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Par suite l'imparfait peut ètre employé aussi

4° Pour indiquer un effort, une tentative (l'action qui était en train de se faire n'a pas abouti ou n’aboutira peut-être pas) :

Ex. : ἜἜπειθον, je cherchais à persuader. — Οὐχ εἴων. je ne voulais pas permettre. — Tuuc., VII, 56 : ἦν ἄξιος ὁ ἀγών, ὅτι οὐχὶ ᾿Αθηναίων μόνον οἱ Συραχόυσιοι περιέγιγνοντο (avaient l'espoir de vaincre) ἀλλὰ χαὶ τῶν ἄλλων ξυμμάχων. — Tuvc.,

ibus, nisi prospicitis (« si vous n'êtes pas hommes ἃ voir les choses de loin »), revi tempore deseremini. — Ad Fam. XVI, 1, 2 : videto, si me amas (« si tu as réellement de l'affection pour moi »), ne te... hæ litteræ moveant.

GRAYM. COMP. DU GREC ET DU LATIN (Syntaxe). 17

V, 39 : διὰ ταῦτα oi Λακεδαιμόνιοι ἐποιήσαντο τὴν, ξυμμαχίαν χαὶ τὸ Πάναχτον εὐθὺς καθῃρεῖτο (on commença sans tarder à renverser Panakton)!. — Escuixe, 111, 83 : Φίλιππος

| ᾿Αλόννησον ἐδέδου (voulait donner, offrait), Δημοσθένης δὲ ἀπηγόρευε μὴ λαμθάνειν.

Cés., de B. G., VII, 47, 2 : ἃ tribunis militum legatisque.…. retinebantur (on cherchait à les retenir). — Vinc., Én., V1, 468: lenibat dictis animum, lacrimasque ciebat?.

2° Pour indiquer une action qui se répétait ou une habitude prise, une coutume qui existait à une certaine époque du passé :

Ex. : Tuuc., 11, 45, 1 : ἐπὶ Κέχροπος... ἡ ’Atnixr.… χατὰ πόλεις @xeiro® χαὶ αὐτοὶ ἕχαστοι ἐπολιτεύοντο χαὶ ἐδουλεύοντοῦ... --- Χέν., Μόηιον. 1,1, 5: ὅστις ἀφιχνοῖτο τῶν παρὰ βασιλέως πρὸς Κῦρον, πάντας οὕτω διατιθεὶς ἀπεπέμπετο ὥσθ᾽ ἑαυτῷ μᾶλλον φίλους εἶναι ἢ βασιλεῖ. Καὶ τῶν παρ᾽ ἑαυτῷ Baobdpuy ἐπεμελεῖτο ὡς πολεμεῖν ἱχανοὶ εἴησαν. [δία., 1,2, 5 : Σωχράτης τοὺς ἑαυτοῦ ἐπιθυμοῦντας οὐχ ἐπράτ- TETO χρήματα (n'avait pas l'habitude d'exiger de l'argent). — Tuauc., 1, 29,1 : Κορίνθιοι οὐδὲν τούτων ὑπήκουον (n’élaient pas gens à y consentir).

Cic., Acad., 11, 23, 13 : sophistæ appellabantur ii, qui aut ostentationis aut quæstus causa philosophabantur. — Suér., Octav., 14 : COnvivabatur et assidue nec unquam nisi recta.…; convivia nunquam et serius inibat et maturius relinquebat ;... cenam ternis ferculis…. præbebat, etc. Cf. ibid., 15, 16, ΤΊ.

REMARQUES. — I. En grec, quand il s’agit dans un récit d'exprimer la répétition d'un fait isolé dans le passé, on se sert non pas de l'imparfait, mais de l'aoriste avec πολλᾶχις.

11. Pour l'emploi de l'imparfait avec ἂν destiné à marquer la répétition de l’action, il en sera question plus loin, à propos de l'indicatif, 8 302, 2°.

3° Pour indiquer dans la narration historique le développement graduel de l’action :

Ex. : XEN., Tell, IV, 4, 48 : τὸ μὲν πρὸς ἑσπέρας τεῖχος ἐν ὀλίγαις ἡμέραις πανὺ χαλὸν ἐξετείχισαν, τὸ δ ἑῷον μᾶλλον χαθ' GUY ίαν ἐτείχιζον (quant à la brèche du levant elle fut [{{{|. 6116 était] réparée à loisir).

