‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 8 sur 306 · Voy. Dazsaïcx, Grund, d. gr. Synt., pp · texte numérisé non relu

Voy. Dazsaïcx, Grund, d. gr. Synt., pp

3. Voy. Sr. Kecx, über den Dual bei den griechischen Rednern, ete., p. 211, dans le premier volume des Beitræge de Schanz.

4. Voy. Wien, Grammatik des neutestamentlichen Sprachidioms (7° édit. revue par Lünemann, Leipzig, Vogel, 1867). Bisuer, ΡΝ

5. De là le nom de σχῆμα Πινδαριχόν ou Βοιώτιον donné à cette construction par les grammairiens grecs; cf. ArozLonics Dvscoux, de Synt., p. 228 544. Sur cette question, νου. Revue de Philologie, 1880,

pp. 171-178. | | Ἂ Fe F ! CHE ee fuu-t (7592 , e nus ι ——

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REMARQUE. — Kühner! rapproche cette construction des locutions francaises : il est des hommes, 1l est cent usages, qui, etc. En réalité c'est tout autre chose; car, en français, le sujet véritable est annoncé par le pronom neutre il! ‘illud), qui est le sujet grammalical du verbe. σι Ait.

6. — Quant aux locutions bien connues ἔστιν οἵ, ἔστιν oùs (ou οὐστινας), ἔστιν ὦν, ἔστιν οἷς, Correspondant aux différents cas de ἔνιοι ‘at. nonnulli), il faut vraisemblablement, non pas les rattacher à l'emploi de ἔστιν dans les constructions précédemment étudiées, mais les expliquer par l'analogie des tours si commun$’au dialecte attique, comme ἔστιν ὅτε (— ἐνίοτε), ἔστιν οὐ, ἔστιν ὅπως, etc.

Ex. : Xéx., Cyr., ἢ, 3, 18 : οἱ μὲν βάλλοντες ἔστιν οἵ χαὶ ἐτύγχανον καὶ θωράχων χαὶ γέρρων, οἱ δὲ χαὶ μῆρου. .. — PLAT., Pr: d : ἔστι δ᾽ οὖς χαὶ βραχυτέρους τῷ βάθει τοῦ ἐνθάδε εἶναι καὶ πλατυτέρους. -- Xéx., Mém., I, 4, 2: εἰπέ μοι..." ἔστιν οὕστινας ἀνθρώπους τεθαύμαχας ἐπὶ σοφίχ ; — Tuuc., IN, 92: Λαχεδαιμόνιοι τῶν ἄλλων Ελλήνων ἐχέλευον τὸν βουλόμενον ἕπεσθαι, πλὴν Ἰώνων χαὶ ᾿Αχαιῶν χαὶ ἔστιν ὧν ἄλλων ἐθνῶν. -- PLaT., Phædon, 62 a : ἔστιν οἷς βέλτιον τεθνάναι ἢ ζῆν.

REMARQUES.— I. Cependant, au nominatif, on trouve plus souvent εἰσὶν οἵ que ἔστιν o!?. IT. Xénophon construit de la même facon l'imparfait ἦν.

Ex. : Hell., ΠῚ, 4, 1: ἦν δὲ ἃς ἀσθενεῖς οὔσας... ὃ Θίόρων ἐλάμόανε. Ibid., VII, 5, 11 : τῶν δὲ πολεμίων ἦν οὖς ὑποσπόνδους ἀπέδοσαν. Anab., Ι, ὅ, 1: ἦν δὲ τούτων τῶν σταθμῶν οὖς πάνυ μαχροὺς ἤλαυνεν.

II. Par imitation du grec, Properce a osé dire est quibus, III, 9 (1), 11 (ΞΞ IV, 8,1, éd. L. Müller).

Ex. : Est quibus Eleæ concurrit palma quadrigæ, Est quibus in celeres gloria nata pedes.

7. — Si l'on met à part ces anomalies et les particularités relevées plus haut, toutes les exceptions à la règle générale de l'accord du verbe avec le sujet peuvent se grouper en deux catégories; elles sont ou logiques ou grammaticales.

Les exceptions sont logiques quand le verbe ne s'accorde en nombre qu'avec un des sujets, pour marquer qu'il s'agit d'actions qui se font séparément.

