud., 168 : salvæ sunt, si illos fluctus devitaverint. — CATON, R. R., 1, 1: de omnibus Le optimoque loco si emeris jugera agri centum, vinea est prima...
4. Sur cet emploi du futur antérieur, voy. ci-après, ξ 25%, Ram. 1.
2. Daus certains cas, qu'il ne faut pas confondre avec ceux-ci, le présent de l'indicatif, après une proposition conditionnelle au futur ou à l'impératif (cf. ci-après, $ 269), ne tient pas lieu da futur, mais conserve sa signification propre.
1° Il sert à exprimer un fait actuel :
Ex. : Cic., de Leg. agr., 1, 9, 27 : si vos vestrum mihi studium ad communem dignitatem defendendam profitemini (« si maintenant vous déclarez publiquement »), perficiam, εἰς.
De plus, dans ce dernier exemple, le présent implique cetle idée que l'appui donné à Cicéron sera durable.
2° 11 sert à constater un fait réel οἱ permanent :
Ex.: Puaur., Asin., 373 : CaVe@bis (fut. remplaçant l'impératif) ne me attingas, si sapis («si tu es récllement un humme sensé »), — Cic., de Leg. agr., 1,9, 29 : deserite 608 a
229. — Présent exprimant l'action pure et simple. — Comme il n’y a point en grec de présent tiré du radical verbal pur pour exprimer l'action verbale pure et simple sans aucune idée de durée, le présent de l'indicatif est tout naturellement appelé à le suppléer.
Ex. : ἀστράπτει, il fait des éclairs, δέδωμι, je donne, je fais un présent, θαυμάζω, je suis saisi d'admiration, πείθω, je me fais écouter, etc.
REMARQUE. — Le présent de l’indicatif, en latin, s'emploie de la même façon. Ex. : fulgurat, il fait des éclairs; dO, je fais un présent.
B. — Imparfait.
230. — Imparfait marquant la durée de l’action dans le passé. — L'imparfait exprime, en les rapportant au passé, les mêmes manières d'être de l'action que le présent.
Ainsi l'imparfait signifie ordinairement que l'action durait ou qu'elle était en train de se faire :
Ex. : ἔγραφον, scribebam, j'étais occupé à écrire. — ‘H πόλις ᾧκοδομεῖτο, urbs ædificabatur, la ville se bdtissait, on bâtissait la ville.
REMARQUE. — Dans les phrases comme celles-ci :
CÉs., de B. Gall., 1, 38, 4 : idque (oppidum) natura loci sic muniebatur ut magnam ad ducendum bellum daret facultatem. De B. civ., III, 26, ἃ : qui portus ab Africo ftegebatur. — CICÉRON, in Verr., IT, 4, 55, 122 : tabulis interiores templi parietes vestiebantur l'imparfait semble employé à contresens, parce qu'il signifie, non pas qu’à tel moment du passé telle ou telle action était en train de se faire, mais bien qu'elle était faite. Toutefois il convient de remarquer qu’à l'actif on dirait (voy. ci-après, 8 232) :
oppidum natura loci muniebat, — portum mons ab Africo tegebat, — tabulæ templi parietes vestiebant,
c'est-à-dire que ces imparfaits expriment au passif simultanéité dans le passé comme ils l'exprimeraient à l'actif.