1. Toutefois cet imparfait peut aussi avoir la valeur d'un imparfait descriptif. Voir ci-dessous, 3° et 45.

2. Voy. d'autres exemples dans Kïüuxen, ausfñhrl. Gramm. der lat. Spr, t. II, p. 92.

3. Pour l'imparfait ὠχεῖτο (« avait une population répartie entre plusieurs cités »), voyez ci-après, S 232, Art lo

ἃ. Ces imparfaits expriment à la fais Ja simultanéité dans le passé (ἃ 232) et l’idée d'une coutume existant à une cerlainc époque du pass.

Bien que cet emploi de l'imparfait soit une particularité du grec, on en trouve quelques exemples en latin, cf. T.-Live, XXI, 46, 4 : consistit (prés. hist.) utrumque agmen, et ad prœlium sese expediebant (its se-mirent ἃ faire leurs préparatifs en vue de la bataille).

45 L'imparfait alterne avec l’aoriste dans un récit, quand il s'agit de présenter une description, un tableau. Voy. ci-après, 8 256, Rex. Il. |

232. — L'imparfait sert en grec et en latin, comme en français, à signifier la simultanéité dans le passe, c'est-à-dire à exprimer que des actions passées étaient en train de s'accomplir, ou que des états antérieurs subsistaient au moment où avait lieu l’action racontée. L'idée de simultanéité résulte du contexte et non de l'imparfait lui-même, qui conserve son sens propre.

Dans cet emploi particulier, l'imparfait sert surtout à rappeler des événements ou des circonstances qui doivent expliquer ou motiver l’action principale (cf. ci-après, $ 262) :

Ex. : Tuuc., IV, 51, 1 : προσπλεόντων οὖν ἔτι τῶν ᾿Αθηναίων οἱ Αἰγινῆται τὸ... τεῖχος ἐχλείπουσιν, ἐς δὲ τὴν ἄνω πόλιν, ἐν ἦ ᾧκουν, ἀπεχώρησαν χαὶ αὐτοῖς τῶν Λαχεδαιμονίων φρουρὰ μία τῶν περὶ τὴν χώραν, ἥπερ χαὶ ξυνετείχιζε, ξυνεσελθεῖν μὲν ἐς τὸ τεῖχος οὐχ ἠθέλησαν... ἀλλ᾽ αὐτοῖς χίνδυνος ἐφαίνετο ἐς τὸ τεῖχος χαταχλύεσθαι" ἀναχωρήσαντες δὲ ἐπὶ τὰ μετέωρα... ἡσύχαζον... -- Χέν., Anab., 1, 2, 10: Φενίας ὁ ᾿Αρχὰς τὰ Λύχαια ἔθυσε χαὶ ἀγῶνα ἔθηχε᾽ τὰ δὲ ἀθλα ἦσαν στλεγγίδες χρυσαί" ἐθεώρει δὲ τὸν ἀγῶνα χαὶ Κῦρος. — In., ibid, I, 2, 41 : Κῦρος ἐξελαύνει εἰς Καύστρου πεδίον. πόλιν οἰχουμένην * ἐνταῦθ᾽ ἔμεινεν ἡμέρας πέντε" χαὶ τοῖς στρατιώταις ὠφείλετο μισθὸς πλέον ἢ τριῶν μηνῶν χαὶ πολλάχις ἰόντες ἐπὶ τὰς θύρας ἀπτήτουν᾽ ὁ δὲ ἐλπίδας λέγων διῆγε χαὶ δῆλος ἣν ἀνιώμενος...

Césa, de B. G., VII, 69 : Cæsar Alesiam circumvallare instituit. Erat oppidum in colle summo, cujus collis radices duo duabus ex partibus fluming subluebant, εἰς. — Cic., de 07... IX, 27, 100 : (Regulus) Carthaginem rediit neque eum caritas patriæ retinuit nec suorum, neque vero tum ignorabat se ad exquisita supplicia proficisci, sed jusjurandum conservandum putabat. — Ner., Thémist., 1, 3 : totum se dedidit reipublicæ...: multum in judiciis privatis versabatur, sæpe in contionem populi prodibat, etc.

REMARQUES. — I. On dit de mème au passif :

Cés., de B. Gall., 1, 39, 5 : horum vocibus ac timore paulatim ei, qui

magnum in castris usum habebant, milites centurionesque, quique equitatui præerant, perturbabantur. Cf. ci-dessus, ὃ 230, RE.

‘emploi de l'imparfait servant à marquer simultanéité dans le passé se rencontre dans les propositions subordonnées (relatives ou temporelles).