Ex. : Ps. Χέν., de Repub. Ath., 1,2: χαὶ οἱ πένητες χαὶ ὁ δῆυος πλέον ἔχει τῶν γενναίων χαὶ τῶν πλουσίων (καὶ répété institue une double comparaison dont chacune est indépendante de l’autre). --- XÉN., Anab., 1, 10, 1: Βασιλεὺς χαὶ οἱ σὺν αὐτῷ (— avec les siens) διώχων εἰσπίπτει εἰς τὸ Κύρειον στρατόπεδον (καὶ οἱ σὺν αὐτῷ forme en réalité une parenthèse).

1. Ausführl. Gr. der gr. Sprache, 45 part., t. 1, p. 61. 2. Voy. KCrmmn, op. cil., ibid., t. II, p. 909 ; Kocn, Gr. gr. (trad, Rouff), p. 264.

3. C'est sinsi qu'il faut expliquer l'anomalie apparente qu'on relève dans Horace, sat. 11, 6, 65 sqq. ἴον, plus loin, p. 23.

Cic., Acad., 2, 35 : hoc mihi et Peripatetici et vetus Academia concedit (chacune des deux écoles de son côté). P. Mur., 7 : Et proavus L. Murenæ et avus prætor fuit (ils ne l'ont pas été en même temps)!. Brut. 8: Leontinus Gorgias, Thrasymachus Calchedonius, Protagoras Abderites, Prodicus Ceus, Hippias Eleus in honore magno fuit (chacun de son côté avait son groupe distinct d'admirateurs)*. De Orat., ΠΙ, 18 : Nam Speusippus... et Xenocrates.. et Polemo et Crantor nihil ab Aristotele.…. magno opere dissensit (chacun à son tour). — Liv. : Hostilio Sardinia, Manilio Sicilia, Porcio Gallia evenit (il s'agit ici de faits séparés, de tirages au sort successifs) ᾿

On peut dire que les exceptions sont grammaticales, quand le verbe s'accorde en nombre simplement avec le sujet le plus rapproché.

Ordinairement le verbe est placé avant les sujets et s'accorde seulement avec le premier.

Ex. : Déu., XXII, 143: ἧκεν ὁ Θερσαγόρας καὶ ὁ ᾿Εξήκχεστος εἰς Λέσθον χαὶ ᾧχουν ἐχεῖ. XLV, 54: ἔστιν ἢ τούτου μήτηρ χαὶ ὁ τῆς ἐμῆς γυναιχὸς πατὴρ ἀδελφοί. — Ριρτ., Protag., 3114; εἶπέ μοι, ὦ Σώχρατες τε καὶ Ἱππόχρατες.

Cés., B. Ο.,1,8 : intercedit M. Antonius, 0. Crassus, tribuni plebis.— Cic., ad Fam., VII, 8 : huic SC. intercessit C. Cælius, C. Pansa, tribuni plebis. l'err. IL, 4, 42: dixit hoc apud vos Zosippus et Ismenias, homines nobilissimi.

Mais souvent aussi le verbe s'accorde avec le dernier des sujets exprimés. En pareil cas, l'exception est ordinairement justifiée par l'idée qu'il s’agit d'exprimer. ΠΠ peut en effet arriver :

a) ou bien que le dernier terme résume ceux qui précèdent,

Ex. : Lvcuneue, 79 : οἱ παῖδες χαὶ τὸ γένος ἅπαν (résumé). μεγάλοις ἀτυχήμασι περιπίπτει. -- ϑέμ., p. coron., 218 : ἵν᾽ εἰδῆτε, ἢ ἐμὴ συνέχεια χαὶ πλάνοι χαὶ ταλαιπωρίαι χαὶ τὰ πολλὰ ψηφίσματα... τί ἀπειργάσατο (τὰ πολλὰ ψηφίσματα est le résultat de tout ce qui précède). — PLar., Rép., 643: ἀθλοί τε χαὶ μἱσθοὶ χαὶ δῶρα (termes à peu près synonymes) γίγνεται,

ὁ) ou bien que 16 dernier sujet exprimé soit le dernier terme d'une

gradation,

Ex. : Liv., XXXI, 18 : ætas et forma et super omnia Romanum nomen te ferociorem facit,

1. Mais ailleurs, ad Fam., 4, 6 : « Et Q. Maximus et L. Paullus et M. Cato iis temporibus fuerunt », parce qu'ils vécurent tous à cette époque.

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