} — Emplois figurés de l'imparfait. — Comme le présent, irfait prend dans certains cas des acceptions figurées.

présent de certains verbes νικῶ, ἀδιχῶ, etc. (cf. ci-dessus, δ 226) yé avec le sens du parfait, correspond un imparfait qui a Île du plus-que-parfait, ἐνέκων, j'étais vainqueur, ἡδέκουν, j'étais dans drt, etc.

ARQUE. — Les imparfaits ἦχον et wz6wnv ont tantôt le sens du plus-que-parfait, celui de l’aoriste : « j'étais venu » ou « je vins », « j'étais parti » ou « je partis ».

ἰ, — On trouve quelquefois l'imparfait employé en apparence eu du présent; c'est qu'on se reporte au moment du passé ait lieu l’action.

Ex. : Hox., IL, XVI, 29 : σὺ δ᾽ ἀμήχανος ἔπλευ (Patrocle reproche ἃ Achille son obstination dans la colère. Les Achéens, dit-il, sont réduits à l'extrémité. Les meilleurs d'entre eux sont blessés. et les médecins sont occupés à les secourir. Mais toi, tu demeures inflexible. » Si, dans le texte, Patrocle dit à Achille : « Tu étais inflexible, » c'est qu'il songe à l'impassibilité du héros en présence du désastre des Grecs ; c'est comme s'il y avait : « et pendant que ces maux fondaient sur les Grecs, tu restais impassible. » — PLar., Crif., 41 ἃ : διαφθεροῦμεν ἐχεῖνο χαὶ λωδησόμεθα, ὃ τῷ μὲν δικαίῳ βέλτιον ἐγίγνετο, τῷ δὲ ἀδίχῳ ἀπώλλυτο (c'est comme s'il y avait

ὃ τῷ μὲν διχαίῳ βέλτιον γίγνεσθαι, τῷ δὲ ἀδίχῳ ἀπόλλυσθαι ἐλέγετο ἐχαστότε ὑφ᾽ ἡμῶν περὶ τῶν τοιούτων διαλεγομένων). -- XEN., Anab., 1, 4, 9: ἰχθύων, οὺς οὗ Σύροι θεοὺς ἐνόμιζον.

Cic., de Nat. deor., Il, 41, 121 : pastum animantibus large et copiose natura eum, qui cuique aptus erat (au moment où elle l'a fait), comparavit. — De même Cic., Tusc., I, 18, 43 : vide, ne, cum omnes rectæ animi affectiones virtutes appellentur, non sit hoc proprium nomen omnium, sed ab ea, quæ una ceteris excellebat, omnes nominatæ sint. — De Nat. deor., 1, 34, 96 : Cur igitur, cum ceteris rebus inferiores simus (c.-à-d. aux dieux) forma pares sumus ? Ad similitudinem enim deo propius accedebat humana virtus quam figura (car, d'après vous, c'élait plutôt par sa vertu que par sa forme que l'homme se rapproche de la divinité).

{. Küaxen, ausführl. Gr. der gr. Spr., t. 11, p. 125.

REMARQUE. — En grec, on emploie souvent l'expression ἣν ἄρα, quand on veut marquer qu'on est désabusé et qu'on ne peut conserver une opinion qu'on croyait autrefois justifiée.

Ex. : Hou., J1., XVI, 33 : οὐκ ἄρα σοί γε πατὴρ ἦν Πηλεύς (+ Ainsi donc Pélée n'était pas ton père. » Nous dirions : « Non, Pelée n'a jamais été ton père. » — Od., XVI, 8 sqq. : ᾿Αντίνο᾽, ὑύριν ἔχων, xaxauryave, χαὶ δέ σέ φασιν | ἐν δήμῳ ᾿Ιθάχης μεθ᾽ ὁμήλιχας ἔμμεν᾽ ἄριστον | βουλῇ χαὶ μύθοισι σὺ δ᾽ οὐχ ἅρα τοῖος ἕη Οἱ (c.-à-d. l'expérience m'a appris qu'il n'en était rien, que ta réputation était usurpée). (Cf. Od., IV, 107 ; ΙΧ. 230 ; XIIT, 209.) — Sorx., Phil., 918 : οἴμοι" πέπραμαι χἀπόλωλ᾽ " 60° ἦν ἄρα | ὁ ξυλλαθών με (le voilà donc celui qui m'a surpris) ; /i{£. c'était donc lui [lui que je croyais incapable d'une telle action]!, — PLAT., Gorg., 516 ἃ : οὐχ ἄρ᾽ ἀγαθὸς τὰ πολιτικὰ Περιχλὴς ἦν ἐχ τούτου τοῦ λόγου, ainsi donc d'après ce raisonnement Périclès

n'était pas un habile homme d'État {il nous faut renoncer à celte opinion}).

235. — L'imparfait s'emploie surtout au lieu du présent quand, dans un récit, on détermine une position géographique; bien que le fait énoncé demeure toujours vrai, on le rapporte au moment où l'on en a fait l'observation.

Ex. : Xéx., Anab., IV, 8, 1 : doixovro ἐπὶ τὸν ποταμόν, ὃς ὥριζε τὴν τε τῶν Μαχρώνων χώραν χαὶ τὴν τῶν Σχυθινῶν. — In., ibid. 11, 4, 12 : ἀφίχοντο πρὸς τὸ Μηδίας χαλούμενον τεῖχος" ἀπεῖχε δὲ Βαδυλῶνος οὐ πολύ.

Cés., de B. Gall., 11, 15, 2-3 : in fines Ambianorum pervenit.…. Eorum fines Nervii attingebant.

236. — Par une abréviation d'expression, que le français connait aussi, le grec et le latin peuvent exprimer, au moyen de l'imparfait, qu'à tel moment du passé un fait pouvait être prévu comme devant étre la conséquence de tel ou tel acte.

Ex. : Puar., Bang., 190 c : οὔτε γὰρ ὅπως ἀποχτείναιεν εἶχον. ... (αἱ τιμαὶ γὰρ αὐτοῖς καὶ ἱερὰ τὰ παρὰ τῶν ἀνθρώπων ἠφανίζετο [p. ἔμελλόν ἀφανίζεσθαι)), οὔτε ὅπως ἐῷεν ἀσελγαίνειν, les dieux ne savaient comment faire ni pour détruire le genre humain (car du même coup ils perdaient les honneurs et le culte que leur rendaient les hommes), ni pour supporter plus longtemps leur insolence. Cic., p. Mil., 12, 32 : Milone interfecto Claudius hæc assequebatur (p. assecuturus erat}), ut.…, au meurtre de Milon Claudius gagnaïit {(p. devait gagner) ceci que...

4. Nous pourrions dire de mémo en français : « Ainsi donc, c'éfait lui! » au lieu de dire : « Ainsi donc, c’est lui [qui a fait cela}! » On voit comment cette acception particulière de l'impurfait se rattache au sens général de simultanéité dans le passé.

De méme. dans une phrase comme celle-ci : « Voici ce que je désirais », hoc erat in votis, οἱς., l'imparfait exprime un fait simultané à une action considérée comme passée (s.-ent. « quand j'y pensais »). Mais. comme l'expression même peut indiquer que le souhait n'a pas été réalisé, on comprend aisément que daos des propositions de ce genre l'imparfait ait pu parfois signifier : « vuici ce que j'aurais voulu ». C'est là l'origine d’un emploi de l’imparfait dont il sera question plus loin.

237. — L'imparfait s'emploie quelquefois en grec pour marquer un

it antérieur à une action passée, quand on considère le fait au oment de son développement.

Ex. : Χέν., Anab., 11, 1, 3 : ᾿Δριαΐος ἐν τῷ σταθμῷ nv ὅθεν τῷ προτεραίχ ὡρμῶντο, Ariée se trouvait à l'étape même d'où ils parlaient (c.-à-d. d'où ils étaient partis) la veille.

238. — Dans certains cas l'imparfait du français peut rendre actement l'imparfait grec et l'imparfait latin (cf. ξ 232).

Ex. : Axripuox, V, 29 : τὸ πλοῖον ἤχεν, ἐν © ἐπλέομεν (on pourrait dire aussi en français : sur lequel nous naviguions). — Tauc., Il, 23 : ἀπέστειλαν τὰς ἑκατὸν ναῦς..., ἅσπερ παρεσχευάζοντο, ils firent partir (s.-en{. après les avoir équipés) les cent vaisseaux qu'ils étaient en train d'équiper. + XÉN., Anab., I, 1, 1 : ἐπεὶ δὲ ἠσθένει Δαρεῖος χαὶ ὑπώπτεύε τελευτὴν τοῦ βίου, ἐθόυλετο τὼ παῖδε ἀμφοτέρω παρεῖναι, comme Darius s'affaiblissait οἱ qu'il entrevoyait sa fin prochaine, il voulut que ses deux fils fussent auprés de lui.

REMARQUE. — En Jatin, cette observation se vérifie surtout dans tous les cas où mparfait a une valeur descriptive et alterne avec le parfait-aoriste. Voy. CÉs., de Bell. civ., 1, 29 et 30. — Cic., in Verr., 11, ἃ, 18. — T.-LivE, ΠΙ, 36 et Suiv.

239. — Imparfait du style épistolaire latin. — Les Latins, msidérant que, lorsqu'une lettre arrive à destination, beaucoup des its relatés appartiennent désormais au passé, avaient adopté l'usage, 1 écrivant une lettre, de mettre à l'imparfait tous les verbes qui «primaient des actions présentes pour l’auteur de la Îettre, mais issées pour le destinataire.

Ex. : Cic., ad Attic., IX, 10, 1 : nihil habebam quod scriberem, je n'ai rien à t'écrire. — Ad Fam., 1, 8, 1 : rem te valde bene gessisse rumor erat. Exspectabantur litteræ tuæ,.… — Ibid., X, 20, 1 : ita erant omnia, quæ istinc afferebantur, incerta, ut, quid ad te scriberem, non occurreret.

240. — On met le présent quand on veut marquer que le fait en uestion sera encore vrai et actuel pour celui qui lira la lettre.

Ex. : Cic., ad Att., X, 6, 1 : me adhuc nihil præter tempestatem moratur, rien ne m'arrête ici que le mauvais temps.

S'il y avait eu morabatur, Atticus aurait pu comprendre que le auvais temps arrêtait Cicéron au moment où il écrivait, mais quil ait peut être parti depuis.

REMARQUES. — I. L’'imparfait de l'indicatif a si bien, dans cet emploi, un sens tout à fait spécial qu'on le trouve modifié par des adverbes, comme hodie et nunc, quine peuvent se rapporter qu'au présent.

Ex. : Cic., ad Atl., V, 12, 3 : plura scribam ad te, cum constitero; nunc eram (pour le moment je suis) plane in medio mari.

Il. Les exceptions à la règle sont très rares chez Cicéron'. On la trouve appliquée méme chez les poètes (cf. Hor., Ép., 1, 10, 49 : hæc tibi dictabam)®. Pline le Jeune ne s’y astreint plus. Cela tient à ce que pour cet écrivain la forme épistolaire n'est le plus souvent qu'un prétexte à descriptions, à narrations ou à dissertations. Mais dans sa correspondance avec Trajan, il se conforme en général à l'usage de Cicéron. Symmaque et Sidoine Apollinaire, imitateurs de Pline le Jeune, le suivent aussi en cela.

IL — Temps de l'action accomplie.

A. — Parfait.

241. — Le parfait et les temps qui sont formés du même radical marquent l'entier achèvement de l’action“. \ C'est ce qu'on voit dans des exemples comme ceux-ci :

How, J., XXI, 81, sq. : ἠὼς δὲ μοι ἐστιν | de δυωδεχάτη,

ὅτ᾽ ἐς Ἴλιον εἰλήλουθα. — Pia, Théét., 144 b : ἀκήκοα μὲν τοὔνομα, μνημονεύω δ᾽ οὔ. — Χέν., Anab., I, 2, 5 : Κῦρος δὲ ἔχων, οὗς εἴρηκα, ὡρμᾶτο ἀπὸ Σαρδέων. — Cyr, I, 1, 18: τέλος εἶπεν * ᾿Ακηκόατςε πάντα... — Ibid. I, 3, 18: ᾿στυζγης) τῶν ἐν Μήδοις πάντων δεσπότην ἑαυτὸν πεποίηκεν. -- Dim, XXXVII, 64 : où (c.-à-d. ἐπίτροποι, les administrateurs) χαὶ τὴν διαθήχην ἠφανίκασιν xai τὰς μὲν σφετέρας αὐτῶν οὐσίας ἐκ τῶν ἐπιχαρπιὼν διῳκήκασι χαὶ

1. Cf. Β. Κὔηπχει, ausführl. Gr. der lat. Spr., t. 11, p. 116. Quelques-unes de ces exceptions pourraient disparaitre, à l'aide d'une légère correction. C'est ainsi que dans la lettre ad Aft., XII, 47, 3 : tabellarium meum hodie exrspectamus, il serait aisé de corriger exspectabamus.

2. Mais non pas chez Vinc., Géorg., 1V, 558 : hæc... canebam. Dans ce vers l'imparfait marque que l’actiôn s'est prolongée autant que le séjour de Virgile à Naples.

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